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medèten, à toutes i64 autres du niéRie gefira, et qua M. Vw* lin Paris, par eei prAeieup: iravaiix d'éditeur, a fomis en honneur les épopéei des Homères firan$ais- Ce n'est pas Ih yetre afliaire , d'aeaerd ; mais, vous ¥Ous r ioteress^F^s da^ vantage quand je vous dirai en confidence , qm 9$rt$^ fm grans pUi et le Romaneero ne sont plus à la BiMiothèque. Mais il s'est passé à la Bibliothèque tant de (shps^s |q#on)-t préhensibles , que je ne serait pas trop surpris si vpus m^ pépondiee que ces daui: volupies, publiés m 183i et ISSiS , (Joivent être compris dans ies 4,^46 ouvrages re(îonuijfi ip» complète en 1834. A ee propos, faites-moi te plaisip 4^ ffi'^fi» Roneer si voira tr^duisiion de Plaute se fnai||ti^nt tpi|JDi|fs bien oomplàte, quoique je ne prétende pas appliquer h ¥0^ neufs volumes le fameux vers dpYolteire ; Si^cris ih WrtifiHf persomie n'y Umkê. Un jour pu Tautre, te^ 9f4teUf§ WW\ê tireront vai)ité de la dispsrition de leurs piivrages à la Si» bliothèque»
^n attendant, les auteurs mprte ppp^rsî^fî(^ »QHv§qt k tprt supposer que les leurs sont fort rechprpfiés, parce qu'ils f^^m* qiient depuis longtemps sur les reypps de 1$ Bibliothèque dq Aoi. Il y a bien dos livres, r^ri^mes et pyriosi^jine^i {pajs parfiiitement inconnus, même des hjbliogr^phes, que |'pq ne vous demande jamais, par bonheur, et dpn^ vpuf ^ri^ fort eu peine de retrouver la pistef Ces h>res|il oqt ét4 Pii vendus, ou échangés, ou prêtés, ppv-i tpqt ^ qu'il s^m plaira. Les opuscules relstifjS h rspeieqne ii)usiqi|§ dp ^qs les pays sont dans.j^ cas des )ivrç§ f)HQ }^ YQus signale ; ils ont disparu la plupart, et vous b§ vpus en défendrez pas en objectant que la Bibliothèque Nationale n'est^ pas Pl^lte du Conservatoire de Musique ; là-dessus, entonnez le Dien irœ et chantez pouille aux musiciens qui aiment les livres et qui les connaissent. Je vous entends d'ici vous excuser, en accusant Pierre et Paul. Mon Dieu! n'accusons personne, ni vous ni moi , ni les vivants ni les morts. M. Yan Praët a eu, dans cette affaire, la faiblesse de se laisser charmer par les accents d'Orphée, qui attirait les livres, comme autrefois les
rodiers et les ours, en pinçant de la lyre. La musique fait des miracles, mais je ne parlerai pas de celui-là qui est certifié dans vos afrcbiyes par un acte d'echaji&b en bonne forme -, fermons les yeux et bouchons-nous les oreilles , puisque échange il y a.
Je regretterai davantage vos vieux chansonniers, ces nombreux recueils , Fleurs, Trésors j Cabinets de chansons joyeuses et nouvelles des seizième et dix-seplième siècles , ces airs de cours, ces noéffo, qu'on avait si maladroitement négligés jusqu'à notre temps, et qui ont repris tout à coup une faveur si extraordinaire à la Bourse des bibliomanes, c*est-à-dire dans les ventes aux enchères. Il y a tel de ces livrets populaires que l'abbé Sallier daignait à peine admettre dans votre Catalogue des Belles-Lettres, et qui se prélasse maintenant avec orgueil dans le Manuel du libraire de notre premier bibliographe, M. Brunet; c'est que ce vilain livret, imprimé avec des têtes de clous, sur papier à sucre , vaut six fois autant que la plus belle édition des classiques français ou latins de Didot et de Bodoni. Ne le cherchez pas chez vous, ce livret, Monsieur l'Administrateur pi y a longtemps qu'il s'en est allé avec les autres. Ce n'est pas là une chanson, croyez-le bien ; il est permis d'appliquer aux chansons de la Bibliothèque le mot de M»« Dubarry : La France j ton café f,..le camp. Tous trouverez peut-être ce mot là dans les Crimes des rois de France , que je vous adressais hier, mais vous n'y trouverez pas vos chansons.
Que faisiez-YOus ao temps chaud?
VoQS chantiez , J'en sois bien aise.
Eh bien I agréez , etc.
PAUL LACROIX
(bduophiu 1AG0B> 2 janvier 18&0.
— us —
Monsieur l'AdmiDistrateur général,
Les volumes de vos exemplaires de la troisième édition des Ephémérides ne sont pas communs dans la librairie des livres dépareillés; mais ceux de la seconde et de la première édition de cet ouvrage, si cher à vos gracieux lecteurs, se rencontrent assez souvent de par le monde ; en voici un : quand nous serons d dix, nous ferons une croix.
Ephémérides poliliqaes, littéraires et religieuses, par le cit. Noël, inspecteur géoéral de Tinstruction publique, et le cit. Planche, instituteur à Paris, seconde édit. augm. Juillet et Août. Paris, Lenormant^ 1803, 2 part, en 1 vol. in-8» relié en veau marbre, dent.; timbre de la Bibliothèque Impériale, G. 1479.
Il n'y a pas, dans ce volume, une seule éphéméride qui vous concerne ; vous étiez encore trop petit garçon, quand le citoyen Noël , fameux bibliophile en fait d'cro^tca, compilait cet ouvrage historique dans le genre grave. On y trouve donc, tout au long , la prise de la Bastille , la chute de Robespierre, la Saint- Barthélémy, et la plupart des grands faits qui ont eu lieu pendant lé cours des mois de juillet et d'août, depuis la création du monde; mais on y chercherait en vain mille faits curieux et intéressants, tels que votre élection comme membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres au mois d'août 1817, en récompense de votre fameuse Conjuration d'Etienne Marcel. Comment le citoyen Noël n'avait-il pas deviné cela , quand il vous cou-* ronnait au grand concours de 1802, où vous remportiez le prix d'honneur? Ce prix d'honneur vous a mené bien loin, et vous ne vous arrêterez pas là.
Je me réserve d'ajouter quelque jour vos ephémérides particulières à celles que les citoyens Noël et Planche ont recueillies pour l'usage quotidien de la Bibliothèque Impé*
«lia»
riale , depuis Royale et depuis Nationale ; nms^ dès aujourd'hui, è propos de livres, je ypiis signalerai dans cette compilation, si recherchée (à la Bibliothèque), Tabsence de deux importantes éphéqiépidd^ i ThtodDro GaflafFoy eut né le 17 juillet ; son Gis Denis^ le 24 août ; c'est à ces deux infatigables historiographes que l'histoire de Pranee doit la publication de tant de précieux documents origioaus. ¥eu8 connaissez, à coup sdr, les noms illustres des GodeApoy ; ¥0U8 connaissez, sans doute, plusieurs de leurs ouvrages, que rimprimerië du Louvre fisiisait sortir de ses presses aveo tant d'activité et de splendeur ; maïs vous connaissez moins, assurériient , leurs mpnuscrits, quoique ces manuscrits spiept, pour )4 plupart f çojfi^yy^^ (]ans I9 Bibliothè(|ue de riostitut, quoique VQUi^en ^yop; pu rpfp^rquer le§ dpspt lis§ titres chaque fois que vous êtes allé aus séances befademfir daires de l'Académie des inscriptions, quoique la Bibliothèque du Roi en possède aussi quelques-uns ; enfin, quoique
voMs soyes jftoujQui^ fa»immmtk nmPQmwqtm^'E" Uffm Mi^mh m 4ei| ^ilauff a§iiiel§ ^e I9 ^plleptJQn ^e§ Nistpfieps A» f'fanpp. pq ¥Oii§ mM^t fiq9 Am\l^ 1 PQ^P i^^ire \» Bouquet.
Si l3 citoyen Npël f^U enregistra l'apte 4g q^jsj^npe dp<i dAox Gft4pfpoy, il riPMS §dt ppsMtfs è^Mm 1? destinée
•fisesK pleure dp leiir^f n|(|pu$PrJt§, Ç^ fpqBH§CFits pt^ipqt d9 dem e«pècps, pornmft ypu§ ppurP^K vofts §« pppyîJRçrft en allant k l» pfp^hAiiuii ^m^ i^o ¥ptp§ k^^m^. • i^ rdflueito dp PQPJP^ W^!^m})lée§ w§tilm8H8Hen)entï Pl^ Âe§ re= eueiis dP pièpp« pFigjnalps f§M^ §n?ppiblp P9r «fdre ph^pnoiûgiqupr N'Âtas^vous pgs yn pg» t^jeu sprprjs, que per? sonne n^ait ppporp ^Qngé à feuHlep peit^ B4iPg fpPP«4e pppr FhistQJFe pi h en indiqu^p i^^ mom lǧ pjeillepres ypipps ? J{ y a pQurtpnt, m\^ B»riep dp Vpu§, è rAc^4émie 4ps in§cfjp.T tions et belles-lettres, nombfp (}P SBV^Pts distingués quj ppnt pensionné» PQHF 1«« r^cljppfheg ej; ppur Ips (|épppvertipS: Eh
bipp I dftPMls js ffjpFit tîgs (ternieps Gpdefrpy? le? pjjjnpsprjtg dp Ippr 4opte gHnii!§ §ppt rgflîg )p(lr69 ^)Q96§) §U'6n R'9
daigné ea fiiipe ni la dépouillement ni TinvenbiirQ, Il e^t vrai que ees manusepits ont subi d^ terribla^ vioimtiiddi pendant un aiàelequi s'est ôeoulé aprèi Timprecision â'HÎi ^f talogue de venb^ (^nfMt Barois, \7i9i ip-rB), contepaql, m moins de oent arlioles, 6 à 6û0 ÎQTrqliQ^, Ce n'était pas gp-r eere là toute la collection^ car, ant<§PieurenlQnt, plu^ieiiiis m^nuscrits des GLodefpojr étaient venus se fondre daps 1^ bJblJQT thèque de Piepre Dupuy et dans celle <}u chancelier Séguier | les premiers avaient été incorporés (|epuis dans la BibUo* thèque du Roi , les saepncfs dans celle de Tabbaye de Sftjpt-r Germain^des-Prés ; beaucoup d'autres étaient restés à J^ille , dans les archives de la Chambre dea comptes. Ceqi^ qtii fur rent vendus et dispersés passèrent dans le^ bibliothèques de d'Aguesseau, de Lamoignon, de Moreau, etc. Bans eette derr nière bibliothèque, que son possesseur légua généreusement à la Ville.de Paris, en 1763, |1 y avait ppès de] âÛO volumes manuscrits provenant des Godefroy. Lors de la suppression de la Bibliothèque de la Ville en 03, ces manuscrits furent réservés et mis en d^At : l'Institut obtint qu'ils servaient jointe à sa Bibliothèque, et 1S3 volumes seulement y arrivièrent , avec plus ou moins d -avaries, pour se ranger sous les lais des oiiiq Académies, qui ne les ont pas ouverts depuis quarante ans ; ces 133 volumes servent de tapisseries à votre vestibule de la salle des séances. Que renferment:rils9 On peut rér ))ondre d'avance que ce ne sont pas des chansons.
II y avait encope d'autres manuscrils des Godefroy, qui oqt roulé de vente en vente. J'en sais plusieurs qu'on a moPfcelés peur en extraire des autographes, et vous en reepnnailriez des débris dans plus d'une coUeptton d-amateurs. M'allez pas imaginer que tous ces fragments n'ont qu'une source unique, la Bibliothèque de l'institut ! Youp en seriez pour vos frais d'imagination. Si tout cela ne vii^nt pas ^e vos manuscrits de Tlnstitut, quelqqe chose en vient, ^ans doute , car ces manuscrits ont fait assea de chemin» avant ^Q vous arriver, pour perdre en route plus d'un ft^pillet. 6e digne procureur Moreàu, qqi iégua'sa bibliothèque 9 1» Ville
de Paris, avait bien le droit, ce me semble , d'arracher des feuillets dans ses manuscrits de Godefroy ? Je me borne à constater Tarracbement des feuillets, sans m'inquiéter de l'usage qu'il en a pu faire. A ce propos, je vous conterai, comme pièce à l'appui , une anecdote que le patriarche des ana^ Cousin d'Avalon, a négligé de mettre au cabinet. Bnssy- Rabutin, qui aimait inévitablement les autographes des grandes dames, en reçut un, émané de la plus belle main du monde ; il s'enfonça, pour le lire, dans le parc de Versailles, et fut tout à coup comme foudroyé par une de ces coliques atroces qui n'épargnent pas même les rois \ force lui fut de se rendre, et troublé par l'événement, il traita son billet doux avec aussi peu de respect qu^une gazette. Le lendemain, un seigneur de la cour, le duc de Roquelaure peutêtre (je me défends comme un possédé d'avoir écritune seule ligne dans les Mémoires apocryphes de cet autographophile), lui dit ironiquement : « Je m'étonne que tu perdes tes lettres d'amour?— Je m'étonne davantage que lu les trouves, répondit le comte de Rabutiu. — Je fais plus, je les lis. — Duc, je te nomme grand-maitre de ma garde-robe. »
Dieu fasse que les papiers des Gk)defroy n'aient pas eu pareille destinée ! Les 88 in-folios de Théodore Godefroy, que vous avez parmi les manuscrits de Pierre Dupuy, ne sont pas trop maltraités \ mais je m'inquiète du sort d'une autre collection sur le Cérémonial, que les Godefroy avaient réunie pendant l'espace d'un demi-siècle et qui ne formait pas moins de 105 volumes selon Fevret de Fontette , et seulement 49 selon Niceron. C'étaient les matériaux du grand Cérémonial françois^ que Denis Godefroy commençait à mettre au jour en 1649, et dont le troisième volume, destiné aux pompes funèbres et aux chevaleries, n'a jamais paru. Ah I qui publiera maintenant ce troisième volume , lorsque le cérémonial est aboli, avec la royauté et la noblesse? Mais, avant toute chose^ où sont les 49 , ou , si Ton veut , les 105 in-folios manuscrits, préparés pour cet ouvrage , aussi précreux pour les historiens que pour les maîtres de cérémo-
nies? Ne me dénoncez pas aux gens du Naiùmal^ comme un abominable réactionnaire : j'ai ruminé cent fois le projet de compléter le Cérémonial de Godefroy, et même de donner, en. pleine république, une nouvelle édition de ce recueil historique, avec les augmentations considérables indiquées par Antoine-François Joly, censeur royal , en 1746, et par Claude Prévôt, chanoine et bibliothécaire de Sainte-Geneviève, mort en 1752 (Yoy. la BibL hisL de la France j édit. de Fevret de Fontette, n® 25,023). Ce projet, que je n'abandonne pas, m'a offert une occasion toute naturelle de faire l'appel de vos livres relatifs au Cérémonial de France et des pays étrangers, appel trop souvent répété dans le désert. Les infolios et les in-4<» de cette série (Z ancien), rarement consultée, auront certainement pris leur volée à travers les espaces imaginaires de la diplomatie. Je vous en signalerai quelquesuns dont les titres équivaudront à des épilaphes : N^ 3,702. Descrittione délia mascheraîa délia Bufola^ fat ta dalla ma^ gnanima natUme spagniuola nelle (este si fecero nelValma citta di Firenze per honorare la presenza délia serenissima altezza deir eccellentissimo arciduco d'Juslria... Fiorenza, 1569, in-4". — N* 3,700. Cavalleria délia citta di Ferrara...^ cose d'arme faite in Ferrara nel camevale del 1561. Ferrara, 1566,in-fol. — N^ 3,428. Spectaculorum in susceptione Philippi ffis. prin. divi Caroli F Cœs, F. an. MDXLIX Aniuerpiœ editorum mirificus apparatus^ per Cornelium Scrib. Grapbœum...descriptus.^nlu«r7t(v,1550,in-fol.,fig.— N<'3,428a. Le même ouvrage, traduit en français, etc. Mais, je m'aperçois que je vous fatigue et que vous n'aimez pas l'éloquence des chiffres ; sur ce, je vous dispenserai de chercher encore les n^ 3,703, 3,358, 3,359, etc. Ne croyez pas trop au pré- ' cepte de l'Évangile : Quœrite et invenietis. Je n'ai pas trouvé, par exemple, sous le n^ 3,383 du Z ancien, le célèbre recueil de costumes attribué au Titien, quoique publié avec le nom de Giacomo Franco : Habiti d'huomi e donne rene^ tiane... Venetiis, 1614, in-fol. Qui oserait se flatter de trouver toujours la pie au nid? Je vous dirai donc, sans cérémonie,
que YOlre Qéréteëtiifll psrattraifc bien paurre et bien tnesquin Atti Sainlot, mx Br«Bé et aut Bréteuil..
PAUb LACROIX
(MBUOPHILI JACOB).
3 Janvier 1850.
Monsieur TAdministrateur général^
Un des plus hotitiêtes libraire^ de la vieille redhe, Utl botl^ ()uinlsle, si vous voulez (on sait ({uëles bouquinistes sotitdd force à tetiit tête à un académicien, et à lui dire i^n Hit en ibrt boil style), un bouquiniste, enfin, rn*a prié devons ftllt^ l-èmettrè cet opuscule, privd de i^a feliurè, lequel pourfâll bien pr()veni^ des ateliers d^équarlssage de la libi*âiHe :
Trigieomédie^ pflsioralie où les amours d'Aslréo et de Céladon sont meilées à celles de Diane, de Silvandre et de Paris, avec les inconstances d'Hilas, par le sieur de Rayssiguier, advocat. Paris, NicoUu Bessin, 1630, ln-8o de 16 if. prciimin. el 161 pages, saris reliure; Uriibre de la Biblldthèque Kt>yalë, sans teure de ^érie et sans numéro d'brdrè;
Il est certain que ce mauvais exemplaire n'est pas celui qui figure dans le Catalogue imprimé des Belles-Lettres, sous le numéro 5,660 Y^ et qui difi%re du mien par la date de Tédilion (1632) comme par le nom du libraire (P. David). Je vous rends cet e&emplaire^ tel que je Tai reçu, en assez pauvre état) non^-seulement dérelié ) comme s'il avait subi le supplice de l'équarissage « mais encore fatigué de longue date par les doigts des lecteurs. Cependant ^ gardez-vous bien d'en faire fif et mêmei A la première occasion ^ aeoordez-lui* les honneurs de la reliure. C'est là une édition CEtrôineoient rare que Potlt-de^YesIe et Soleinne ne possédaient pas« Je ne serais pas étonné que Yan Praët eût ramassé iui^ Didaw ee triste exemplaire^ au milieu des montagnes de \i^
yffti àû Dépôt iiatioilttl^ pdui* r«]o(il9r ftui collëëtidtts èoû'^ fiéeëâëA garde : telle est, du Sldltis, rbrïginë que §ëmble iDdiquei' rappdàition récerite dû Ufttbfe de M BiMiOthèqM kdyaléy sur le titre du yolutne qui n'avait fiasënedre reçu sa lettré et iioti numéro d'ordre, lorsque quelque circonstance ihcoflnuë Ta fait sortir de soU dernier flâile; Il n'y a pAÉ eU fVance âiiiq éurieux, capables d'apprécier l^importance lit*térairé et bibliographique d'un pareil bouquitij lequel ne se^ fait à ta plftce que dans ube grande bibliothèque spécialeifient dramatique, comme celles de Soleihne et de Poht-de^ Tesle^ qui n'existëUt pluii que dans leurs catalogues, cdrame teHe du bardti Taylor, qui a résisté, jusqu'à présent, à la bourrasque de la vente aux enchères. Par amour flliël, Monsieur l'Administrateur général, youâ êtes intéressé à Com- Irtéler le théâtre de la Bibliothèque du Roi?
£t, à ce propoë, je ne saurais trop vous recommander d'avoir égard aux éditions originales de nos auteUré tragiques et comiques. Vous êteë, en ce genre, beaucoup plus riche que vous ne le croyet vous-même, et le catalogue sur cartes volantes, que Yan Praêt ou Beburé ( Guillaume) a ffiit ehtrer ft la Bibliothèque du Roi, après là veutë des litres du duc de Là Vallière (ma mérhoirë seule me fburuit ce renselgnetiient, peut-être inexact), est bien loin de représenter toutes les pièces imprimées qui encombrent vds portefeuilles. EU Voulëz-'vous uh eiefhple ? J'ai découvert, chësi vou^, une 'pièce qui u'a jamais été enregistrée Sur vos catalogues, qui ne porte ni estampille, ni numéro, fli sigtie quelconque de provenance. Cette pièée, quë lesbibliôgrapbeë du théâtre fi'ont pas tout à fait ignorée, ë§l de Molière, de lîmmoriel Poquëlini rien que cela ; ët^ Chose étrahgë, pas Utl deshothbreux biographes de notre grahd poêtë h'a déterré cette perle dans le fUmier des piè<*e4âe théâtre andhyuiëi. M. Tas* ëhereau, qui nous a donné une si neuve et si précieuse ÈHbioifé de te tie H deê outragés de Mùlièfé , pour VdUs fournir le prétexte de votre jurisprudence eh fait d'autographes, M. Tâjichèrëau n'a janiais eu cette plèee sous lëis fëUjL;
— ts% — M. Bazin, qui a fait plus d'une piquante découverte relative à Molière, est à cent lieues de soupçonner ma trouvaille. Cette trouvaille m'appartient, mais l'objet trouvé ne m'appartient pas. C'est le cas d'un passant qui saurait la place d'un trésor dans le champ du voisin. Vous ne serez pas offensé si je me réserve la publication de celte pièce, que j'ai copiée à la Bibliothèque, sur votre exemplaire unique, non catalogué et non numéroté. Je ne vous dirai pas toutefois où git ce trésor, ni ce qu'il renferme; contentez>vous de savoir qu'il est en votre possession, et qu'il ne court pas de risque, tant qu'il restera inconnu, ^urea mediocrit<i8j qu'un biblio— mane peu lettre traduirait ainsi : « mince brochure, qui vaut son pesant d'or. »
Puisqu'il est question de Molière et des premières éditions de ses pièces, permettez-moi de vous révéler quelques-uns de mes desiderata^ que Ton découvrirait peut-être à la Bibliothèque Nationale, si l'on y avait l'esprit et la main : il s'agit d'une édition de V Etourdi^ in-4<>, avec la date de 1658 ; d'une édition du Dépit amoureux^ imprimée aussi en 1658^ sans doute in-4 ; d'une édition de Sganarelle ou le Cocu imaginaire, en trois actes et non pas en un acte, également in-4<>, et d'une édition du Mariage forcée même format. Vous me demanderez peut-être ce qui m'autorise à croire que ces édition sin-4®, inconnues aux bibliographes, existent à la Bibliothèque ou ailleurs? Je vous répondrai tout franc, que j'emprunte ce renseignement bibliographique à un ouvrage fort décrié, qui mérite d'être mieux connu et mieux jugé :
Y Abrégé de l'histoire du Théâtre François, par le chevalier de Mouhy (Paris, l'auteur, 1780, 3 vol. in-8«). Combien avezvous d'exemplaires de cet ouvrage-là (Y. 5496) , et combien vous en manque-t-il ? deux, si ce n'est trois. Je vous apprendrai donc que ledit ^br^^é, composé pour faire suite à
Y Histoire du Théâtre François, des frères Parfaict, est loin d'être aussi méprisable qu'on le pense. Le vieux chevalier de Mouhy a profité des indications ou notes inédites de Pontde-Yesle, de Bombarde, de Montesquiou, de d'Argental,
de JRarart, da dac de La ValUère, et surtout de DésenteHes, trésorier de» menus*plaisirs du roi ; il a eu , de plus , ses entrées libres dans les bibliothèqnes dramatiques de ces amateurs» et dans les archives, alors si riches, du Théâtre-Français. Je ne saurais vous énumérer tous les renseignements neufs et singuliers, que j*ai glanés à travers les fautes monstrueuses, qui dirent ces trois volumes. Il faut avouer que la plupart de ces feules sont des fautes d'impression que le lecteur corrige lui-même avec un peu de tact et de réflexion. Le chevalier de Mouhy était aussi ignorant , aussi niais , que pouvait Tétre l'auteur de tant d'exécrables romans , la Afcuchcy Lamekis^ VAmarUe anonyme, etc. Parions que vous n'avez pas la collection complète de ce gftteur de papier blanc? Ge bonhomme (il avait alors 80 ans) n'y voyait plus assez clair pour revoir ses épreuves, et il imprimait bravement Raphaël du petit volume , au lieu du Petit i^al {iom. I, xlix); Pran, mystère de Notre-Dame ^ au lieu de Grand mystère ( xxix ) ; l'histoire des Lombards de saint Dinere, au lieu de Paul Diacre (p. 12), etc. Mais, en dépit de tous ces coq^à-l'ftne, il y a des documents inestimables dans cette compilation qui n'a jamais été étudiée et qui n'est pas plus recherchée que les contes et les romans du même auteur, ancien officier de cavalerie et membre de l'Académie des sciences et belles-lettres de Dijon. Jugez-en vousmême, et si la Bibliothèque du Roi n'a plus un seul exemplaire de V Abrégé de Vhistoite du Théâtre François j Je me fais fort de lui en offrir au moins un, qui aura l'avantage de n'être pas nouveau pour elle, puisque cet exemplaire lui appartenait il y a 25 ans.
Ce n'est pas que je veuille absolument réhabiliter le cheva* lier de Mouhy, comme littérateur et comme écrivain : c'était un grand criminel au point de vue de la langue française ; mais, enfin, il a reçu de vingt connaisseurs différents Taumône de leurs souvenirs et de leurs enquêtes dramatiques : entre ces connaisseurs, je vous citerai cet aimat)le Désentelles, qui vivait encore à Versailles, il y a six ou huit
Mi, 0l i|oi cMtiii niMK qu'un li?ra. Il neM Oôuliit, entre Miras boné coules, que les «migres, «tt reCour de Mmignitkm en 1814, réetamèreni leura bibliothèques oonfisquéee -en 1793, «t réunies aiors au H^pdt des livres prorenant dan eouvenU supprimés i on leur aoeorda ee qu'ils demandaient, ear la Restauration n'avait rien h reAiser auK siens. Mais eomment rassembler, comment reeonstitncar oes biMiothAqueséparses, dont l'inventaire n*exiskait plus, s'il avait exirté? Nos Mstaurateum de bibKotbèques firent roain^msse sor tous les Uvres qu'ils trouvèrent encore dans les dépôts, et ils s'empressèrant aussitôt de se défcire de ces livres, qui ne leur avaient jamais appartenu. « En eifet, disait le spirituel Mttiew, ces honnêtes gens n'avaient pas eu le temps d'apprendre à Kre pendant rémigration.» Nos BiMiothèques publiques, sous prétexte de restitution, furent dépouillées par ordonnance, en 1814, 1816 et 1816. Ces dates sinistres vous rappellent rechange du LmieêM du Im (exemplaire de madame de Pompadoor), la capitulation de Paris et bien de boateuaes capitulations de consciences.
Agrées, otc.
PâuIi LACROIX
I janvier 1860.
XLU.
lUJonsieur rAdministrateqr général.
Voici un volume dont le timbre a été raturé , je ne sais pourquoi , de îa main même , nerveuse et tremblante , de feu Van Praët. Âttesse , saluez f
DifitioanAif* 4êê M^yaillM 4e la KaUyrs« |^r ▲. i.g. D. (Slsaii4 OMafond), professeur de pbjrsique; nojiv. édit. rev. et angro. Tome !«'. Paris, Pelafîace, 1802, 1n-8o, relié en veau marbré, fil. dent.; timbre de la Bi- Mothèqoe Impériale, raturé, S. 1859.
— tu —
lie cfanfllPe 6, pboé tdUs le n^ I»iM0^ afinotice» âis pfèmi«r MQ0 d'oMl , que la SttdioMiëqiie Naiiontie possède oa pluMl; • pofliédé i« prémiàre éditionde oe merreilleox ouTragé^pu-^ blié d'abord en 2 volumes, et deux exemplaires delà seemute éâitiopf qui aat ceH»*ei« et qui D'à pam que yingiMin ins après. Yods plait**!! éb vérifier s'il yqus en rpate un saut Qompidt? On eomprend iont le charaie que présente à voa tecâerura ordinaires un Dtctimnëire dês MenMin d$ la Na'*ture^ où il est qoeaiion dûs géante, dea nains, des pluies d# pierres et de crapauds, des monstres, des serpents, des ca« vernes, etc. J'y ai cherché vainement l'article de la BiUio-tbèque Nationale.
. Si le bonhomme Sigaud de Lafont, ou plutôt Deiafbnd, professait encore la ptiysique en oe monde, je lui fournirais bien des chapitres nouveaux pour son rooueil , où il s'est proposé de prouver, par des exemples, que tout est merveille dans la. nature. Je lui citerais, entre autres choses merveilleuses, une Bibliothèque publique, la plus riche et la plus précieuse de toutes, qui ne rend pas d'autres services à la aoience et aux lettres, que d'alimenter de lectures futiles une tourbe de flâneurs, d'ignorants et de pauvres diables ; qui coûte , chaque année, plus de 300,600 (t. a l'État, sans profit pour personne, pas même pour ses bibliothécaires, astreints au régime le plus abrutissant; qui promet, depuis un siècle, ta rédaction et Timpression d'un Catalogue géné^ rai qu'on ne verra jamais et qu'on attend toujours ) qui est tellement bouleversée et désorganisée, qu'on n'y trouve rien 4é ce qu'on y cherche y qui voit S0S plus beaux livres aban«- ^ tiohiiés à d^ mirfns sales et grossières, sans protection et sans garantie ç qni réunit les plus illus<i*es savants de la Franoe, sous la férule pédago^que du dernier d'entre eux ; qui dé*oourage et ruine la librairie française; qui est menacée sans e ase, depuis 50 ans, par les entrepreneurs, tes architectes, lès'déménagements et les incendies ; qui espère une réforme radkale dans sa direction et dans son administration; qui veut être entki cpaelque chose de grand, de digtie et d'ut^
dans la sphère des Bibliothèques publiques. Ah ! Monsieur , qu'importe qui nous gouverne, quand nous sommes heareux! Vous gouvernez des livres : faites le bonheur de vos sujets.
Je conterais bien d'autres merveilles à cet honnête Sigaud, qui, tout physicien qu'il fât, avait l'esprit plus borné que la vue. Vous n'êtes pas physicien , Monsieur le professeur de rhétorique, mais je gage que, connaissant peu le principe de la pesanteur des corps, vous n'ignorez pas ce qui fait la pesanteur des esprits. Vous comprendrez donc à demi-mot certain ordre» de merveilles intellectuelles, que Sigaud de Lafont n'eût pas comprises, tout savant qu'il fût. Ainsi, je compte sur vous pour m'aider à deviner pourquoi M. Libri est accusé (non par vous , j'imagine) d'avoir détourné de la Bibliothèque Mazarine une trentaine de livres rares, latins et italiens , tandis qu'on ne l'accuse pas seulement d'avoir soustrait un almanach à la Bibliothèque Nationale. Oui» Monsieur, à la Bibliothèque Nationale , dans le département des imprimés du moins, on ne découvre pas la moindre charge contre iVt. Libri ; mais, au contraire, à la Bibliothèque Mazarine, on veut absolument que M. Libri ait pris, ce qui s'appelle pris, une assez jolie collection de livres. Que vous en semble ? B'oû vient cette préférence pour les livres de la Mazarine ? Voyez, s'il vous plait, les manies de nos savants! Comme si la Bibliothèque Nationale n'avait pas deux ou trois exemplaires des livres les plus rares et les plus précieux ! Comme si ces livres étaient surveillés et gardés par des sphinx et des Argus perpétuels! Comme si les armoires de ce prodigue établissement ne s'ouvraient pas plus aisément que la porte magique de la caverne des quarante voleurs du conte des Mille eî une Nuits!
Je me suis dit tout cela et bien autre chose encore , pour satisfaire ma raison, éclairer mon jugement, orienter mes suppositions , arriver enfin à ce bienheureux terme de la la conviction, où l'esprit se repose, où l'âme se tranquiUise. Bah ! impossible de découvrir la ficelle qui a feit mouvoir
cette merveille delà nature et de Yinstrueiim. M. Libri était a Paris, les pieds chauds souvent (car il écrivait et travaillait jour et nuit), mais rarement le ventre à table, comme dans la chanson ; il aimait, il adorait les livres, il en achetait sans cesse chez tous les libraires ; il en avait amassé ainsi ^0 à 50,000, qui absorbaient tousses revenus et ceux de sa mère (voilà son tort, voilà son crime) ; il ne hantait guère les Jgibliothèques publiques, mais encore y allail-t-il quelquefois, car il ne pouvait avoir chez lui tous les livres : sa fortune, son logement, ses occupations, lui commandaient d'imposer des limites à sa passion de bibliophile. Vous étiez , sans doute , l'occasion , rherbe tendre qui l'attirait à la Bibliothèque Mazarine ? il y allait, d'ailleurs, fort naturellement , parce qu'il y était tout porté par les séances hebdomadaires de l'Académie des sciences. Eh bien ! si l'on en croit les échos des Enfers de Clément Marot et d'Etienne Dolet, qui furent, l'un brûlé, l'autre menacé de la hart,pour avoir mangé du lard en carême, etimprimé la messe en français; M. Libri aurait enlevé, à laMaza* rine, où vous étiez conservateur, in ilh iempore, une vingtaine, une trentaine de très-bons livres, qui ont été exposés aux regards de tout le monde, libraires et amateurs, la race la plus défiante et la moins charitable de toutes les coteries, après avoir été minutieusement décrits et discutés dans un excellent Catalogue qui s'est distribué jusque dans la Sibérie. Ce n'est pas là, direz-vous, qu'on fréquente la Bibliothèque Mazarine.
Allons , Monsieur l'ex-conservateur de la Mazarine , un effort de mémoire et de conscience. Quand vous conserviez cette Bibliothèque, qui aurait été spoliée avec une sorte de prédilection, receviez-voussouvent la visite de M. Libri ? Lui laissiez-vous la libre disposition des armoires et des livres 7 Tous empruntait-il des volumes? Les consultait-il dans la salle de lecture? venait-il, avec ces monstrueuses poches, que le vénérable Boulard a rendues classiques chez les bibliophiles? Arrivait-il les mains vides? S'en retournait-il les mains pleines ? On a bien fait parler des murs et des sou-
ehM chind cette incompréhehsibld affaire t ne parlerez^YDOB |MS, danarintérét d'un galant homme, qu'on dit i'ftre enri-*» cbi aux dépens de nos Bibliothèques publiques, et qui était ai désintéressé qu'il donnait le plus libéralement du monde les liyres, les manuserils, les autographes qu'on l'accuse d'avoir dérobés? N'étes^vous pas émerveillé d'ap^rrendre que les livres de la Bibliothèque Mazartne auraient seuls lente la convoitise decesavant^qui avait sa maison pleine dQ livres? Il ftiut que les livres de cette Bibliotbèque«>lè aient une puissance attractive qui force la main à les prendre et à les emporter. A la Bibliothèque du Roi, on vole sans donte^ et, parmi vos cbers lecteurs, il y a dix mains qui ne font pas d'antre métier, c'est l'usage du pays t depuis que la Biblio*^ ihèque, de publique qu'elle était, est devenue oe que devient une ville prise d'assaut, les .petits voleurs y font assez bieo leurs aflViires. Mais, à la Bibliothèque RTazarine, autre système, autres mœurs s il faut être académicien et, qui plus est, savant renommé , pour y voler des livres! Privilège dQ savant dans cette Bibliothèque, ou privilège de cette Biblio^ thèque pour les savants.
Ce n'est pas encore le plus merveilleux de l'histoire. La Bibliothèque du Roi possède 100,000 manuscrits qui sont suffisamment catalogués et perpétuellement feuilletés; on sait d'ordinaire, à point nommé, dans quelles mains vient de passer un manuscrit , et les manuscrits passent df main en main sous la surveillance immédiate d'un bataillon sacré de conservateurs et d'employés. A la Mazarine, au contraire, il y a 9 ou 4,000 manuscrits, qui ne sont guère catalogués et que l'on ne compulse guère, quoiqu'ila en vaillent la peine i ces manuscrits peuvent être regardés eomme Inconnus et à peu près vierges, même pour les conservateurs eux--mêmes» qui ne les partagent que fort rarement avec les rats et les aouris de l'établissement. Eh bien ! même bizarrerie, même anomalie chez M. Libri, au dire de l'Accusation, qui semblé vouloir surpasser les contes de ma mère l'Ôye^ M. Libri res* pecte les manuscrits de la BibHolhèqcie Mnarhfe^ mârls U teil
ivae guerre à mort «m iMnosciiU de bi BibUothè«iie du Rdî . Ja oomaiefiedè penser que rAecusation |«é|eelera M^ Ubri ewune fou, poor le feire inlerdire^ Je vois d'ici voire eur^ prieei Montieur^ et j'y saie oomintir. M« Ubrii qui déieoriie si dextremeM (pertes^ muecade!) lee livres de le Maeeriiie^ Be touche pas aux manueerits de ostle Bibliothèque; M. Li<p bri» qui fait son orge daos les inaDueorits de le Bibliothèque dii Roi, ne daigne pas s'y approprier un leui volume im« primé* Oh I mystèrai des savants, des bibliophiles et dee bibliothèques !
Mêla si Je vous demande oe que vous savez » ee qne vone en avez vu» ce que vous en soupçonnez, voua me répondre^ que vous étiez bien conservateur de la Masarine « mais qu« vous ne regardiez pas les livres qui ne vous regardaient pas trop. Tous traduisiez Plaote t truéuêtaref ttadiêort^ dit œ maudit italien. Je n'entends pas parler de mon pauvre ami « Ml Ubri 4 qu'on veut traduire en Gour d'assises. AgréeZf eto»,
P\UL LACROIX
& janvier 1850.
XUII.
Monsieur l'Administrateur général ,
Voici le second volume de voire DieîimmaifB dé$ Merveilles de la Nature (le directeur de la Bibliothàque du Roi n'y a pas d'article?); vous remarquerez que Vsn Praët, de bibliographique mémoire, n'en a pas biffé restampllle, eomme H avait fait pour le premier tome.
Dictionnaire des Merveilles de la Nature, par A. J. S. D. (Sigaud Delàfond), professeur de physique; nouv. édit. rev. et augm. Tome secon . Paris y Delaplace, 1802,in-8«, relié en veau marbré, dent. ; timbre de là niMiothèiiua Impérialti 8. 1919.
A i'oecaaion des merveilles de la nature, Monsieur, je vous rappelais hier que vous av^ été conservateur à la Mazarine, comme successeur très-indirect de Naudé, avmt de passer directeur à la Bibliothèque du Roi. Ce fut là ua très-joli tour de passe-passe. Vous étiez à la Mazarine, conservant et n'administrant pas , dans le même temps que M. Libri , à dire d'expert , faisait main basse sur les livres rares de cette Bibliothèque, vers 1838 et 1839. Ne vous en sottvient-il plus ? Yous n'avez guère la mémoire du cœur, mais peut-être avez-vous celle de l'esprit. Je compte bien sur vous pour fournir des détails nécessaires à la défense de notre savant ami M. Libri , que vous avez connu sous les auspices de la Mazarine et qui a connu la Mazarine sous vos auspices. Vous nous direz donc, sans doute , s'il venait souvent dans votre Bibliothèque, s'il avait le champ libre au milieu de vos livres , s'il les lorgnait de trop près , s'il 1^ tournait et retournait entre ses doigts , s'il arrivait les poches béantes, s'il s'en allait en tapinois, son chapeau enfoncé jusqu'aux yeux; s'il était d'humeur accorte ou bourrue, s'il parlait italien ou français, s'il paraissait s'intéresser aux monuments cyclopéens de Petit-Radel, s'il écoutait volontiers les sermons de l'abbé Guiilon de Montléon , s'il réduisait à des proportions algébriques l'immense nullité du pauvre Pignolet; s'il se montrait fin critique, avec Philarète Chasies; publiciste éloquent , avec Sylvestre de Sacy, et bon rhétoricien, avec vous? Vous nous direz tout cela et le reste, vous qui pourriez, comme Pic de la Mirandole , disserter de omni re scibiUet quibusdam ali%8?Yous tenez, sans vous en douter, la clef de l'accusation intentée contre M. Libri, puisque vous étiez conservateur à la Mazarine. Gà, Monsieur, la main sur la conscience , n'avez-vous pas considéré M. Libri comme le plus honnête, le plus digne, le plus généreux des savants, jusqu'à la révolution de Février, jusqu'à la dictature du National ?
llélas ! combien une révolution politique change les hommes! Le 22 février, M. Libri était un illustre savant, honoré
d'un clMcun, recbopebé et ooartisé, flatté surtout et encensé : M. Libri était alors l'ami d*un grand ministre. Le 25 février^ M. Libri n'était plus qu'un sycophante enrichi aux dépens de nos Bibliothèques qu'il avait dépouillées, et partant, aban* donné, honni , accusé : M. Libri était toujours l'ami du ministre. Ah! Monsieur, les révolutions! Ah! Monsieur, les hommes! Mais revenons à la Mazarine, à Petit-Radel et à l'architecture pélasgique , à l'abbé Guillon el au siège de Lyon , à Pignolet, enfin, votre innocent collègue. Si ces braves gens n'étaient pas morts, je les sommerais de nous déclarer ce qu'ils en pensent. Volait*on beaucoup de livres à la Mazarine? A-t-on quelquefois crié haro sur les voleurs? Aviezvous, en ce temps- là comme aujourd'hui , l'œil et l'oreille aux aguets? Faisiez- vous bonne garde , de la cave au grenier, pour savoir si la pluie d'or de quelque Jupiter biblio* pbile ne pénétrait pas dans votre Bibliothèque et si vos livres étaient incorruptibles comme vous-même ? Je vous avouerai tout franc que les livres avec le timbre de la Mazarine, ancien et nouveau, ne sont pas si communs, dans le monde des livres, que ceux à l'estampille de la Bibliothèque du Roi. Mais les armes de Mazarin, que les premiers se vantent de porter, ne se trouvent pas sur tous les volumes qui sont sortis, plus ou moins malhonnêtement, de cette Bibliothèque ; ces armes, d'ailleurs, ne leur tiennent pas lieu de talisman contre les voleurs. Je ne me suis jamais mis en quête des livres absents de la Mazarine , et si vous faisiez seulement mine de me défier de vous en rapporter quatre ou cinq, en moins de cinq jours de chasse, je me ferais fort de vous en présenter dix demain, à votre réveil.
Vous savez que le Parlement de Paris fit vendre à l'encan, au commencement de 1649, une partie de la Bibliothèque de Mazarin. Naudé (ce n'était pas vous) faillit en mourir de chagrin -, Guy-Patin lui-même, malgré sa haine implacable contre le Mazarin et l'antimoine , s'apitoya sur le malheureux sort de cette Bibliothèque. Voilà bien des livres à l'estampille du^ cardinal, dispersés et vagabonds ; car je ne
— 14a — orotrii jmiMiM qw Id «Ardinal ait pu fiire iMbeter tooa set livres par ses amis et par son bibliotbéoaire Naudé. Députa aelto vante à Tanea», la Bibliolhàqaa de Masarin fat ra** conatituto plus riaha et plus magoi&qué qu*aHe ne l'avait ja** mais été i ce fut une nouvelte et admirable fondation do cardinal dans rintérétdea savants et des littérateurs, car cette Bibliothèque était déjA publique longtemps avant la Bibliothèque du Roi. Voyez, à oe sujet, le lome YII des ManuêerUs françois de cette dernière Bibliothèque, excel** lent recueil bibliographique et littéraire de votre aavant col-* lègue, M. Paulin Paris. Pendant un Siècle et demi que la Bibliothèque Maaarine resta ouverte très - libéralement ^ suivant les intentions de son glorieux fondateur, elle perdit certainement un beau nombre de livres, par le seul bit daa emprunts avoués ou tacites ) voilà encore bien des livres» à l'astampilla du cardinal, hors de tulrile et courant les aven«» turcs. Enauite, cette Bibliothèque étant devenue propriété . nationale en 1703, on lui donna le droit de aa cQmfdétar» en puisant à pleinaa mains dans les Dépàts de livres prove^ nant dea couvents et des établissementa supprimés ou con«^ Ssqués ; c'est A cette époque seulement qu'elle eut un cata-*logue que je ne mets pas sur votre responsabilité t voua ne vous en relèveriez pas« Malgré oe catalogua» ou plutôt par sa hute, il y a eu encore bien das livres dérobés de main de niattra. Ckmvenez^en ) n'a-t~on pris que des italiena? N'y i^t^il paa d'autres laounea, que dellea dont on voudrait de«mander compte à Ai. Libri ? Vos gothiques français^ cas opuacules rarissimes en prose et en vers', de la fin du quin<zième siècle ou du commencement du seizième» ces facéties introuvablea, ces éditions originalea des vieux poètes, ne les a<t«on pas enlevés, emportés par centaines ? D'où vient qu'on n'accuse pas M. Libri d'avoir pris un seul livre de cette es* pèce ? Je reoonnais que M- Libri est Italien, et qu'à ce compte . les ouvrages écrits dans sa langue maternelle ont plus d'attraits pour loi que pour vous et pour mol; mais, quoique vous ayez traduit l'Histotre desQoths en Sioîle, de Serqfani,
qu(Mq^e j'm Iraduit tes Cotoédtôs de rAré4iO| oû ne mae aaupçonnera pas Vm et Tautre d'un toi délivre à htaiienne. Pi^rquoi aoupçonnePi pourquoi aceuaer darantage M. Li*^ Iiri? Quand on V(de des livrée pour en faire de Taf gent, peq importe que les livres soient italiens ou français, pourvu qu'ils soient précieux et de facile défaite. U est fileheux que des livres italiens aient été volés à la Bibliothèque M azarinei mais ce n'est pas une raison pour crier haro Sur les savante italiens en général, et sur M. Libri eti partieulier. On vola*» rait tous les Plaute de la Bibliothèque Nationale* que je ne vous en croirais pas moins innocent.
Eh quoi î Monsieur, vous avez quitté la Mazarine, l'esprit tranquille, et vous êtes entré fièrement en possession de la Bibliothèque du Roi , sans vous inquiéter de ce qui avait été pris en livres de toutes sortes dans cette Bibliothèque, que Mazarin et Naude avaient formée avec tant d'amour ? Vous l'ignoriez, vous ne vous en doutiez pas? Belle excuse pour un conservateur de Bibliothèque. Puis , si vous connaissiez les pertes que votre Mazarine avait faites sous votre conservation , comment n'avez-vous pas reconnu vos livres, quand M. Ljbri a publié son excellent Catalogue où il décrit si naïvement les beaux exemplaires, les curieuses éditions qu'il possédait? Comment n'avoir pas mis a l'index ce Catalogue et son propriétaire ? Comment ne vous être pas jeté , comme Curtius, au milieu du gouffre de cette collection suspecte? Dites, Monsieur, que vous n'aviez pas alors le plus léger soupçon et que vous eussiez cherché une querelle d'allemand à quiconque vous aurait mal parlé d'uU homme qui allait vous brasser pair da France? Ditea^le, Monsieur , confessez vos torts , avouez que vous devriet défendre M« Libri au lieu de l'accuser. Tous ne l'aocusez pas, répondrez^ vous : vous restez neutre, vous attendes. Yotre silence, votre réserve, votre circonspection même à l'égard d'un savant, qui fut votre ami, et dont vous consentiez à éite Tobligé, c'est là une tacite accusation que je vous ai supplié de rétractar. J'aime à eroire à votre panégyrique (Y. la Jïta^
graphie umv. ei portai, des ConlMQioratfUr, par Rabbe, Yîeilh de Boisgelin et Sainte-Preuve), je me plais à vous doter de ces vertus que vous a légaées votre père, mais je vous rap* pelle que M. Libri est accusé, par ses ennemis, par des fous, par des sots et par des méchants, d'avoir détourné des livres italiens dans la Bibliothèque Mazarine dont vous étiez con* servateur. Je voudrais avoir le talent dramatique de votre père, qui fut le rival de Talma, pour vous adresser ici le fiimeux Qu^en dis^tu ? de Manlius.
Agréez, etc.
Paul LACROIX
(BUUOraiU JACOB).
6 janvier 18&0.
Monsieur l'Administrateur général,
Tous ne verrez pas sans émotion revenir à la Bibliothèque Nationale un rare et précieux volume, que j'ai rencontré sur un étalage du quai Malaquais, parmi un fatras d'anciens livres sur les jésuites, et qui m'a paru provenir, comme ses voisins, de la bibliothèque de Tarbé, de Sens, vendue sans catalogue il y a trois ou quatre mois.
Lucii Gornelii Europni Monarchia SoUpsorum, ad viruro clarissimam Leoném Allatium. Venetiis^ 1646, pet. in-12, relié en Yélin italien ; timbre ^risni BibUothecœ Regiœ, H. 29â9.
Vous ne manquez pas sans doute d'éditions de ce livre tant de fois réimprimé, mais je doute fort que vous ayez un autre exemplaire de la première édition que je dépose entre vos mains, in manibus tuis commendo. Que si l'on accusait les pauvres Jésuites, que l'on accuse de tout, d'avoir fait disparaître cet exemplaire et de l'avoir retenu dans quelque in pace, pendant quinze ou vingt ans, je me lave les mains de cette accusation, comme de toutes celles qui tombent jour«
aelieraent, en guise de pierres, dans le jardin de la Compagnie de Jésus I Ne soyez pas surpris que l'ami, le défenseur de M. Libri, ne veuille jeter ni la première, ni la dernière de ces pierres aux Jésuites, qui sont bien innocents de la plupart des faits énormes qu'on leur impute? J'ai, certes, le droit de prendre le parti des Jésuites, dans les limites du bon sens et de la justice, moi qui m'étais laissé aveugler et passionner par le CMstUuiUmnel de 1823, au point de vouloir absolument mander du j^sut/e avec lui. J'avais donc composé, en cette année jésuitique, une belle et bonne satire à la Juvénal, intitulée : les Jésuites^ que je tentai de mettre au jour, sous le pseudonyme de Paul Pascal, descendant de Biaise Pascal. Vous voyez que je prenais mes pseudonymes en bon lieu. La satire, qui avait la forme d'une épltre adressée au général de Vordrcj n'était pas trop inférieure à celle que Méry et Barthélémy publièrent depuis, sur le même sujet, pour faire le bonheur du ConstilutionneL Vingt-quatre ans ont passé sur mon œuvre, et je n'en suis pas encore mécontent, du moins au point de vue littéraire : il y avait là de la verve, de l'énergie et (passez-moi la casse) de l'esprit. Ce fut un imprimeur de la rue du Faubourg-Saint-Deuis, qui se chargea de l'impression, que je payai d'avance. Je corrigeai les épreuves, je donnai le bon à tirer, je vis les feuilles sortir tout humides de la presse, mais je ne pus jamais obtenir un seul exemplaire de mon opuscule, imprimé, satiné et broché. On me rendit mon argent, cl l'on me laissa comprendre que les Jésuites avaient acheté toute l'édition, encore inédite, pour la détruire. Aucun autre imprimeur dans Paris ne consentit à recommencer l'impression que la police avait mise à l'index. Ne serait-il pas intéressant, pour la Bibliothèque Nationale, d'avoir un exemplaire de celte édition supprimée par la main des Jésuites ? Qui osera soutenir maintenant que les Jésuites n'existent pas ? Les Jésuites, qui suppriment une édition au sortir de la presse^ ne sontils pas capables de détourner, de la Bibliothèque du Roi, l'édition princeps de la Monarehia Solipsorwn. Eh bien ! Monr-
«•qr, malgré le toor que tti'ont Joué les tévénmdd pèrci, à l'isndroit de me satira^ que je seraig charmé de retrouver dans voire Catalogue futur de la BiblioUièqae, je tiene leie Jéauîtea pour de tràs-hoanâles gens de jàsuitef^ et je ne leur impute pas le moins du monde les mystères uéfastes de ra& faire LibrL Parmi les Jésuites de Paris^ ne compUons^aous pas naguère le pèreMoigno, Tamietle sectateur de l'illustre astronome François Arago ? Mais le père Moigno^ que j'es-* iime entre les plus savants, d donné sa démission de jésuite. Restent bien d'autres savants qui honorent la scimce et qui sont jésuites comme vous êtes bibliothécaira, sans y penser et sans y toucher. J'ai si peu de défiance et de haine contre cese^ceiients Jésuites, que je ne présumerais pas trop de leur équité et de leur probité, en les priant de se faire garants de l'innocence de M. Libri, en fait de livres et de mmuscrits soustraits dans les Bibliothèques publiques. Cependant, Moi^ sieur, que n'a-t-on pas dit, que n'a^t«on pas écrit sur l'in** fluence occulte de la jésuiterie dans cette étrange et odieuse affaire ? Ce n'est pas vous, bone Deui, que les Jésuites fe^ raient agir et parler contre M. Libri, vous à qui Monsieur votre père a légué ses verius^ dans la Biographie umv$r$eU$ et portative dei Contemporains ?
Les Jésuites de 1824 et de 1840 me ramènent naturellement à votre première édition de la Monarchia Solipsorwn* Des, bibliographes, qui font autorité, tels que le père Oudin» ont disserté, disserté, disserté, sur Fauteur déguisé de œ liwe satirique, pour arriver à cette conclusion que le jésuite Julio Clémente Scotti, de Plaisânee^enestrauteur^plulâLque le jésuite Melehior Im'hoffer, à qui l'ouvrage a été souvent attribué» Eu effet, Scotti était en quereHeavec les Jésuites vera l'année 1645, où parut to livre, tandis que i'tKUUiéte jésuite HoBfprois, Melcfaior Incboffer, vivait en bonnéintet* ligenee avec eux. Ordinairement, un4 satire anoByme n'est pas l'œuvre d'un ami : c'est pour vous épargner le ohsgria -de sûupçoûner vos amis, que je signe et signerai toutes les lettresi que vous reeevMi de moi. A vdlr^ avis, quel est te
WMUUe auteur d« ta Manar$kië SùHp9$hm ? SeotU cm Ifi«ohoffer? Tous êtes incertain, Je le rois, eonune J. ûotUieb Xneaobke» qui discutait encore cette mômequettion bibliographique, en 1812, dans sa dissertation i D$ au9tùrUai0 libèlli de Mmarchia Solifê^rum? Je ne renx pas vous livrer davantage à cette grave incertitude, et Je vous dirai, sans hésitation, que Scotti et Inohoffer sont également innocents du fait qu'on prétend leur appliquer. L'auteur de ce libelle anti-jésuitique est le fameux libelliste Gaspard Seioppius, Fécrivain le plus épineux , le plus venimeux qui ait jamais fhit de la polémique littéraire. Seioppius, qui vivait retiré à Padoueen 1045, a inventé le pseudonyme de Ztictui ConM- Uuê Suropwuiy pour dépayser le lecteur , sans attacher à oe. pseudonyme plus de sens et de finesse qu'aux autres, qu'il s'est donnés en tète de ses nombreux ouvrages {NicoiermêMacer^ Oporinus Grabiniusj AspaHun Croiêippuê^ etc. Il a lancé ce dernier trait aux Jésuites qu'il avait si souvent et si cruellement attaqués et poursuivis dans ses livres ; il a frappé, en même temps, un savant qu'il n'aimait pas trop, puisqu'il avait essayé de l'envoyer aux galères : voilA pourquoi la Mimarehia SoUpsarum^ dans la première édition, est dédiée à Leone Allazzi, dit Allatius. Et les bibliographes, qui ont pris au sérieux cette malicieuse dédicace I
Esi^ll probable qu'un ami d'Allatius se soit avisé de lui dédier une pareille satire contre les Solipses ou Jésuites , lorsque Allatius était, k Aome, le bibliothécaire du cardinal Francisco Barbarini? Ce simple rapprochement aurait dû faire réfléchir le père Oudin , qui ne s'étonne pas même du méchant service que Scotti eût rendu à son illustre ami Allatius, en le compromettant par une pareille dédicace. Quant à Melcbior InchofTer, il était capable de faire d^aUssi mauvais latin hongrois, que celui dé la Monarehia SoUpsorum : c'est tout ce qu'on peut dire à l'appui de sa paternité littéraire. Mais il suffit de se rappeler que cet abominable Seioppius, rongé, dévoré et souillé de mensonge, avait accusé Léon Allatius de vol de livres et de manuscrits dans la Bibliothèque
de réiecteor Palatin^ qoerélecleur de Bavière offrit au pape Grégmre XY, après la prise de Heidelberg, en 1632. Allatias avait été envoyé à Heidelberg^ par commission spéciale do pape, pour prendre livraison de celte Bibliothèque, et, à son retour à Rome, il fut mis en prisog, parce que Scioppias l'avait dénoncé comme voleur ! Allatius n'avait pas encore publié ses beaux travaux de philologie grecque , mais il était professeur de grec au collège Romain, et son érudition em*péchail Scioppius de dormir. Il se défendît/ il se justifia du crime qu'on osait lui attribuer, et il renvoya au misérabl Scioppius la honle dont ce vil dénonciateur avait voulu le charger. AUalius devint ensuite bibliothécaire du cardinal Biscia, puis du cardinal Barberini, puis du pape Alexandre Yll. Scioppius, qui n'avait pas pardonné à Allatius de s'être fait absoudre perses juges, lui causa le chagrin de placer son nom honoré sur le titre de ce pamphlet, qui pouvait le brouiller avec ses protecteurs. La première édition de la Monarchia Solipsorumsi donc été imprimée à Padoue plutôt qu'à Venise, sous les yeux de Scioppius qui s'est caché sous le nom de l'éditeur Timolhœus Cursantius.
La seconde édition de ce livre, imprimée en Hollande, avec une clef des noms propres, n'est pas à dédaigner, parce que Scioppius entretenait des rapports très-suivis avec les libraires d'Amsterdam, qui réimprimaient ses ouvrages. Quant à la troisième édition (f^enetiis, 1652, in* 12), qui porte le nom de Melchior InchofTer, on peut la regarder comme une malice posthume de Scioppius, mort en 1649, à l'adresse d'un de ses adversaires dans la polémique théologique. Ce digne jésuite , Inchoffer, fut sans doute bien stupéfait de se voir accusé d'un pareil libelle, et Ton ne ferait qu'une supposition très-proVable, en disant qu'il en mourut de déplaisir, celte année-là môme, pour prouver qu'il était absolument étranger de fait et d'intention à ce libelle anonyme. Les savants d'Allemagne, avec lesquels correspondait Scioppius, connaissaient sans doute la vérité, soit qu'ils l'eussent devinée, soit que Scioppius la leur eût dite, contrairement^à ses
habitudes : on imprima divers écrits satiriques de Scioppius, à Helmstadt, en 1665, et l'on y ajouta la Monarchia SoUpsorum.
Je suis bien aise de l'occasion qui m'a été offerte de réha* bititer la mémoire de Léon Allatius, et de déclarer que si les bibliographes et les bibliothécaires sont très-capables d'écrire contre les Jésuites, ils n'ont jamais eu la moindre tendance à dérober des livres et des manuscrits dans lesBi* bliothèques. C'est bien là le sentiment du grand Naudé , si l'on veut lui laisser les honneurs du Naudœana^ où l'on rend à Scioppius ce qui est à Scioppius. Dieu nous préserve des Scioppius de notre temps! NU novi suh sole. Leone Allazzi proteste en faveur de M. Libri.
Agréez, etc.
Paul LACROIX
(bibliophile JACOB).
7 janvier 1850.
Monsieur l'Administrateur général,
Je n'attendrai pas au mois prochain, pour vous faire parvenir le volume de février des Ephémérides de vos anciens collègues de l'Université, Noël et Planche, qui n'avaient pas prévu que vous seriez un jour autocrate de la Bibliothèque du Koi. Noël et Planche, il est vrai, n'étaient pas des oracles.
Ephémérides politiques, littéraires et religifBUses , présentant pour chacun des Jours de Tannée un tableau des événements remarquables qui datent de ce même jour dans l'histoire de tous les siècles et de tous les pays. Troisième édit. revue et augm. Février. Paris, Lenormant, 1812, in-8o» relié en veau granit, dent., à i'N couronnée et aux armes de . r£mpereur; timbre delà Bibliothèque Impériale, G. 1479.
En vous adressant ce volume tles Ephémérides^ qui vous poursuivent comme des Euménides, en vous écrivant cette
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épilre moin» datée que celles du bon évéque.de G^àiX^ Aq^ tonio de Guevara» je suis tout matagrabolisé» conifloe diaaîfc Rabelais, à votre endroit : je m'étonne de n'avoir pas encore reçu ta lettre officielle qui m'accuse réception du dernier envoi de livres que je vous ai fait remettre a la Bibliothèque! Nationale. D'où vient qu'un administrateur^ aussi régulier que vous l'êtes, a omis cette grave et inévitable formalité de l'accusé de réception? Pourquoi me le foites^vous attendre aussi longtemps? Espérez-vous me décourager dans mon œuvre de restitution désintéressée » en refusant de la sanc-* iionner et de la couvrir d'une garantie administrative P Voulez-vous me forcer à rintenrompre, en ayant Tair de ne pas Tautoriser ? Croyez-vous ma conscience si peu sûre, que je m'inquiète de cette espèce de suspicion illégitime ? Ou bien, quelque main officieuse a-t-elle écarté de votre vue le dernier témoignage matériel des pertes de la Bibliothèque , témoignage que je renouvellerai autant de fois que vous paraîtrez douter de mes arguments ad hominem? Mon imaginative erre ainsi de supposition en supposition, sans rencontrer en chemin le véritable motif de votre silence et de votre fln de non-receiroir.
Vous en ferez ce qu'il vous plaira : accusez ou non récep* tion des livres avec ou sans estampille, que je me plais à réintégrer dans cette Bibliothèque, qui ne sera pas toujours votre très-humble servante ; je ne m'émeus guère de votre silence, et je n'en continuerai pas moins à marcher dans ma voie en loyal et dévoué bibliophile. Chacun a sa mission icibas ; la mienne est sans doute de ramener à la Bibliothèque Nationale les livres errants qui en sont sortis ft toutes les époques. Saint Vincent de Paul eut la même manie charitable à l'égard des en&nts trouvés, et avant lui^ les pères de la Merci rachetaient les esclaves diréliens chez les i&i«dèles. Heureu!it qui fiiit le bien, f At^'Cc par mononianie^ car le bien qu'on fait profite toujours à quelqu'un, et fUbera noê â malù^ 0mm.
Mais tofct qu'un souvenir M UM peniée fii'flldmlMor
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l*e8prtt tout à coup : Je devine, je sais, je vois la cause qui TOUS a empéehé jusqu'à présent de m'accuser réception des lifres que je vous ai offetlâ, en dernier lieu, pour être rein-* iégrés * h Bibliothèque Nationale. Voua avez sans doute trouvé dMis un volume des Mpk^ifUridês un dessin de broderie, au dos duquel est écHt le nom de De$b&rdeg f^€ilm&fe? Vous Ty avez trouvé, parce que je Ty ai placé et l'y ai laissé par raégarde. Et voiiâ la guerre allumée ! Ce nom de Des-* bordes Valmore vous a certainement mis maKei en tète ? Convenez-en. Tous en avez tjré mille et mille inductions, et autant défigures de rhétorique ; vous avez, d'après l'ap-* parenoe(la Chimère de la fable n'était autre que l'apparence), piensé et pourpensé qu'il y arait peut-être certaine affinité entre ce nom et le volume ; que le volume avait pu passer par les mains de la personne qui avait ce nom ; que cette personne viendrait fort à point, pour vous renseigner sur la provenance du volume*, que cette provenance compromettrait ou embarrasserait quelque imprudent, sinon quelque coupable, et que vous atteindriez de loin ou de près la main qui a détourné ledit volume ; si tant est que cette main-lè existe et que le volume ait été détourné de la Bibliothèque ? Oh ! que voua êtes bien la Perrette du pot au lait, A cette différence près, que votre pot au lait est un pot au noir!
Eh bien ! Monsieur, revenez de vos soupçons, de vos préoccupations » de vos insinuations et de vos mystifications. L^apparence, cette fois encore, a menti, et si des experts avaient soufQé, gonflé, amplifié, emberulucoqué cette malhonndte apparence, ils en seraient pourtours frais d'en*- <iuéte, de requête et de conquête. Voici la chose en dix mots : il y a cinq ou six mois, lorsque je commen^is k récolter des livres à vous rendre, je m'en allai un jour, avec ma moisson quotidienne (deux ou trois votumes), chez une dame qui brodait. Broder, c'est un travail assez futile, je le reconnais, mais pourtant je ne jurerais pas que vous n'ayez jamais brodé en votre vie. Moi, qui ne brodais pas alors , je bis dans ce livre àes Mphémérideê^ je lus, je lus, car que
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faire qaaad on brode, à^ moins que Ton ne lise ? La lecture n'était pas très-récréative, et pourtant, par la force de l'habitude, je pris le premier papier qui se rencontra sous ma main, pour marquer Tendroit où je m'arrêtais dans cette lecture. La dame avait suspendu sa broderie. Plus tard ( il était sans doute fort tard, et je n'avais pas recommencé ma lecture), je pris mes livres comme on prend ses grègues pour s'en aller coucher. « Que cherchez- vous donc là? disje à cette dame. — Mon dessin de broderie , ma Deshordes ralmore. — Qu'est-ce là? Une femme poète, qui fait des vers comme La Fontaine en faisait , de source ? — Nenni, reprit-elle ; c'est un dessin de broderie que j'ai composé et à qui j'ai donné ce nom-là. — Ah! vous baptisez vos dessins de broderie! je vous demande à être le parrain du premier. » Elle rit beaucoup, mais le dessin ne se retrouva plus : je l'emportai sans m'en douter. Je l'ai retrouvé depuis, à ma grande surprise, mais aussi, à ma grande négligence, je ne l'ai pas restitué à son auteur et à son propriétaire. Ce dessin, c'est la Bibliothèque qui l'a reçu avec le volume, où il était enfermé le plus innocemment et le moins mystérieusement du monde. Il y a longtemps que je Tai remarqué : on trouve de tout dans les livres, voire des billets de banque, voire des contrats de mariage, voire des lettres d'amour. N'avez-vous jamais rien oublié dans les vôtres, Monsieur ? On n'imagine pas quelles terribles armes peuvent fournir» dans une circonstance donnée, les moindres notes laissées dans un livre ? N'avez-vous pas raconté à un de vos amis, que dernièrement, vous-même, vous, l'homme d'ordre et de calcul par excellence (il n'est besoin d'être mathématicien pour cela), vous auriez égaré, dans un in-folio, [le brouillon autographe de votre Lettre à M. Libri ? Ce brouilon-là aurait pu brouiller bien des choses et bien des gens. Mais ne vous en défendez pas: vous êtes distrait tout comme un autre, tout comme votre roi Louis le Désiré, qui laissa le canevas de sa Charte dans un exemplaire du Prince de Machiavel : ce canevasexiste; et vous y verriez, sous les ratu-
res, que la première peasée d'un roi oa d'un InUiothécaire n'est pas la meilleure. Il n'y a rien de tel que lés copies pour adoucir le style et les sentiments. Si vous aviez recopié deux ou trois fois votre Lettre à M. Ubri , vous auriez fini par vous rogner les ongles et par passer votre rhétori* que à la pierre ponce. A l'avenir, Monsieur, rappelonsnous bien de ne rien oublier dans les livres que nous lisons : les livres, dans ce cas, deviendraient d'indiscrets amis.
Agréez, etc.
28 Janvier 1850.
Paul LACROIX
(BBUOraiLB JACOB).
Monsieur l'Administrateur général, Il ne vous faut plus qu'un volume pour compléter l'exemplaire d'un ouvrage qui me doit déjà la réintégration de ses deux premiers tomes sous votre sainte et digne garde :
Dictionnaire des Merveilles de la Nature, par A. J. S. O. (Sigaad Delafond), professeur de physique, nouv. édit. rev. etaugm.Tome troisième. Paris, DOaplacef 1802, in-8, relié en veau marbré, dent.; timbre de la Bibliothèque Impériale, S. I3&9.
Ne vous impatientez pas trop si je vous remets vos voumes un à un ; c'est une manière de faire durer le plaisir longtemps : Che va piano va sano , che va sano va Umtàno. Nous n'en aurons pas fini à la Cent et unième Lettre. Rabelais écrivait en épigraphe sur le titre de chaque livre de son Pantagruel : « L'autheur susdict supplie les lecteurs bene-^ voles soy reserver à rire au soixante-et-dix-huitième livre. » Avant que j'aie publié ma cent et unième lettre, à vous adressée , mon maître , il y aura du nouveau à la Bibliothèque Nationale : Réparation d'honneur sera faite à Raoul-Ro* chette ainsi qu'à GhampoUion-Figeac , tous deux indigne* ment sacrifiés à la loi des suspects, appliquée aux savants
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ptr la réffcMimi de PAvrier ; le savant flecrétaire perpétaèl de r Académie des BeauK-Arts , TlionoraMe Raoal-ftoehette sera peat^Mre mis à votre place, par an singnlier retour des choies d*iel-bas) le Conservatoire se lassera du rdte d'eunuque et de muet, que vous lui avec attribué dans votre eomédie de diraeteur ^ la réforme que réclament tous Ie0 amis des ivres sera inaugurée malgré vous et contre vous ; le spectre du Gatriogue général, que vous promenés depnis huit ans dans vos Rapports au ministre, cessera de tourmenter les bibliothécaires et de sucer le budget de la HMiottièque; ce Catalogue deviendra enfin une vérité, en passant dans d'autres mains que les vôtres. Croyez-en ma prophétie t un inventaire régulier de tout ce que contient la Bibliothèque nous apprendra ce qui lui manque, et dégagera ainsi d'une lourde responsabilité votre honorable successeur. Je n'ai pas besoin d'ajouter que si l'on ne vous nomme pas pair de France, on n'en nommera aucun autre avant vous.
L'inventaire, cette garantie réciproque de l'Étal et du fonctionnaire public, l'inventaire est une loi de nécessité pour la Bibliothèque. Je vous trouve, entre nous, un peu bien aventureux d'avoir accepté les graves fonctions de directeur, sans exiger un inventaire préalable. Lisez l'histoire ancienne de vos prédécesseurs ; tous ou presque tous sont entrés à la Bibliothèque par la porte de l'inventaire : un garde de la Bibliothèque venait-il à mourir, on apposait les seeUés Mr la Bibliothèque. Quand l'abbé Bignon fut devenu btMiotliéeaire en tîlre, il demanda au roi y par une requête : « Qu'il fût ftiit un inventaire de tout ce qui pouvait appartenir A la Hbliotbèiitte de 8a Majesté. » Cet inventaire, qui ne fut pourtant, sehm le Mémoire AMortfiM «ur la BibUothêfUê du Roi, qu'un récolement génénd, dura quinze mois .'entiers. Faites donc un inventant, durit*!! quinze ans, et dites-nous enniito si la Aibliothèque n'a pas perdu plus de 50,000 volumes. Quant aus manuscrits, ce sera un travail plus long et plus minutieux^, car il imports de savoir quels sont les feuiHets que certains manuscrits ont perdus depuis bien des années.
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Il y a^ par bonhetiT) des documente «itlleBtîqiMi qui oon^ statent ces pertes» que Ton peut attribuer à tenl de causal diverses^ à tant de mains différentes. Je vous rtppeUèrai p A oe sujet, quelques passages du Mêmair9 hùimiqiêê que Jear* dan a placé en tAte du premier ?olume du Gatatogue imprimé de votre Théologie (Parù^ Imprimm$ royobt 17M, m^folO* La eomto de Bélbune fit présent su roi ^ vers IttT, du recueil de manuscrits que son père , Philippe de Béthune^ avait formé en 1923 volumes^ reliés en maroquin rouge à ses armes. Un demi^iècle plus terd , le nombre de ces Tolumei était réduit i 1558 volumes au lieu de 193S^ Ge fut^ il est vrai ) parmi les manuscrite du fonds Bétbane que le prêtre renégat , Jean Aymon, trouva le plus à prendre pmdant les deux années qu'il consacra au pillage de la Bibliothèque^Yous savez que de i70& A 1707 ce diable de cafard vdi tant de nuH noscrite au roi ^ que le digne et vénérable Clément en mourut de ohagrni) avant d*avoir achevé la mise an net de son trol* sième Catalogue de la Bibliothèque Royale. Clément ne put découvrir tous les vols d'Aymm, car il connaissait mieux lés livres que les manuscrits i il cita cependant trois volumes de la collection Béthune, que le voleur avait emportés avec lui , savoir : Lettres originales de Yiscont) , nonee du pape au concile de Trente , n^" 10^042 ; Lettres originales de Prospero Santa Croce , nonce du pape en France Ati ^izième siècle, n? 8,679; Ambassade de rétrêqtte d'Angooléme à Rome, depuis 1560 jusqu'en 1564 ^ n*8|6M« Mais^ ajoute l'historien officiel de la Bibliothèque du Roi , « on faisant cette recherche , M. Clément n'avait Jugé du toi que par l'extérieur des livres et n'avait pas songé au ravsge qu'Aymon pouvait avoir fait dans l'intérieur de pluaieai»| il fut aussi sufpris qu'affligé lorsqu'on lui fit remarquer, quelques mois après, les feuillets qui avaient été arracbés ou coupés
dftna DIFFÉRENTS MANUSCRITS. »
Que pensez-^vous de l'inventaire que je sollicite do votre infatigable administrationcule? Tous semble-t-il assez im^ portatit, pour qu'on y emploie dès demain le zèle et la capa-
ptr h fèmkMmk de Péyrier ; le savant aecrétr' juvriers bide rAcadénne des BeauK-Arts , l'honorable^^ jlt huit heures sera peat-ttre mis à votre place, par an f ' j de manuscrits, dioies d*iel-bas) le Conservatoire se f- . pas indiqué pour nuque et de muet, que vous lui r c incomplet. G*est là eomédie de direeteur ; la rétùrcr/ ^naleraidans le premier amis des livres sera inauf^rée ^anmcrits des bibliothèques le spectra du CMalogue gér/ caiogue dont l'idée vraiment huit ans dans vos Rappor)' mïM. Libri. Si jamais je mets ter les bibliothécaires /' ^^onné de vos manuscrits, comme que; ce Catalogue d>^ ^t^^^ ^^ savant confrère Paulin Paris, d'autres mains a* /juillets de ceux qui ne sont pas numéinventaire ^^Py^l^ feuillets de ceux qui l'ont été. Faute nous apprer^^î^^ perdit son âme ou son flne (choisissez) : lourde re>j^^^/iet, on peut traîner devant les tribunaux pas be«^ /V^/« science. Je n'ai pas tout dit sur ce chapitre, Frar ^^fjoi faire pleurer les savants et rire les experts.
J^f ^ajouts quelques vers latins inédits, que François ' ^ (^^^ ^^^^ manuscrit autographe du fonds Baluze, /f^l) adresse aux détracteurs de M. Libri.
jmpia Mngaa, tace demum, cessa, impia, tandem,
LiDgaaLycaoniis dilaceranda lopis!
Tu servos dominis înfestos perfida reddis,
Ta natam a charo s»va parente trahis ; Nlteris a dulci teneram removere maritam
Gonjuge ; quos tenuit pectoris altus amor; Te duce, fraterni (facinus !) lacerantur amores;
Ipsa odium, rixas, dissidiumque seris, Nec tantam arma nocent quantum tua lingua siuarro •
Nec tantam damni dira cicuta trahit.
Quid tibi pro meritls dfgnum, mala lingua, precabor
Supplicium? omnis erit crimine pœna minor. Dl faciant sileas sternum, usumque loquendi
Bripiant» pecees ne, mala lingua, diu.
Agréez, etc.
Paul LACROIX
(BIBLIOPHILE 4AC0B)
29 Janvier 18&0.
P. S. Vous êtes inflexible, et je soupire toujours en vain après le voume imprimé du Catalogue de votre Jurisprudence. Auriei-vous quelques nouveaux articles curieux à y ajouter?
La suUe à l'ordinaire prochain.