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principes ou d'intérêts. Depuis la naissance du droit public européen au wf siècle, jamais la France ne fut isolée dans le mouvement des nations; ses rois, ses hommes d'État de plus ou moins grande portée, Richelieu, Mazarin, Fleury, Torcy ou Yergennes, marchèrent simultanément vers le but de s'assurer ou de grandir les alliances, avec l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Prusse et l'Autriche même. Louis XIV en ses jours de puissance, et Napoléon à ses époques de conquêtes, s'occupèrent surtout de fortifier les rapports dttat à Etat, de manière à se donner la prépondérance du présent et de l'avenir. Les nations ne sont pas faites pour vivre séparées les unes des autres ; elles ont des rappoits journaliers de commerce et de civilisation; elles peuvent s'aider pour la paix comme pour la guerre; une politique qui fait un désert autour de soi est donc la mort d'un peuple; c'est se mettre au ban de l'Europe, se placer en dehors de ses transactions, vivre au-dessus ou au-dessous des lois diplomatiques. Une telle situation n'est pas durable; nul Etat ne peut jeter une muraille de la Chine entre lui et le monde.

Telle était pourtant la triste position que le retour de Napoléon avait faite à la France, et le pays put s'en apercevoir. Dès le mois de mars, l'Europe s'était hautement séparée de Bonaparte par la déclaration du ^15; l'Empereur avait voulu détacher quelques fragments de ce mur d'airain qui environnait la frontière, et il avait trouvé partout la même résistance. Ses lettres autographes avaient été dédaignées, ses communications mises pour ainsi dire au néant. En vain M. de Caulaincourt multiplia les tentatives, adoucit le ton, même déjà si pacifique , de ses lettres ; nulle démarche ne trouva grâce, partout il fut repoussé; de graves et inflexibles

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