ACTES DE L'EMPEREUR JUSQU'AU COMMENCEMENT DE LA CAMPAGNE DE WATERLOO
Nouveaux prodiges d'orgaoisation. — Travail de nuit. — Plan de campagne — Les deux syslèmes, — ofTensif ou défensif. — Idée de Carnot.
— Idée de Bonaparte. — Défense des places fortes. — Manque de temps et de moyens. — Divisions de l'armée en corps. — Maréchaux.
— Généraux. — Troupes de ligne. — La garde impériale. — Corps francs. — Fédérés. — Affaiblissement du moral dans l'armée. — Le maréchal Soult. — Manque de confiance. — Système général. — Conférences de l'Empereur avec ses ministres. — Formation du gouvernement. — Joseph. — Lucien — Lutte entre la pensée de dictature et ridée représentative. — Travail particulier avant le départ de l'Empereur. — Exposés de Fouché, de Carnot, et de M. de Cauiaincourt. — Napoléon quitte Paris. — Visite des places fortes. — Proclamation d'Avesne. — Entrée en campagne.
1" au 14 Juin 1813.
Dans ses rapports avec les institutions représentatives, r Empereur était en dehors de ses habitudes et de ses goùls ; il se troiivuil déplacé au milieu de cette lutte de petits intérêts et d'étroites idées ; s'il avait convoqué les Chambres, c'était pour trouver un énergique appui dans r opinion publique ; il s'imaginait que la France viendrait
TUAVAIL ET VEILLES DE NAPOLEOIN (JLIiN 1845). 147
à lui plus forte, plus grande, plus patriotique, plus unanime, parce qu'elle aurait une re})résentation nationale. Quand il eut touché ces hommes, leurs passionsparticulières, leur indiflérenee du bien public, il éprouva un profond détjoùt pour ces luttes de tribune ; il \it que rien n'était ciinngé dans la destinée des idées représentatives en France; la pensée du 18 brumaire lui revint dans la tète; les temps seuls étaient channés, le cœur humain ne Tétait pas.
Fatigué de ces intrigues de tribune. Napoléon sahsorba dans le développement des moyens militaires et administratifs' qu'il opposerait à la formidable coalition de l'Europe. Ce corps de fer se consacrait avec une indicible activité à tous les travaux qu'un si hardi système de défense exigeait : passer des revues, travailler avec ses ministres, visiter les fortifications, les travaux, étaient sa tache du jour ; la nuit était consacrée aux méditations du plan de campagne qu'il fallait improviser contre un milion d'ennemis. Le temps pressait ! Napoléon savait la
1 Ce fut à ce monîent que l'Empereur lO» — (Toulouse) , M. de Ponlceul recours encore à l'instilulion des corn- coulant;
missaires extraordinaires pour chacune des U» — (Bordeaux), M. Boissy divisions de l'Empire. Les divisions répon- d'Anglas;
daieni un peu aux anciennes provinces ; le i2«: — (La Uochelle) , le général pouvoir était plus centralisé que dans les Miot;
dôparieraenls. i3t — (Rennes), le général Cafaire division (Paris), M. de Sussy; relli ;
2e — (Mézières), M. Bédoch ; H» — (Caen) , M. François de 3« — (Metz), M. de Gérando ; Nantes;
4e — (Kanci;, le général Ram- 15- — (Rouen), M. Quinette ;
pon ; 16» — (Lille), M. Coslaz :
5» — (Strasbourg), le général 18» — (Dijon), M. Tiiibaudeau ;
Pommereul; i8« — (Lyon), M. Maret;
6» — (Besançon), M. Dumolard; 20» — ( Périgueux ) , le général '• — (Grenoble), M. Bourdon de Marchand ;
Vatry; 21= — (Bourges), M. Colchen.