‹ Les cent meilleurs poemes (lyriques) de la langue françaiseChapitre 12 sur 49 · Hune Fontaine · texte numérisé non relu

Hune Fontaine

CETTE fontaine est froide, et son eau doux» coulante, A la couleur d'argent, semble parler d'amour : Un herbage mollet reverdit tout autour, M

PHILIPPE DESPORTES

Et le< aunes font ombre à la chaleur brûlante.

Le feuillage obéit à Zéphyr qui l'éventé, Soupirant amoureux en ce plaisant séjour : Le soleil clair de flamme est au milieu du jour, Et la terre se fend de l'ardeur violente.

Passant, par le travail du long chemin lassé, Brûlé de la chaleur, et de la soif pressé, Arrête en cette place où ton bonheur te mène.

L'agréable repos ton corps délassera.

L'ombrage et le vent frais ton ardeur chassera, Et ta soif se perdra dans l'eau de la fontaine.

FRANÇOIS DE MALHERBE

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