‹ Les cent meilleurs poemes (lyriques) de la langue françaiseChapitre 41 sur 49 · Le Parfum impérissable · texte numérisé non relu

Le Parfum impérissable

QUAND la fleur du soleil, la rose de Lahor, De son âme odorante a rempli goutte à goutte La fiole d'argile ou de cristal ou d'or, Sur le sable qui brûle on peut l'épandre toute.

Les fleuves et la mer inonderaient en vain Ce sanctuaire étroit qui la tint enfermée : Il garde en se brisant son arôme divin. Et sa poussière heureuse en reste parfumée.

Puisque par la blessure ouverte de mon cœur Tu t'écoules de même, ô céleste liqueur, Inexprimable amour, qui m'enflammai» pour elle !

Qu'il lui soit pardonné, que mon mal soit béni ! Par delà l'heure humaine et 'le temps infini Mon coeur est embaumé d'une odeur immortelle ! , «43

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