‹ Les cent meilleurs poemes (lyriques) de la langue françaiseChapitre 6 sur 49 · FRANÇOIS VILLON · texte numérisé non relu

FRANÇOIS VILLON

Offrit à mort sa très claire jeunesse ; Notre Seigneur tel est, tel le confesse. En cette foi je veux vivre et mourir.

CLÉMENT MAROT Chant de Mai et de Vertu,

VOLONTIERS en ce mois ici La terre mue, et renouvelle :

Maints amoureux en font ainsi, Sujets à faire amour nouvelle Par légèreté de cervelle, Ou pour être ailleurs plus contents :

Ma façon d'aimer n'est pas telle, Mes amours durent en tout temps.

N'y a si belle dame aussi.

De qui la beauté ne chancelle :

Par temps, maladie, ou souci Laideur les tire en sa nacelle :

Mais rien ne peut enlaidir celle Que servir sans fin je prétends :

Et parce qu'elle est toujours belle, Mes amours durent en tout temps.

Celle dont je dis tout ceci, C'est Vertu la nymphe éternelle, Qui au mont d'honneur éclairci Tous les vrais amoureux appelle :

Venez amants, venez (dit elle), Venez à moi, je vous attends :

Venez (ce dit la jouvencelle) , Met amours durent en tout temps.

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