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du duc, avec « un sien premier vallet de chambre, Jehan Coustain, et Toison d’Or ». On voit que le duc confie à son « écuyer breton » la mission de porter à Tours des lettres au sujet des plaintes du roi de Hongrie !, Hervé de Mériadec, grand écuyer d’écurie, assiste le duc à la réception de Bruxelles lors de la venue du dauphin ?. Louis XI devait établir ce Breton, «escuyer de bon los », dans un poste de confiance comme bailli de Tournai 5. Il recoit Pierre de Brezé à Hesdin, avec Philippe Pot et Michel de Chaugy 4.
Mieux que les indications du chroniqueur, les comptes de la maison de Bourgogne nous permettent de voir ce qu'était ce serviteur. Hervé de Mériadec, écuyer d’écurie du duc de Bourgogne, séjourne à Dijon en 1454, s’occupant des chevaux, remplissant une mission secrète vers le roi ‘ ; il certifie l’état des sommes payées par le châtelain du Quesnoy pour
l'entretien de deux chevaux amenés au Gard du Quesnoy, le 13 octobre 1458 $. En 1457,
à l’occasion de son mariage et de ses bons services, il reçoit 500 écus d’or 7. Premier écuyer d’écurie du duc, le 72 juin 1459, 1l donne une attestation au sujet de l’établissement à Locquignol d’un parc pour les juments et poulains sauvages de la forêt de Mormal 8. En 1460, sa femme, Jeanne de Croix, obtenait la promesse de la jouissance de l’hôtel du duc à Vervicq au cas où elle survivrait à son mari°. En 1461, Mériadec est payé de ses vacations de 1459 1° En 1468, le 25 mars, il fait l’inventaire des couvertures d’orfèvrerie, cottes d'armes, harnois de chevaux et autres objets d’écurie qu’il était allé chercher à Lille après la mort de Philippe le Bon #. Le 18 novembre 1470, il passe en revue les « coustilliers » de Ia compagnie de Pierre, seigneur de Roubaix !?, Il donne dénombrement des feux et fiefs sisà F SEE dits fiefs du Chastel et du Bois, tenus de la Salle de Lille, en 1462 #.
Mériadec a fait le conte d’un curé marié. Il s’agit d'un clerc de ie du diocèse de Noyon qui se rend à Rome au grand pardon de 1450 ; il donne à entendre que sa femme est morte, pour solliciter la cure de sa ville. Quand il vient en prendre possession, la première
personne qu'il rencontre est son épouse.
M. MONTBLÉRU, conteur de la nouvelle 63.
Il s’agit de Guillaume de Montbléru, neveu de Jean Régnier, le poète des Fortunes et
adversitez, baïlli d'Auxerre pour le duc de Bourgogne. Guillaume de Montbléru lui succèdera dans cette charge en 1465 14,
. Chastellain, III, 4.
. Ibid., 208.
. Chastellain, IV, 33.
. Ibid., 351.
Arch. du Nord, B. 2020, fol. 182 vo.
Arch. du Nord, B. 2031, pièce 62232.
. Arch. du Nord, B. 2026, fol. 332 r°.
. Arch. du Nord, B. 2035, pièce 62520.
. Arch. du Nord, B. 1607, fol. 89 v° (4 octobre). * Arch. du Nord, B. 2040, fol. 120.
. Arch. du Nord, B. 3512, pièces 123941, 123942. . Arch. du Nord, B. 2080, pièce 65733.
. Arch. du Nord, B. 3744, pièce 138287.
. Lebeuf, Histoire d'Auxerre, II, 449.
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Guillaume était premier écuyer d’écurie du comte de Charolais, lorsque Philippe le Bon légitima, le 2 février 1462 (n. st.) Pierre de Montbléru, fils naturel qu’il avait eu de Marguerite de Roos !, Guillaume accompagne Charolais dans la campagne de France, car on le retrouve à l’ost de Conflans lez Paris, le 24 septembre 1465, et le comte de Charolais lui fait don d’une pension d’un pietre par jour sur la recette de Béthune. Il est dit alors son maître d’hôtel, ayan] résigné les fonctions d’écuyer d’écurie, et faisant la dépense « au profit» de Jean de Rochefay, écuyer ?, Le 26 septembre 1466, le comte de Charolais mande de payer à Guillaume de Montbléru, son maître d’hôtel, 100 écus d’or, somme qui lui est due par le seigneur de Quiévrain ?, un de nos conteurs. Le 28 février 1468, le duc lui assure une pension de 26 patars par jour sur la recette de Béthune : il est dit ancien écuyer d’écurie faisant la dépense, et remplacé en son office par Jean de Roichefay dit Rasquin 4. Le 2 juillet, Guillaume de Montbléru donne quittance de sa pension et prend le titre d’écuyer, maître d'hôtel 5. Le 20 février 1469, Simon Doie, curé de Saint-Sauveur à Bruges, atteste la mort de Guillaume de Montbléru et son inhumation à la chapelle Saint-Luc en ladite église f,
Héros et conteur. de la nouvelle, Montbléru s’était trouvé, il y avait deux ans environ, à la foire d'Anvers en compagnie de Monseigneur d’Étampes qui le défrayait ?. Il rencontre Humbert de Pleine (c’est le maître de la chambre aux deniers de Philippe le Bon ®), Maître Roland Pipe (c'est le secrétaire et garde des joyaux ?) et Jean le Tourneur 1°, Montbléru est plaisant et gracieux et ils veulent bien loger avec lui. Ses compagnons n’ont apporté qu’une chemise chacun, et ils restent plus longtemps qu’ils ne pensaient à Anvers. On était à la Pentecôte et il faisait chaud. Les compagnons ont donné à laver leur unique chemise que la chambrière laisse sécher devant le feu. Montbléru descend de sa chambre de bon matin et cache les chemises dans de grands pots de cuivre, parmi le fumier de l’étable. Ses compagnons ne peuvent alors se lever, et c'était un dimanche. À midi, l’hôte doit leur prêter ses propres chemises, si étroites. Montbléru, le farceur, les conduit en la grande église d'Anvers où il y a
Arch. du Nord, B. 1608, fol. 161 vo.
Arch. du Nord, B. 2055, pièce 63972.
Arch. du Nord, B. 2059, pièce 64310.
Arch. du Nord, B. 2069, pièce 64990.
. Arch, du Nord, B. 2071, pièce 65229.
. Arch. du Nord, B. 2070, pièce 65174 ; B 1693, fol. 41 vo. . Jean Régnier a parlé de son « bon maistre d’Estampes ». Le comte d’Étampes était capitaine général de Picardie en 1457 (Arch. du Nord, B. 2026, fol. 428). 8. Arch. du Nord, B. 2020, fol. 141.