‹ Les cent nouvelles nouvelles publiéesChapitre 62 sur 156 · HISTOIRE ET DESCRIPTION DU MANUSCRIT DE GLASGOW · texte numérisé non relu

HISTOIRE ET DESCRIPTION DU MANUSCRIT DE GLASGOW

Le manuscrit des Cent Nouvelles nouvelles que nous republions aujourd’hui est conservé à la bibliothèque de l’Université de Glasgow dans le fonds Hunter où il porte le n° 252. Il a été utilisé pour la première fois par Thomas Wright, et publié par lui d’une manière assez peu correcte, dans la bibliothèque elzévirienne 1. Il est décrit exactement par MM. John Young et P. Henderson Aïtken : À Catalogue of the Manuscripts in the Library of the Hunterian Museum in the University of Glasgow. Glasgow, Maclehose, 1908, in-40, p. 201-203.

C’est un volume de 207 feuillets de vélin non chiffrés, mesurant 18 centimètres sur 2 LA écrit à longues lignes d’une manière soignée entre 1480 et 1490. Il a été relié dans une reliure de maroquin citron à la fin du xvir* siècle, et il porte sur son dos, orné de petits fers, le monogramme G. G., entouré de quatre lions rampants.

L'histoire du manuscrit de Glasgow tient en quelques lignes. Il est sorti de France à la vente de la bibliothèque Gaignat, où il a été décrit sommairement, en 1769, par le libraire de Bure : « Le livre des Cent Nouvelles nouvelles, composé pour l’amusement du roi Louis XI, lorsqu'il n’était encore que duc de Bourgogne f{sic), manuscrit sur vélin du xve siècle, en lettres gothiques, daté de l’année 1432, et décoré de petites miniatures assez jolies, petit in-folio, maroquin citron ». Vendu 100 livres 1 sol. C’est exactement la description sommaire de notre manuscrit qui a été acheté alors par le Docteur W. Hunter, un archéologue amateur ?, avec d’autres manuscrits qu’il acquit à Paris aux deux ventes de Gaignat, en 1759 et 1760. I a été légué, en 1807, à la bibliothèque de Glasgow où Thomas Wright l’a retrouvé en 1858.

Mais l’examen du dos de la reliure nous permet d’ajouter quelque chose à son histoire. Car le monogramme G. G., et les lions, indiquent qu’avant d’entrer chez Gaignat le manuscrit avait appartenu aux d’Estrées qui ont toujours porté le chiffre de la célèbre Gabrielle ?, entre le xvII® et le xvini® siècle. Plusieurs d’Estrées, hommes et femmes, ont été de remarquables bibliophiles, entre autres l’abbé qui légua sa collection aux Bénédictins de Saint- Germain des Prés À, °

La table, qui remplit les deux premiers feuillets, est incomplète : Sensuyt la table de ce

1. Les Cent Nouvelles nouvelles publiées d'après le seul manuscrit connu avec introduction et notes par M. Thomas Wright. Paris, chez P. Jannet, 1858, 2 vol., in-r2.

2. Né en 1718, M. Hunter mourut à Londres en 1783 Cf. Young et P. Henderson Aitken, Catalogue, X..

Page 1