‹ Les cent nouvelles nouvelles publiéesChapitre 63 sur 156 · Franklin, Anciennes Bibliothèques de Paris · texte numérisé non relu

Franklin, Anciennes Bibliothèques de Paris

present livre intitulé des Cent Nouvelles. Lequel en soy contient cent chapitres ou histoires ou pour mieulx dire nouvelles, n’est pas de la même main que la transcription des nouvelles ; mais elle est du même temps et a été rubriquée par le même rubricateur. Il y a une lacune

entre la 11° et la 97° nouvelle.

De la même main est la dédicace au duc de Bourgogne (fol. 2 v°) qui porte la date erronée,

Le texte commence au fol. 3 r°. L'écriture est large et carrée. Chaque nouvelle est précédée d’une petite miniature de 7 centimètres et demi sur 7 environ, et d’une lettre ornée. Chaque page est de 35 lignes avec une marge de 2 centimètres environ. Les noms des conteurs et le numéro des nouvelles sont rubriqués.

Le manuscrit présentait quelques lacunes. Fol. ror, le coin droit a été remplacé.

Fol. 137, texte récrit et vignette refaite, dans le même style.

Fol. 194, le bas de la page, arraché, a été complété par cinq lignes.

Fol. 206, le bas de la page, découpé, a été complété par la mention : La C® et dernierre nouvelle par Phelipe de Loan, et la nouvelle 100 (fol. 206 v°) par quatre lignes de texte.

Fol. 207, le feuillet a été refait entièrement, ainsi que la mention : Icy finent les C. nouvelles nouvelles. |

Il semble que ces lacunes aient été supplées au commencement du xviie siècle. Mais il est difficile de le préciser ; car la main qui a complété ces lacunes s’est efforcée d’imiter l’écri-

ture du xv® siècle. Quel est le texte qui a servi à ces restaurations ? Nous n’avons pu encore le découvrir ;

mais ce n’est pas le texte de Vérard, comme on pourrait s’y attendre.

Indiquons enfin que l’ordre des nouvelles n’est pas le même dans le manuscrit de Glasgow que dans l'édition de Vérard. La 100€ nouvelle de Vérard est ici la 99€ ; et la 99€ de Vérard est ici la dernière nouvelle. La table du manuscrit de Glasgow annonce d’ailleurs les nou-

velles suivant l’ordre adopté par Vérard.

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Sensuyt la table de ce present livre, intitulé des Cent Nouvelles, lequel en soy contient cent chapitres ou histoires, ou pour mieulx dire nouvelles.

Compté par Monseigneur le Duc.

La premiere nouvelle traicte d’un qui trouva façon d’avoir la femme de son voisin, lequel il avoit envoyé dehors pour plus aisement l’avoir ; et luy, retourné de son voiage, trouva celuy qui se baignoït avec sa femme. Et, non sachant que ce fust elle, la volut veoir : et permis luy fut de seullement veoir le derriere : et alors jugea que ce luy sembla sa femme, mais croire ne l’osa. Et, sur ce, se partit et vint trouver sa femme a l’ostel, qu’on avoit boutée hors par une posterne ; et luy compta son ymaginacion.

Par Monseigneur le Duc.

La secunde nouvelle, comptée par monseigneur le duc Philipe, d’une jeune fille qui avoit le mal de broches, la quelle creva a ung cordelier qui la vouloit mediciner ung seul bon œil qu’il avoit ; et du proces qui en fut.

Par Monseigneur de la Roche.

La tierce nouvelle, de la tromperie que fist ung chevalier a la femme de son musnier, a laquelle baïlloit a croire que son con luy cherroïit, si luy recoingna pluseurs foiz. Et le musnier, de ce adverty, pescha ung dyamant que la femme au chevalier avoit perdu ; et dedans son corps le trouva, comme bien sceut le chevalier depuis ; si l’appella pescheur, et le musnier cuigneur le nomma.

- Par Monseigneur.

La ïïije nouvelle, d’un archier escossois qui fut amoureux d’une belle gente damoiselle, femme d’un eschopier, laquelle, par le commandement de son mary, assigna jour audit Escossois ; et de fait y comparut et besoigna tant qu’il voult, le dit eschopier estant caiché en la ruelle de son Lit, qui tout”povoit veoir et oyr.

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Par Philipe de Loan.

La v® nouvelle, par Philipe de Loan, de deux jugements de monseigneur Talebot, c’est asavoir, d’un François prins par ung Anglois soubz son sauf conduit, qui d’aguilectes a armer se defendit contre le Françoys, qui d’une espée le feroit, present T'alebot ; et d’un qui |” ghse avoit robée, auquel il fist jurer de non jamais plus entrer en l'eglise.

La vj® nouvelle, par monsieur de Launoy, d’un yvroigne qui au prieuré des Augustins de La Haye en Hollendre se voult confesser, et après sa confession, disant que en bon estat estoit, vouloit mourir. Et cuida avoir la teste trenchée et estre mort, et par ses compaignons fut emporté, qui luy disoient qu’ilz l’emportoient en terre.

La vij® nouvelle, par Monseigneur, de l’orfevre de Paris qui fist le charreton couscher avec luy et sa femme ; et comment le charreton par derrière se jouoit avec elle, dont l’orfevre se parceut et trouva ce qui estoit ; et des parolles qu’il dist au charreton.

La viüje, par monseigneur de la Roche, d’un compaignon picard demourant a Bruxelles, qui engrossa la fille de son maistre ; et a ceste cause print congié de haulte heure et vint en Picardie se marier. Et tost après son partement, la mere de la fille se parceut de l’encloueure de sa fille, laquelle, a quelque meschief que ce fust, confessa le cas tel qu’il estoit. La mere la renvoya devers le dit compaignon ; et depuis leur espousée, par ung accident qui au compaignon advint le jour de ses nopces.

La ix® nouvelle, par Monseigneur le duc, d’un chevalier de Bourgoigne, amoureux d’une des chambrieres de sa femme. Cuidant coucher avecques celle, cogneut que c’estoit mesmes sa femme, qui ou lieu de sa chambriere s’estoit boutée. Et comment ung aultre chevalier, son voisin, par son ordonnance, avecques sa femme aussi avoit couschié, dont il fut bien mal content, ja soit ce que sa femme n’en sceut oncques riens, et ne cuidoit avoir eu que son

mary. |

La x° nouvelle, par monseigneur de la Roche, d’un chevalier d'Angleterre, qui, puis qu’il fut marié, voult que son mignon, comme paravant son mariage, de belles filles luy fist finance ; laquelle chose il ne voult faire, et s’excusoit ; mais son maïstre a son premier train le ramena par le faire servir de pastés d’anguilles.

La xi° nouvelle, par Monseigneur, d’un paillard jaloux qui, après beaucop d’offrandes faictes a divers sains pour le remede de sa maudicte maladie, fist offrir une chandelle au deable qu’on mect communement desoubz saint Michel ; et du songe qu’il songea, et de ce qui luy advint au reveiller !,

[La dousiesme nouvelle parle d’ung Hollandois qui nuyt et jour, a toute heure, ne cessoit d’assaillir sa femme au jeu d’amours ; et comment d’aventure il la rua par terre, en passant par ung bois, soubz un grant arbre sur lequel estoit ung laboureur qui avoit perdu son veau. Et, en faisant inventoire des beaux membres de sa femme, dist qu’il veoit tant de belles choses et quasi tout le monde ; a qui le laboureur demanda s’il veoit point son veau qu’il cherchoit, duquel il disoit qu’il lui sembloit en veoir la queue.

La tresiesme nouvelle, comment le clerc d’ung procureur d'Angleterre deceut son maistre pour luy faire accroire qu'il n’avoit nulz coillons, et a ceste cause il eut le gouvernement de sa maistresse aux Champs et a la ville, et se donnerent bon temps.

1. Ce qui suit, entre crochets, est emprunté au texte de Vérard (Bibl. Nat., Ye 174 Réserve).

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La quatorsiesme nouvelle, de l’ermite qui deceut la fille d’une povre femme, et lui faisoit accroire que sa fille auroit ung filz de lui qui seroit pape, et adonc, quant vint 2 l’enfanter, ce fut une fille, et ainsi fut l’embusche du faulx hermite descouverte, qui a ceste cause s’enfouit du païs.

La quinsiesme nouvelle, d’une nonnain que ung moyne cuidoit tromper, lequel en sa compaignie amena son compaignon, qui devoit bailler a taster a elle son instrument, comme le marchié le portoit, et comme le moyne mit son compaignon en son lieu, et de la response que elle fist.

La xvje nouvelle, d’ung chevalier de Picardie, lequel en Prusse s’en ala ; et tandiz ma dame sa femme d’ung autre s’accointa ; et, a l’eure que son mary retourna, elle estoit couchée avec son amy, lequel, par une gracieuse subtilité, elle le bouta hors de sa chambre, sans ce que son mary le chevalier s’en donnast garde.

La xvij® nouvelle, par monseigneur, d’ung president de parlement qui devint amoureux de sa chamberiere, laquelle a force, en bulletant la farine, cuida violer, mais par beau parler de lui se desarma et lui fist affubler le bulleteau de quoy elle tamisoit, puis ala querir sa maistresse, qui en cet estat son mary et seigneur trouva, comme cy après vous orrez.

La xvuje nouvelle, racomptée par monseigneur de la Roche, d’ung gentilhomme de Bourgoingne, lequel trouva façon, moyennant dix escuz qu’il fit baïller a la chamberiere, de couchier avecques elle ; mais, avant qu’il voulsist partir de sa chambre, il eut ses dix escuz et se fist porter sur les espaules de Îa dicte chamberiere par la chambre de l’oste. Et, en passant par la dicte chambre, il fist ung sonnet tout de fait advisé qui tout leur fait encusa, comme vous pourrez ouyr en la nouvelle cy dessoubz.

La xix® nouvelle, par Phelippe Vignieu, d’ung marchant d’Angleterre, du quel la femme, en son absence, fist ung enfant, et disoit qu’il estoit sien ; et comment 1l s’en despescha gracieusement comme elle luy avoit baillé a croire qu’il estoit venu de neige, aussi pareiïllement au soleil comme la neige s’estoit fondu.

La vingtiesme nouvelle, par Philippe de Laon, d’ung lourdault Champenois, lequel, quant 1l se maria, n’avoit encores jamais monté sur beste crestienne, dont sa femme se tenoit bien de rire. Et de l’expedient que la mere d'elle trouva, et du soudain pleur dudit lourdault a une feste et assemblée qui se fist depuis après qu’on lui eut monstré l’amoureux mestier, comme vous pourrez ouyr plus a plain cy après.

La vingt et uniesme nouvelle, racomptée par Philippes de Laon, d’une abesse qui fut malade par faulte de faire cela que vous savez, ce qu’elle ne vouloit faire, doubtant de ses nonnains estre reprouchée ; et toutes lui accorderent de faire comme elle ; et ainsi s’en firent toutes donner largement.

La vingt et deusiesme nouvelle racompte d’ung gentil homme qui engroiïssa une jeune fille, et puis en une armée s’en ala. Et, avant son retour, elle d’ung autre s’accointa, auquel son enfant elle donna. Et le gentil homme, de la guerre retourné, son enfant demanda ; et elle lui pria que a son nouvel amy le laissast, promettant que le premier qu’elle feroit sans faulte lui donneroit, comme cy dessoubz vous sera recordé..

La vingt et troisiesme nouvelle, d’ung clerc de qui sa maistresse fut amoureuse, la quelle a bon escient s’i accorda, pour tant qu’elle avoit passé la roye que le dit clerc lui avoit faicte. Ce voyant son petit filz dist a son pere, quant il fut venu, qu’il ne passast point la raye : car, s’il la passoïit, le clerc lui feroit comme il avoit fait a sa mere.

La vingt et quatriesme nouvelle, dicte et racomptée par monseigneur de Fiennes, d’ung

conte qui une tresbelle, jeune et gente fille, l’une de ses subjectes, cuida decevoir par force ; et comment elle s’en eschappa par le moyen de ses houseaux ; mais depuis l’en prisa tresfort, et l’aida a marier, comme il vous sera declairé cy après.

La vingt et cinquiesme nouvelle, racomptée et dicte par Monseigneur de Saint Yon, de celle qui de force se plaignit d’ung compaignon, lequel elle avoit mesmes adrecié a trouver ce qu’il queroïit ; et du jugement qui en fut fait.

La vingt et siziesme nouvelle, racomptée et mise en terme par monseigneur de Foquessoles, des amours d’ung gentilhomme et d’une damoiselle, laquelle esprouva la loyauté du gentil homme par une merveilleuse et gente façon, et coucha troys nuytz avec lui sans aucunement savoir que ce fust elle ; mais pour homme la tenoit, ainsi comme plus a plain pourrez ouyr cy après.

La vingt et septiesme nouvelle, racomptée par monseigneur de Beauvoir, des amours d’ung grant seigneur de ce royaume et d’une gente damoiselle mariée, laquelle, affin de baillier lieu a son serviteur, fist son mary bouter en ung bahu par le moyen de ses chamberieres, et leans le fist tenir toute la nuyt, tandis qu’avec son serviteur passoit le temps ; et des gaigeures qui furent faictes entre elle et son dit mary, comme il vous sera recordé cy après.

La vingt et huitiesme nouvelle, dicte et racomptée par messire Michault de Changy, de la journée assignée a ung grant prince de ce royaume par une damoiselle servante de chambre de la royne, et du petit exploit d’armes que fist le dit prince, et des faintises que la dicte demoiselle disoit a la royne de sa levriere, laquelle estoit tout a propos enfermée dehors de la chambre de la dicte royne, comme orrez cy après.

La vingt et nefviesme nouvelle, racomptée par monseigneur, d’ung gentil homme qui, des la premiere nuyt qu’il se maria, et après qu’il eut heurté ung coup a sa femme, elle luy rendit ung enfant ; et de la maniere qu’il en tint, et des paroles qu’il en dist a ses compaignons qui lui apportoient le chaudeau, comme vous orrez cy après.

La trentiesme nouvelle, racomptée par monseigneur de Beauvoir, françois, de troys marchans de Savoye alans en pelerinage a Saint Anthoine en Viennois, qui furent trompez et deceuz par trois cordeliers, lesquelz coucherent avec leurs femmes, combien qu’elles cuidoient estre avec leurs mariz ; et comment, par le rapport qu’elles firent, leurs maryz le sceurent et de la maniere qu'ilz en tindrent, comme vous orrez cy après.

La trente et uniesme nouvelle, mise en avant par monseigneur, de l’escuier qui trouva la mulette de son compaignon et monta dessus, laquelle le mena 2 l’uis de la dame de son maistre ; et fist tant l’escuier qu’il coucha leans, ou son compaignon le vint trouver ; et pareillement des paroles qui furent entre eulz, comme plus a plain vous sera declairé cy dessoubz.

La trente et deusiesme nouvelle, racomptée par monseigneur de Villiers, des cordeliers d’Ostelleric en Castelongne qui prindrent le disme des femmes de la ville ; et comment il fut sceu, et quelle punicion par le seigneur et ses subjetz en fut faicte, comme vous orrez cy après.

La trente et troisiesme nouvelle, racomptée par monseigneur, d’ung gentil seigneur qui fut amoureux d’une damoiselle, dont se donna garde ung autre grant seigneur, qui lui dist ; et l’autre tousjours plus lui celoit et en estoit tout affolé ; et de l’entretenement depuis d’eulz deux envers elle, comme vous pourrez ouyr cy après.

La trente et quatriesme nouvelle, racomptée par monseigneur de la Roche, d’une femme mariée qui assigna journée a deux compaginons, lesquelz vindrent et besoingnerent ; et le

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mary tantost apres survint ; et des paroles qui après en furent, et de la maniere qu’ilz tindrent, comme vous Orrez Cy après.

La trente et cinquiesme nouvelle, par monseigneur de Villiers, d’ung chevalier du quel son amoureuse se maria, tandis qu’il fut en voyaige ; et a son retour, d’aventure la trouva en mesnage, laquelle, pour couchier avec son amant, mist en son lieu couchier avec son mary une jeune damoiselle, sa chamberiere ; et des paroles d’entre le mary et le chevalier voyaigeur, comme plus a plain vous sera recordé cy après.

La xxxvj® nouvelle, racomptée par monseigneur de la Roche, d’ung escuier qui vit sa maistresse, dont il estoit moult feru, entre deux autres gentilz hommes, et ne se donnoïit de garde qu’elle tenoit chascun d’eulz en ses laz ; et ung autre chevalier qui savoit son cas le lui baïlla a entendre, comme vous orrez cy après.

La trente et septiesme nouvelle, par monseigneur de la Roche, d’ung jaloux qui enregistroit toutes les façons qu’il povoit ouyr ne savoir dont les femmes ont deceu leurs mariz, le temps passé ; mais a la fin il fut trompé par l’ordre eaue que l’amant de sa dicte femme getta par une fenestre sur elle, en venant de la messe, comme vous orrez cy après.

La trente et huitiesme nouvelle, racomptée par monseigneur le seneschal de Guienne, d’ung bourgois de Tours qui acheta une lamproye qu’a sa femme envoya pour appointer, affin de festoier son curé, et la dicte femme l’envoya a ung cordelier son amy ; et comment elle fist couchier sa voisine avec son mary, qui fut bastue, Dieu sçait comment, et de ce qu’elle fist accroire a sondit mary, comme vous orrez cy dessoubz.

La xxxix® nouvelle, racomptée par monseigneur de Saint Pol, du chevalier qui, en attendant sa dame, besoingna troys fois avec la chamberiere qu’elle avoit envoyée pour entretenir le dit chevalier, afin que trop ne luy ennuyast ; et depuis besoingna troys fois avec la dame ; et comment le mary sceut tout par la chamberiere, comme vous orrez.

La xi® nouvelle, par messire Michault de Changy, d’ung jacopin qui abandonna sa dame par amour, une bouchiere, pour une autre plus belle et plus jeune ; et comment ladicte bouchiere cuida entrer en sa maison par la cheminée.

La quarante et uniesme nouvelle, par monseigneur de la Roche, d’ung chevalier qui faisoit vestir a sa femme ung haubregon quand il lui vouloit faire ce que savez, ou compter les dens ; et du clerc qui lui apprint autre maniere de faire, dont elle fut a pou près par sa bouche mesmes encusée a son mary, se n’eust esté la glose qu'elle controuva subite-

ment.

La xlije nouvelle, par Meriadech, d’ung clerc de villaige estant a Romme, cuidant que sa femme fust morte, devint prestre et impetra la cure de sa ville ; et, quant il vint a sa cure, la premiere personne qu’il rencontra ce fut sa femme.

La xliije nouvelle, par Monseigneur de Fiennes, d’ung laboureur qui trouva un homme sur sa femme, et laissa a le tuer pour gaigner une somme de blé ; et fut la femme cause du traictié, affin que l’autre parfist ce qu’il avoit commencé.

La xliiije nouvelle, par monseigneur de la Roche, d’ung curé de villaige qui trouva façon de marier une fille dont il estoit amoureux, laquelle lui avoit promis, quant elle seroit mariée, de faire ce qu’il vouldroit ; laquelle chose, le jour de ses nopces, il Juy ramenteust, ce que le mary d’elle ouyt tout a plain, a quoy il mit provision, comme vous orrez.

La xlv® nouvelle, par monseigneur de la Roche, d’ung jeune Escossois qui se maintint en habillement de femme l’espace de quatorze ans, et par ce moyen couchoit avec filles et femmes mariées, dont il fut puny en la fin, comme vous orrez cy après.

La quarante et siziesme nouvelle, racomptée par monseigneur de T'hienges, d’ung jacopin et de la nonnaïn qui s’estoient boutez en ung preau pour faire armes a plaisance, dessoubz ung poirier ou s’estoit caiché ung qui savoit leur fait tout a propos, qui leur rompit leur fait pour ceste heure, comme plus a plain vous orrez cy apres.

La quarante et septiesme nouvelle, par monseigneur de la Roche, d’ung president saichant la deshonneste vie de sa femme, la fist noyer par sa mulle, la quelle il fit tenir de boire par l’espace de huit jours ; et pendant ce temps lui faisoit bailler du sel a mengier, comme il vous sera recordé plus a plain.

La quarante et huitiesme nouvelle, racomptée par monseigneur de la Roche, de celle qui ne vouloit souffrir qu’on la baïsast, mais bien vouloit qu’on lui rembourrast son bas ; et habandonnoïit tous ses membres, fors la bouche, et de la raison qu’elle y mettoit.

. La quarante et nefviesme nouvelle, racomptée par Pierre David, de celui qui vit sa femme avec ung homme auquel elle donnoit tout son corps entierement, excepté son derriere, qu’elle laissoit a son mary, lequel la fist habiller ung jour, presens ses amys, d’une robe de bureau et fit mettre sur son derriere une belle piece d’escarlate ; et ainsi la laissa devant tous ses amys.

La cinquantiesme nouvelle, racomptée et dicte par Anthoine de la Sale, d’ung pere qui voulut tuer son fils pource qu'il avoit voulu monter sur sa mere grant, et de la response du dit filz. |

La cinquante et uniesme nouvelle, racomptée par l'acteur, de la femme qui departoit ses enfans au lit de la mort, en l’absence de son mary, qui siens les tenoit ; et comment ung des plus petiz en advertit son pere.

La cinquante et deusiesme nouvelle, racomptée par monseigneur de la Roche, de troys enseignemens que ung pere baïlla a son filz, lui estant au lit de la mort, lesquelz ledit filz mist a effet au contraire de ce qu’il lui avoit enseigné. Et comment il se deslia d’une jeune fille qu’il avoit espousée, pource qu’il la vit couchier avec le prestre de la maison la premiere nuyt de leurs nopces. |

La lüj® nouvelle, racomptée par monseigneur l’amant de Brucelles, de deux hommes et deux femmes qui attendoient pour espouser a la premiere messe bien matin ; et, pource que le curé ne veoit pas trop cler, il print l’une pour l’autre, et changea a ‘chascun homme la femme qu'il devoit avoir, comme vous orrez.

La liñij® nouvelle, racomptése par Mahiot, d’une damoiselle de Maubeuge qui se abandonna a ung charreton et refusa plusieurs gens de bien ; et de la response qu'elle fist a ung chevalier, pource qu’il lui reprouchoïit plusieurs choses, comme vous orrez.

La 1v® nouvelle, par monseigneur de Villiers, d’une fille qui avoit l’epidimie, qui fist mourir troys hommes pour avoir la compaignie d’elle ; et comment le quatriesme fut saulvé et elle aussi.

La Ivje nouvelle, par monseigneur de Villiers, d’ung gentil homme qui attrappa en ung piege qu’il fist le curé, sa femme et sa chamberiere, et ung loup avec eulz ; et brula tout la

dedens, pour ce que le dit curé maintenoït sa femme.

La lvij® nouvelle, par monseigneur de Villiers, d’une damoïselle qui espousa ung bergier, de la maniere du traictié du mariaige, et des paroles qu’en disoit ung gentil homme, frere de la dicte damoiselle.

La lviije nouvelle, par monseigneur le duc, de deux compaignons qui cuidoient trouver leurs dames plus courtoises vers eulx ; et jouerent tant du bas mestier que plus ne povoient ;

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et puis dirent, pource qu’elles ne tenoient compte d’eulz, qu’elles avoient comme eulz joué du cymier, comme vous orrez cy après. |

La lix® nouvelle, par-Poncelet, d’ung seigneur qui contrefist le malade pour couchier avec sa chamberiere, avec laquelle sa femme le trouva.

La x nouvelle, par Poncelet, de troys damoiselles de Malignes qui accointées s’estoient de troys cordeliers, qui leur firent faire couronnes et vestir l’abbit de religion, afin qu’elles ne fussent apperceues, et comment il fut sceu.

La Ixi® nouvelle, par Poncelet, d’ung marchant qui enferma en sa huche l’amoureux de sa femme ; et elle y mist un(e) asne secretement, dont le mary eut depuis bien a souffrir et se trouva confuz.

La Îxije nouvelle, par monseigneur de Commesuram, de deux compaignons dont l’ung d’eulz laissa ung dyamant ou lit de son hostesse et l’autre le trouva, dont il sourdit entre eulz ung grant debat, que le mary de la dicte hostesse appaisa par tresbonne façon.

La Ixüje nouvelle, d’ung nommé Montbleru, lequel a une foire d’Envers, desroba a ses compaignons leurs chemises et couvrechiefz qu’ilz avoient baïllées à blanchir a la chamberiere de leur hostesse ; et comme depuis il[z] pardonnerent tout au larron ; et puis le dit Montbleru leur compta le cas tout au long.

La lxiij® nouvelle, par messire Michault de Changy, d’ung curé qui se vouloit railler d’ung chatreur nommé Trenchecouille ; mais il eut ses genitoires coupez par le consentement de l’oste.

La Ixv® nouvelle, par monseigneur de prevost de Vuatenes, de la femme qui ouyt compter a son mary que ung hostellier du mont Saint Michiel faisoit raige de ronciner, si y alla cuidant l’esprouver ; mais son mary l’en garda trop bien, dont elle fut trop mal contente, comme vous orrez Cy après.

La soixante et seziesme nouvelle, par Philippe de Laon, d’ung tavernier de Saint Omer qui fist une question a son petit filz, dont il se repentit après qu’il eut ouy la response, de laquelle sa femme en fut treshonteuse, comme vous orrez plus a plain cy après.

La Ixvij nouvelle, racomptée par Philippe de Laon, d’ung chapperon fourré de Paris qui une courdouenniere cuida tromper ; mais il se trompa lui mesmes bien lourdement, car il la maria a un barbier, et, cuydant d’elle estre despesché, se voulut marier ailleurs : mais elle l’en garda bien, comme vous pourrez veoir cy dessoubz plus a plain.

La Ixviije nouvelle, d’ung homme marié qui sa femme trouva avec ung autre, et puis trouva maniere d’avoir d’elle son argent, ses bagues, ses joyaux, et tout jusques a la chemise : et puis l’envoya païstre en ce point, comme cy apres vous sera recordé.

La Ixix® nouvelle, racomptée par monseigneur, d’ung gentil chevalier de la conté de Flandres, marié a une tresbelle et gente dame, lequel fut prisonnier en Turquie par longue espace, durant laquelle sa bonne et loyale femme, par l’amonnestement de ses amys, se remaria a ung autre chevalier ; et tantost après qu’elle fut remariée, elle ouyt nouvelles que son premier mary revenoit de Turquie, dont par deplaisance se laissa mourir, pource qu’elle avoit fait nouvelle aliance.

La septantiesme nouvelle, racomptée par monseigneur, d’ung gentil chevalier d’Alemaigne, grant voyaigier en son temps, lequel, après ung certain voyaige par lui fait, fist veu de jamais faire le signe de la croix, par la tresferme foy et credence qu’il avoit ou saint sacrement de baptesme, en laquelle credence il combastit le dyable, comme vous orrez.

La Ixxj® nouvelle, racomptée par monseigneur, d’ung chevalier de Picardie qui en la ville

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de Saint Omer se logea en une hostellerie, ou il fut amoureux de l’ostesse de leans, avec laquelle il fut tresamoureusement ; mais en faisant ce que savez, le mary de la dicte hostesse les trouva, lequel tint maniere telle que cy après pourrez ouyr.

La Lxxije nouvelle, par monseigneur de Commesuram, d’ung gentil homme de Picardie qui fut amoureux de la femme d’ung chevalier son voisin, lequel gentil homme trouva façon par bons moyens d’avoir la grace de sa dame, avec laquelle il fut assiegé, dont a grant peine trouva maniere d’en yssir, comme vous orrez cy après.

La Lxxiije nouvelle, par maistre Jehan Lambin, d’ung curé qui fut amoureux d’une sienne paroichienne, avec laquelle le dit curé fut trouvé par le dit mary de la gouge, par l’advertissement de ses voisins ; et de la maniere comment le dit curé eschappa, comme vous orrez cy après.

La Lxxiije nouvelle, par Philippe de Laon, d’ung prestre boulenois qui eleva par deux fois le corps de Nostre Seigneur, en chantant une messe, pource qu’il cuidoit que monseigneur le seneschal de Boulongne fust venu tart a la messe ; et aussi comment il refusa de prendre la paix devant monseigneur le seneschal, comme vous pourrez ouyr cy après.

La septante et cinquiesme nouvelle, racomptée par monseigneur de Talemas, d’ung gentil galant demy fol et non gueres saige, qui en grant aventure se mist de mourir etestre pendu au gibet, pour nuyre et faire desplaisir au baïlly, a la justice et autres plusieurs de la ville de Troyes en Champaigne, desquelz il estoit hay mortellement, comme plus a plain pourrez ouyr Cy après.

La Lxxvje nouvelle, comptée par Philippe de Laon, d’ung prestre chapellain a ung chevalier de Bourgoingne, lequel fut amoureux de la gouge dudit chevalier ; et de l’aventure qui lui advint a cause de ses dictes amours, comme cy dessoubz vous orrez.

La Lxxvije nouvelle, racomptée par Alardin, d’ung gentilhomme des marches de Flandres, lequel faisoit sa residence en France ; mais, durant le temps que en France residoit, sa mere fut malade es dites marches de Flandres ; lequel la venoit tressouvent visiter, cuidant qu’elle mourust ; et des paroles qu’il disoit et de la maniere qu'il tenoit, comme vous orrez cy dessoubz. |

La septante et huitiesme nouvelle, par Jehan Martin, d’ung gentilhomme marié, lequel s’avoulenta de faire plusieurs et loingtains voyaiges, durant lesquelz sa bonne et loyale preude femme de troys gentilz compaignons s’accointa que cy après pourrés ouyr ; et comment elle confessa son cas a son mary, quand des ditz voyaiges fut retourné, cuidant le confesser a son curé ; et de la maniere comment elle se saulva, comme cy après orrez.

La Lxxixe nouvelle, par messire Michault de Changy, d'ung bonhomme de Bourbonnois, lequel ala au conseil a ung saige homme dudit lieu, pour son asne qu’il avoit perdu, et comment il croioit que miraculeusement il retrouva son dit asne, comme cy après pourrez ouir.

La huitantiesme nouvelle, par messire Michault de Changy, d’une jeune fille d’Alemaigne qui de l’aage de xv a xvI ans, ou environ, se maria a ung gentil galant, laquelle se complaignit de ce que son mary avoit trop petit instrument a son gré, pource qu’elle veoit ung petit asne qui n’avoit que demy an, et avoit plus grand ostil que son mary, qui avoit XXIIII ou XXVI ans.

La huitante et uniesme nouvelle, racomptée par monseigneur de Vaulvrain, d’un gentil chevalier qui fut amoureux d’une tresbelle jeune dame mariée, lequel cuida bien parvenir

a la grace d’icelle et aussi d’une autre sienne voisine ; mais il faillit a toutes deux, comme cy après vous sera recordé.

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La huitante et deusiesme nouvelle, par monseigneur de Lannoy, d’ung bergier qui fit marchié avec une bergiere qu’il monteroit sur elle afin qu'il veist plus loing, par tel si qu’il ne l’embrocheroit non plus avant que le signe qu’elle mesme fist de sa main sur l'instrument dudit bergier, comme cy après plus a plain pourrez ouyr.

La huitante et troisiesme nouvelle, par monseigneur de Vaulvrain, d’ung carme qui en ung vilaige prescha ; et comment, après son preschement, il fut prié de disner avec une damoiselle ; et comment, en disnant, il mist grant de fournir et emplir son prepoint, comme vous orrez Cy après.

La huitante et quatriesme nouvelle, par monseigneur le marquis de Rothelin, d’ung sien mareschal qui se maria a la plus douce et amoureuse femme qui fut en tout le pays d’Alemaigne. S'il est vray ce que je dy sans en faire grant serment, affin que par mon escript menteur ne soye reputé, vous le pourrez veoir cy dessoubz plus a plain.

La huitante et cinquiesme nouvelle, d’ung orfevre marié a une tresbelle, doulce et gracieuse femme, et avec ce tresamoureuse, par especial de son curé leur prouchain voisin, avec lequel son mary la trouva couchée par l’advertissement d’ung sien serviteur, et ce par jalousie, comme vous pourrez ouyr.

La huïitante et sisiesme nouvelle racompte et parle d’ung jeune homme de Rouen qui print en mariaige une belle et gente jeune fille, de l’aage de quinze ans ou environ, lesquelz la mere de la dicte fille cuida bien faire desmarier par monseigneur l’official de Rouen ; et de la sentence que le dit official en donna, après les parties par lui ouyes, comme vous pourrez veoir cy dessoubz plus a plain en la dicte nouvelle.

La huitante et septiesme nouvelle racompte et parle d’ung gentil chevalier, le quel s’enamoura d’une tresbelle, jeune et gente fille, et aussi comment il luy print une moult grande maladie en ung œil ; pour laquelle cause lui convint avoir ung medecin, lequel pareïllement devint amoureux de la dicte fille, comme vous ourrez ; et des paroles qui en furent entre le chevalier et le medecin, pour l’emplastre qu’il luy mist sur son bon œil.

La Lxxxviije nouvelle, d’ung bon simple homme païsan, marié a une plaisante et gente femme, laquelle laissoit bien le boire et le mengier pour aymer par amours ; et de fait, pour plus asseurement estre avec son amoureux, enferma son mary ou coulombier par la maniere que vous orrez.

La Lxxxixe nouvelle, d’ ung curé qui oublia par negligence, ou faulte de sens, a annuncer le karesme a ses paroichiens, j jusques a la vigille de Pasques fleuries, comme cy après pourrez ouyr ; et de la maniere comment il s’excusa devers ses paroichiens.

La nonantiesme nouvelle, d’ung bon marchant du pays de Brebant qui avoit sa femme tresfort malade, doubtant qu’elle ne mourust, après plusieurs remonstrances et exortacions qu'il lui fist pour le salut de son ame, lui crya mercy, laquelle luy pardonna tout ce qu’il povoit lui avoir meffait, excepté tant seulement ce qu’il avoit si peu besoingnié en son ouvroir, comme en la dicte nouvelle pourrez ouyr plus a plain.

La nonante et uniesme nouvelle parle d’ung homme qui fut marié a une femme laquelle estoit tant luxurieuse et tant chaulde sur le potaige que je cuide qu’elle fut née es estuves, ou a demye lieue prés du soleil de midy : car il n’estoit nul, tant bon ouvrier fust il, qui la peust refroidir ; et comment il la cuida chastier, et de la reponse qu’elle lui bailla.

La nonante et deusiesme nouvelle, d’une bourgeoise mariée qui estoit amoureuse d’ung chanoine, laquelle, pour plus couvertement aler vers le dit chanoine, s’accointa d’une sienne

voisine : et de la noise et debat qui entre elles sourdit pour l’amour du mestier dont elles estoient, comme vous orrez cy après.

La nonante et troisiesme nouvelle, d’une gente femme mariée qui faignoït a son mary d’aler en pelerinaige pour soy trouver avec le clerc de la ville, son amoureux, avec lequel son mary la trouva ; et de la maniere qu’il tint quant ensemble les vit faire le mestier que vous savez.

La nonante et quatriesme nouvelle, d’ung curé qui portoit courte robe comme font ces galans a marier ; pour laquelle cause il fut cité devant son juge ordinaire, et de la sentence qui en fut donnée ; aussi la deffense qui lui fut faicte, et des autres tromperies qu’il fist après, comme vous orrez plus a plain.

La nonante et cinquiesme nouvelle, d’ung moyne qui faignit estre tresfort malade et en dangier de mort, pour parvenir a l'amour d’une sienne voisine, par la maniere qui cy après s'ensuit. | |

La nonante et vje nouvelle, d’ung simple et riche curé de villaige, qui par sa simplesse avoit enterré son chien ou cymeitiere ; pour laquelle cause il fut cité par devant son evesque ; et comme il bailla la somme de cinquante escuz d’or audit evesque ; et de ce que l'evesque luy en dist, comme pourrés ouyr cy dessoubz.] |

La üijxx xvije nouvelle, par monseigneur de Launoy, d’une assemblée de bons compaignons faisans bonne chere a la taverne et buvans d’autant et d’autel, dont l’un d’iceulx se combatit a sa femme, quant en son hostel fut retourné, comme vous orrez.

La iäïjxx xvüje nouvelle, par l’acteur, d’un chevalier des marches de France, lequel avoit de sa femme une fille, belle damoiselle eagée de xvj a xvij ans ou environ ; mais, pour ce que son pere la vouloit marier a ung ancien chevalier, elle s’en alla avec ung aultre jeune chevalier, son serviteur en amours, en tout bien et honneur. Et comment, par merveilleuse fortune, ilz f[inejrent tous deux leurs [jours] piteusement, comme vous orrez.

La üijxx xixe nouvelle !, par Philipe de Loan, d’un evesque d’Espaigne qui par defaulte de poisson mengea deux perdriz en ung vendredi ; et comment il dist a ses gens qu’il les avoit convertiz par parolles de char en poisson, comme cy dessous vous sera recordé.

La centiesme et derreniere de ces nouvelles ?, par l'acteur, d’un riche marchant de la cité de Jennes, qui se maria a une belle et jeune fille, laquelle, pour la longue absence de son mary,

et par son mesme advertissement, manda querir ung sage clerc pour la secourir de ce dont elle avoit mestier ; et de la response qu’il luy donna, comme cy après pourrez ouyr.

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