XII. — LE VEAU
La douziesmc nouvelle parle d’ung üollandois, qui, nuyt et jour, à toute heure, ne cessoit d’assaillir sa femme au jeu d’amours ; et comment d’adventure il la rua par terre, en passant par ung bois, soubz ung grant arbre sur lequel estoit ung laboureur qui avoit perdu son veau. Et, en faisant inventoire des beaux membres de sa femme, dist qu’il veoit tant de belles choses et quasi tout le monde ; à qui le laboureur demanda s’il veoit pas son veau qu’il
llore di recreiisione ; Gabr. Cbapuys, Facâlieuses journées, p. 215; La Fontaine, Contes, liv. V, les Quiproquos.
' Imité par lialespini, Ducenio Norelle, nov. Lvn; par l’auteur des Joyeuses adveniures et nouvelles récréations, devis lvii; par La Fontaine, Contes, liv. I, conte xit, le Pâté d’anguilles.
* Tiré d’une facétie de Poggio, intitulée Annulas; imité par Rabelais, Pantagruel, liv. 111, chap. sxvni; et par Malcspini, Ducenio Novetle, part. II, nov, lxxxix.
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cher choit, duquel il disoit qu’il luy sembloit en veoir la queue*. -