LE MÊME OUVRAGE
2 vol. grand in- 18 Jésus vélin, glacé, satiné. . . . 5 fr.
âvol. grand in-l8 Jésus vélin double. 10 fr.
Le Livre des Proverbes Français est divisé en quinie séries. Chaque série est relative à un ordre do faits différents, et contient les proverbes qui s'; rattachent.
Voici dans quel ordre chaque série est placée ;
1" Proverbes sacrés. — Dieu , Jésus-Chrisl. — Personnages de l’Ai^icn el du ?lou>eau Testament. — Apôtres. — Saints. — Papes. — Evêques. — Prtlres. — Moines. — Religions diverses autres que la religion catholique. — DiaUe. — Mythologie ancienne et moderne. ,, . ■
î* Proverbes relatifs ALAnAtoRB ravsiaii*-— Eléments. — Terre. — MeuuA.
— PiRnIes. — Fruits. — Culture des biens de la terre.
5* Temps. — Astres. — Cours de l'année.— Année. — Saisons.— Jours. — Heures. 4- Proverbes relatifs aux animaux. — Quadrupèdes, oiseaux, poissons.
5* Proverbes relatifs a l’homuc. — Homme en général. — Homme en particulier. — Femme. — Enfant. — Organes Membres. — Mouvements du corps. —
Maladies. — Infirmités. — Médecine Médecin.
6* PRovEftBEà HI8TOEJÛÜE5» ~ Pftys, peuples ancîcns el modernes autres tjuc la France et les Frànpais. . • .
7* Proverbes historiques. - Provinces, villes, villages, neuves, nneres Ue France*
8* Proverbes bistobiques.— Histoire des diftéronU peuples anciens el modernes. 9“ Provebbes historiques. — Blason. — Devises. — Surnoms.
10* PnovEBEES HISTORIQUES. — Nolus propres en général.
Il* Condition. — Rang. — Dignités. — Noblesse. — Titres. — Guerre. — Chevalerie— Chasse. — Jeux. * ,
1»» Politique. — Législation. — Jansprudence. — Scieneci. — Lettres. — Arts.
— Commerce. — Professiona diverses. — Métiers.
IS" Coutumes. — Usages anciens et modernes. — Costume. — V cléments. — Meubles. '
U* Nourriture. — Repas.
IS* Proverbes relatifs a la morale.
Jusqu’à présent, les collecteurs de proverbes se sont contentés de dcpouUler quelques recueils imprimés à la fin dn seizième siècle. La
tâche qu'on s'est imposée a plus d'étendue. Saclianl combien du douzième au quiiuièine siècle les proverbes étaient d'un usage commun dans notre littérature, l’auicur «lu Livre des l'roverbcs Français n'a pas négligé de mettre à prolit les documents précieux nue les manuscrits de «■elte époque ronrermaienl. La miû.sson «ju il y a faite a éti; abondante, et l'on peut dire qu'il doit â celte source une des parties les plus iieuvcs de son travail.
(iéïK i'alemcnt on a suivi dans chaque série l'ordre alphabétique. Cc- |icnilaiit il a fallu s'écarter de cet ordre dans la «crie n* Vlll, relative riiistoire des difrérenls peuples, cl «ians la séi.e n* XV, qui contient Itui proverucs moraux. Ijuant à b. série n* VIM. chacun des proverbes qui la composent ayant rapport à un trait d'hisluire dirféivnl. il devenait impossible «le suivre I ordre alphalniliquc ; il était plus simple de placer clia(|ue proverbe suivant le premier mol par lequel il commence, l.e même ordre a été suivi pour la série n* XV ; voici pourquoi ; pre.<que tous les prov«‘rl>es relatifs à la morale, concis, faciles à comprcmlre, n'ont besoin «i'aiuune explication. l.'««spril est accoutumé à en clas.«er un grand nombre «l'après le premier mot par lequel ils conimeuceiit. •Vinsi, sous la préposition Qui, se trouvent plus de deux cents prcivcrlic.s. On aime ces longues énunmralions ; clics rappellent è l'esprit, sous une forme identique, des idées analogues, et l'on n'a pas voulu détruire ces curieuses énumérations, en les soumettant à un ordre rigoureux «les matières. Le lecteur nous saura gré d'avoir conservé ces lilaiiks proverbiales, qui sont consacrées par le temps.
L'on s' est appliqué à donner les explications né«;cssaires pour faire coiiiiaitre l'origine et 1 histoire des différents proverb«?s. Cejicndanl il est arrivé souvent que certains provcriies, auxquels on ajoute ordiiiairuineui lies commentaires, ont été simplement reproduits. .A cet égard on a i;ssayé «l'éviter un défaut qu'il est facile de signaler dans tous les ouvrages relatifs aux proverbes, celui des explications oiseuses ou riilicules. En récompense, l'on a principalement cherché è joindre à chaque proverbe un exemple de la manière dont les auteurs français de touU?s les époques l’ont employé. Ce travail, tenté pour la première fois, donne au Livre des Proverbes mo caractère tout particulier.
Les quinze séries dont se compose le Uvre des Proverbes sont suivies de plusieurs appendices, i|ui contiennent principalement les poèmes on proverbes les plus répandus parmi nous, pendant le douzième cl l«; ireizièmo sièlc.
La bibliographie, dans unouvragecomme celui-ci, n’étailpas sans importance; aussi l'on s'est appliqué i la rendre exacte cl complète. Elle se compose ; 1* il'une description et de quelques extraits de tous les manuscrits «|ue l’on a consultés ou connus; 2" du titre complet de tous les livres français imprimés sur les proverlies; 5* du litre des différents ouvrages cit& dans le cours du travail.
Ce n’était pas assez de recueillir tous nos provcrbiîs français ; il fallait encore donner l’histoire des nombreux ouvrages compos^ sur «xtle matière, depuis la lin du douzième siècle jusqu'au dix-biiiticmc. Il etiil aussi très-curieux «le recliercber quel emploi les auteurs en tous genres, qui ont éiTil pendant ce long pijriode, avaient fait des proverbes. Cci examen a été le sujet d’une introduction assez étendue, hile est divis« r eu trois parties : dans la première, l’on .appré«;ie le. caractère des proverbes français ; l’on donne aussi l'iiisloiro des principaqx ouvrages composés sur cette matière depuis le douzième jusqii’è la lin du qiim-
zième siècle. La seconde contient l’examen des livres deproverbes, depuis l'origine de l'imprimerie ju.squ’à la lin du dix-huitième siècle. Enfin, dans la troisième, l'on fait connaître comment les écrivains français des différentes époques ont employé les proverbes dans leurs ouvrages. Nos vieux poètes et romauciers du ircûièrae au quinzième siècle, au seizième Rabelais, Clément, Marot, au dix-septième, Mathurin Regnier et entin notre grand Molière ont été tour à tour étudiés à ce point de vue.
Cette seconde édition a été revue par l'auteur avec le plus grand soin.® et les augmentations qu'il a faites a son travail sont aussi nombreuses qu’importantes. Ces augmentations consistent :l’en des exemples nombreux empruntés aux auteurs français des treizième, quatorzième et quinzième siècles ; 2* en proverbes assez communs usités chez les auteurs des dix-septième et dix-huitième siècles principalement, qui avaient échappé aux premières recherches de l’auteur; 3* dans une révision complète de quelques séries des plus importantes, série n” 3, Temps, Astres, Court de l'Annie, etc.; séries n** 6 à 10, proverbes historiques relatifs aux peuples anciens et modernes; aux différentes provinces, aux villes et communes de la France, au olason et aux noms propre.s. Un seul exemple pourra faire juger de l’importance de ces additions ; dans la première édition, les proverbes relatifs aux villes et communes delà France étaient environ de ciun cents; dans celle-ci le nombre de.s'* proverbes do même genre s’élève a plus de mille. 11 en est ainsi des “ proverbes de la série n° 3, dont le nombre est certainement plus que doublé.
Enlin rien n’a été négligé pour faire de cette seconde édition un travail le moins imparfait possible et complètement nouveau.