‹ Les cent nouvellesChapitre 85 sur 160 · VV · texte numérisé non relu

VV

' Expression proverbiale que nous avons déjà vue, et qui signifie : cède, se soumet. , iî •’

* Muel ; du latin ^

’ Je m’afflige; du verim douloir.

• Nous ne savons trop quel est lé sens de cette qualification'.

Veut-elle dire : long comme une percheT Est-ce une plaisanterie dans le goût italien : membre à perche? Il y a un poème licencieux du cavalier Marin (J .-B. Marini) : U libre del perche. t

si bien les avoit cachiez, qu’il seinbloit qu’il n’en eii!-t nulz. Or, luy va dire : « Mon maislre, vous voyez bien mon infortune, dont je vous prie de rechief que elle soit celée; et, oultre plus, très humblement vous requiers, pour tous les services que jamais vous feis, qui ne sont pas lelz que j’en eusse eu la voulenté, se Dieu m’eiist donné le povoir, que me faciez avoir mon pain en quelque mona>tere dévot, où je puisse le surplus de mon temps ou service de Dieu passer, car au monde ne puis de riens servir. » l>e abusé et dcceu maistre remonsira h son clerc l’aspreté de religion, le peu de mente qui luy en viendroit, quant il se vcult rendre moyne par desplai* sir de son infortune, et foison d’aultres raisons luy amena, trop longues à compter, tendans à lin de Poster de son propos. Scavciir vous fault aussi que pour riens ne l’eust voulu abandonner, tant pour son bien escripre et diligence, que pour la fiance que dnresenavant à luy adjoustera. Que vous diray-jc plus? Tant luy remonstra, que ce clerc, au fort, pour une espace, en son estât et en son service demourer luy promect. Et, comme bien ouvert luy avoit son secret le clerc, aussi le maistre le sien luy voulut desceler, et dist ; « Mon filz, de vostre infortune ne suis-je point joyeux, mais, au fort. Dieu, qui fait tout pour le nkiculx, scait ce qui nousduyt* et vault mieulx: vous me piourrez doresenavanttrès bien servir, et à mon povoir, vous le meriteray : j’ay jeune femme assez legiere et volaige, et suis, ainsi cotnine vous veez*, desja ancien et sur aage : qui aucunement peut estre occasion à plusieurs de la requerre de deshonneur; et à elle aussi, s’elle estoit autre que bonne, me bailler matière de jalousie, et plusieurs aultres choses. Je la vous baille et donne en * garde, et si vous en prie que tenez à ce la main, que je n’aye cause d’en elle trouver nulle matière de jalousie. » Par

* Convient ; du bas latin duere, plutôt que du latin decere.

* Pour voyez.

grande deliberacion fit le clerc sa response; et, quand il parla, Dieu bcait si loua bien sa très belle et bonne maistresse, disant que sur tous aultres il l'avoit belle et bonne et qu’il s’en devoit teqir seur. Neantmoins qu’en ce service et d’aullres il est celuy qui s’y veult de tout son cucur cmploier; et ne la laissera, pour riens qu’il y puisse advenir, qu’il ne le advertisse de tout ce que loyal serviteur doit faire à son niaistre. Le inaistre, lye* et joyeux de la nouvelle garde de sa femme, laisse l'ostel, et en la ville à ses affaires va entendre. Et bon clerc incontinent sault à sa garde, et, le plus longuement que luy et sa dame bien osèrent, n’espargnerent pas les membres qui en terre pourriront; et ne firent jamais plus grant feste, depuis que l’adventure fut advenue de la façon subtille que bon mary abuseroient. Assez et longue espace durant le joly passetemps de ceulx qui tant bien s’entraymoient. Et, se aucunes fois le bon mary alloit dehors, il n’avoit garde d’èinmcner son clerc; plustost eust emprunté ung serviteur à scs voisins, que l’auUre n’eust gardé l’ostel; et, se la dame avoit congié d'aller en aucun pellerinagc, plustost alast sans cbamberiere, que sans le très gracieux clerc. Et faictes vostre compte : jamais clerc vanter ne se peut d’avoir eu meilleur adventure, qui point ne vint à congnoissance, voire au moins que je saicbe, à celuy qui bien s’en feust désespéré, s’il en eust sceu le deinaine*.

* Gai, allègre. Les étymologistes, comme nous l'avons dit, tirent ce mot de lætun; ne poul-on pas le faire venir plutôt de Lyxus, t urnom de Bacchus. .

* La manière, la menée.

LA XIIIP NOUVELLE

PAB UONSEIGNECB DE CREQDT

w A grande et large marche * de Bourgoigne n’esl pas si JLjdespourveue de plusieurs adventures dignes de mémoire et descripre, que, à fournir les histoires qui à présent courent, n’en puisse et doive faire sa part en renc des aultres. Je ne ose avant mettre ne en bruit ce que nagueres y advint assez près d'ung gros et bon villaige séant surlariviere d'Ousche. Là avoit, et encores a une montaigne où ung hermite, tel que Dieu scait, faisoit sa résidence, lequel soubz uinbre du douk manteau d'ypochrisie faisoit des choses merveilleuses, qui pas ne vindrent à congnoissance en la voix publique du peuple, jusques ad ce que Dieu plus ne voulut son trèsdamnablc abus permettre ne souffrir. Ce saînet hermite, qui de son coup à la mort se tiroit, n'estoit pas moins luxurieux, ne malicieux, que seroit ung vieil cinge; mais la manière du conduire estoit si subtille, qu’il fault dire qu’elle passoit les autres cautelles* communes. Vecy qu’il fist. Il regarda, entre les aultres femmes et belles tilles, la plus digne de estre aymée et desirée : si se pensa que ce estoit la fille à une simple femme vefve, très devote et bien milmoniere; et va conclure en soy-mesmes que, se son sois ne

1 Kronlière; du bas latin, marchia. Nous avons conservé le com- }josé : démarcation.

* Ruses, finesses ; du latin cauiela.

luy faull, i] en clicvira * bien. Ung soir, environ la mynuyl, qu’il faisoit fort et rude temps, il des<!i‘ndit de sa inontaigne, et vint à ce villaige, et tant passa de voyes et sentiers, que, à l’cnviron de la mere et la fille, sans estre oyseiij, se trouva. L’ostel n'estoitpas si grant, ne si peu de luy hante tout en devocion, qu’il ne sceust bien les engins *. Si va faire ung pertuis en une paroy non gueres cspesse, à l’endroit de laquelle esloit le lit de ceste simple femme vefve; et prent un long baston percé et creux, dont il estoit bourde®, et, sans la vefve esveiller, auprès de son oreille le mist, et dist en assez basse voix, par trois fois : « Escoute-moy, femme de Dieu; je suis ung ange du Créateur, qui devers toy m’envoye te annoncier et commander que, pour les haultz biens qu’il a voulu en toy entrer, qu’il veiilt, par ung hoir de ti chair, c’est assavoir ta fille, l’Eglise son espouse reunir, refformer et en son estât deu remettre. Et vecy la façon : Tu t’on yras en la niontaigne devers le sainct hermite, et ta fille luy mèneras, et bien au long luy compteras ce qu’à présent Dieu par moy te. mande. Il congnoistra ta fille, et de eulx viendra ung filz esleu de Dieu et destiné au sainct Siégé de Homme, qui tant de biens fera, que à sainct Pierre et h sainct Pol l’on le pouri-a bien comparer. A tant m’en voys. Obeys à Dieu ! » La simple femme vefve, très esbahye, surprinse aussi et à demy ravye, cuida vrayement, et de fait, que Dieu luy envoyas! ce messaiger. Si dist bien en soy-mesmes qu’elle ne désobéira pas; et puis, la bonne femme se rendort une grande piece après, non pas trop fermement, attendant et beaucoup désirant le jour. Et entretant, le bon hermite prend le chemin devers son hermitaige en la montaigne. Ce très désiré jour tantost se monstra et fut par les raiz du soleil, maulgré les verrieres des fenestres,

* Il en fera son butin; il en jouira.

* Les êtres de la maison.

* Pourvu, chargé.

LES CEIsT NOl'VELLES KOL'VELLES. 103

à coup descendu emmy * la chambre de ladicte Tefve; et la mere et la fille se lèveront à très grant haste. Quant elles furent prestes et sur piez mises, et leur peu de mesnage mis à point, la bonne mere si demande à sa fille s’ elle a voit rien ouy en ceste nuyt? Et la fille luy respond : O Certes, mere, nenny. — Ce n’est pas à toy, distelle aussi, que de prinssault * ce doulx messaige s’adresse, combien qu’il te touche beaucoup. » Lors luy va dire et racomptor tout au long l’angelicque nouvelle, que en ceste nuyt Dieu luy manda; demande aussi qu'elle en veult dire. La bonne fille, comme sa mere simple et devote, respond : • Dieu soit loué! Tout ce qu’il vous plaist, ma mere, soit fait! — C’est très bien dit, respond la mere. Or nous en allons en la montaigne, à la semonce du bon ange, devers le sainct preudhomme. » Le bon hermite, faisant le guet quant la deceue femme sa simple fille ameneroit, la voit venir. Si laisse son huys entreouvert, et en priere se va mettre emmy sa chambre, affin qu'en dévotion feust trouvé. Et comme il desiroit il advint, car la bonne femme et sa fille aussi, voyans l’huys entreouvert, sans demander quoy ne comment, dedans entrèrent. Et comme elles aperceurent l'hermite en cont empladon, comme s'il feust Dieu, l’honnourerent. L’hcrmite, à voix humble, en cachant les yeuU et vers la terre enclinez, dist : < Dieu salve ^ la compaignie !» Et la povre viei Ilote, désirant qu'il sceut la chose qui l'amenpit, le tira à part et luy va dire, de chief en bout, tout le fait, qu’il scavoit trop mieulx qu'elle. Et comme en grande revercnce faisoit son rapport, le bon hermite gettoit les yeulx en hault, joignoit les mains au ciel; et la bonne vieille plouroit, tant avoitdejoyeetde pitié. Et la povre fille aussi plouroit, quant elle veoit ce bon et sainct hermite en si grande devocion prier et ne scavoit pourquoy. Quant ce

* Parmi, au milieu de. : ; *

* Pour de frime- saul,

" Pour eaiive. Peut-être faut-il lire »al«e. - A ..St*#»»’* *

loo LES CENT NOUVELLES NOUVELLES.

l'apport fut tout au long achevé, dont la vieillote attendoit la response, celuy qui la doit faire ne se hastc pas. Au fort, certaine piece après, quant il parla, ce fut en disant: < Dieu soit loué ! Mais, m'amie, dist-il, vous scmble-il, à la vérité, et à vostre entendement, que ce que droit cy vous me dictes ne soit point fantasie ou illusion, que vous enjuge * le cueur? Saichez que la chose est grande. — Certainement, beau pere, j’entendis la voix, qui cesle joyeuse nouvelle me aporta, aussi piaillement que je fais vous, etcreez * que je ne dormoie pas. — Or bien, dist-il, non pas que je vueille contredire au vouloir de mon Créateur, se me semble-il bon que vous et moy dormirons eucores sur ce fait, et, si vous appert * de rechief, vous reviendrez icy vers moy, et Dieu nous donnera bon conseil et advis. On ne doit pas trop legierement croire, ma bonne mere; le Dyable, qui est aucunesfois envieux d’aultruy, treuve tant de cautelles, et se transforme en ange de lumière. Creez, créez, ma mere, que ce n’est pas peu de chose de ce fait cy; et, se je ymetz ung peu de reffus, ce n’est pas merveilles : n’ay-je pas à Dieu voué chasteté ? Et vous m’apportez la rompeure * de par luy ! Retournez en vostre maison, et priez Dieu, et au surplus demain nous verrons que ce sera, et k Dieu soyez ! » Après ung grant tas de agyos *, se part la compaignic, de l’hermite, et vindrent à l'ostel, tout devisant. Pour abregier, nostre herinite, à l’heure accoustumée et doue, biurny du baston creux, en lieu de potence®, revient à l’oreille de la simple femme, disant les propres motz, ou en substance, de la nuy t precedente; et ce fait, incontinent, sans aullre chose faire, retourne à son herraitaige. La bonne femme, em-

' Inspire.

’ Pour croyes.

’ Si l'ange vous apparaît.

* Rupture du vœu de chasteté.

* Actions de grâce, prières. C’est le mot grec IVuucisé. .

«Béquille. '«.ijA-ji, *

prinsc* de joye, cuydant Dieu tenir par les piez, se lieve de haulte heure, et à sa fille racompte toutes ces nouvelles sans doubte, et conferinnnt la vision del'aultre nuyt passée. « H n’est que d’abregier: Or allons devers le saincl homme! » Elles s’en vont, et il les regarde approucher; si va prendre son bréviaire, faisant de l’ypocrite. El pensez que il le faisoit eu grnnl devocion. Dieu 1e scait. Et puis, après son service, print à recommencer, et en cest estai, devant l'huys de sa maisonnette, se fait des bonnes femmes saluer. Et pensez que se la vieille luy fi^t hyer ung grant prologue de sa vision, celiiy de maintenant n’est de riens moindre : dont le preudhomme se signe du signe de la croix, faisant grans adiniracions à merveilles, disant : « Mon Dieu, mon créateur, qu’est cecy? Fais de moy tout ce qu’il te plaist, combien que, se n’estoit ta large grâce, je ne suis pas digne d’escouter ung si grant oeuvre ! — Or regardez, beau pere, dist alors la bonne femme abusée et follement deceue, vous voyez bien que c’est à certes *, quant de reebief s’est apparu l’ange vers moy. — En vérité, m’amie, ceste matière est si baulte et si très difficile et non accoustumée, que je n’en scauroye bailler que doubteuse lesponse; non mie •, afiin que vous entendez seurement que, en attendant la tierce apparicion, je veuille que vous tentez Dieu. Mais on dit de coustume ; A la tierce foy$ va la luyle *. Si vous prie et requiers que encores se puisse passer ceste nuyt sans aullre chose faire, attendant sur ce fait la grâce de Dieu; et se, par sa grande miséricorde, il luy plaise nous demonstrer anuyt comme les aultres nuylz precedentes, nous ferons tant, qu’il en sera loué. i Ce ne fut

' Saisie.

* Pour tout de bon.

’ Non pas.

* Pour Iule, enduit ou riment qui sert à luter un vase. Expre^ sion proverbiale qui signifie qu'un vase doit £lre lulé trois fois pour être bien bouché.

lüS LES CEXT NOUVELLES NOUVELLES.

pas du bon gré de la simple vieille qu’on tardas! tant d'obeyr à Dieu, mais, au fort, rhorinite est creu comme le plus suigc. Comme elle fut couchée, ou parfond des nouvelles qui en teste luy viennent, l’ypocrite pervers, de sa montaigne descendu, luy met son baston creux à l'oreille, ainsi comme il avoit de cousturae, en luy commandant de par Dieu, comme son ange, une fois pour toutes, qu'elle maine sa fille à l'hcrmite pour la cause que dit est. Elle n'oublia pas, tantost qu’il fut jour, ceste charge, car, après les grâces à Dieu de par elle et sa fille rendues, se mettent au chemin par devers l'hermitaige, où l'hermite leur vint au devant, qui de Dieu les salue et begnie. Et la bonne mere, trop plus que nulle aultre joyeuse, ne luy cela gueres sa nouvelle apparicion : dont l'hermite, qui par la main la tient, en sa c^ppelle la convoyé et la fille aussi va après. Et leans font leurs très devotes oraisons à Dieu le tout puissant, qui ce très hault mystère leur a daigne demonstrer. Après ung peu de sermon que fist l'hermite touchant songes, visions, apparicions et revelacioiis, qui souvent aux gens adviennent, et il chust en pro- ' pos de touchier leur matière, pour laquelle estoient assemblez. Et pensez que l'hermite les prcscha bien et en bonne dcvocion. Dieu le scait. a Puis que Dieu veult et commande que je face lignée papale, et le daigne reveler non par une fois ou deux seulement, mais la tierce d’abondance*, il faut dire, croire et conclure que c'est ung hault bien, qui de ce fait s’en ensuyvera. Si m’est advis que mieulx on ne peut faire que d’abregier l’execucioo, en lieu de ce que trop j’ay différé de bailler foy à la saincte apparicion. — Vous dictes bien, beau pere. Comment vous plaist-il faire? respond la vieille. — Vous laisserez céans, dist l’hermite, vostre belle fille, et elle et moy en oraisons nous mettrons, et au surplus ferons ce que Dieu nous

1 L'accompagne, la conduit.

* De surplus, en outre.

LES CBST NOUVELLES NOUVELLES. t09

aprcndra. » La bonne femme vefve en fut contente, et aussi fut sa fille, pour obeyr. Quant nostre hermite se trouve à part avecques la belle fille, comme s’il la Toulsist rebaptiser, toute nue la fait despouiller; et pensez que rhermite ne demeura pas vestu. Qu'en vauldroit le long compte? 11 la tint tant et si longuement avecques luy, en lieu d'aultre clerc, tant alla aussi et vint à l'ostel d’elle, pour la double * des gens, et aussi pour honte qu'elle n'osoit partir de la maison, car bientost après le ventre si luy commença à bourser * ; dont elle fut si joyeuse qu’on ne vous le scauroit dire. Mais, se la fille s’esjouyssoit de sa portée la mere d’elle en avoit à cent doubles joyes; et le mauldit bigot faignoit aussi s’en esjouyr, mais il en enrageoit tout vif. Geste povre mere abusée, cuidant de vray que sa fille deust faire ung très beau filz, pour le temps advenir, de Dieu esleu pape de Romme, ne se peult tenir qu'à sa plus privée voisine ne le coraptast; qui aussi esbahye en fut, comme se cornes luy venoient, non pas toutesfois qu’elle ne se doubtast de tromperie. Elle ne cela pas longuement aux autres voisins et voisines comment la fille d’une telle estoit grosse, parles oeuvres du sainct hermite, d’ung filz qui doit estre pape de Romme. • Et ce que j’en scay, dist-elle, la mere d’elle le m’a dit, à qui Dieu l’a voulu reveler. » Geste nouvelle fut tantost espandue par les villes voisines. Et, en ce temps pendant, la fille s’accoucha, qui à la bonne heure d’une belle tille se délivra r'dont elle fut csmerveillée et courroucée, et sa très simple fille, et les voisines aussi, qui attendoient vraieinent le saint Pere advenir recevoir. La nouvelle de ce cas ne fut pas moins tost sceue que celle precedente ; et, entre aultres, l’hermite en fut des premiers advertis : qui tantost s’en fouyt en ung autre pays, ne scay quel, une autre femme ou fille dercpvoir,

t Crainte.

* Boursoufler, enfler.

3 Cros.sesse, ventrée.

â4tA

OU, ès desurs d'Egipte, de cueur contrit, la penitence dc‘ son pechié satisfaire, Quoy que soit ou fut, la povre fille en fut deshonnorée, dont ce fut grant doininaige, eubelle, bonne et gente esloit.

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