‹ Les centres nerveux cérébro-spinauxChapitre 17 sur 90 · V. sens · texte numérisé non relu

V. sens

pr. ann. :

Noyau caudé.

Bandelette semi-circulaire.

Sillon choroïdien.

Thalamus.

Strie médullaire.

Ganglion de l'habénula.

Corps pinéal.

Tubercules quadrijumeaux.

Valvule de Vieussens.

Toile clioroïdiennc.

Cordon postérieur.

Canal central.

Moelle allongée.

Voie motrice. Voie sensitive.

Protubérance annulaire.

s. m : Sillon de Monro.

y". /. / : Faisceau longitudinal postérieur. /// : Nerf oculo-moteur commun.

c. m : Corps mamillaires.

i. c. : Tubercule cendré.

ch. opl : Chiasma optique.

inj : Infundibulum.

r. opt : Récessus optique.

/. t. : Lame terminale.

c. ani : Commissure antérieure.

c. call : Corps calleux.

/. an/ : Pilier antérieur du trigone.

/>■. ,1/ : Trou de ]Monro.

/. ant : Tubercule antérieure de la couche opoptique.

jusque en dessous de la bandelette optique. En dessous du bras postérieur des tubercules quadrijumeaux, le sillon latéral du. mésencéphale se continue avec le sillon longitudinal qui sépare le pédoncule cérébelleux moyen du pédoncule cérébelleux supérieur.

Le mésencéphale est traversé, dans toute sa longeur, par une partie rétrécie du canal neural primitif à laquelle on a donné le nom de aqueduc ciré- Irai ou aqueduc de Sylvius. Cet aqueduc de Sylvius communique en haut avec le ventricule médian du cerveau intermédiaire et se continue en bas avec l'extrémité supérieure du quatrième ventricule, fig. 33. H relie ainsi les deux ventricules l'un à l'autre.

§ 6. Le diencéphale.

Le cerveau intermédiaire ou diencéphale est la partie de l'axe cérébrospinal comprise entre le cerveau moyen et le cerveau terminal. Chez l'adulte ses limites ne sont guère précises. Il se confond en bas avec le mésencéphale, tandis qu'en avant il se fusionne intimement avec les parties constitutives du télencéphale. Il comprend les couches optiques, les corps genouillés, les bandelettes optiques, les corps mamillaires, le tubercule cendré, le corps pinéal, l'habénula et le troisième ventricule.

Sur la face latérale de la cavité ventriculaire du diencéphale se trouve un sillon à direction antéro-postérieure : le sillon de Monro ou sillon hypoihalamique, FIG. 33, s. M. Il commence au niveau de l'orifice supérieur de l'aqueduc de Sylvius et s'étend jusque dans le récessus optique. La partie de l'axe nerveux placée en dessous du sillon de Monro appartient à la fois au diencéphale et au télencéphale ; on la désigne sous le nom de hypothalamus ou région sous-thalamique. La partie située au-dessus du sillon de Monro appartient au diencéphale seul ; on la désigne sous le nom de thalamenûphale.

Thalamencéphale. Le thalamencéphale est formé de trois parties ; le thalamus ou couche optique, le mêtathalanius ou corps genouillés et Vépithalatmis comprenant le corps pinéal et l'habénula avec les parties immédiatement voisines.

Le thalamus ou couche optique forme la partie principale du cerveau intermédi aire. On donne le nom de couches optiques à deux noyaux volumineux formés de substance grise. On les appelle aussi ganglions gris.

En étudiant la structure interne de l'axe cérébro-spinal, nous verrons que le système nerveux central est formé de deux substances macroscopiquement et microscopiquement différentes : la substance grise et la substance blanche. La substance blanche est formée principalement de fibres nerveuses ; c'est l'élément conducteur. La substance grise, au contraire, est formée à la fois de fibres nerveuses et de cellules nerveuses ; les cellules nerveuses forment cependant sa partie essentielle, elles constituent l'élément principal, l'élément de plus important de tout le système nerveux. Les couches optiques étant des ganglions gris sont donc constituées essentiellement de cellules nerveuses.

Elles se présentent sous la forme de deux corps massifs, allongés, à grand diamètre antéro-postérieur, situés près de la base du cerveau, fig. 34. Avec les

noyaux lenticulaires et les noyaux caudés, ganglions gris qui appartiennent au cerveau terminal, les couches optiques forment ce qu'on appelle communément les ganglions de la base.

Le tronc cérébral vu par le haut, après enlèvement du corps calleux, de la voûte à trois piliers et de la toile choroïdienne. Gr. nat.

c. cal : Coupe du genou du corps calleux. cl. tr : Cloison transparente.

vl : Ventricule latéral.

Ific : Tète du noyau caudé.

a)i( : Section des piliers antérieurs de la voûte. ia : Tubercule antérieur de la couche optique.

lise : ]?andelctte semi-circulaire.

Ole : Corps du noyau caudé.

/// : Troisième ventricule.

s/r. viéd : Strie médullaire de la couche optique. c. opt. : Couche optique.

s. eh: Sillon choroïdien.

qnc : Queue du noyau caudé.

piil : Pulvinar.

pcm : Pédoncules cérébelleux moyens.

w : Valvule de Vieussbns.

t. qtiad : Tubercules quadrijumeaux.

pcs : Pédoncules cérébelleux supérieurs.

comp. p. ■ Commissure postérieure.

c. gr : Commissure grise.

Chaque couche optique présente à examiner une face postérieure, une face inférieure, une face externe, une face interne et deux extrémités.

La face supérieure est libre ; elle est divisée, par un sillon oblique appelé sillon choroïdien, sch, en une partie externe appartenant au plancher du ventri-

cille latéral et une partie interne contribuant à limiter le ventricule médian. C'est dans ce sillon choroïdien que vient s'appliquer le bord externe de la toile choroïdienne longé par le plexus choroïde latéral, fig. 35.

La face interne est libre aussi. Elle limite, avec la face interne de la couche optique du côté opposé, une partie élargie du canal médullaire primitif constituant le w«/nc«/« médian ou troisième ventricule, fig. 35. Cette surface est grise.

ceci ciKt

S t ut/

Fig. 35.

Coupe transversale de l'encéphale passant par le milieu des ganglions de la base et montrant la face supérieure de la couche optique recouverte en partie par la toile choroïdienne.

Eritre les deux couches optiques est tendue une mince lamelle grise également qu'on appelle commissure grise, commissure molle ou co^nmissure moyenne, fig. 34 c. gr. Cette commissure traverse la partie moyenne du ventricule médian ; elle fait quelquefois complètement défaut.

La face externe répond, en haut, à la partie moyenne ou corps du noyau caude ; en bas, elle est séparée du noyau lenticulaire par une masse de substance blanche qui con.stitue le bras postérieur de la capsule interne, cap. int

La face inférieure- répond aux parties constitutives de la région sous-thamique et, par là, au pédoncule cérébral.

Les couches optiques sont amincies en avant, elles s'élargissent considérablement en arrière, puis se rétrécissent brusquement, se recourbent en bas, en

avant et en dedans pour se continuer avec les bandelettes optiques. A l'endroit le plus rétréci elles présentent un petit renflement fusiforme qu'on appelle

corps genouillé externe.

Chaque couche optique, avec la bandelette optique correspondante, décrit une anse à concavité antérieure, fig. »g, embrassant l'extrémité supérieure

du pédoncule cérébral. C'est -n opt par la concavité de cette

anse que passent les fibres nerveuses qui doivent relier le pédoncule cérébral au cer veau terminal.

La face supérieure de chaque couche optique est blanche parce qu'elle est recouverte par une mince -cg^ couche de fibres my cliniques. Elle est séparée de la face grise interne par un bord tranchant. Au niveau de ce bord on trouve un cordon blanc qui s'épaissit

-bancL

FiG. 36.

Couches optiques vues par leur face inférieure. Gr.nat.^,^^^^^ arrière et qu'on co : Couche optique. appelle strie médullaire de la

't:y: B^X^etiur^" couche opti.ue ou hahénula, str.

méd. Cette strie est légère-

ck : Chiasma des nerfs optiques.

ti, o^i, : Nerf optique.

/// : Troisième ventricule.

ment renflée en arrière.

Cette partie renflée porte le nom de ganglion de l'hahémda.

La face supérieure delà couche optique est limitée en dehors par un sillon assez net qui la sépare du noyau caudé et dans lequel on trouve une veine volumineuse, la veine du corps strié ou veine terminale, un épaississement de l'épithélium épendymaire et un faisceau blanc : la bandelette senn-cwcula.re , bsc,

ou. strie terminale. . -^^^^

L'extrémité antérieure de la couche optique est libre ; elle aide a circonscrire avec le pilier antérieur de la voûte à trois piliers, un orifice circulaire, e trou de Monro ou trou inierventriculaire, faisant communiquer, de chaque côté, e ventricule latéral avec le troisième ventricule. , •

Au niveau de cette extrémité antérieure on trouve, sur la face supéneuie de la couche optique, une éminence arrondie : le tubercule antér^eur, ta.

L'extrémité postérieure de la couche optique se renfle et surplombe la partie supérieure du cerveau moyen en formant \epulvinar, pulv. Sous le pu - V n r chaque couche optique se rétrécit brusquement, se dilate au mveau du corps genouillé externe et se continue avec la bandelette optique. Celle-ci con

tourne le pédoncule cérébral et se rencontre sur la ligne médiane, à la face inférieure de l'encéphale, avec la bandelette optique du côté opposé. Là, les deux bandelettes présentent un entrecroisement partiel de leurs fibres constitutives : le chiasma des nerfs optiques, ch, d'où partent les nerfs optiques

FIG. 37 et 38.

Le métathalamus comprend les corps genouillés externes et internes,

'Le. corps genouillé externe constiiwe un petit renflement ovoïde situé sur le

FiG. 37.

Rapports des bandelettes optiques avec les corps genouillés et les couches optiques. Gr. nat.

fd: Faisceau denté.

Ji : Fimbria.

cm : Corps mamillaires.

««y. : Infundibulum.

rac. : Racine olfactive.

per. : Substance perforée antérieure.

ch. : Chiasma des nerfs optiques.

band. : Bandelette optique.

une. : Repli uncifonne.

/>our. : Bourrelet du corps calleux.

trajet de la bandelette optique, immédiatement en dessous de la partie postérieure renflée de la couche optique ou pulvinar. Le faisceau blanc qui relie ce corps genouillé à la bandelette optique porte le nom de racine externe.

Le corps genouillé interne est une petite masse grise de forme ovoïde située en dedans du corps genouillé externe, à l'endroit où le sillon interbrachial du mésencéphale rencontre les parties constitutives du cerveau intermédiaire. Il

est relié à la bandelette optique correspondante par un petit faisceau blanc qui forme la racine interne de cette bandelette.

L'épithalamus est formé principalement par le corps pinéal et l'habénula. La glande pinéale ou épiphyse, mieux appelée corps pinéal, est un petit corps grisâtre de 8 à lo millimètres de longueur situé au-dessus et un peu au-devant des tubercules quadrijumeaux ; il repose sur la partie antérieure élargie du sillon médian longitudinal des mêmes tubercules. De la partie antérieure de ce corps part, de chaque côté, un petit cordon blanc qui se perd sur la face interne de la couche optique en se continuant avec le ganglion de l'habénula : ce sont les pédoncules du corps pinéal formant la commissure des ganglions de l'habénula appelée quelquefois encore commissure supérieure.

Vkabénula. Sur la face interne de chaque optique, tout près de son bord supérieur, on trouve une strie saillante à direction antéro-postérieure connue sous le nom de strie médullaire ou habénula. Cette strie augmente insensiblement de volume, et, arrivée dans le voisinage du pédoncule du corps pinéal, présente une partie triangulaire renflée appelée ganglion ou trigone de l'habénulu. Ce trigone se trouve relié au corps pinéal par le faisceau blanc que nous avons décrit plus haut sous le nom de pédoncule du corps pinéal.

Hypothalamus. La région sous-thalamique appartient à la fois au diencéphale et au télencéphale ; elle est séparée nettement du thalamencéphale par le sillon de Monro ou sillon hypothalamique.

L'hypothalamus comprend : les corps mamillaires, le tubercule cendré avec l'infundibulum, la tige pituitaire et l'hypophyse, le chiasma des nerfs optiques et la lame terminale. Les corps mamillaires et une partie dutuberbule cendré appartiennent seuls au diencéphale ; ils forment la partie mamillatre de la région sous-thalamique.

Les autres parties constitutives de l'hypothalamus appartiennent au télencéphale et forment la partie optique de la région sous-thalamique. Chez l'adulte, la limite entre ces deux parties de l'hypothalamus est difficile à établir, aussi décrit-on avec le diencéphale toutes les parties constitutives de l'hypothalamus comme formant le plancher du troisième ventricule.

Troisième ventricule. La partie du canal neural primitif qui correspond au cerveau intermédiaire devient le troisième ventricule ou ventricule médian. Celui-ci est situé sur la ligne médiane entre les faces internes de deux couches optiques.

Le plancher de ce ventricule présente sur sa face externe, en allant du mésencéphale vers le télencéphale, fig. 33 et 38 : une mince lamelle grise qui se continue, en arrière, avec la substance interpédonculaire et qui s'étend, en avant, jusqu'au niveau d'une petite dépression en forme d'entonnoir visible à la base du cerveau, en arrière du chiasma des nerfs optiques, et connue sous le nom àlinfundibulum ou récessus de l'infundibulum. La paroi postérieure de cet infundibulum, légèrement bombée du côté de la base du cerveau, forme le tubercule cendré. Cette dépression du plancher du ventricule médian se rétrécit

LEEDS Sl V/EST RIDiRii MEDICO-CHIRURGICAL SOGIET

insensiblement et se continue par un petit cordon grêle, appelé tige pituitaire, auquel est suspendue Vhypophyse, hyp.

Derrière l'hypophyse et au-devant de la substance interpédonculaire, on trouve, à la base du cerveau, sur la face inférieure de la lame grise qui sert de plancher au ventricule médian, deux éminences blanches légèrement allongées dans le sens transversal : les corps mamillanes, c. mam.

Au-devant de l'infundibulum se trouve le chiasma des nerfs optiques, puis on tombe sur une mince lamelle blanche, la lame terminale, s' étendant jusqu'à l'extrémité inférieure effilée ou bec du corps calleux.

Hypophyse. La signification physiologique de l'hypophyse est encore loin d'être complètement élucidée. On sait que, embryologiquement, le lobe postérieur provient du diencéphale et est de nature nerveuse, tandis que le lobe antérieur représente une portion de la voûte du pharynx, détachée de celle-ci dans le cours du développement embryologique ; elle provient donc de l'ectoderme buccal et est de nature glandulaire. Quant à sa valeur tomo-pathologiques de ces

FiG. 38.

Partie de la base du cerveau comprise entre le chiasma optique, les bandelettes optiques et les pédoncules cérébraux et appartenant en grande partie au plancher du troisième ventricule. Gr. nat. i 1/2.

«. op{. : Nerf optique.

s. perf uni. : Substance perforée antérieure. band. op. : liandclctto optinue.

i.p. : Tige pituitaire.

ém. lai. : Eminence latérale.

r. pcrf. lat. : Kégion perforée latérale. ém. sacc. : Eminence sacculaire.

c. man. : Corps mamillaire.

^- pcrf.p. : Substance interpédonculaire, ip. : Corps pinéal.

c. p. : Commissure postérieure /. qiiadr. : Empreintes des tubercules quadrijumeaux. /. cin. : Fasciola cinerea.

physiologique, les observations cliniques et anadernières années, ainsi que des recherches expri-

mentales récentes tendent à prouver que l'hypophyse est un organe important exerçant une influence manifeste sur le développement général du corps.

Dans un certain nombre de cas à'acromégalie, nialadie caractérisée par un développement considérable des extrémités (mains, pieds, nez, maxillaire inférieur, langue, etc.), on a constaté à l'autopsie, comme lésion presque unique, une hypertrophie quelquefois considérable de l'hypophyse. D'autre

FiG. 39.

Toile choroïdienne du troisième ventricule. Gr. nat. 2/3.

pait les recherches expérimentales ont montré que la destruction totale de cet organe est rapidement suivie de mort, tandis que sa destruction partielle amène des troubles fonctionnels graves. Se basant sur les résultats favorables fournis par l'injection du suc thyroïdien chez des animaux thyroïdectomisés, on a injecté du suc pituitaire de bœuf aux animaux en expérience ; ces injections prolongent la vie des animaux ayant subi une destruction complète de

l'hypophyse, elles amendent considérablement les troubles fonctionnels chez ceux qui n'ont subi qu'une destruction partielle de cet organe.

De ces quelques faits il semble résulter que, de même que le corps thyroïde et peut-être le thymus, l'hypophyse est un organe en rapport avec la nutrition générale des tissus, exerçant une influence manifeste sur le développement de certaines parties du corps.

Le toit du ventricule médian est formé, en arrière, par le bord antérieur du corps pinéal, FiG. 33.

Entre ce bord et l'orifice supérieur de l'aqueduc de Sylvius, on trouve une lamelle blanche quelque peu enroulée sur elle-même : la commissure postérieure du cerveau, en dessous de laquelle on voit l'orifice évasé, en forme d'entonnoir, par lequel le troisième ventricule se continue avec l'aqueduc de Sylvius. Au-devant de l'épiphyse, le toit du troisième ventricule n'est plus formé que par une simple couche de cellules épithéliales représentant l'épithélium épendymaire. Cet épithélium, recouvert en dehors par la pie-mère, a été, dans le cours du développement, refoulé par celle-ci à l'intérieur du cerveau intermédiaire. Ce prolongement de la pie-mère recouvert par l'épendyme porte le nom de toile choroïdienne du troisième ventricule. Le bord latéral de cette toile est longé par le plexus choroïde latéral qui s'applique dans le sillon choroïdien de la couche optique, fig. 39. A ce niveau l'épithélium épendymaire de la voûte à trois piliers passe au-dessus du plexus choroïde pour se continuer avec celui de la face supérieure des couches optiques ; le ventricule médian se trouve ainsi nettement séparé des ventricules latéraux.

En arrière,.le troisième ventricule communique avec l'aqueduc de Sylvius.

Il est limité, en avant, par les piliers antérieurs de la voûte à trois piliers appar;.enant au cerveau terminal. Entre ces piliers et l'extrémité antérieure de la couche optique on trouve, de chaque côté, le trou de Monro ou trou interventiculaire.

S 7. Le télencéphale.

Le cerveau terminal ou télencéphale est la partie de l'axe nerveux qui provient de la différenciation de la partie antérieure de la première vésicule cérébrale primitive ou prosencéphale. Arrivé à l'état de développement complet, il constitue la partie la plus volumineuse du système nerveux cérébro-spinal englobant complètement le diencéphale. Il est situé dans la boîte crânienne, au-dessus du cervelet, de la protubérance annulaire et du cerveau moyen occupant toute l'étendue de cette boîte à l'exclusion de la gouttière basilairé et des fosses occipitales inférieures.

Le cerveau terminal, comme les autres segments constitutifs de l'encéphale, est formé d'une partie ventrale et d'une partie dorsale séparées l'une de 1 autre par l'extrémité antérieure du sillon limitant des ventricules ou sillon de MoNRo.

La partie ventrale du télencéphalc, considérablement réduite, forme la partie optique de la région sous-thalamique ; elle comprend l'infundibulum avec rh3''pophyse, le chiasma des nerfs optiques et la lame terminale.

La partie dorsale du télencéphale a pris un développement extraordinaii'e, au point qu'elle forme presque la totalité du cerveau terminal. Elle comprend le corps strié, le pallium ou manteau et le rhinencéphale.

Conformation externe du télencéphale

Le cerveau terminal est divisé en deux moitiés plus ou moins symétriques,

FiG. 40.

Cerveau terminal vu par sa face supérieure. Gr. nat. 2/3. appelées hémisphères, par un sillon médian profond : la grande fissure médiane inter hémisphérique, fig. 40. Cette fissure est complète dans le quart antérieur et le quart postérieur du cerveau terminal. Elle est incomplète, au contraire, dans les deux quarts moyens. Au fond de cette fissure on trouve, à ce niveau.

une large bande de fibres transversales ou commissurales. Ces fibres unissent les deux hémisphères et constituent par leur ensemble le corps calleux.

Chacun des hémisphères présente une face externe convexe, une face intei-ne plane et une face inférieure irrégulière. Ces faces ne sont pas lisses, elles sont parcourues par un grand nombre de sillons plus ou moins profonds, délimitant des saillies plus ou moins flexueuses appelées circonvolutions. Au premier aspect ces sillons et ces circonvolutions semblent répartis sans ordre sur la surface des hémisphères. Un examen attentif montre cependant que certains de ces sillons se retrouvent d'une façon constante et avec des caractères identiques sur tous les cerveaux que l'on examine, tandis que d'autres sont plus variables. Cette remarque permet déjà de classer les sillons en deux groupes : des sillons constants ou typiques et des sillons inconstants ou atypiques.

En étudiant, dans le cours du développement, le mode d'apparition des sillons typiques ou constants, on constate que, jusque vers la fin du cinquième mois de la vie inti-a-utérine, la face externe des hémisphères cérébraux est lisse et régulière, FiG. 41. A l'exception de la fissure de Sylvius, dont l'apparition est plus précoce et dont le mode de formation est tout à fait particulier, les premiers sillons qui apparaissent présentent tous ce caractère commun de refouler complètement jusque dans ^ila cavité ventriculaire toute la paroi des ^^^^ externe du cerveau terminal

Vésicules hémisphénaues, de .elle sorte ' '"'^e'^ fG^Lt'"'"" qu a chacun de ces sillons externes cor- i>/f. .• Fissure de Sylvius.

respond, dans le ventricule, une saillie interne. Ce sont les sillo.^s complets. On les appelle encor. fissures, ou bien, à cause de leur apparition précoce, s^llons pnn^anes ou sMons principaux. Ces sillons apparaissent pendant la fin dû cmquieme et le commencement du sixième mois de la vie embryonnaire'

Ils n ntex ssent que les couches superficielles de l'écorce cérébrale. On le appelle stllons secondaires, sillons accessoires ou sillons incomplets

Les sillons de la surface des hémisphères cérébraux se divisent donc d après leur importance, en trois groupes : '

A. Les sillons typiques primaires ou principaux.

B. Les sillons typiques secondaires ou accesssoires

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