C. Sillons tertiaires
Outre les sillons primaires et les sillons secondaires, qui sont des sillons typiques et constants et qui divisent la surface des hémisphères cérébraux en lobes et en circonvolutions, il existe encore des sillons tertiaires, at5'-piques ou onstants, dont la disposition varie de cerveau à cerveau et qui masquent plus ou moins la topogi'aphie normale.
Ce sont ces sillons tertiaires plus ou moins développés qui donnent à chaque cerveau et même à chaque hémisphère cérébral son aspect caractéristique. Le développement de ces sillons tertiaires semble être en rapport immédiat et direct avec le développement de la substance grise corticale, aussi considère-t-on généralement la richesse d'un cerveau en sillons tertiaires comme un indice anatomique d'une intellectualité supérieure.
Rapport entre les sillons principaux de la face externe et les sutures de la boîte crânienne.
Un point intéressant à connaître, c'est la situation des sillons et des circonvolutions par rapport aux sutures de la boîte crânienne, fig. 56. D'après les recherches faites par un grand nombre d'auteurs, le sillon de Rolando répond à la face interne de l'os pariétal, un peu en arrière de la suture coronaire. Sa direction est oblique en bas et en avant. Son extrémité supérieure est située 48 mm. en arrière de la suture coronaire, tandis que pour son extrémité inférieure, qui s'étend jusque près du bord supérieur de la portion squammeuse du temporal, cette distance n'est que de 28 mm.
Pour la fissure de Sylvius on prend comme point de repère la bifurcation de cette fissure en rameau horizontal postérieur et rameau antérieur ascendant; cette bifurcation se fait au point de réunion de l'extrémité supérieure de la grande aile du sphénoïde avec la suture squammeuse.
La fissure pariéto-occipilale se trouve au point de réunion de la suture sagittale avec la suture lambdoïde.
Pour déterminer, sur le vivant, la position exacte des trois sillons primaires de la face externe des hémisphères cérébraux, on doit avoir recours à certains points de repère fixes et tracer, avec leurs secours, ce qu'on appelle la ligne rolandique, la ligne occipitale et la ligne sylvienne.
Ligne rolandique. Pour tracer cette ligne il faut commencer par établir la position exacte de l'extrémité supérieure du sillon de Rolando. Voici comment Poirier conseille de faire. Pour l'extrémité supérieure : « mesurer avec soin la distance qui sépare le fond de l'angle naso-frontal et l'inion (c'est-à-dire de la protubérance occipitale externe), en suivant bien la ligne sagittale ou ligne
Rapport des sillons principaux de la tace externe du cerveau terminal avec les sutiures du crâne, d'après Broca et Ecker.
se. R. : Sillon de Rolando.
i. int. : Sillon interpariétal.
se. Syly. : Fissure de Sylvius.
r. V. a. : Rameau vertical antérieur de la fissure de Sylvius.
se. /. oec. : Fissure pariéto-occipitale. eorr. : Cervelet.
médiane antéro-postérieure ; prendre la moitié de cette distance à partir du point nasal, y ajouter 2 cm. en arrière et marquer ce point qui donne certainement, à I cm. près, le point de la voûte qui répond au haut du sillon de Rolando ». Pour l'extrémité inférieure : « reconnaître et tracer au crayon l'arcade zygomatique qui est sensiblement horizontale ; sur cette ligne de l'arcade élever une peipendiculaire passant juste au-devant du tragus, par la fossette ou dépression pré- auriculaire, et compter, à partir du trou auditif, 7 cm. sur cette perpendiculaire ». En réunissant les deux points on obtient la ligne rolandique.
Ligne occipitale. Cette ligne indique la position de la fissure perpendiculaire
externe. Pour la tracer, il suffit de tirer une perpendiculaire sur la ligne sagittale au niveau du lambda. Celui-ci se trouve, d'après Poirier, 6 à 7 cm. audessus de la protubérance occipitale externe.
Ligne sylvienm. La plus facile à tracer est la ligne de Poirier, c'est-à-dire une ligne oblique reliant le lambda à l'angle fronto-nasal en passant environ à 6 cm. au-dessus du trou auditif.
Région médiane de la face inférieure du cerveau.
Pour terminer l'étude de la conformation extérieure du cerveau terminal.
FiG. 57.
Face inférieure du cerveau terminal. G. nat. 2/3.
il nous reste encore à décrire la région de sa lace inférieure située sur la ligne médiane entre les deux extrémités du corps calleux.
Quand on enlève la partie inférieure de l'axe cérébro-spinal par une section transversale faite au niveau du cerveau moyen, et que l'on examine la face inférieure du cerveau terminal réuni au cerveau intermédiaire, FIG. 57, on trouve, d'avant en arrière, sur chaque hémisphère :
la face inférieure du lobe frontal, le commencement de la fissure de Sylvius et la face inférieure du lobe temporo-occipital.
Sur la ligne médiane on voit, enavanteten arrière, une partie de la grande fissure médiane interhémisphérique.
La partie postérieure de cette fissure est limitée en avant par la face inférieure du bourrelet du corps calleux. La partie antérieure de la fissure médiane est limitée en arrière par le genou du corps calleux.
La face inférieure du bourreletdu corps calleux présente un peu en dehors de la ligne médiane, fig. 57 et 58, la bandelette grise qui relie le faisceau denté au nerf de Lancisi :
la faciola cinerea. Au-devant du bourrelet existe une large fente transversale qui constitue la partie moyenne de la grande fente cérébrale de Bichat conduisant dans le troisième
FiG. 58.
Partie de la base du cerveau comprise entre le chiasma optique, les bandelettes optiques et les pédoncules cérébraux et appartenant en grande partie au plancher du troisième ventricule. Gr. nat. i 1/2.
«. opi. : Nerf optique.
s.perf ant. : Substance perforée antérieure. band. op. : Bandelette optique.
/. : Tige pituitaire.
ém. lat. : Eminence latérale.
r. perf. lai. : Région perforée latérale. ém. sacc. : Eminence sacculaire.
c. man. : Corps mamillairc.
s.perf. p. : Substance intcrpédonculaire, ép. : Corps pinéal.
c.p. : Commissure postérieure.
/. ijuadr. : Empreintes des tubercules quadrijunieaux. cin. : Fasciola cinerea.
ventricule. Cette fente de Bichat correspond latéralement à la fissure de l'hippocampe ; celle-ci limite,
en dedans, ainsi que nous l'avons vu, la face inférieure du lobe temporo-occipital. La partie moyenne de la fente de Bichat est limitée en avant par la face postérieure du tronc cérébral au niveau des tubercules quadrijumeaux. Au-devant de la fente de Bichat on rencontre : la surface de section du cerveau moyen, puis une l'égion grise spéciale correspondant au plancher du troisième ventricule et qui se trouve nettement limitée : en arrière, par les pédoncules cérébraux ; latéralement, par les bandelettes optiques et, en avant, par le chiasma des nerfs optiques. Cette région présente un grand nombre d'organes rudimentaires, les homologues d'organes plus développés chez les vertébrés inférieurs. On y trouve, fig. 58, sur la ligne médiane et en allant d'arrière en avant, la substance interpédonculaire, s. int.; les corps mamillaires, pyriformes à grosse extrémité dirigée en dedans, c. mam.; l'éminence sacculaire de Retzius, ém. sac., se présentant sous la forme de trois saillies dont une médiane et deux latérales ; le tubercule cendré avec la tige pituitaire, t. p., et l'hypophyse.
Quand on relève le chiasma des nerfs optiques en haut et un peu en arrière, on voit partir du genou du corps calleux, de chaque côté de la ligne médiane, un cordon blanc, le pédoncule du corps calleux. Les deux pédoncules s'écartent l'un de l'autre et s'étendent le long des bandelettes optiques en limitant en arrière et en dedans la substance perforée antérieure. Dans cette dernière partie de son trajet, le pédoncule du corps calleux porte encore le nom de bande diagonale de Broca. Ces pédoncules peuvent se poursuivre jusqu'à l'extrémité antérieure de la circonvolution de l'hippocampe. Ces deux cordons blancs ne sont que la continuation, sur la face inférieure du cerveau, des nerfs de Lancisi ou stries longitudinales médianes de la face convexe du corps calleux ; ils représentent donc, au même titre que ces derniers et que le faisceau denté, une circonvolution avortée que l'on désigne sous le nom de circonvolution sous-calleuse.
Ces pédoncules du corps calleux circonscrivent, avec le chiasma des nerfs optiques, un espace triangulaire fermé par une lamelle grise, mince et délicate, appelée lame terminale. Cette lame passe au-devant de la commissure blanche antérieure à laquelle elle adhère.
De chaque côté de la ligne médiane, entre la bandelette optique et la partie terminale de la circonvolution sous-calleuse ou bande diagonale de Broca en arrière et en dedans, les circonvolutions frontales en avant, l'exti-émité antérieure de la circonvolution de l'hippocampe en dehors, il existe encore une mince lamelle grise en rapport intime avec l'artère cérébrale moyenne. Cette lamelle grise est percée d'un grand nombre de petits orifices, par lesquels passent des branches collatérales de l'artère cérébrale moyenne et de l'artère cérébrale antérieure pour se rendre aux ganglions de la base. C'est la substance perforée antérieure, s. per.
Sur la face inférieure du lobe frontal, le long du sillon olfactif, fig. 57, on trouve une bandelette blanche à direction antéro-postérieure, la bandelette olfai-
tive. L'extrémité antérieure de cette bandelette, fortement renflée, constitue le bulbe olfactif. A son extrémité postérieure, au niveau du bord postérieur du lobe orbitaire, la bandelette olfactive se renfle en une saillie prismatique, triangulaire, la tubèrosité olfactive, dont la face inférieure libre constitue le trigone olfactif d'où partent deux faisceaux blancs appelés racines ou stries olfactives.
La strie olfactive interne, très courte, se dirige en dedans et se perd dans la région voisine de l'écorce cérébrale appelée carrefour olfactif de Broca.
La strie olfactive externe se dirige obliquement en arrière et en dehors, croise la substance perforée antérieure et se perd dans l'extrémité antérieure du lobe temporal.
Le rhinencéphale,
Tous les organes que nous venons de décrire sur la face inférieure du cerveau terminal, entre le lobe temporal, le lobe orbitaire et les bandelettes optiques, forment, par leur ensemble, la partie du télencéphale à laquelle on donne le nom de rhinencéphale.
On divise ce rhinencéphale en une partie antérieure et une partie postérieure.
La partie antérieure comprend le bulbe, la bandelette et le trigone olfactifs, la strie olfactive interne et le carrefour olfactif de Broca, La partie postérieure est formée par la substance perforée antérieure et la strie olfactive latérale se continuant en arrière avec la circonvolution semi-lunaire et la circonvolution ambiante.
A ce rhinencéphale certains auteurs rattachent encore la circonvolution de l'hippocampe et la circonvolution du corps calleux, lesquelles, chez les animaux qui ont le bulbe olfactif fortement développé, prennent elles-mêmes un développement considérable.
Conformation interne du télencéphale.
Chaque hémisphère cérébral se divise, embryologiquement, en trois parties distinctes : le corps strié, le manteau ou pallium et le rhinencéphale.
Nous avons décrit la face externe du manteau cérébral et les parties constitutives du rhinencéphale ; il nous reste encore à étudier le corps strié et les parties constitutives du manteau.
On peut considérer chaque hémisphère, dans sa forme la plus simple, comme constitué par des ganglions gris placés près de la base et par une masse épaisse de substance blanche enveloppant ces ganglions. Cette masse blanche est recouverte elle-même par une couche repliée de substance grise, qui porte le nom de couche corticale grise, de substance corticale ou écorce grise,
La substance blanche enveloppe de tous côtés deux ganglions gris : le noyau lenticulaire et V avant-mur. Le troisième ganglion, appelé noyau caudé, est libre en haut et en arrière. Il existe, en eff'et, entre ce ganglion et la substance blanche enveloppante, un espace constituant le ventricule latéral.
Nous avons donc à étudier dans chaque hémisphère : 1° Les ganglions gris de la base : le noyau caudé, le noyau lenticulaire et l'avant-mur formant par leur ensemble le corps strié.
FiG. 59.
Coupe frontale du cerveau terminal passant par la fissure de Sylvius et montrant les ganglions gris de la base, le ventricule latéral et la substance blanche du paUium
avec l'écorce grise.
2° La substance blanche avec l'écorce grise qui la recouvre : le manteau ou pallium.
3° Le ventricule latéral.
Le corps strié.
On trouve chez l'adulte, à la base de chaque hémisphère cérébral, trois masses grises nettement distinctes l'une de l'autre : le noyau caudé, le noyau lenticulaire et \'avant-f}iur formant, par leur ensemble, la partie du télencéphale à laquelle on donne le nom de corps st?ié. Les deux dernières masses sont enveloppées complètement par de la substance blanche. Elles ne deviennent apparentes que sur des coupes frontales, sagittales ou horizontales. Le noyau caudé seul fait saillie dans la cavité ventriculaire ; aussi le désigne-t-on parfois sous le nom de noyau intra-ventriculairc, par opposition au no3'au lenticulaire et à l'avant-mur qui sont les noyaux extra-vcntriculaires.
Le noyau caudé'esi situé en dehors et un peu au-dessus de la couche optique appartenant au cerveau intermédiaire. Il fait saillie, sur toute sa longueur, dans le ventricule latéral. Quand on ouvre ce'ventricule par sa paroi supérieure, en enlevant le corps calleux, on tombe directement sur la face libre du noyau
■)llL.,
FiG. 60.
Lo tronc cérébral vu par le haut, après enlèvement du corps calleux, de la voûte à trois piliers et de la toile choroïdienne. Gr. nat.
c. cal : Coupe du genou du corps calleux. cl.tr : Cloison transparente.
■vl : Ventricule latéral.
/ne : Tète du noyau caudé.
p. ant : Section des piliers antérieurs de la voûte. ta : Tubercule antérieur de la couche optique.
6sc : Bandelette semi-circulaire.
Cfic : Corps du noyau caudé.
-'W : Troisième ventricule.
str. méd : Strie médullaire de lacouche optique. c. opt. : Couche optique.
s. ck : Sillon choroïdien.
gnc : Queue du noyau caudé.
>«/ : Pulvinar.
pcm : Pédoncules cérébelleux moyens.
vv : Valvule de Vihussrns.
/. guaii : Tubercules quadrijumeaux.
^cs : Pédoncules cérébelleux supérieurs.
comp. f. : Commissure ijostérieure. c. gr : Commissure grise.
caude, FIG. «o, qui forme la plus grande partie du plancher du ventricule latéral En avant, le noyau caudé arrive plus loin que la couche optique- Cette extrémité antérieure est renflée et porte le nom de Uic du noyau caudé, inc. Il se d.nge alors eh arrière, en longeant le bord externe de la couche optique en
■même temps qu'il se rétrécit rapidement. Tandis que la tête de ce noyau se trouve sur un même plan horizontal que la couche optique, la partie moyenne ou le corps, eue, déborde cette couche on haut et en dehors. Il s'ensuit que dans son trajet antéro-postérieur le noyau caudé décrit une courbe à convexité supérieure. Près de l'extrémité postérieure de la couche optique il se recourbe en bas, puis en avant et un peu en dehors, pour pénétrer dans le lobe temporal, dans lequel on peut le poursuivre jusque près de l'extrémité antérieure de ce lobe. Cette partie postérieure effilée prend le nom de queue du noyau caudé.
Dans son ensemble, le noyau caudé décrit donc une courbe en forme de fer à cheval à concavité antérieure, fig. 61. courbe analogue à celle que nous avons décrite pour la couche optique avec la bandelette optique.
Fig. 61.
Forme du noyau caudé. Gr. nat.
Noyau lenticulaire et l'avant-mur. Il est difficile de décrire séparément les autres masses grises qui occupent la base du cerveau terminal. Pour se faire une bonne idée de la forme, de la situation et des rapports réciproques du noyau caudé, du noyau lenticulaire et de l'avant-mur, il est nécessaire de pratiquer dans le cerveau une série de coupes macroscopiques, d'abord frontales, puis horizontales. Ces coupes intéresseront par le fait même les parties constitutives du cerveau intermédiaire et nous éclaireront en même temps sur les rapports des ganglions gris du cerveau terminal avec la couche optique appartenant au diencéphale. Le noyau caudé, le noyau lenticulaire, l'avant-mur et la couche optique forment, à proprement parler, ce que l'on désigne communément sous le nom de ganglions de la base, ganglions subcorticaux ou corps opto-striés.
Coupes frontales.
Nous avons représenté, dans la fig. o«, une vue de la section médiane de
LEEDS S. WEST RIDiliG MEDICO-CHIRURGICAL SOCIETY,
l'encéphale dans laquelle se trouvent indiqués, par des lignes pointillées, les endroits précis où nous avons pratiqué les sections frontales que nous avons reproduites dans les fig. «s à 69.
Fig. 6».
Section médiane de l'encéphale. Gr. nat. 2/3. Les lignes ponctuées indiquent les plans des sections des fig. 63 à 69.
La coupe / passe par la partie moyenne du lobe frontal, au-devant de l'extrémité antérieure du ventricule latéral et du genou du corps calleux, fig. 63; elle montre qu'à ce niveau chaque hémisphère cérébral est constitué uniquement par une masse blanche centrale, recouverte par la couche repliée de substance grise.
La coupe // tombe en plein dans le ventricule latéral et passe par la tête du noyau caudé, fig. 64. Elle présente, sur la ligne médiane, la fissure interhémisphérique, le corps calleux, c. call, ; et la cloison transparente, cl. tr.; de chaque côté, on voit une partie du ventricule latéral. La paroi supérieure de ce ventricule est formée par le corps calleux, tandis que sur la paroi inférieure existe la partie renflée ou la tête du noyau caudé, ne. Celle-ci se présente sous la forme d'une masse grise arrondie divisée en deux par une tramée irrégulière de substance blanche : la partie grise interne appartient seule au noyau caudé ou noyau mtra-ventriculaire ; la partie grise externe constitue l'extrémité anté-
FiG. 03.
Coupe I (HG. 63). Gr. nut. 3/4.
c. f. s. ■ Circonvolution frontale supérieure. ^. Jr. s. : Sillon frontal supérieur.
c. fSjn. : Circonvolution frontale moyenne.
ù.fr SLijJ
s.f. inf. : Sillon frontal inférieur .
c. f. inf. : Circonvolution frontale inférieure. s. olf. : Sillon olfactif.
FiG. 04.
Coupe II (FIG. ««). Gr. nat. 3/4
c./r. Slip. : Circonvolution frontale supérieure. s.f. s. : Sillon frontal supérieur.
c. call. : Corps calleux.
cf. m : Circonvolution frontale moyenne. s.-f. inf. : Sillon frontal inférieur.
cf. inf. : Circonvolution frontale inférieure,
cl. tr.
se. Syl.
!. icmp.
av. mur.
n. opt.
n. lent, ne.
: Cloison transparente.
Fissure de SvLviu.s.
; I.obe temporal .
; .\vant-mur.
: Nerfs optiques.
; Noyau lenticulaire.
: Noyau caudé.
rieure du noyau lenticulaire entièrement enveloppé par de la substance blanche. La substance blanche comprise entre les deux noyaux forme une partie du bras antérieur de la capsule interne. La face externe du noyau lenticulaire correspond à l'écorce cérébrale qui occupe le fond de la fissure de Sylvius, ou à l'insula de Reil. Elle en est séparée par une lame de substance blanche divisée en deux par une lamelle grise ; celle-ci forme l'extrémité antérieure de l'avant-mur.
La FiG. C5 représente une vue de la coupe ///, fig. 63, passant immédiatement au-devant de l'extrémité antérieure des couches optiques. Au
àc s
tu. nxLLr
Fig. 05.
Coupe III (fig. 63). Gr. nat. 3/4.
fond de la fissure médiane interhémisphérique nous tombons sur la coupe du corps calleux, ^. .a^/.; qui se perd latéralement dans la substance blanche des hémisphères. La face inférieure du corps calleux donne attache, sur la ligne médiane, à la partie postérieure de la cloison transparente, étendue entre ce corps calleux et les piliers antérieurs de la voûte à trois piliers ou trigone céréiral, pa. On voit sur cette figure comment ces piliers antérieurs passen derrière
a co , blanche antérieure. ant., pour s'enfoncer dans les parois lacé-
ra es du ventricule médian. De chaque côté de la ligne médiane la ace
nfeneure du corps calleux forme la voûte du ventricule latéral. Sur 1 p in cher de ce ventricule, on trouve de dehors en dedans : la coupe du noyau caude, la bandelette semi-circulaire on strie terminale avec la coupe de la veme du corps stné ou .eine terminale, puis une mince bande grise qui appai!
tient déjà à la partie antérieure de la couche optique. En dehors et en dessous du noyau caudé existe une bande blanche : le bras antérieur de la capsule interne compris entre le noyau caudé et une masse grise volumineuse : le noyau lenticulaire. Ce noyau a une forme triangulaire à base externe et à sommet interne. Il est subdivisé par deux lamelles blanches, parallèles à la base, en trois parties grises appelées segments et dénommées de la base au sommet : segment externe, segment moyen, segment interne.
La base de ce noyau correspond au fond de la fissure de Sylvius. Elle est séparée de la substance corticale qui recouvre la région de l'insula de Reil
iprœc
S t lTL-
FiG. «C.
Coupe IV (fig. «a). Gr. nat. 3/4.
par une bande de substance blanche assez épaisse, subdivisée en deux par une lamelle grise. Celle-ci appartient à l'avant-mur, av. mur. La mince lamelle blanche qui sépare l'avant-mur du noyau lenticulaire s'appelle capsule externe i celle qui sépare l'avant-mur de l'écorce grise des circonvolutions de l'insula porte le nom de ca^^sule extrême.
A la base du cerveau, on trouve la section des bandelettes optiques, hand Pratiquons maintenant une coupe passant par le milieu de la couche optique FIG. «o. Nous retrouvons sur la ligne médiane : la fissure médiane interhémisphérique et la coupe du corps calleux, cal.; la cloison transparente a disparu, de sorte que, à la face inférieure du coi-ps calleux, nous tom-
bons directement sur la voûte à trois piliers,^, recouvrant la toile choroïdienne, t. chor. En dessous de cette toile se trouve le troisième ventricule qui appartient au cerveau intermédiaire. De chaque côté de la ligne médiane nous retrouvons, en dessous du corps calleux, le ventricule latéral ; il est séparé du troisième ventricule par le plexus choroïde latéral et par le bord latéral de la voûte à trois piliers. Ces deux organes reposent directement sur la face supérieure de la couche optique. La couche optique, c. opt., forme une masse grise ovalaire de