IV. : Quatrième ventricule
ag. : Aqueduc de Sylvius.
(. qtiad. : Tubercules quadrijumeaux.
/ c. : Pédoncule cérébral.
///. : Nerf occulo- moteur commun.
com p. : Commissure postérieure. ep. : Epiphyse ou corps pinéal.
cm. : Corps mamillaires.
hyp. : Hypophyse.
FiG. 75.
du tronc cérébral. Gr. nat.
ch. : Chiasma des nerfs optiques, com. gr. : Commissure grise.
com. a. : Commissure antérieure.
Il : Lame terminale.
t. ch. : Toile choroïdienne.
pa. : Piliers antérieurs de la voûte.
gen. : Genou du corps calleux.
cl. tr. : Cloison transparente, c. cal. : Corps calleux.
sir vtèd. : Strie médullaire de la couche optique. our. : Bourrelet du corps calleux.
plus tard que c'est par là que passent les fibres motrices qui se rendent de l'écorce cérébrale vers les masses grises situées plus bas, masses grises qui constituent les noyaux d'origine des nerfs moteurs périphériques ; par là aussi passent les fibres sensitives qui viennent des différentes régions de l'axe céré-
bro-spinal dans lesquelles se terminent les fibres sensitives périphériques, pour se rendre au cerveau terminal, après interruption dans la couche optique. La capsale interne est comprise entre le noyau lenticulaire qui est situé en dehors, le noyau caudé et la couche optique qui sont placés en dedans. Elle apparaît le mieux dans toute son étendue sur des coupes horizontales, fig. 74.
Elle est formée, avons-nous vu, d'un bras antérieur ou partie frontale compris entre la tête du noyau caudé et le noyau lenticulaire, et d'un bras postérieur ou partie occipitale séparant le noyau lenticulaire de la couche optique. Ces deux bras se réunissent en formant un angle ouvert en dehors ; le sommet de cet angle s'appelle le genou de la capsule interne.
On donne le nom de capsule externe à la masse de substance blanche qui sépare le noyau lenticulaire de l'avant-mur et le nom de capsule extrême à la bande blanche comprise entre l'avant-mur et l'écorce grise de l'insula de Reil.
Comme parties importantes, on distingue encore dans le reste de la substance blanche : le corps calleux, la voûte à trois piliers ou fornix, la cloison transparente et la commissure antérieure du cerveau.
I. Corps calleux. On désigne sous le nom de corps calleux la lame épaisse de substance blanche qui existe au fond de la grande fissure médiane interhémisphériquo, approximativement au niveau des deux quarts moyens du cerveau terminal, et qui relie l'un à l'autre les deux hémisphères cérébraux. Il suffit d'écarter, sur un cerveau frais, les deux hémisphères au niveau de la fissure médiane, pour voir apparaître la face supérieure convexe du corps calleux.
La situation et la forme du corps calleux apparaissent le plus nettement sur une section médiane de l'encéphale, fig. 75. Le corps calleux se montre alors comme une lame épaisse de substance blanche présentant une légère convexité supérieure. A ses deux extrémités cette lame s'épaissit considérablement et s'infléchit sur elle-même. L'extrémité postérieure fortement renflée s'appelle le bourrelet du corps calleux; elie est située immédiatement au-dessus des émmences antérieures des tubercules quadrijumeaux. Elle forme la lèvre supérieure de la partie médiane de la grande fente cérébrale de Bichat. L'extrémité antérieure, connue sous le nom de genou du corps calleux, se réfléchit en bas et en arrière en s'amincissant rapidement : cette partie amincie ou bec se continue avec la lame terminale. La partie moyenne porte le nom de corps ou tronc du corps calleux.
La face supérieure convexe du corps calleux n'est libre qu'au niveau de la fissure mterhémisphérique ; elle est en rapport, en arrière, avec le bord inférieur de la faux du cerveau. La face inférieure concave répond, sur la ligne médiane, à la voûte à trois pilliers et à la cloison transparente ; de chaque coté elle forme dans toute son étendue la voûte du ventricule latéral, puis se perd dans la substance blanche des hémisphères.
II. La voûte à trois piliers ou trigone cérébral. On donne ce nom à deux cordons de substance blanche aplatis de haut en bas et situés, l'un à côté de
l'autre, à la face inférieure de la partie niédiane du corps calleux, au-dessus de la toile choroïdienne du troisième ventricule. Près du bourrelet du corps calleux, ces deux cordons s'écartent angulairement l'un de l'autre et prennent le nom à& piliers postérieurs du trigone ; ils se recourbent alors en bas, puis en avant, en contournant l'extrémité postérieure de la couche optique et s'éten-
Les piliers postérieurs de la voûte à trois piliers se continuant avec la corne d'AMMON et la fimbria. Gr. nat. 2/3.
c. opt. : Partie de la face supérieure de la couche optique.
pl. chor. : Pleius choroïde latéral.
c. caH: Coupe du genoux du''corps calleux. cl. ir. : Section de la cloisonitransparente. «. c. : Tète du noyau caudé.
dent jusque près de l'extrémité antérieure du prolongement temporal du ventricule latéral. Dans ce ventricule, leur partie externe longe le bord concave de la corne d'Ammon, avec laquelle elle se fusionne en grande partie. La partie interne de chaque pilier est libre et est connue sous le nom de fimbria ou corps bordant, fig. 70. L'espace triangulaire, circonscrit par les deux piliers à la
face inférieure du bourrelet du corps calleux, est occupé par des fibres transversales intimement unies au corps calleux. Il porte le nom de lyre ou de psalierium. La voûte à trois pilliers ne longe pas toute l'étendue de la face inférieure du corps calleux. Arrivés vers le milieu de ce corps, les deux cordons de la voûte s'arrondissent, quittent le corps calleux et descendent en bas en décrivant une courbure à convexité supérieure et antérieure. Ces piliers antérieurs de la voûte passent derrière la commissure blanche antérieure qui les sépare de la lame terminale, arrivent à la base du cerveau, se recourbent en arrière, et semblent se terminer dans les corps mamillaires.
Lorsque la voûte à trois piliers est appliquée contre la face inférieure du corps calleux, elle est formée de deux cordons aplatis de haut en bas. Le bord interne de ces cordons est épais et arrondi, le bord extei^ne est mince et s'applique dans le sillon choroïdien de la face supérieure de la couche optique. Au niveau de ce bord externe, l'épithélium épendymaire du ventricule latéral passe sur le plexus choroïde latéral et de là se continue avec l'épithélium épendymaire tapissant la partie externe de la face supérieure de la couche optique. Le ventricule latéral se trouve ainsi nettement séparé du troisième ventricule. Au moment où les piliers antérieurs se séparent du corps calleux pour descendre en bas, ils s'arrondissent et quittent en même temps l'extrémité antérieure de la couche optique ; de là résulte entre chaque couche optique et le pilier antérieur correspondant un orifice circulaire qui fait communiquer le ventricule médian avec le troisième ventricule : c'est le trou de Monro.
IIL La cloison transparente. L'espace triangulaire laissé libre entre le genou du corps calleux et les piliers antérieurs de la voûte à trois piliers est fermé par deux minces lamelles blanches qui constituent le septum lucidum ou la cloison transparente. L'espace linéaire qui sépare ces deux lamelles l'une de l'autre forme le cinquième ventricule ou cavité de la cloison transparente. Ce' cinquième ventricule est une cavité close de toutes parts. Il ne communique pas avec les autres ventricules, parce que, embryologiquement, il ne représente pas une partie du canal neural primitif.
IV. Commissure antérieure. On donne ce nom à un faisceau blanc, assez épais, à direction transversale, situé entre les piliers antérieurs de la voûte à trois piliers et la lame terminale. La position de cette commissure apparaît nettement sur des coupes sagittales médianes.
Les ventricules du cerveau terminal ou ventricules latéraux.
Entre une des masses grises de la base, le noyau caudé, et la substance blanche de chaquelhémisphère, il existe un espace libre qui constitue le ventricule latéral. Celui-ci communique avec le ventricule médian appartenant au cerveau intermédiaire par un orifice arrondi situé entre la couche optique et le pilier antérieur de la voûte à trois piliers, c'est le trou de Monro, fig. 77.
Pour se faire une bonne idée du ventricule latéral, il ne faut pas oublier que, dans le cours du développement, chaque hémisphère s'est recourbé sur lui-même de manière à décrire dans son ensemble une courbe à concavité antérieure.
Le ventricule latéral, considéré dans son ensemble, n'est donc pas une cavité horizontale s'étendant, dans chaque hémisphère, du pont frontal au pôle
occipital. C'est une cavité repliée sur elle-même, présentant un prolongement antérieur qui s'enfonce dans le lobe frontal et qu'on appelle le prolongement frontal ou corne antérieure, et un prolongement postérieur qui se poursuit jusqu'à l'extrémité antérieure du lobe temporal et qu'on appelle le prolongement temporal ou corne inférieure du ventricule latéral, fig. 78.
De plus, au moment où ce ventricule se réfléchit dans le lobe temporal, une partie s'en détache pour s'enfoncer dans le lobe occipital, fig. 78 : c'est le prolongement occipital ou corne postérieure.
Les deux ventricules latéraux sont séparés l'un de l'autre, en avant, par la cloison transparente et les piliers antérieurs de la voûte ; en arrière, par le troisième ventricule. Ils sont séparés du ventricule médian par l'épithélium épendymaire qui passe du bord latéral de la voûte à trois piliers sur la face supérieure de la couche optique en recouvrant le plexus choroïde latéral. Chaque ventricule latéral communique avec le ventricule médian par le trou de Monro.
On peut distinguer à chaque ventricule latéral une partie moyenne qu'on appelle le corps ou partie centrale du ventricule et trois prolongements ou cornes; un prolongement frontal ou corne antérieure, un prolongement occipital ou corne postérieure et un prolongement temporal ou corne inférieure.
Le prolongement frontal présente comme plancher la partie renflée ou la tête du noyau caudé ; sa paroi interne est formée par la cloison transparente. La face inférieure du corps calleux forme la voûte, fig. 7«.
Le corps du ventricule latéral correspond à toute l'étendue de la couche
■/-pruL. oc^
Moule des cavités ventriculaires de l'encéphale d'après Welker.
I si II : Ventricules latéraux.
/// : Ventricule médian.
Â'I : Trou de Monro.
a. qs. : Aqueduc de Sylvius.