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Colonne cellulaire externe

3 à 8 : Noyau d'innervation des mnscles du membrû inférieur. 4 et 6 : Noyau segmentaire de la hanche, 3 et 5 : Noyau segmentaire de la cuisse. 7 : Noyau segmentaire de la jambe.

neurones se fait dans la corne grise antérieure. C'est là que se trouve donc ce qu'on appelle le centre réflexe.

Ce centre réflexe occupe :

le neuvième segment dorsal pour le réflexe abdominal supérieur,

le dixième segment dorsal pour le réflexe abdominal moyen,

le onzième et douzième segment dorsal pour le réflexe abdominal inférieur,

le premier et deuxième segment lombaire pour le réflexe crémastérien,

le troisième et quatrième segment lombaire pour le réflexe rotulien,

le premier segment sacré pour le réflexe achilléen,

le deuxième segment sacré pour le réflexe plantaire.

Applicaiions pratiques. La destruction des cellules radiculaires doit entrainer la suspension de leur fonctionnement normal.

Si cette destruction est brusque ■ — comme cela s'observe dans la poliomyélite antérieure aiguë de l'enfant et de l'adulte, dans la paralysie ascendante de Landry, dans l'hématomyélie spontanée ou provoquée — elle se traduira au dehors par une paralysie brusque (abolition de la motilité volontaire) des muscles correspondants, par l'abolition de la motilité réflexe dans les muscles paralysés et par la perte complète de leur tonicité normale (paralysie flasque). De plus, au bout de quelques jours, la dégénérescence secondaire des fibres nerveuses réduira le muscle à ses éléments propres, d'où les modifications dans l'état électrique qui sont caractéristiques de la réaction de dégénérescence. Plus tard encore, par suite de la suspension de l'influence trophique que la cellule nerveuse exerce normalement sur le muscle, on verra survenir de \ atrophie de ce dernier conduisant lentement à sa disparition complète.

Si la destruction des cellules de la corne antérieure est lente et progressive, si elle se fait en quelque sorte cellule par cellule, elle entrainera une atrophie lente et progressive des fibres motrices périphériques, ainsi que des fibres musculaires auxquelles elles sont destinées. Cette réduction dans le nombre des fibres musculaires produira de l'atrophie et de la parésie. Cette atrophie sera lente et progressive comme l'atrophie des cellules de la corne grise. La motilité volontaire, la motilité réflexe, le tonus et les réactions électriques persisteront normales, mais affaiblies, aussi longtemps qu'il y a dans le muscle un nombre suffisant de fibres restées en connexion avec des cellules radiculaires. Ce travail lent mais continu d'atrophie des cellules motrices se traduira encore au dehors par des contractions limitées dans certaines parties du muscle, connues sous le nom de contractions flbrillaires. C'est ce que l'on voit survenir dans la poliomyélite antérieure chronique — appelée encore atrophie musculaire progressive d'origine myélopathique ou myopathie secondaire — et dans la sclérose latérale amyotrophique. On peut l'observer également dans la syringomyélie, dans la pachyméningite cervicale hypertrophique et dans les cas de compression médullaire lente intéressant une partie du renflement cervical ou du renflement lombaire.

La répartition des cellules radiculaires des deux renflements en groupes cellulaires en rapport avec les muscles des différents segments de membre est importante au point de vue pratique. Elle nous permet de comprendre pourquoi, dans certaines affections nerveuses, nous voyons la paralysie ou l'atrophie envahir tous les muscles d'un segment de membre (tous les muscles de la main par exemple i bien que ces muscles soient innervés par des nerfs différents (nerf médian et nerf cubital) et que les muscles du segment voisin (l'avant-bras) innervés par ces mêmes nerfs restent normaux. Une distribution segmentaire de la paralysie ou de l'atrophie plaidera donc en faveur d'une lésion médullaire. De plus, cette lésion médullaire intéressera la corne grise en un point limité suivant Vaxe longitudinal de la moelle.

Dans les cas où la corne grise du renflement cervical ou du renflement lombaire sera lésée suivant son axe transversal, des cellules appartenant à des noyaux segmentaires difiérents seront mises hors de fonction. Dans ces cas la paralysie ou l'atrophie ne sera plus segmentaire, mais elle intéressera dans chaque segment un nombre variable de muscles en rapport avec les cellules détruites. Cette lésion équivaudra à la mise fors de fonction de toutes les fibres motrices du segment médullaire, fibres qui toutes quittent la moelle par la racine antérieure correspondante. La paralysie ou l'atrophie périphérique aura une distribution radiculaire.

En se basant sur les troubles de la motilité observés dans les cas de lésion transversale de la moelle à difiérents niveaux, Starr a pu dresser le tableau suivant énumérant les muscles en rapport avec les fibres motrices des difierentes racines et avec les cellules radiculaires dés segments médullaires correspondants.'

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