‹ Les centres nerveux cérébro-spinauxChapitre 48 sur 90 · CL . vert. cLrçitc · texte numérisé non relu

CL . vert. cLrçitc

-a.Spirt ^osi.

Artères radiculaires . Les artères radiculaires proviennent directement des deux artères vertébrales. Ce sont des artères excessivement fines qui se dirigent transversalement en dehors, pénètrent dans les filets radiculaires des nerfs qui dépendent du bulbe : l'hypoglosse, le pneumo-gastrique et le glosso-pharyngien, puis se divisent en une branche centrale et une branche périphérique. La branche périphérique s'épuise dans la partie voisine du nerf. La branche centrale accompagne les fibres radiculaires jusqu'à leur noyau d'origine et là se résout en réseau capillaire.

Chaque noyau d'origine d'un nerf périphérique reçoit donc le sang artériel de deux sources différentes : des artères médianes voisines et des artères radiculaires, FiG. *o«.

FiG. ao6.

Schéma montrant la distribution des artères nourricières du myélencéphale.

Un fait important à noter c'est que toutes ces artères médianes et radiculaires sont des artères terminales dans le sens de Cohnheim, c'est-à-dire que ces artères ne s'anastomosent jamais entre elles, si ce n'est par leur réseau capillaire.

Artères accessoires. Ce sont de petites branches nées des artères vertébrales, des artères radiculaires, artères spinales ou artères cérébelleuses inférieures et qui se rendent dans la partie voisine de la substance blanche du bulbe. Parmi ces artérioles, quelques-unes suivent les filets radiculaires du nerf hypoglosse et pénètrent dans l'olive.

Circulation veineuse. Les veines suivent le trajet des artères et viennent se déverser dans les grosses veines périphériques qui forment plexus à la face externe du bulbe.

§ 3. Le métencéphale.

Le métencéphale est la partie du rhombencéphale comprise enti-e l'isthme

du rhombencéphalc et le myélencéphale. Il est formé d'une partie ventrale, la protubérance annulaire ou le pont de Varole, et d'une partie dorsale, le cervelet. Ces

deux parties sont reliés l'une à l'autre par les pédoncules cérébelleux moyens ou bras du pont.

Pont de Varole.

L'étude d'une série de coupes transversales pratiquées aux différents niveaux de la protubérance nous renseignera sur l'organisation interne de cette partie importante de l'axe cérébro-spinal. Nous avons indiqué dans la fjg. «07, par des lignes pointillées, le niveau auquel correspondent les différentes coupes que nous allons étudier en détail.

La FiG. 208 représente le dessin d'une coupe faite vers le bord inférieur de la protubérance annulaire. Ce qui donne à cette coupe, et à toutes celles que nous allons étudier, un caractère particulier, qui les différencie nettement des coupes de la moelle allongée, c'est que toute leur moitié antérieure est occupée par de nombreux faisceaux compacts de fibres transversales appartenant à la protubérance. Toutes ces coupes comprennent en effet, deux parties : une partie antérieure ou basale, formée essentiellement par les fibres protubérantielles ou fibres des pédoncules cérébelleux moyens, et une partie postérieure ou dorsale où nous trouvons les éléments particuliers du rhombencéphalc.

Dans la partie basale, fig. ao8, on aperçoit, entre les fibres protubérantielles qui ont toutes une direction transversale, des amas irréguliers de substance grise qui constituent les noyaux du pont. Les fibres transversales s'entrecroisent sur la ligne médiane et se rendent de chaque côté, par le pédoncule cérébelleux moyen, dans les hémisphères du oervelet. Ces faisceaux protubérantiels sont exclusivement formés de fibres servant à relier les noj^aux du pont à la couche corticale grise d'un hémisphère cérébelleux.

Elles ont leurs cellules d'origine dans les noyaux du pont et se rendent, par le pédoncule cérébelleux moyen du côté opposé, à l'écorce cérébelleuse. L'entrecroisement de ces fibres se fait dans la protubérance annulaire ellemême. Ce sont àes fibres ponto -cérébelleuses.

Au milieu de ces fibres transversales, on voit la section d'un faisceau

Fig, 307.

La face postérieure du métencéphale et du mésencéphale. Gr. nat.

compact de fibres nerveuses longitudinales. Ce sont les fibres des voies descendantes d'origine corticale qui traversent la protubérance pour se rendre dans la pyramide antérieure du bulbe. En traversant la protubérance, ces fibres émettent un grand nombre de branches collatérales se terminant entre les cellules nerveuses qui constituent les noyaux du pont.

Ces collatérales relient donc les fibres du faisceau pyramidal aux cellules d'origine des fibres ponto-cérébelleuses et comme celles-ci sont, en majeure partie, des fibres croisées, nous voyons par là une connexion s'établir entre

FiG. »08.

Coupe transversale du pont de Varole correspondant au plan de la section i

de la FIG. 807.

l'hémisphère cérébral d'un côté et l'hémisphère cérébelleux du côté opposé ( veine cortico-ponio-cérébelleuse ).

Ces deux faisceaux pyramidaux sont traversés, d'arrière en avant, par des faisceaux plus grêles à direction antéro-postérieure, VI : ce sont les fibres radiculaires du nerf oculo-moteur externe qui sortent du tronc cérébral immédiatement en dessous du bord inférieur de la protubérance.

La partie dorsale de la coupe présente, sur. la ligne médiane, le raphé. C'est là que, sur toute la longueur du tronc cérébral, viennent s'entrecroiser de nombreux faisceaux de fibres nerveuses transversales, arcif ormes internes, dont on ignore encore en grande partie l'origine et la terminaison.

De chaque côté du raphé, entre les fibres à direction transversale, on vo t tout le champ occupé par la section de petits faisceaux de fibres à direction

longitudinale. Le long de la moelle allongée, ces fibres formaient, dans le voisinage immédiat du raphé, entre les fibres radiculaires des deux nerfs hypoglosses, un faisceau compact depuis la substance grise du plancher du quatrième ventricule jusqu'aux faisceaux pyramidaux.

Dans la protubérance, un noyau gris, appelé souvent noyau central, vient séparer ces fibres en deux masses distinctes. En avant, immédiatement en contact avec les fibres protubérantielles, nous retrouvons la continuation de la couche interolivaire des fibres sensitives, voie de transmission de la sensibilité profonde venant des masse;; grises des cordons postérieurs de la moelle : c'est la couche des fibres médullo-thalamiques . En arrière, dans le voisinage immédiat du plancher du quatrième ventricule, on voit la coupe du faisceau longitudinal postérieur. Un peu en dehors de la couche des fibres sensitives apparaît une lamelle grise repliée sur elle-même, c'est V olive supérieure; puis une masse compacte de substance grise riche en cellules nerveuses volumineuses : c'est la partie inférieure du noyau d'origine du nerf facial. De ce noyau partent des fibres radiculaires qui se dirigent en arrière et en dedans vers le plancher du quatrième ventricule, constituant la branche radiculaire interne du facial.

Plus en dehors encore, on tombe sur la coupe de la racine bulbo-spinale du nerf trijumeau, V, (accompagnée de la masse grise terminale des fibres de cette racine), limitée latéralement par la racine vestibulaire du nerf acoustique et par le pédoncule cérébelleux inférieur, pci.

Entre le noyau d'origine du nerf facial et la racine descendante du nerf trijumeau, on aperçoit encore, à gauche, des faisceaux de fibres à direction antéro-postérieure. Ils appartiennent au nerf facial, dont ils forment une partie de la branche radiculaire externe.

La racine descendante du nerf trijumeau est limitée en avant par des fibres transversales. Celles-ci proviennent du noyau accessoire de l'acoustique, passent au-devant de l'olive supérieure, traversent la couche des fibres sensitives d'origine spinale et s'entrecroisent sur la ligne médiane avec les fibres du côté opposé FiG. ao!». Cet ensemble de fibres transversales, nettement distinctes des fibres protubérantielles, est connu sous le nom de corps trapézoïde et appartient aux voies centrales de la racine cochléaire du nerf acoustique ainsi que nous le verrons plus tard. Après entrecroisement, ces fibres se rendent jusqu'au devant de l'olive supérieure du côté opposé où elles deviennent ascendantes, en formant, surtout chez les mammifères, un faisceau arciforme appelé faisceau arqué, FIG. aïo, il représente une partie de la voie acoustique bulbo-dicncéphalique.

En arrière de l'olive supérieure se trouve le faisceau de fibres ascendantes provenant des stries médullaires et formant la partie dorsale de la même voie acoustique centrale, fig. »ll.

Sur le plancher du quatrième ventricule, on trouve de dehors en dedans : 10 la racine descendante de la branche vestibulaire du nerf acoustique avec la masse grise voisine, et

FiG. aïo.

IG. a09 et aïO. Les fibres en dégénérescence appartiennent au corps trapézoïde et représentent la voie acoustique ventrale (lapin).

FiG. an.

Les fibres eû dégénérescence appartiennent aux stries médullaires et représentent

la voielacoustique dorsale (lapin). j3

2" le noyau principal du nerf acoustique, qui fait saillie sur ce plancher au niveau de la région acoustique.

Les fibres longitudinales que l'on trouve, en arrière des fibres du corps trapézoïde, dans la région connue sous le nom de substance réticulaire grise ou formation réticulaire, appartiennent en partie aux voies courtes, en partie à la voie centrale des fibres sensitives et principalement à la partie de cette voie

des fibres sensitives bulbo-thalamiques.

La coupe suivante, fig, ai» et ais, nous amène dans le domaine du nerf facial et du nerf oculo-moteur externe.

La moitié antérieure de la coupe est occupée par les fibres prntubérantielles avec les noyaux du pont et par les faisceaux pyramidaux disloqués par le passage des fibres transversales.

Immédiatement en arrière des fibres protubérantielles, nous retrouvons, de chaque côté du raphé, la couche des fibres sensitives d'origine spinale ou

lemniscus, le noyau central et le faisceau longitudinal postérieur. Entre ce faisceau et le plancher du quatrième ventricule existe la coupe arrondie d'un autre faisceau à fibres verticales : c'est la branche radiculaire ascendante du nerf facial, bVII.

Au-devant et un peu en dehors de cette branche du facial se trouve une masse compacte de substance grise riche en cellules nerveuses : c'est le 7ioyau d'origine du nerf oculo-moteur externe, n. VI. Les fibres radiculaires de ce nerf quittent ce noyau par sa face interne et traversent horizontalement la coupe jusqu'au niveau des fibres 'protubérantielles. Ces fibres n'ont été coupées que

FiG. a 13.

Coupe correspondant au plan de section 2 de la fig. a07,

sur une partie de leur trajet, parce que, pour aller de leur noyau d'origine réelle à leur origine apparente, elles suivent dans le tronc cérébral une direction oblique en bas et en avant.

En dehors de ces fibres du nerf de la sixième paire, nous retrouvons encore comme parties essentielles :

1° L'olive supérieure, ol. sup., enveloppée par les fibres ventrales et dorsales de la voie acoustique centrale.

20 Quelque peu au-devant et en dehors de l'olive le faisceau hétérogène, essen-

tiellement formé par les fibres descendantes rubro-spinales et les fibres ascendantes du faisceau de CiowERS, FG, vie.

3° Le noyau d'origine du nerf facial avec le coriimencement de la branche

radiculaire interne, nVII.

40 Un faisceau de fibres nerveuses appartenant encore au nerf facial, cVII, la branche radiculaire externe.

5° Une partie de la racine interne ou racine vestibulaire du nerf acoustique, aVec son noyau à grosses cellules ou noyau de Dei- TERS. De ce noyau partent des fibres nerveuses qui s'inclinent en avant et en dedans, se recourbent en bas, derrière le noyau du facial, et peuvent se poursuivre jusque dans le cordon antérieur de la moelle, FiG. 215 et 2i«. C'est le faisceau vestibulo-spinal.

6° La racine descendante du nerf trijumeau, V.

Ce qui frappe sur cette coupe, c'est que le nerf facial a été sectionné à trois points différents de son trajet :

FiG. ai4

VI : Noj au d'origine dn nerf oculo-moteur externe. V7/ : Noyau d'origine du nerf facial.

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