C. R. : Corps restiforme
J*. G. : Faisceau de Gowers dont les fibres sont en dégénérescence.
1° au niveau de son noyau d'origine et de sa branche radiculaire interne, nVII;
2° dans sa branche radiculaire ascendante, bVII, et 3° dans sa branche radiculaire externe, cVIL
Les fibres radiculaires du facial décrivent, en effet, avant de sortir du tronc cérébral, un trajet assez complexe dans la profondeur même de la protubérance annulaire. ^
Du noyau d'origine, ces fibres se dirigent en aiTière et en dedans jusqu au niveau du plancher du quatrième ventricule, un peu en dehors de la ligne médiane. Ce faisceau de fibres radiculaires, compris entre le noyau d'onguae et le plancher du quatrième ventricule, porte le nom de branche radiculaire interne. Arrivées près de la ligne médiane, toutes ces fibres se recourbent en haut et prennent une direction longitudinale constituant ce qu'on appelle la
FiG. «15.
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branche radiculaire ascendante. Après un court trajet, toutes les fibres se recourbent une deuxième fois en dehors en devenant transversales, ainsi que cela apparaît clairement dans la fig. »iy qui représente la moitié dorsale d'une coupe de la protubérance prise un peu au-dessus de la coupe précédente. Ce
Fig. 317.
Coupe correspondant au plan de section 3 de la fig. 207.
faisceau de fibres transversales s'appelle le genou du facial. Enfin, les fibres radiculaires s'infléchissent une troisième fois en bas, en avant et en dehors, formant la branche radiculaire externe qui va sortir du tronc cérébral dans le sillon horizontal séparant la protubérance annulaire de la moelle allongée. Nous avons représenté ce trajet -assez complexe des fibres radiculaires du nerf de la septième paire dans les deux schémas de la fig. ai8. On voit que, dans
Fig. a 18.
Schéma indiquant le trajet des fibres radiculaires du nerf facial. A gauche, ces fibres sont vues de profil. A droite, elles sont représentées sur une vue de face.
VII : Noyau d'origine du nerf facial. I VI : Noyau d'origine du nerf oculo-moteur externe.
leur ensemble, les fibres radiculaires du nerf facial décrivent une courbe en 1er à cheval, dans la concavité de laquelle est situé le noyau d'origine du nerf oculo-moteur externe. Ce noyau du nerf de la sixième paire et la partie des fibres radiculaires qui le contourne — la bi anche radiculaire ascendante
et le genou du facial — produisent sur le plancher du quatrième ventricule une saillie arrondie, correspondant à la partie inférieure de Véminence médiane ou éminence ronde, à laquelle on a donné le nom à'éminence faciale ou éminence du nerf abducteur.
La majeure partie des fibres nerveuses de la substance réticulaire grise, comprise entre les fibres radiculaires du nerf oculo-moteur externe et les fibres de la branche radiculaire externe du nerf facial , appartiennent à la partie de la voie sensitive centrale en connexion avec les nerfs sensitifs du myélencéphale et du métencéphale : la voie centrale du nerf trijumeau en arrière et la voie centrale du nerf acoustique en avant.
La coupe suivante nous amène dans le domaine du nerf trijumeau, fig. »io.
FiG. aïo.
Coupe correspondant au plan de section 4 de la fig. 307.
Le nerf facial et le nerf oculo-moteur externe n'existent plus. Entre les fibres transversales de la protubérance et le plancher libre du quatrième ventricule, on retrouve, d'avant en arrière, la couche des fibres sensitives spinales, de nombreuses fibres arciformes internes s'entrecroisant dans le raphé, le faisceau longitudinal postérieur. Latéralement on retrouve une partie de l'olive supérieure enveloppée par les fibres acoustiques centrales et, plus en dehors, les fibres du faisceau hétérogène.
Sur les parties latérales de la coupe, nous voyons les fibres radiculaires du nerf trijumeau. On y distingue facilement un petit faisceau interne, la racine motrice, provenant d'une masse grise ovalaire, le noyau moteur ou noyau masticateur, et un faisceau volumineux externe, la racine sensitive, s'étendant jusqu'au niveau d'une masse grise volumineuse, riche en petites cellules nerveuses, qui constitue le noyau sensiiif terminal.
Tout le reste de la coupe constitue ce que l'on appelle la formation réticulaire. On y trouve :
1° des fibres transversales, ;îim arciformes internes, appartenant en majeure partie aux cellules nerveuses du noyau sensitif terminal du trijumeau ;
20 de nombreux petits faisceaux de fibres longitudinales représentant, en
partie, les voies courtes du métencéphale dont quelques-unes peuvent se poursuivre jusque dans le cordon latéral de la moelle en formant les fibres réticulospimles latérales et, en partie aussi, les fibres de la voie sensitive centrale du nerf acoustique et du nerf trijumeau ;
3° des cellules nerveuses éparpillées entre les fibres nerveuses, cellules de la formation réiiculaire, dont les prolongements cylindraxiles deviennent des fibres longitudinales, directes ou croisées, soit de la formation réticulaire, (fibres réticulo-spinales latérales), soit du faisceau longitudinal postérieur (fibres léticulo-spinales antérieures).
La FiG. «»o représente la moitié dorsale d'une coupe de la protubérance
FiG. »ao.
Coupe correspondant au plan de section 5 de la fig. »07.
annulaire faite au-dessus de l'origine du nerf trijumeau. Le quatrième ventricule commence à se rétrécir. Il est Limité, de chaque côté, par le pédoncule cérébelleux supérieur venant du cervelet, pcs. Ce pédoncule lui-même est contourné par des fibres horizontales appartenant au faisceau de Gowers, fig. a«l.
Èn avant existent les fibres protubérantielles avec les noyaux du pont et les faisceaux des voies pyramidales.
La couche antérieure ou médiane des fibres sensitives (lemniscus médian) tend à s'écarter du raphé. Tout à fait en dehors apparaît une petite masse grise nouvelle, le noyau latéral, qui semble être l'extrémité proximale de l'olive supérieure et qui se trouve enveloppée par les fibres de la voie acoustique, prenant ici le nom de lemniscus latéral. Ces fibres contournent quelque peu la face latérale du pédoncule cérébelleux supérieur en constituant la couche latérale des fibres sensitives ou couche latérale du ruban de Reil.
Entre les deux pédoncules cérébelleux, on trouve :
10 le faisceau longitudinal postérieur ;
2° la coupe d'un petit faisceau de fibres nerveuses appelé racine descendante, racine motrice ou racine cérébrale du nerf trijumeau et longé en dedans par une traînée de cellules nerveuses qui représentent les cellules d'origine des fibres constitutives de cette racine ; et
30 un amas de cellules nerveuses riches en granulations pigmentaires constituant ce que l'on appelle le locus cœrulmis.
Tout le reste appartient à la substance réticulaire grise ou formation réticulaire qui commence à prendre ici le nom de région de la calotte.
Les fibres longitudinales de cette région représentent, en partie du moins,
FiG. 321.
P. C. s. : Pédoncule cérébelleux supérieur. L. C. : Locus cœruleus.
jp. G. : Fibres en dégénérescence du faisceau de GowERS contournant le pédoncule cérébelleux et pénétrant dans la valvule de Vibussens.
FiG. 23*.
Les fibres dorsales en dégénérescence appartiennent à la voie centrale du trijumeau, les fibres ventrales à la voie méduUotlialamique (lapin).
les fibres de la voie sensitive centrale provenant du myélencéphale et du métencéphale.
C'est dans la partie latérale de cette région, tout près de la face interne du pédoncule cérébelleux supérieur, que se trouvent les fibres constitutives de la voie sensitive centrale en connexion avec le nerf trijumeau, fig. 222,
La coupe suivante, fig. 323, nous montre le quatrième ventricule entièrement fermé par la valvule de Vieussens et transformé en aqueduc de Sylvius. Dans l'épaisseur de cette valvule, on trouve des fibres entrecroisées : ce sont les filets radiculaires des deux nerfs pathétiques, IV. Après entrecroisement dans la valvule, ces nerfs sortent de la face postérieure de l'axe cérébro-spinal, de chaque côté de la valvule de Vieussens.
Les pédoncules cérébelleux supérieurs ont perdu leurs contours réguliers. Leurs fibres constitutives se dirigent obliquement en avant et en dedans et viennent s'entrecroiser sur la ligne médiane, en arrière de la couche médiane des fibres sensitives.
Entre les deux pédoncules, on trouve encore :
1° la racine motrice descendante ou cérébrale du nerf trijumeau ;
2° un faisceau arrondi de fibres nerveuses formant la branche descendante du nerf pathétique ;
3° le locus cœrulœus et
4» le faisceau longitudinal postérieur.
La couche médiane des fibres sensitives, ou couche des fibres sensitives médullo-thalamiques, s'est écartée davantage encore de la ligne médiane. Les fibres de la voie acoustique contournent la face latérale du pédoncule cérébelleux supérieur et prennent part à la constitution de la couche latérale.
Coupe correspondant au plan de section 6 de la fig. SÎ07.
La moitié antérieure de la coupe est constituée par les fibres transversales de la protubérance, les noyaux du pont et les faisceaux de fibres nerveuses à direction longitudinale que l'on désigne communément sous le nom de />v;'amides.
Si on compare cette coupe à celle que nous avons faite tout près du bord inférieur de la protubérance, fig. »08, on voit que ces faisceaux de fibres à direction longitudinale, en traversant de haut en bas toute l'épaisseur du pont, diminuent considérablement de volume. Cette diminution n'est due qu'en
LEEDS El V^EST BlDliiû MEDICO-CHIRURGICAL 80GIETV.
petite partie à des fibres motrices qui quittent ces faisceaux pour se terminer dans les masses grises de la protubérance formées par les cellules d'origine des nerfs moteurs périphériques : le nerf trijumeau, le nerf oculo-moteur externe et le nerf facial. Cette diminution est due principalement aux nombreuses fibres nerveuses qui quittent ces faisceaux pour se terminer dans les noyaux du pont, Jibres corticoprotubérantielles, et là se mettre en connexion avec les cellules ner veuses qui forment ces noyaux et dont les prolongements cylindraxiles croisent, en majeure partie, la ligne médiane, forment l'élément constituant principal du pédoncule cérébelleux moyen du côté opposé et se terminent dans l'écorce cérébelleuse, Jibres ponto-cérébelleuses, fig. aaé.
Les faisceaux de fibres nei-veuses longitudinales comprennent donc, dans la partie basale de la protubérance, les fibres motrices et les fibres des faisceaux corticoprotubérantiels.
Nerfs périphériques.
Quatre nerfs périphériques dépendent du métencéphale. Ce sont : le nerf acoustique, le nerf facial, le nerf oculo-moteur externe et le nerf trijumeau.
Fig. a«4.
Schéma montrant la constitution de la voie cortico-ponto-cérébelleuse.
Nerf acoustique.
Le nerf acoustique ou nerf de la huitième paire est un nerf exclusivement
sensoriel. Il provient du sillon horizontal qui sépare la protubérance annulaire de la moelle allongée et parcourt le conduit auditif interne, au fond duquel il se divise en deux branches terminales : une branche vestibulaire ou nerf vtstibulaire et une branche limacéenne ou nerf cochléaire.
Origine réelle. Le nerf acoustique, étant un nerf exlusivement sensitif, doit avoir son noyau d'origine réelle en dehors de l'axe cérébro-spinal. Sur le trajet de chacune des branches terminales de ce nerf, on trouve, en effet, des amas de cellules nerveuses connus sous le nom de ganglions. La branche cochléaire se rend au limaçon, après avoir donné un rameau vestibulaire au saccule et à l'ampoule du canal demi-circulaire inférieur. Elle présente sur son trajet, à la base de la lame spirale, un ganglion appelé ganglion spiral ou ganglion de Corti.
Le rameau vestibulaire de cette branche cochléaire présente également sur son trajet, au fond du conduit auditif interne, un petit ganglion.
Le ganglion de la branche vestibulaire du nerf acoustique est situé au fond du conduit auditif interne ; il est connu depuis longtemps sous le nom de ganglion de Scarpa ou ganglion vestibulaire.
Tous ces ganglions sont formés de cellules nerveuses bipolaires dont le prolongement externe se termine, par des ramifications libres, entre les cellules épithéliales de l'organe de Corti pour les cellules du ganglion spiral, FiG. »»5, entre les cellules épithéliales des taches acoustiques et des crêtes
FiG. a«5.
Schéma montrant l'origine et la terminaison des fibres du nerf cochléaire.
acoustiques pour les cellules du ganglion de Scarpa. Le prolongement interne de ces cellules bipolaires représente le prolongement cylindraxile de la cellule nerveuse ; il devient le cylindre-axe d'une fibre constitutive du nerf acoustique. L'origine réelle des fibres du nerf acoustique se trouve donc dans ces
ganglions périphériques.
Origine apparente. Le nerf acoustique apparaît à la face externe de laxe cérébro-spinal, dans la partie la plus reculée du sillon horizontal qui sépare la protubérance annulaire de la moelle allongée. Cette origine se fait par deux
racines. La racine externe ou racine cochléaire contourne le pédoncule cérébelleux inférieur, fig. aaio; ses fibres constitutives, arrivées dans le tubercule latéral et dans le noyau accessoire, se bifurquent toutes en une branche descendante et une branche ascendante se terminant rapidement dans la substance grise de ces noyaux.
La racine interne ou racine vestibulaire pénètre dans le tronc cérébral entre le pédoncule cérébelleux inférieur et la racine descendante du nerf
Fig. a»«.
Noyaux de terminaison du nerf cochléaire. trijumeau, fig. aay ; ses fibres constitutives, arrivées au niveau d'une masse grise volumineuse, appelée noyau à grosses cellules de l'acoustique ou myau de Deiters, se divisent également en une branche ascendante et une branche descendante. Les branches ascendantes se terminent dans la substance grise voisine : le noyau de Deiters et le noyau de Bechterew. Les branches descendantes, beaucoup plus longues, se réunissent en un faisceau compact qui constitue la racine descendante du nerf vestibulaire. Ces fibres vont se terminer, par des ramifications collatérales et terminales, dans une longue colonne de substance grise située en dedans de la racine descendante et là vont se mettre en connexion avec les cellules d'origine de la voie sensitive centrale.
Nerf facial.
Le nerf facial constitue la septième paire des nerfs crâniens. Il provient de la protubérance annulaire, se dirige en avant et en dehors pour parcourir le conduit auditif interne et le canal de Fallope. Au sortir de ce canal par le ti-ou stylo-mastoïdien, il traverse d'arrière en avant toute l'épaisseur de la
glande parotide et, arrivé sur la face externe du muscle masséter, il se divise en nombreuses branches terminales qui vont innerver tous l(?s muscles superficiels de la face et du cou.
Origine réelle. Le nerf facial renferme presque exclusivement des fibres motrices ; il a donc son origine réelle dans le tronc cérébral. Ce noyau se
FiG. a»*.
Entrée du nerf vestibulaire dans le tronc cérébral et noyau d'origine du facial.
trouve dans l'épaisseur de la protubérance annulaire, en arrière des fibres protubérantielles, entre l'olive supérieure qui est en dedans et la racine descendante du nerf trijumeau qui est située en dehors, fig. aay. Les prolongements cylindraxiles de ces cellules nerveuses se dirigent en arrière et en dedans vers le plancher du quatrième ventricule. Arrivées tout près du raphé médian, ces fibres radiculaires changent de direction, elle deviennent ascendantes FIG. «as ; ce faisceau de fibres ascendantes apparaît nettement sur un grand nombre de coupes du métencéphale, fig. aia. On l'appelle la branche radiculaire ascendante du facial. Après un trajet de quelques millimètres, ce faisceau se recourbe horizontalement en dehors, contournant ainsi la face postérieure du noyau d'origine du nerf de la sixième paire ; dans cette partie de son trajet, le faisceau radiculaire porte le nom de genou du facial, fig. 217. Arrivé au bord externe du noyau d'origine du nerf occulo-moteur externe, le facial se recourbe une troisième fois en bas, en avant et en dehors, passe entre son noyau d'origine et la racine descendante du nerf trijumeau pour sortir de l'axe cérébro-spinal par le sillon horizontal qui sépare la protubérance du bulbe.
Le nerf facial innerve, par ses fibres terminales, tous les muscles superficiels de la face. Dans certains cas pathologiques cependant, on observe
bi: asc
FiG. a»8.
Schéma indiquant le trajet des fibres radiculaires du nerf facial. A gauche, ces fibres sont vues de profil. A droite, elles sont représentées sur une vue de face.
vil : Noyau d'oritfine du nerf facial. I VI : Noyau d'origine du nerf oculo-moteur externe
la paralysie de tous les muscles de la face, à l'exception du muscle frontal, du muscle sourciller et du muscle orbiculaire des paupières. Les fibres d'innervation de ces trois muscles constituent ce qu'on appelle le facial supé- f^.'uilt.?-^. d^Wrisi^r^. rieur, et l'on désigne sous le nom de facial inférieur les fibres d'innervation
de tous les autres muscles. /^^^-jz.JouuxU
Nerf intermédiaire ou nerf de Wrisberg.
-bntre 1 ongme apparente du nerf ^ acoustique et celle du nerf facial, on ^ trouve, dans le sillon horizontal qui sépare le métencéphale du myélencéphalc, un mince filet nerveux qui a été décrit par Wrisberg sous le nom de nerf intermédiaire. On lui donne communément le nom à.^ nerf intermédiaire de Wrisberg. A partir de son origine apparente, il se dirige en avant et en dehors, étant situé entre le nerf acoustique qui est en dessous et le nerf facial
qui se trouve au-dessus ; il parcourt
avec ces deux nerfs le condiiif an/iîcf • ^
FiG. aao.
Les rapports du nerf de Wrisbkrg avec le nerf facial.