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Artères radiculaires de l'hypoglosse

cérébrales postérieures, fig. «38.

Pendant ce trajet, le tronc basilaire fournit de chaque côté deux artères volumineuses : Vartére cérébelleuse moyenne vers le milieu de la protubérance et Vartère cérébelleuse supérieure tout près *du bord supérieur de cette dernière.

Du tronc basilaire et des artères cérébelleuses supérieures et moyennes naissent les artères nourricières de la protubérance, que l'on divise en artères médianes ou artères des noyaux, artères radiculaires et artères accessoires.

Les artères médianes naissent toutes du tronc basilaire, fig, «30. Elles pénètrent directement dans la protubérance en suivant un trajet antéro-postérieur. Arrivées dans le voisinage du plancher du quatrième ventricule, elles se recourbent en dehors et vont se distribuer aux masses grises de ce plancher : les

•ex. cereè.ôup

ex.cercb.

noyaux du nerf facial, du nerf oculo-moteur externe et du nerf trijumeau.

Pendant leur trajet dans le raphé, elles émettent des branches collatérales

destinées à la substance blanche voisine.

Les artères radiculaires naissent, soit directement du tronc basilaire : artères

radiculanes du nerf oculo-moteur externe et une artère radiculaire volumineuse

destinée au nerf trijumeau ; soit de l'artère cérébelleuse moyenne et de l'artère

vertébrale ; artères radiculaires du facial, de l'acoustique et une petite artère

, ^ encore destinée au nerf de la

. oe'veb.posb. ...

/ cmquieme pau'e.

Arrivée au nerf auquel elle est destinée, chaque artère radiculaire se divise en une branche périphérique et une branche centrale. La branche périphérique se termine entre les fibres nerveuses périphériques. La branche centrale pénètre dans la protubérance annulake, en accompagnant les filets radiculaires du nerf, et se résout en un réseau capillaire dans la profondeur du noyau d'origine de ce nerf.

Comme dans la moelle allongée, chaque noyau d'origine d'un nerf périphérique reçoit donc son sang de deux sources diftérentes : de l'artère médiane voisine et de l'artère radiculaire correspondante. Toutes ces artères

appartiennent au groupe des

FiG. 33». ,^ ^ - ,

^ , . artères terminales.

Les artères médianes anterieiires et postérieures

du bulbe et de la protubérance annulaire, Les artères accessoires pro-

viennent du tronc basilaire, des artères cérébelleuses, des artères médianes ou des artères radiculaires et se terminent dans la substance blanche.

Circulation veineuse. Aux réseaux capillaires artériels font suite des réseaux veineux ; les capillaires veineux se réunissent en veinules qui accompagnent les artérioles et qui vont se déverser dans le plexus veineux extra-médullaire que l'on trouve sur la face externe de la protubérance.

^-a.v&rt.droLtè.

CLi'.va't. ^ancÀA

est.

Le cervelet.

Le cervelet, comme toutes les parties de l'axe cérébro-spinal, est formé de deux substances : la substance blanche et la substance grise, fig. «40.

La substance grise.

La substance grise se trouve à la périphérie du cervelet où elle constitue la couche corticale grise ; c'est une mince lamelle grise qui recouvre régulièrement toute la surface cérébelleuse en suivant tous les plis et tous les replis qui

Fig. »40.

Coupe horizontale du métencéphale. Gr. nat.

donnent à cette surface son aspect lamelleux. Elle existe encore dans la profondeur même du cervelet, où elle forme plusieurs noyaux enclavés plus ou moins dans la substance blanche. Les plus importantes de ces masses grises centrales sont les noyaux dentelés ou olives cérébelleuses, et les noyaux du toit ou noyaux de Stilling.

Les noyaux dentelés sont formés d'une mince lamelle grise repliée irrégulièrement sur elle-même et située, de chaque côté de la ligne médiane, fig. «40, au point de réunion du lobe médian avec les hémisphères cérébelleux. Ils sont entourés de tous côtés par de la substance blanche, excepté à leur extrémité mférieure et interne où ils touchent directement la paroi ventriculaire.

Les noyaux du toit sont deux masses grises situées de chaque côté de la ligne médiane, en dedans des olives cérébelleuses, dans la partie la plus élevée

et la plus ventrale du lobe médian du cervelet. Par leur face inférieure, ces noyaux correspondent au toit du quatrième ventricule dont ils ne sont séparés que par l'épithélium épendymaire.

Les masses grises centrales sont formées de cellules nerveuses multipolaires et d'un plexus inextricable de fines fibrilles nerveuses. Les connexions de ces masses grises commencent à être connues d'une façon assez précise.

Les noyaux du toit et les noyaux dentelés paraissent se comporter d'une façon diftérente.

Noyaux dentelés. Pour les noyaux dentelés, il est établi que les fibrilles nerveuses qui s'y terminent repi'ésentent, en partie du moins, les ramifications cylindraxiles des cellules de Purkinje de l'écorce cérébelleuse, non seulement des cellules de l'écorce du lobe médian, mais aussi des cellules des hémisphères cérébelleux.

Quant aux cellules constitutives des noyaux dentelés, elles envoient leur prolongement cylindraxile dans le pédoncule cérébelleux supérieur, pour se rendre dans le noyau rouge et la couche optique du côté opposé, constituant une voie croisée olivo-rubro-ikalamiqtie.

Noyaux du toit. Les connexions de ces noyaux sont moins bien connus. Il ressort cependant des recherches expérimentales que les cellules du noyau du toit donnent naissance à des fibres nerveuses qui passent la ligne médiane dans le lobe médian du cervelet où elles s'entrecroisent avec les fibres du côté opposé. Elles contournent ensuite lepédoncule cérébelleux supérieur, descendent en partie dans le segment interne du pédoncule cérébelleux inférieur, et, en partie, dans la foi-mation réticulaire du bulbe, en diminuant lentement en nombre jusqu'à disparaître complètement vers l'extrémité inférieure du bulbe, constituant ainsi un véritable faisceau cérébello-bulbaire.

La terminaison de ce faisceau est difficile à établir en se basant uniquement sur les résultats fournis par la méthode de Marchi. Il est cependant très probable que certaines fibres trouvent leur terminaison dans le noyau de Deiters d'où partent ensuite les fibres du faisceau vestibulo-spinal, et dans les masses grises voisines de ce noyau d'où partent des fibres ascendantes et descendantes entrant dans la constitution du faisceau longitudinal postérieur. Quant aux fibres qui se terminent dans la formation réticulaire, elles peuvent s'y mettre en connexion avec les cellules d'origine des fibres réticulo-spinales antérieures. Toutes ces voies nerveuses superposées relient donc le cervelet aux masses motrices des centres nerveux inférieurs, et permettent de comprendre anatomiquement l'influence que le cervelet peut exercer sur nos muscles périphériques.

La couc/ie corticale grise du cervelet est formée de deux couches distinctes ; une couche externe, d'une teinte grisâtre, appelée généralement couche moléculaire, et une couche interne, d'une teinte roussâtre, connue sous le nom de couche granuleuse. Ces deux couches sont séparées l'une de l'autre par une série continue de cellules volumineuses, appelées cellules de Purkinje, fig. «41.

I. Cellules de Purkinje. Ce sont des cellules nerveuses volumineuses situées à la limite de la couche granuleuse et de la couche moléculaire. Elles sont pourvues de nombreux prolongements protoplasmatiques qui tous pénètrent dans la couche moléculaire, s'y divisent et s'y subdivisent pour se terminer par des ramifications libres à la surface du cervelet. Du côté de la couche granu-

FlG. 241.

Les différents éléments constitutifs de la couche corticale grire du cervelet, leuse, chaque cellule de Purkinje émet un prolongement cylindraxile qui traverse cette couche et va devenir le cylindre-axe d'une fibre constitutive de la substance blanche.

II. La couche granuleuse. La couche interne de l'écorce cérébelleuse est décrite généralement comme formée de petites cellules à noyau volumineux et à corps cellulaire peu développé.

Ces éléments appartiennent à trois espèces de cellules ayant des caractères nettement distincts :

1° Les grains ou petites eellules de la couche granuleuse.

2° Les grandes cellules de la couche granuleuse. 3" Les cellules de neuroglie.

Les grains ou petites cellules de la couche granuleuse. Chacun des grains de la couche granuleuse est formé d'un petit corps polyédrique, des angles duquel, partent des prolongements protoplasmatiques. Ceux-ci sont généralement au nombre de quatre ou de cinq. Ils ont une longueur variable et se terminent par une petite touffe de trois ou quatre branches courtes et épaisses. Le prolongement cylindraxile est beaucoup plus grêle que les prolongements protoplasmatiques. Il se dirige vers la couche moléculaire où il se bifurque en deux branches terminales qui courent parallèlement à la direction des lamelles du cervelet. Tous ces fibres horizontales semblent se terminer librement dans l'épaisseur de la couche moléculaire.

Les grandes cellules de la couche granuleuse. Ce sont des cellules volumineuses pourvues de nombreux prolongements protoplasmatiques, qui se divisent et se subdivisent pour se terminer librement soit dans la couche granuleuse ellemême, soit dans la couche moléculaire. Le prolongement cylindraxile pénètre plus profondément dans la couche granuleuse, s'y divise et s'y subdivise un nombre considérable de fois, de façon à donner naissance, par toutes ses branches de division entrelacées, à un plexus inextricable occupant une grande étendue de la couche granuleuse, fig. 34 1.

Les celhdes de neuroglie. On trouve, dans la couche granuleuse du cervelet, deux espèces de cellules de neuroglie. Les unes, petites, sont pourvues d'un grand nombre de prolongements courts et grêles rayonnant dans tous les sens autour de la cellule dont ils proviennent. Les autres, beaucoup plus volumineuses, ont un corps cellulaire irrégulier ; elles émettent, dans la couche granuleuse, quelques petits prolongements gros et courts ; mais du côté de la couche moléculaire, elles sont pourvues de prolongements plus volumineux et plus longs qui traversent toute l'épaisseur de cette couche pour se terminer, près de la pie-mère enveloppante, par un petit épaississement triangulaire.

III. La couche moléculaire. La couche moléculaire est riche en cellules nerveuses occupant surtout les deux tiers internes de la couche. Le corps cellulaire est pourvu de nombreux prolongements protoplasmatiques qui se terminent librement dans la couche moléculaire. Le prolongement cylindraxile de ces cellules nerveuses traverse la couche suivant une direction antéro-postérieure, perpendiculaire à la direction des fibres parallèles qui dépendent des petites cellules de la couche granuleuse. D'une longueur variable, il émet sur son trajet des branches collatérales qui descendent verticalement en bas et se terminent par une touffe de branches libres autour du corps des cellules de PuRKiNjE, puis se recourbe lui-même en bas et se termine comme une de ses branches collatérales, fig. «41.

En dehors de ces cellules nerveuses, on trouve encore, dans la couche moléculaire : lo) les branches verticales et les fibres parallèles qui représentent les prolongements cylindraxiles des petites cellules de la couche granuleuse,

2") les ramifications protoplasmatiques des cellules de Purkinje, 3°) les ramifications des cellules de neuroglie de la couche granuleuse et 4°) les ramifications d'un grand nombre de fibres de la substance blanche.

La couche corticale grise du cervelet a donc une structure excessivement complexe. On ignore encore pour le moment les fonctions qu'il faut attribuer à la plupart de ses éléments nerveux.

La substance blanche.

La substance blanche du cervelet est formée de fibres nerveuses dont les unes appartiennent en propre au cervelet fjîbres d'association ), dont les autres forment trois paires de faisceaux volumineux, appelés pédoncules cérébelleux, servant à relier le cervelet aux parties voisines de l'axe cérébro-spinal (fibres de projection ).

Fibres d'association. Les fibres d'association du cervelet sont représentées, en partie, par les fibres qui unissent l'écorce grise aux noyaux dentelés et aux noyaux du toit ; en partie, par les faisceaux en guirlande de Stilling reliant les circonvolutions cérébelleuses les unes aux autres.

On a cru pendant longtemps à l'existence, dans le cervelet, de véritables fibres commissurales reliant l'un à l'autre les deux hémisphères cérébelleux en passant, soit par le pont de Varole, soit par les commissures qui existent à la partie supérieure du vermis. Mais les recherches expérimentales entreprises avec la méthode de Marchi ne démontrent pas l'existence de ces fibres.

Il existe cependant, à la partie supérieure du lobe médian, des faisceaux de fibres nerveuses qui s'entrecroisent sur la ligne médiane et que l'on désigne sous le nom de commissures. Une de ces commissures relie l'un à l'autre les deux noyaux médians. Une deuxième passe au-devant (commissure supérieure et antérieure) et une troisième passe en arrière de ces noyaux (commisstire supérieure et postérieure). Mais les recherches récentes ont établi qu'il s'agit là uniquement de l'entrecroisement de fibres nerveuses dont les unes, ascendantes, proviennent du corps restiforme ou partie externe des pédoncules cérébelleux inférieurs, tandis que les autres, descendantes, appartiennent à un faisceau de fibres nerveuses provenant du noyau du toit et connu sous le nom de faisceau cérébellobulbaire. Ce ne sont donc pas de véritables commissures, mais de simples entrecroisements de fibres nerveuses.

Fibres de projection. L'origine et la terminaison des fibres entrant dans la constitution des pédoncules cérébelleux méritent une étude spéciale.

Pédoncules cérébelleux inférieurs. Nous avons vu que ces pédoncules commencent vers la partie moyenne de la moelle allongée. On les divise généralement en deux parties ou segments : un segment externe formant le corps restiforme proprement dit et un segment interne.

Corps restiforme ou segment externe du pédoncule cêrcbelleux inférieur. Le segment

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— 3ir —

externe de chaque pédoncule cérébelleux inférieur est formé exclusivement de fibres ascendantes. Ces fibres proviennent en partie de la moelle épinière et en partie de la moelle allongée, fig. «la,

A. Fibres médullaires. Les fibres médullaires viennent de la colonne de Clarke ; elles représentent la continuation, dans le myélencéphale, des fibres du faisceau méduUo-cérébelleux dorsal.

B. Fibres bulbaires. Les fibres bulbaires qui prennent part à la constitution du corps restiforme proviennent au moins de trois sources différentes :

10 Un grand nombre ont leurs cellules d'origine dans la formation réticulaire du bulbe du même côté et du côté opposé : ce sont les fibres réticulo-cérébelleuses.

Les unes, dorsales, vont constituer la partie postéro-interne du corps restiforme ; les autres, ventrales, sont, pèndant une partie de leur trajet, des fibres arciformes externes. Elles contournent la pyramide bulbaire et l'olive, croisent la face externe de la racine descendante du nerf trijumeau et vont devenir les fibres ventrales du corps restiforme.

20 D'autres fibres nerveuses proviennent du noyau latéral du bulbe du même côté ; elles croisent la face externe de la racine descendante du trijumeau, recouvertes par les fibres médullo-cérébelleuses, et vont constituer la partie tout à fait dorsale du corps restiforme. Ce sont les fibres nucléo-cérébelleuses.

3° Enfin les fibres olivo-cérébelleuses qui proviennent de l'olive bulbaire du côté opposé.

Toutes les fibres ascendantes du segment externe du pédoncule cérébelleux inférieur pénètrent dans là substance blanche du cervelet et vont se terminer dans l'écorce grise du lobe médian.

Segment interne du pédoncule cérébelleux inférieur. Le long de la face interne du corps restiforme proprement dit, en arrière du bord postérieur de la racine spmale du nerf trijumeau, on trouve des faisceaux de fibres nerveuses entremêlés avec des cellules nerveuses. Cet ensemble de substance grise et de substance blanche constitue le segment interne du pédoncule cérébelleux inférieur.

La substance grise de ce segment interne forme, dans sa partie supérieure et mterne, le noyau de Deiters et le noyau de Bechterew ; dans sa partie inférieure et externe, elle forme l'extrémité supérieure du noyau de Burdach Llle se continue par des traînées irrégulières avec la substance grise du noyau du toit ou noyau médian du cervelet.

La substance blanche du segment interne du pédoncule cérébelleux inférieur a une structure assez complexe.

Dans la constitution de ce segment interne interviennent tout d'abord les fi^bres raduulaires du nerfvestibulaire. Nous avons vu que ces fibres pénètrent dans le tronc cérébral en dedans de la section du pédoncule cérébelleux inférieur et que, arrivées dans le voisinage du plancher du quatrième ventricule, elles

se

bifurquent en branches ascendantes et en branches descendantes. Les branches ascendantes se réunissent en un petit faisceau de fibres nerveuses qui traverse le noyau de Bechterew pour se terminer entre les cellules du noyau du toit.

Les branches descendantes constituent la racine descendante du nerf vestibulaire, elles forment un faisceau compact de fibres nerveuses surtout dans la partie supérieure du pédoncule ; ce faisceau diminue rapidement de volume, ses fibres constituantes allant se terminer dans le noyau triangulaire, Il forme la zone interne du segment interne.

A côté de ces fibres descendantes vestibulaires, le segment interne renferme encore 1 es fibres descendantes du faisceau cérébello-hulbaire provenant du noyau du toit du côté opposé. Elles occupent d'abord la partie externe du segment interne, entre les fibres vestibulaires et la section du corps restiforme. Au fur et à mesure que la racine vestibulaire disparaît, on voit le faisceau cérébellobulbaire venir occuper sa place.

En résumé donc, le segment externe du pédoncule cérébelleux inférieur est formé de fibres ascendantes se terminant dans le ver supérieur ; le segment interne comprend essentiellement les fibres descendantes provenant du nerf vestibulaires et du faisceau cérébello-bulbaire.

Pédoncules cérébelleux moyens. Toutes les fibres qui entrent dans la constitution de ce pédoncule ont leurs cellules d'origine soit dans les noyaux du pont, soit dans la formation réticulaire du métencéphale. Ce sont à la fois des fibres directes et des fibres croisées se terminant dans l'écorce grise des hémisphères cérébelleux. Ce sont donc des fibres j[>onto- et réticulo-cérébelleuses.

Pédoncules cérébelleux supérieurs. Les fibres constitutives de ces pédoncules sortent de l'olive cérébelleuse, montent sur la face postérieure de l'isthme du rhombencéphale en se rapprochant insensiblement de la ligne médiane, puis disparaissent sous les éminences postérieures des tubercules quadrijumeaux. Elles s'entrecroisent alors sur la ligne médiane, au-devant de l'aqueduc de Sylvius, puis se bifurquent en branches ascendantes et en branches descendantes.

Les branches ascendantes peuvent se poursuivre à travers le noyau rouge jusque dans la couche optique. En passant par le noyau rouge, ce faisceau diminue sensiblement de volume parce qu'il abandonne à cette masse grise un certain nombre de ses fibres constitutives. Quelques-unes d'entre elles se terminent également dans le noyau d'orgine du nerf oculo-moteur commun.

Les branches descendantes constituent \e faisceau cérébelleux descendant latéral ; elles peuvent être poursuivies jusque dans la partie dorsale du pont de Varole.

Les pédoncules cérébelleux supérieurs renferment donc exclusivement des fibres ascendantes. Ces fibres proviennent des noyaux dentelés et se terminent

dans le noyau rouge et dans la couche optique du côté opposé. L'entrecroisement de ces fibres est complet.

Considérations générales.

Le cervelet apparaît donc, en nous basant sur sa structure et ses connexions, comme un organe central recueillant dans son écorce grise toutes les excitations amenées par les fibres médullaires et bulbaires renfermées dans le corps restiforme, ainsi que par les fibres ponto- et réticulo-cérébelleuses qui constituent les pédoncules cérébelleux moyens. Ces deux pédoncules et les deux corps restiformes sont ] es véritables voies aférenies du cervelet ou voies nerveuses cérébellipètes. De l'écorce grise partent maintenant des fibres nerveuses allant se terminer soit dans les olives cérébelleuses, soit dans les noyaux du toit. De là naissent les véritibles voies efférentes du cervelet ou voies nerveuses cérébellifuges. Toutes ces voies efférentes sont croisées. Les unes se rendent, par le faisceau cérébello-bulbaire, jusque dans le bulbe, sans que la terminaison précise de ces fibres soit bien connue. Tout ce que l'on sait c'est qu'une partie d'entre elles se terminent probablement dans le noyau de Deiters et le noyau de Bechterew. Or, nous savons que du noyau de Deiters part un faisceau descendant, le faisctau vestibulo-spinal, qui se laisse poursuivre dans le cordon antéro-latéral de la moelle jusque près de l'extrémité inférieure de cette dernière. De plus, du noyau de Bechterew^ et des masses grises voisines partent des fibres nerveuses qui entrent dans la constitution du faisceau longitudinal postérieur du même côté et du côté opposé, pour y devenir fibres ascendantes remontant jusque dans le diencéphale, et fibres descendantes pénétrant jusque dans le cordon antérieur de la moelle. Par ces voies nerveuses le noyau du toit peut donc être relié aux noyaux d'origine de tous les nerfs moteurs périphériques.

D'autres fibres cérébellifuges, beaucoup plus nombreuses, entrent dans le pédoncule cérébelleux supérieur ; après avoir passé la ligne médiane, une partie de ces fibres peuvent se mettre en connexion avec les masses motrices du pont de Varole et du mésencéphale (faisceau cérébelleux descendant latéral ou cérébello-protubérantiel et fibres se terminant dans les noyaux des nerfs oculaires). Un grand nombre de fibres s'arrêtent dans le noyau rouge d'où descend la voie rubro-spinale se laissant poursuivre jusque dans la moelle sacrée.

Ces connexions anatomiques nous montrent donc le cervelet comme un véritable centre nerveux où se réunissent les excitations provenant de toutes les régions du névraxe : excitations de l'écorce cérébrale amenées par les fibres de la voie descendante cortico-ponto-cérébelleuse et de la voie cortico-olivocérébelleuse ; excitations du métencéphale (trijumeau ?) amenées par les fibres réticulo-cérébelleuses renfermées dans le pédoncule cérébelleux moyen et par les fibres radiculaires ascendantes du nerf vestibulaire allant se terminer dans le noyau du toit ; excitations du myélencéphale et de toute la moelle épinière par les nombreuses fibres qui constituent le corps restiforme. A toutes ces

excitations, le cervelet peut répondre par des réactions centrifuges, se concentrant dans les noj'aux du toit et les olives cérébelleuses, pour s'irradier de là vers toutes les masses motrices du névraxe, soit par l'intermédiaire du pédoncule cérébelleux supérieur et le faisceau rubro-spinal, soit par l'intermédiaire du faisceau cérébello-bulbaire, du faisceau vestibulo-spinal, du faisceau longitudinal postérieur et peut-être des fibres réticulo-spinales.

Ces connexions anatomiques expliquent donc parfaitement la haute fonction de coordination de nos mouvements que les expériences physiologiques sont unanimes à attribuer au cervelet.

Il semble, en eftet, résulter de toutes les recherches expérimentales qu'après l'ablation de parties cérébelleuses assez grandes, les mouvements deviennent incertains ; dans ces cas, l'influence de la volonté sur chaque muscle en particulier paraît conservée intacte. D'où l'on conclut généralement que le cervelet est un organe qui sert de centre pour la coordination des mouvements. Tous nos mouvements seraient régularisés, coordonnés par le cervelet.

Cette action de coordination, que le cervelet exerce sur nos mouvements, constitue ce que Luciani appelle l'action statique-équilibratrice exercée par le cervelet sur le système nerveux central, action qui assure dans les éléments en action le rythme et la continuité. A la suite de lésions cérébelleuses importantes ou à la suite de l'extirpation de parties volumineuses du cervelet, cette action statique-équilibratrice fait défaut. On observe alors de latitubation ou de l'incoordination cérébelleuse, que Luciani désigne sous le nom de astacie.

Outre cette action statique-équilibratrice, l'influence du cervelet sur le système nerveux central se manifesterait encore, d'après Luciani, par une action sténique, qui augmente l'énergie potentielle dont disposent les appareils neuro-musculaires, et par une action tonique, qui accroît la tension de ces appareils pendant les pauses fonctionnelles. Chez les animaux privés de la moitié du cervelet, il y a suppression de l'onde continue de renfort (influx nerveux), qui s'irradie normalement du cervelet vers le cerveau et la moelle. Il s'ensuit que les muscles sont plus flasques du côté de la lésion ( atonie), que la contraction musculaire a diminué d'énergie (asthénie), qu'enfin les mouvements ne sont plus fusionnés, ne sont plus coordonnés ( astasie). Les lésions cérébelleuses produisent donc, d'après Luciani, l'asténie, l'atonie et l'astasie ; à rencontre des lésions cérébrales qui produisent la parésie et la paralysie.

Mais ce centre de coordination des mouvements n'existerait que dans le lobe médian du cervelet ; les hémisphères, en effet, manquent chez les poissons, les amphibiens et les reptiles.

Chez les oiseaux et les mammifères, les hémisphères cérébelleux existent et se mettent en rapport avec le cerveau terminal par les pédoncules cérébelleux moyens qui s'entrecroisent dans le métencéphale. On ne connaît encore rien de bien précis concernant les fonctions des hémisphères du cervelet.

La fonction de coordination des mouvements n'appartient cependant pas d'une façon exclusive au cervelet. Nous avons vu, en effet, en étudiant la moelle épinière comme organe propre que, grâce aux fibres spino-spinales, les mouvements réflexes qui dépendent de la moelle peuvent présenter un haut degré de coordination.

Applications pratiques. Le seul symptôme clinique appartenant en propre à une lésion cérébelleuse et qui mérite de fixer l'attention, c'est l'absence de coordination des mouvements, nettement visible pour les mouvements des membres inférieurs par ce qu'on appelle la marche titubante, Elle survieiit d'ordinaire dans les cas de lésion destructive du lobe médian.

Dans les cas de tumeur, le cervelet s'agrandit suivant le diamètre antéropostérieur entraînant des symptômes secondaires dûs à la lésion des parties voisines.

Parmi ces symptômes les plus fréquents sont : un état vertigineux particulier dû probablement à la compression des noyaux de terminaison du nerf vestibulaire, du strabisme convergent unilatéral ou de la simple diplopie due à la compression du nerf oculo-moteur externe, ou encore de la papillite de stase dûe à une augmentation de tension du liquide encéphalo-rachidien et cela par oblitération du quatrième ventricule.

La circulation du cervelet.

Le cervelet reçoit le sang artériel de trois paires de branches volumineuses : les artères cérébelleuses supérieures et les artères cérébelleuses moyennes, branches du tronc basilaire, et les artères cérébelleuses inférieures qui proviennent des artères vertébrales.

Chaque artère cérébelleuse inférieure naît de l'artère vertébrale correspondante vers la partie inférieure de la moelle allongée. Elle contourne cet organe en arrière et en dedans, gagne la face inférieure du cervelet et se divise en deux rameaux : l'interne se ramifie sur la face inférieure du lobe médian ou ver inférieur ; l'externe est destiné à la partie postérieure ;de la face inférieure des hémisphères cérébelleux.

L'artère cérébelleuse moyenne naît du tronc basilaire vers le milieu de la face antérieure de la protubérance annulaire ; elle se dirige horizontalement en dehors et va se distribuer à la partie antérieure de la face inférieure du cervelet.

U artère cérébelleuse supérieure naît du tronc basilaire un peu en dessous de la bifurcation de celui-ci en artères cérébrales postérieures. Elle se dirige en dehors, contourne le pédoncule et va se ramifier sur la face supérieure du cervelet.

Toutes ces artères se ramifient abondamment et s'anastomosent les unes avec les autres, de manière à former un réseau arfériel très serré dans la piemère qui recouvre la face externe du cervelet. Les artères cérébelleuses supérieures s'anastomosent également avec les artères cérébrales postérieures, de

même que les artères cérébelleuses inférieures s'anastomosent avec les artères du bulbe.

De ce réseau artériel s'échappe une multitude de fines artérioles qui pénètrent verticalement dans l'épaisseur du cervelet et se résolvent en réseau capillaire entre les éléments constitutifs de la substance blanche et de la substance grise. Ce réseau est plus serré dans la substance grise que dans la substance blanche.

Circulation veineuse. Les veines cérébelleuses ne suivent pas le trajet des artères. On les divise, d'après leur situation, en veines médianes et vei7ies latérales.

La veine médiane supérieure parcourt d'arrière en avant la face supérieure du lobe médian et se jette dans la veine de Gallien.

La veine médiane inférieure parcourt d'avant en arrière le ver inférieur et se jette dans le confluent des sinus, le sinus droit ou un des sinus latéraux.

Les veines latérales supérieures et inférieures naissent sur les faces correspondantes des hémisphères cérébelleux et vont se jeter dans les sinus latéraux.

§ 4. L'isthme du rhombencéphale.

L'isthme du rhombencéphale est la partie du névraxe comprise entre le métencéphale et le mésencéphale. Il est formé d'une partie dorsale bien délimitée : la valvule de Vieussens et les pédoncules cérébelleux supérieurs contournés par la lame latérale du ruban de Reil ; et d'une partie ventrale, plus ou moins confondue avec les parties voisines, comprenant les noyaux d'origine des nerfs pathétiques et le ganglion interpédonculaire. Ces parties constitutives de l'isthme du rhombencéphale apparaissent nettement sur les coupes transversales de la partie supérieure du métencéphale que nous avons étudiées antérieurement et sur la coupe inférieure du mésencéphale que nous verrons plus tard.

Pédoncules cérébelleux supérieurs et valvule de Vieussens.

La FiG. 243 reproduit une coupe transversale passant par la partie moyenne des pédoncules cérébelleux supérieurs. Ces pédoncules représentent deux faisceaux volumineux de fibres nerveuses formant la limite latérale du triangle supérieur du plancher du quatrième ventricule. Ils sont formés de fibres ascendantes provenant de l'olive cérébelleuse pour aller se terminer dans le noyau rouge et la couche optique du côté opposé. Ce sont des fibres ohvorubro-thalaniiques. Ces pédoncules sont longés, en dehors et en haut, par les fibres de la lame blanche, visible sur la face externe du tronc cérébral, connue sous le nom de ruban de Reil ou lemniscus latéral.

Ils "sont contournés en bas par des fibres descendantes àn faisceau cérébcllobulbaire et les fibres ascendantes du faisceau de Gowers. Dans de rares cas, ces dernières fibres, réunies en faisceaux, forment relief sur la face externe de

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