C. T. : Fibres du corps trapézoïde
S.M. : Fibres des stries médullaires.
du corps trapézoïde, noyau latéral, dont on ignore les connexions anatomiques et par conséquent la valeur fonctionnelle.
Lesjibres vestibulaires se terminent dans plusieurs masses grises voisines du plancher du quatrième ventricule que l'on désigne sous les noms de noyau de Deiters, noyau de Bechterew et noyau vestibulaire ou noyau triangulaire. Ces masses grises donnent à leur tour origine à des fibres nerveuses centrales, fig. 237. Les unes, descendantes, peuvent se poursuivre jusque dans la zone pyramidale du cordon antérieur de la moelle ; ce sont les fibres vestibule-spinales. Les autres, ascendantes, entrent dans la constitution du faisceau longitudinal postérieur et se laissent poursuivre jusque dans le mésencéphale. Ce sont les fibres vestibulo-mésencépkaliques. Toutes ces fibres vont se terminer dans des masses grises motrices ; elles relient donc les noyaux de terminaison du nerf vestibulaire aux noyaux d'origine réelle de tous les nerfs moteurs périphériques depuis le mésencéphale jusqu'à la moelle lombo-sacrée.
Valeur fonctionnelle. Les fibres du nerf vestibulaire se terminent périphériquement dans les crêtes et les taches acoustiques du labyrinthe membraneux au niveau du saccule, de l'utricule et des canaux demi-circulaires. Ces derniers organes sont considérés par les physiologistes comme les or gants de l'équilibre, c'est-à-dire les organes qui ont pour fonction de renseigner le système nerveux central sur la position du corps dans l'espace. Le nerf vestibulaire, qui relie les canaux demi-circulaires aux masses grises de la protubérance, peut donc être considéré physiologiquement comme le nerf de l'équilibre.
Le sens de l'équilibre n'est pas un sens conscient, c'est ce qui explique l'absence de connexion corticale entre les noyaux de terminaison du nerf vestibulaire et l'écorce cérébrale.
Le maintien de l'équilibre du corps dans l'espace se fait par voie réflexe. C'est ce qui explique l'existence de ces nombreuses fibres nerveuses interposées entre les noyaux de terminaison du nerf vestibulaire et les masses motrices en connexion avec les nerfs périphériques. Grâce à ces multiples connexions, toutes les modifications sui'venues dans la position normale du corps dans l'espace retentissent sur les noyaux d'origine des nerfs moteurs et, par là, sur les muscles périphériques, pouvant y amener une modification du tonus musculaire compensant jusqu'à un certain degré la modification survenue dans la position du corps.
Applications pratiques. Les recherches expérimentales ont prouvé que la section du nerf vestibulaire amène une perturbation complète dans l'équilibre du corps et surtout dans l'équilibre de la tête.
L'animal ainsi opéré présente, immédiatement après l'opération, des mouvements désordonnés de rotation autour de l'axe longitudinal du corps, mouvements qui ne s'aiTêtent que lorsque l'animal rencontre un obstacle qui peut lui servir d'appui.
Cette mise hors de fonction brusque du nerf vestibulaire ne s'observe guère chez l'homme.
Mais nous savons que la compression lente du nerf de la huitième paire peut entraîner des troubles dans l'équilibre du corps, qui se traduisent par un état vertigineux intense, accompagné de chutes brusques ; symptômes caractéristiques du vertige de Mènière,
FiG. «37.
Schéma montrant les connexions centrales du nerf vestibulaire.
F. V.S, : Faisceau vestibulo-spinal.
F. V.M. : Faisceau vestibulo-mésencéphallque.
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Les fibres centripètes du nerf trijumeau, à leur entrée dans le pont de Varole, se recourbent en bas pour former la racine descendante bulbo-spinale. Nous avons vu que le long de la face interne de cette racine existe une longue colonne grise qui est le noyau de terminaison de ce nerf, masse grise où arrivent toutes les impressions de sensibilité tombant sur la peau de la face, ou sur la muqueuse de la cavité buccale, des fosses nasales et du cul de sac conjonctival. De cette masse grise partent des fibres centrales bulbo- et ponto-thalamiques qui vont conduire ces impressions de sensibilité jusque l'écorce grise de l'hémisphère cérébral du côté opposé.
A côté de ces fibres longues, il doit exister encore une connexion anatomique entre le noyau de terminaison du nerf trijumeau et le noyau d'origine du facial supérieur, connexion qui forme le substratum anatomique du réflexe palpébral ou réflexe conjonctival, réflexe qui consiste dans la fermeture quelquefois spasmodique de la fente palpébrale à la suite d'une excitation portée sur la muqueuse conjonctivale.
Applications pratiques. L'absence du réflexe conjonctival peut donc être due : soit à une lésion du nerf trijumeau interrompant la voie centripète, soit à une lésion du nerf facial amenant une solution de continuité dans la voie centrifuge, soit à une lésion protubérantielle empêchant la connexion anatomique entre la voie centripète et la voie centrifuge.
Le pont de Varole comme organe de passage.
Le pont de Varole est un organe de passage pour toutes les fibres ascendantes et descendantes qui relient les centres nerveux supérieurs à la moelle allongée et à la moelle épinière.
Fibres descendantes. Les fibres descendantes qui traversent la partie venti'ale du métencéphale sont principalement les fibres cortico-bulbaires et corticospinales et les fibres rubro-spinales.
Les flbres cortico-bulbaires et cortico-spinales forment la voie pyramidale. Elles occupent la partie basale du pont de Varole, traversées en grande partie par les fibres transversales ponto-cérébelleuses.
Les ûbres rubro-spinales occupent la partie latérale de la formation réticulaire, dans le voisinage immédiat de la racine descendante du trijumeau.
Les coupes transversales du pont de Varole que nous avons étudiées montrent la situation exacte de ces fibres descendantes.
Applications pratiques. La lésion des fibres pyramidales, lors de leur passage dans le pont de Varole, entraine la paralysie des muscles du côté opposé du corps, y compris les muscles de la langue, à l'exclusion des muscles de la face.
A cause du voisinage plus ou moins immédiat des fibres radiculaires du nerf oculo-moteur externe et du nerf facial, la lésion unilatérale du pont de Varole se traduit souvent, cliniquement, par une paralysie alterne : la paralysie
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soit du muscle droit externe, soit des muscles superficiels de la face d'un côté avec l'hémiplégie du côté opposé.
En traversant la protubérance annulaire, le faisceau pyramidal diminue de volume de haut en bas et cela parce que, pendant son trajet descendant, il abandonne les fibres nerveuses destinées aux noyaux moteurs du métencéphale : les noyaux de l'oculo-moteur externe, du trijumeau et du facial. Ces fibres cortico-protubérantielles, après avoir quitté le faisceau pyramidal, s'entrecroisent dans le raphé avant de gagner les masses grises auxquelles elles sont destinées. La connexion cortico-protubéi'antielle est donc une connexion croisée.
Outre ces fibres destinées aux masses grises motrices, le faisceau pyramidal, en traversant le pont de Varole, abandonne encore un nombre considérable de ses fibres aux noyaux du pont. Nous avons vu que ces masses grises donnent origine à des fibres nerveuses qui s'entrecroisent sur la ligne médiane pour se rendre, par le pédoncule cérébelleux moyen, à l'écorce grise des hémisphères cérébelleux. Par la superposition de ces neurones corticoprotubéi-antiels et ponto-cérébelleux, il se forme une voie croisée cortico-pontocérébelleuse dont on ignore encore la valeur fonctionnelle.
Cette voie cortico-ponto-cérébelleuse est à rapprocher de la voie corticoolivo-cérébelleuse que nous avons décrite dans la moelle allongée. L'une relie la zône motrice d'un hémisphère cérébral à l'écorce grise du lobe médian du cervelet (voie cortico-olivo-cérébclleuse), tandis que l'autre relie la même zône motrice à l'écorce grise de l'hémisphère cérébelleux du côté opposé (voie cortico-ponto-cérébelleuse).
Fibres ascendantes.
Les fibres ascendantes qui traversent le pont de Varole proviennent de la moelle épinière ou de la moelle allongée.
Les fibres ascendantes d'origine médullaire sont :
aj Les fibres de la couche interolivaire qui, dans le pont de Varole, prend le nom de lemniscus médian. C'est la voie de transmission de la sensibilité profonde pour le cou, le tronc et les quatre membres. La lésion isolée de ces fibres, si elle pouvait se réaliser, devrait entraîner l'ataxie des membres du côté opposé.
b) Les fibres du faisceau méduUo-cérébelleux dorsal, ou voie de transmission de la sensibilité tactile. Ces fibres sont entrées dans la constitution du pédoncule cérébelleux inférieur avec lequel elles gagnent le lobe médian du cervelet.
c) Les fibres du faisceau méduUo-cérébelleux ventral, ou voie de transmission de la sensibilité à la douleur et à la température. Ces fibres forment le faisceau hétérogène avec les fibres descendantes rubro-spinales. Elles traversent le pont de Varole dans la partie antéro-latérale de la formation réticulaire, séparées de plus en plus des fibres médullo-thalamiqucs du lemniscus
médian par l'olive supérieure enveloppée par les fibres de la voie acoustique centrale.
Une lésion isolée de ces fibres doit entraîner la dissociation syringomyétique de la sensibilité dans le cou, le tronc et les membres du côté opposé. Cette dissociation syringomyélique d'un côté sera généralement accompagnée, d'anesthésie dans le domaine du trijumeau de l'autre côté, d'où une anesthésit alterne caractéristique d'une lésion de la partie latérale de la formation réticulaire du métencéphale.
Les fibres ascendantes d'origine bulbaire sont uniquement représentées par les fibres de la voie centrale du nerf trijumeau, "fibres qui traversent le pont de Varole de bas en haut, étant situées dans la partie postéro-latérale de la formation réticulaire.
Nous avons vu que l'on ignore encoi'e la position occupée par les fibres ascendantes d'origine bulbaire en connexion avec le nerf de Wrisberg et le nerf glosso-pharyngien, fibres qui doivent représenter la voie centrale de la sensibilité gustative ; de même qu'on ignore la position occupée par les fibres bulbo-corticales en connexion avec les fibres centripètes du nerf pneumo-gastrique.
Les fibres ascendantes qui traversent le pont de Varole y forment donc plusieurs faisceaux distincts.
La plupart de ces faisceaux occupent la partie ventrale de la formation réticulaire, immédiatement en arrière des fibres ponto-cérébelleuses. Ce sont, de dedans en dehors :
1) le lemniscus médian ou fibres médullo-thalamiques , servant à la transmission de la sensibilité profonde ;
2) l'olive supérieure enveloppée par les fibres de la voie acoustique centrale, ou fibres bulbo-métathalamiques ;
3) le faisceau hétérogène renfermant les fibres du faisceau de Gowers, fibres mèdullo-cérébelleuses servant à la transmission de la sensibilité à la douleur et à la température.
Les autres fibres se trouvent dans la partie postéro-latérale de la formation réticulaire, elles forment
4) la voie centrale du nerf trijumeau, ou voie sensitive bulbo- et pontothalamique.
La circulation du pont de Varole.
Circulation artérielle- La protubérance annulaire reçoit ses artères nourricières du tronc basilaire, tronc artériel qui résulte de la réunion des deux artères vertébrales. Ce tronc artériel est plus volumineux que le calibre d'une des deux vertébrales qui lui donnent naissance, mais il est moins volumineux que le calibre des deux artères réunies.
Le tronc basilaire est situé sur la ligne médiane entre la gouttière basi-
— Sca-
laire et la protubérance annulaire. Il s'étend ordinairement depuis la partie supérieure de la moelle allongée, où se fait la réunion des deux artères vertébrales, jusqu'un peu au-dessus du bord supérieur de la protubérance annulaire, où il se bifurque presque à angle droit pour donner naissance aux deux artères
a..e^re(>.Ji>ost .
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a.ce.rch.
FiG. «38.
Les artères delà face antérieure de la moelle allongée et de la protubérance annulaire.