‹ Les centres nerveux cérébro-spinauxChapitre 65 sur 90 · VII . ^ r · texte numérisé non relu

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sivement formée par les

Fig. 303.

Schéma montrant les noyaux d'origine et les noyaux de terminaison des nerfs crâniens.

cellules radiculaires des nerfs moteurs périphériques;on y trouve encore, comme second élément constitutif, un entrelacement inextricable de fines fibrilles nerveuses. Parmi cellesci, quelques-unes représentent les ramifications cylindraxiles collatérales et terminales des fibres

nerveuses de la voie motrice d'origine corticale qui doivent relier la zone motrice de l'écorce cérébrale à ces noyaux d'origine ; d'autres représentent les ramifications cylindraxiles des fibres nerveuses formant les voies motrices courtes d'origine sous-corticale reliant des masses grises du diencéphale et des diverses parties du rhombencéphale aux cellules d'origine des nerfs moteurs périphériques ; d'autres encore appartiennent aux collatérales des fibres des voies sensitives voisines.

La substance grise placée en arrière du canal central est en rapport avec les fibres sensitives. C'est là que viennent se rendre les ramifications collatérales et terminales des fibres sensitives périphériques : cornes postérieures et régions moyennes de la substance grise -de la moelle et noyaux des faisceaux de Goll et de BuRDACH pour les fibres des racines postérieures des nerfs spinaux ; substance grise voisine du faisceau solitaire pour les fibres sensitives du facial, du vague et du glosso-pharyngien ; les différentes masses grises connues sous

le nom de noyaux de l'acoustique pour la terminaison des fibres des deux racines du nerf de la huitième paire (noyau accessoire et tubercule latéral pour les fibres du nerf cochléaire, noyau à grosses cellules ou noyau de Deiters, noyau de Bechterew ainsi que la masse grise qui longe en dedans la racine descendante pour les fibres du nerf vestibulaire) ; le noyau terminal ou substance grise voisine de la racine descendante ou spinale du nerf trijumeau pour les fibres sensitives du nerf de la cinquième paire.

Cette substance grise postérieure ne constitue pas seulement le noyau de terminaison des fibres sensitives périphériques, elle forme encore le noyau d'origine pour le neurone sensitif central, dont le prolongement cylindraxile ascendant ou descendant doit se terminer dans une masse grise supérieure ou inférieure des centres nerveux.

La substance grise de tout l'axe cérébro-spinal est formée essentiellement de cellules nerveuses donnant origine à des fibres nerveuses et de fibrilles nerveuses qui viennent s'y terminer. On y trouve des cellules nerveuses à cylindre-axe long et des cellules nerveuses à cylindre-axe court. Les cellules nerveuses à cylindre-axe long envoient leurs prolongements cylindraxiles dans la substance blanche. Entourés d'une gaine de myéline, ces prolongements cylindraxiles vont devenir les fibres constitutives de cette dernière substance.

Substance blanche.

La substance blanche de tout l'axe cérébro-spinal est formée de fibres nerveuses. Ces fibres constituent les voies nerveuses que l'on divise en deux groupes : les voies longties et les voies courtes.

Voies longues. Les voies longues sont formées par l'ensemble des fibres nerveuses qui relient les diverses sphères sensorielles du cerveau terminal aux organes périphériques, soit dans le sens centripète, soit dans le sens centrifuge, FIG. 303 A.

L'étude des voies longues consiste à rechercher l'origine et la terminaison de leurs fibres ascendantes et descendantes, à poursuivre leur trajet et à établir leurs connexions à travers tout le système nerveux central et périphérique.

Voies courtes. Toutes les autres voies peuvent être considérées comme des voies courtes. Elles ont pour fonction de relier l'une à l'autre des masses grises plus ou moins rapprochées dans l'axe cérébro-spinal. Ces voies sont excessivement nombreuses. Elles servent essentiellement à relier soit les fibres centripètes périphériques aux cellules d'origine des fibres centrifuges, soit une masse grise dans laquelle se termine un nerf centripète périphérique au noyau d'origine réelle d'un ou de plusieurs nerfs centrifuges. Elles interviennent presque exclusivement dans la constitution des voies réflexes.

Nous avons rencontré tous ces faisceaux de fibres nerveuses dans les différentes coupes de l'axe nerveux que nous avons étudiées antérieurement.

FiG. 303.

A. Schéma des voies longues de la splière tactile. . ,

B. Schéma des voies courtes ou fibres commissurales longitudinales dans la moelle épinicrc.

Nous allons les reprendre l'un après l'autre, poursuivre leur trajet et étudier leurs connexions et leurs rapports à travers toute l'étendue de l'axe cérébro' spinal.

lies voies ascendantes.

Les voies ascendantes, considérées dans leur ensemble, se laissent subdi-

viser en deux groupes : les votes longues ou voies de sensibilité et les voies courtes ou voies réflexes.

Voies longues. Les fibres |qui constituent les voies ascendantes longues ou voies de sensibilité ont pour fonction de recueillirles impressions, qui se produisent à la surface du coips et dans la profondeur des organes, et de les transmettre jusque dans les parties grises les plus élevées de l'axe cérébro-spinal.

Considérées dans leur forme la plus simple, ces voies de sensibilité sont constituées de deux parties superposées : une partie périphérique, reliant les différents organes du corps à l'axe nerveux, et une partie centrale, unissant les pai'ties inférieures de l'axe cérébro-spinal, dans lesquelles se terminent les neurones périphériques, aux éléments de la couche corticale grise du cerveau terminal,

FIG. 304. FiG. 304.

La partie périphérique est formée Schéma montrant la disposition et le mode d'un seul neurone ; celui-ci a toujours superposition des neurones centripètes.

sa cellule d'origine en dehors de l'axe cérébro-spinal ; il est pourvu d'un prolongement à conduction cellulipète qui se termine dans les organes périphériques et d'un prolongement cylindraxile, qui trouve sa terminaison dans les masses grises inférieures des centres nerveux, masses gi-ises qui portent le nom de noyaux terminaux des nerfs sensibles périphériques.

La partie centrale est formée de deux ou plusieurs neurones superposés ; ces neurones sensitifs des centres ont leurs cellules d'origine dans les parties inférieures du névraxe, dans les masses grises dans lesquelles se terminent les prolongements cylindraxiles des neurones périphériques. Leurs prolongements

protoplasmatiques sont descendants, tandis que leurs prolongements cylindraxiles sont ascendants et vont se rendre, d'une façon directe ou indirecte, dans l'écorce grise du cerveau terminal.

Les excitations ou les impressions qui viennent d'une moitié du corps sont perçues par les éléments de la couche corticale grise de l'hémisphère cérébral du côté opposé.

C'est là un fait d'observation indiscutable. Il s'en suit nécessairement que les éléments de la voie sensitive, qui transmettent ces impressions de la périphérie à l'écorce cérébrale, doivent, en un point quelconque de l'axe nerveux, passer la ligne médiane et s'entrecroiser avec les éléments de la voie sensitive du côté opposé. Cet entrecroisement ne se fait pas par le neurone sensitif périphérique. Celui-ci envoie toujours son prolongement cylindraxile dans la substance grise de la moitié correspondante de l'axe cérébro-spinal.

Mais cet entrecroisement a lieu par h prolongement cylindraxile du neurone sensitif central. Celui-ci a sa cellule d'origine dans une des masses grises inférieures (médullaires, bulbaires, protubérantielles, etc.) ; son prolongement cylindraxile, en remontant dans l'axe nerveux, passe la ligne médiane, s'entrecroise avec le prolongement cylindraxile du neurone du côté opposé, et va se terminer, après interruption dans le diencéphale, dans l'écorce grise de l'hémisphère cérébral.

Dans cette écorce grise, le neurone central va se terminer dans l'une ou l'autre sphère sensorielle suivant la nature des impressions (tactiles, acoustiques, visuelles, gustatives (?), ou olfactives) qu'il amène dans le télencéphale.

En se basant sur la zone de l'écorce où se terminent ces voies ascendantes, on pourrait les subdiviser en voies tactiles, acoustiques, visuelles et olfactives.

Voies courtes. Mais les fibres qui entrent dans la constitution des nerfs centripètes périphériques ne possèdent pas toutes une connexion corticale. Un grand nombre même de ces fibres centripètes se terminent dans les centres nerveux inférieurs et interviennent dans le mécanisme des mouvements réflexes. Il y a d'ailleurs des nerfs périphériques qui sont sans connexion aucune avec l'écorce cérébrale, tel le nerf vestibulaire, tel probablement aussi la partie centripète du nerf pneumogastrique.

Il y en a d'autres pour lesquels une connexion corticale existe sans aucun doute, mais dont nous ignorons complètement, non seulement le trajet suivi par les fibres centripètes dans l'axe nerveux, mais même la région de l'écorce où se fait la perception consciente. Telles les fibres centrales en connexion avec les fibres' gustatives renfermées dans le nerf glosso-pharyngien et dans le nerf de Wrisberg, ou racine sensitive du nerf de la septième paire.

D'ailleurs, même pour les nerfs périphériques qui possèdent une connexion corticale, les voies ascendantes qui établissent cette connexion renferment un grand nombre de fibres qui s'arrêtent en chemin et se terminent dans les

centres nerveux inférieurs. Ce sont là encore des éléments constituants des voies courtes ou des voies réflexes.

Division des voies ascendantes. Pour décrire les voies ascendantes du système nerveux cérébro-spinal, on peut les subdiviser, en tenant compte exclusivement des masses grises où elles ont leur origine et où elles se mettent en connexion avec la terminaison des nerfs centripètes périphériques, en :

10 Voies ascendantes d'origine médullaire, en connexion avec les fibres des racines postérieures de tous les nerfs spinaux.

2" Voies ascendantes d'origine bulbaire, en connexion avec les fibres sensitives des nerfs pneumo-gastrique, glosso-pharyngien et facial (nerf de Wrisberg).

3° Voies ascendantes d'origine bulbo-protubér.antielle, en connexion avec le nerf trijumeau et avec les deux branches (cochléaire et vestibulaire) du nerf acoustique.

4° Voies ascendantes d'origine diencéphalique, en connexion avec le nerf optique.

S° Voies ascendantes d'origine télencéphaliqiie, en connexion avec le nerf olfactif.

Voies ascendantes d'origine médullaire.

Ces voies sont formées, comme toute voie centripète, d'une partie périphérique et d'une partie centi^ale.

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