‹ Les centres nerveux cérébro-spinauxChapitre 66 sur 90 · Partie périphérique · texte numérisé non relu

Partie périphérique

■ La partie périphérique est représentée par l'ensemble des fibres nerveuses qui entrent dans la constitution de toutes les racines postérieures de la moelle épinière. Nous avons vu que toutes ces fibres ont leurs cellules d'origine dans les ganglions spinaux.

Une question intéressante à résoudre concerne le nombre approximatif de fibres nerveuses amenées ainsi, dans chaque cordon postérieur de la moelle, par les racines postérieures des 3i nerfs spinaux.

D'après des recherches récentes, le nombre de ces fibres radiculaires atteint, pour la moelle d'un homme adulte, le chiffre de 653627 fibres nerveuses pour chaque moitié du corps, soit un total de i3o7254 fibres médullaires aiïérentes.

Toutes ces fibres centripètes vont devenir des fibres constituantes des cordons postérieurs de la moelle. Elle vont se terminer, soit dans de la substance grise médullaire depuis le cône terminal jusqu'au niveau du premier nerf cervical, soit dans les noyaux des faisceaux de Goll et de Burdach ou noyaux des cordons postérieurs apparaissant à la partie inférieure du bulbe, fig. 305.

Il résulte de toutes les recherches faites sur la constitution des cordons postérieurs de la moelle et sur les connexions qui existent, d'une part entre les nerfs centripètes périphériques et la substance grise médullaire dans laquelle ils se terminent, d'autre part entre cette substance grise médullaire et l'écorce cérébrale, que ces deux masses grises (corne postérieure de la moelle et noyaUfX des cordons postérieurs) diffèrent entre elles par la nature des fibres qui vien^ nent s'y terminer et par les connexions qui les relient aux centres nerveux supérieurs.

Pour ce qui concerne la nature des fibres radiculaires, nous savons que, anatomiquement, les fibres , des cordons postérieurs se laissent subdiviser en fibres courtes &i fibres longues. Les fibres courtes sont myélopèies, elles se terminent dans la substance grise des différentes cornes de la moelle ; les fibres longues sont bulbopètes et trouvent leur terminaison dans les noyaux des cordons postérieurs. Nous avons vu antérieurement que, au point de vue physiologique, on doit également établir une distinction entre ces fibres courtes et ces fibres longues. Les fibres courtes se terminant dans la moelle servent à la transmission de la sensibilité superficielle ou cutanée (sensibilité tactile, douloureuse et thermique) ; tandis que les fibres longues, qui se laissent poursuivre jusque dans les noyaux des faisceaux de Goll et de Burdach, transmettent seules, vers les centres nerveux supérieurs, les impressions de la sensibilité profonde (sensibilité des muscles, des tendons, des articulations) généralement considérée comme sensibilité musculaire.

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