‹ Les centres nerveux cérébro-spinauxChapitre 69 sur 90 · X n T ^1 A nerfs spinaux. Elle relie donc la 5z<f/a · texte numérisé non relu

X n T ^1 A nerfs spinaux. Elle relie donc la 5z<f/a

Schéma montrant la disposition et le mode ^

de superposition des neurones de la voie cutanée du cou, du tronc et des quatre musculo-corticale ou voie de transmission membres à la colonne grise postérieure de la sensibilité musculaire. ^^^^^^^

Toutes ces fibres courtes, devenues des fibres myélopètes des cordons postérieurs de la moelle, vont se terminer, par des ramifications libres, dans toutes les régions de la substance grise du même côté et même dans la substance grise de la corne postérieure du côté opposé.

Ces masses grises médullaires représentent donc les noyaux terminaux pour les fibres courtes des cordons postérieurs, ou fibres de la sensibilité cutanée ; en même temps elles sont les noyaux d'origine : 1°) pour toutes les fibres ascendantes longues qui ont pour fonction de transmettre aux centres nerveux supérieurs toutes les excitations recueillies à la surface du corps ; 2°) pour de nombreuses fibres courtes, médullaires ou autres, intervenant dans le mécanisme des mouvements réflexes.

La partie centrale de la voie de transmission de la sensibilité cutanée est formée d'un grand nombre de neurones superposés : iTCurones médullo-cérébelleux, céré'bello-olivaires, oHvo-thalamiques et thalamo-corticaux.

Chainon mèdullo-cérébelleux. Cette voie commence, dans la moelle épinière, par deux faisceaux de fibres nerveuses situés à la périphérie du cordon latéral : ■ le faisceau cérébelleux dorsal ou de Flechsig et le faisceau cérébelleux ventral ou de Gowers.

Faisceau cérébelleux dorsal. Les fibres du faisceau môdullo-cérébelleux dorsal ont leurs cellules d'origine dans la colonne de Clarke du même côté, colonne grise dans laquelle se terminent un grand nombre de collatérales courtes des fibres des cordons postérieurs, fig. sis. Ce sont donc des fibres directes.

Ce faisceau monte ensuite à travers toute la longueur de la moelle épinière, plus ou moins intimement confondu avec le faisceau de Gowers, fig. sis. Il augmente constamment de volume par l'adjonction de nouvelles fibres nerveuses. Arrivées à la partie inférieure du myélencéphale, les fibres de ce faisceau cérébelleux se séparent insensiblement des fibres du faisceau de Gowers. Elles s'inclinent en arrière, pour se rendre dans le segment externe du pédoncule cérébelleux inférieur ou corps restiforme, et se terminer dans l'écorce cérébelleuse du ver supérieur du cervelet.

Faisceau cérébelleux ventral. Ce faisceau existe, dans le cordon latéral, au-devant du faisceau cérébelleux dorsal avec lequel il se confond intimement, FIG. 313. Ses fibres constitutives ont leurs cellules d'origine dans la substance grise médullaire. Cette origine n'est pas exactement connue.

On admet généralement que ces fibres proviennent en petite partie des cellules de la corne postérieure du même côté et, en majeure partie, de celles de la corne postérieure de la moitié opposée de la moelle. Ces fibres croisées, pour se rendre dans le faisceau de Gowers, passent par la commissure blanche de la moelle. Les fibres du faisceau de Gowers sont donc principalement des fibres croisées. Ce faisceau monte dans la moelle épinière en augmentant insensiblement de volume par l'adjonction constante de nouvelles fibres nerveuses.

Arrivés à la partie inférieure du myélencéphale, les deux faisceaux se séparent insensiblement l'un de l'autre. Le faisceau cérébelleux dorsal s'incline en arrière, tandis que le faisceau de Gowers monte dans le faisceau latéral du bulbe, au-devant de la racine du nerf de la cinquième paire.

Il traverse ainsi toute la hauteur ' du bulbe, étant situé dans le voisinage immédiat de la surface libre du myélencéphale, plus ou moins confondu avec les fibres descendantes du faisceau rubro-spinal et les fibres réiiculo-spinalcs avec lesquelles il forme le faisceau hétérogène. Arrivé dans le pont de Varole, il devient plus profond, étant recouvert par la masse des fibres transversales qui prennent part à la constitution du pédoncule cérébelleux moyen. Au niveau de l'extrémité supérieure du noyau masticateur il s'incline en arrière,

en passant au-dessus des fibres radiculaires du nerf de la cinquième paire, longe la face externe du pédoncule cérébelleux supérieur en devenant de plus en plus superficiel, puis se recourbe en dedans en contournant ce pédoncule

FiG. 313.

Schéma montrant la constitution des voies ascendantes longues d'origine médullaire : la voie musculo-corticale et la voie tégumento-corticale.

et pénètre dans la valvule de Vieussens, par la substance blanche de laquelle il gagne l'extrémité antérieure du ver supérieur du cervelet.

Le chainon médullo-cérébelleux représente donc à la fois une voie directe

(faisceau de Flechsig) et une voie croisée (faisceau de Gowers) reliant la corne grise postérieure d'un côté de la moelle à l'écorce grise de la partie supérieure du lobe médian du cervelet.

Valeur foncUonnelle. Nous avons vu que les fibres du faisceau médullocérébelleux dorsal servent à la transmission de la sensibilité tacMe. La vote de la sensibiHié tactile est donc, dans la moelle épinière, une voie directe, comme la voie de la sensibilité musculaire.

Les fibres du faisceau de Gowers transmettent incontestablement, vers les centres nerveux supérieurs, les impressions douloureuses et thermiques amenées dans la moelle par les fibres des racines postérieures. Ces fibres représentent donc la voie de transmission de la douleur et de la température. La voie de la sensibilité thermo-algésique est, le long de la moelle épinièi-e, une voie croisée.

Applications pratiques. La mise hors de fonction des fibres du faisceau de Gowers d'un côté — comme cela peut s'observer soit à la suite d'une blessure accidentelle de la périphérie du cordon latéral, soit dans les cas de méningomyélite syphilitique unilatérale — se traduira donc par la perte de la sensibilité à la douleur et à la température (dissociation syringomyélique) dans toute la partie du corps du côté opposé sous-jacente au segment médullaire intéressé. La même dissociation de la sensibilité peut s'observer au début d'une compression médullaire intéressant surtout les fibres des deux faisceaux médullo-cérébelleux antérieurs.

Si la lésion intéresse à la fois les deux faisceaux cérébelleux d'un même côté, elle se traduira au dehors par la perte de la sensibilité tactile dans le membre inférieur du côté correspondant et la dissociation syringomyélique de la sensibilité dans le membre du côté opposé.

Si la lésion est plus profonde encore et qu'elle intéresse les fibres de la zone pyramidale latérale on verra s'ajouter à ces troubles de la sensibilité, la paralysie dans le membre inférieur du côté lésé, c'est-à-dire tous les symptômes caractéristiques du syndrome de Brown-Sequard.

Chaînon cérébello-olivaire. Il résulte des recherches expérimentales que la destruction de l'écorce grise de la partie supérieure du lobe médian est uniquement suivie de la dégénérescence secondaire de nombreuses fibres nerveuses, pouvant se poursuivre jusque dans l'olive cérébelleuse et probablement aussi jusque dans les noyaux du toit. Au chaînon ascendant médullo-cérébelleux doit donc faire suite un chaînon très court cérébello-olivaire. La distinction entre neurones appartenant à la voie de la sensibilité tactile et neurones appartenant à la voie de la sensibilité thermo-algésique, si nette le long de la moelle épinière, ne se retrouve plus dans le chaînon cérébello-olivaire.

Chainon olivo-thalamique. Toutes les cellules constituantes de l'olive cérébelleuse envoient leur axone dans le pédoncule cérébelleux supérieur du côté correspondant.

Les fibres de ces pédoncules subissent un entrecroisement complet dans la partie inférieure du mésencéphale, fig. ai».

Au sortir de là commissure de Wernekink, un grand nombre de ces fibres ascendantes se terminent : soit dans le pont de Varole et la partie supérieure du bulbe (faisceau cérébelleux descendant), soit dans le noyau rouge, soit dans le noyau d'origine du nerf oculp-moteur commun. Un petit nombre seulement de ces fibres se laissent poui-suivre jusque dans la couche optique du même côté et du côté opposé, sans que l'on connaisse exactement la masse grise thalamique où a lieu cette terminaison. Ces dernières constituent le chaînon olivo-thalamique chargé de conduire jusque dans l'écorce cérébrale les impressions de douleur et de température recueillies par les fibres nerveuses périphériques.

Chaînon thalamo-cortical . Les impressions .de douleur et de température pouvant devenir conscientes, nous devons admettre l'existence d'une voie ascendante se laissant poursuivre jusque dans l'écorce cérébrale. Il doit donc exister un neurone thalamo-cortical faisant suite au neurone olivo-thalamique et se terminant plus que probablement dans l'écorce grise de la circonvolution centrale postérieure et du lobule paracentral, comrïie le neurone thalamo-cortical appartenant à la voie de la sensibilité musculaire.

Les cinq groupes de neurones superposés :

1) les neurones tégumento-médullaires, neurones directs reliant la surface cutanée du cou, du tronc et des quatre membres à la colonne grise postérieure de la moelle,

2) les neurones médullo-cérébelleux, neurones à la fois directs et croisés reliant la colonne de Clarke et la corne grise . postérieui"e à l'écorce grise du lobe médian du cervelet,

3) les neurones cérébello-olivai? es, ou neurones reliant l'écorce cérébelleuse au noyau dentelé,

3) les neurones olivo-thalamiques , neurones croisés reliant l'olive cérébelleuse à la couche optique et

5) les neurones thalanio-corticaiix, ou neurones directs reliant le thalamus à la sphère tactile,

constituent donc par leur ensemble la voie ascendante longue tégumentocorticale, fig. 313, ou voie de transmission de la sensibilité cutanée sous toutes ses formes.

Les voies courtes médiillaires.

Mais, dans la substance grise de la moelle, les fibres mj'élopètes des racines postérieures ne se mettent pas uniquement en connexion avec les cellules d'origine des fibres des deux faisceaux médullo-cérébelleux. Elles se mettent encore en connexion avec toutes les autres cellules médullaires : soit avec les cellules radiculaires de la corne grise antérieure, par l'intermédiaire

des collatérales longues reliant directement la fibre radiculaire postérieure aux cellules d'origine des fibres antérieures ; soit avec les cellules des cordons, au moyen des collatérales courtes se terminant dans toutes les régions de la corne postérieure.

Nous avons vu que ces cellules des cordons (abstraction faite de celles qui donnent origine aux fibres des faisceaux méduUo-cérébelleux) envoient leur axone dans la substance blanche de la moelle, où ils vont prendre part à la constitution des différents faisceaux fondamentaux, soit comme fibres ascendantes, soit comme fibres descendantes, soit, après bifurcation, à la fois comme fibres ascendantes et descendantes.

Ces collatérales courtes, avec les neurones médullaires donnant origine aux fibres des faisceaux fondamentaux, et les collatérales longues forment, par leur ensemble, les voies courtes médullaires ou parties intégrantes des voies réflexes.

Voies ascendantes dorigine bulbaire.

Novis savons que dans le bulbe viennent se terminer toutes les fibres centripètes amenées par le nerf glosso-pharyngien, le nerf pneumo-gastrique, le nerf de Wrisberg ou racine sensitive du nerf facial, de même qu'une partie au moins des fibres de la racine descendante du nerf vestibulaire et du nerf trijumeau. Les connexions centrales de ces deux derniers nerfs, ainsi que celles de la branche cochléaire du nerf de la huitième paire, peuvent être considérées comme constituant des voies d'origine bulboprotubérantielle. Il nous reste donc à rechercher, dans le bulbe proprement dit, les voies centrales en connexion avec la partie sensitive des trois nerfs : pneumo-gastrique, glosso-phaiyngien et facial.

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