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S V. - PARALYSIES COMPLEXES

OPHTALMOPLEGIES (f )

Les diverses paralysies dont je viens de parler dans les divers paragraphes précédents peuvent se grouper de différentes manières (2) et former, notamment, ce que Ton appelle des ophtalmoplégies.

L'ophtalmoplégie (Brunner 1850 ; de Graefe 1856) est totale si tous les muscles oculaires sont atteints ; extame (HuTCHiNSON 1879) ou extrinsèque (Panas) si les muscles extrinsèques (moteurs du globe oculaire) sont seuls atteints ; inteime siles muscles intrinsèques (iris et accommodation) sont seuls atteints.

L'ophtalmoplégie interne (je crois peu utile de conserver cette dénomination) se confond avec la paralysie des nerfs de la pupille et de Taccommodation, étudiée dans le paragraphe précédent.

L'ophtalmoplégie externe ou totale unilatérale ne paraît pouvoir être produite que par des lésions siégeant au-dessous du neurone mésocéphalique des mouvements conjugués (3), au-dessous des centres supranucléaires ; elle dépend toujours d'une lésion nucléaire ou périphérique des

(1) Voir : Sauvineau, Pafhogénie el diagnostic dex ophlalmoplégies^ thèse de Paris, 1892, no 143; Mayet, Trailé cité, 1. 11, p. 43]; Brissald, Leçons citées, l. I, p. 365.

(2) L'expression d'ophtalmop!ëgie, qui prèle beaucoup à conrusion, ne peut ôtre maintenue que si, d'un commun accord, on la réduit au sens que nous précisons ici. Il ne faut plus en faire un synonyme de paralysies oculomolrices multiples.

(3) BoucHAUD a cependant publié {Archives générales de Médecine, 1903, p. 782, Revue neurologique, 1903, p. 699) un fait d'ophtalmoplégie externe unilatérale par hémorrhagie dans le tubercule quadrijumeau antérieur.

nerfs eux-mêmes. Tel est le cas de DKJEiuNEet Petreen (1).

Au contraire, l'ophtalmoplégie bilatérale peut très bien provenir de lésion siégeant plus haut dans les neurones mésocéphaliques d^association ou môme dans les neurones hémisphériques des deux côtés.

En général, les ophtalmoplégies sont nucléaires ou supranucléaires (2) et dépendent d'une poliencéphalite (3) supérieure (4) ou inféreure (5), lésion mésocéphalique analogue à la lésion médullaire de la poliomyélite antérieure (6] (Cn argot).

Quant aux autres paralysies complexes (paralysies oculomotrices multiples) ne rentrant pas dans la définition cidessus des ophtalmoplégies, leur groupement est trop varié et les types en sont naturellement trop nombreux pour qu'on puisse cn faire ici une description particulière (7), description qui d'ailleurs peut se déduire de la superposition des descriptions individuelles déjà faites.

(1) Dejf.rinb et Petreen, Société de Biologie, 1896 (Revue neurologique^ 1897, p. 611).

(2) Voir LÉON Sabot, Contribution à Vétude des ophtalmoplégies d'origine nucléaire^ thèse de Paris, 1902, no 264.

(3) Voir II. Claude, Poliencéphaliles, Traité de Médecine et de Thérapeutique de Brouardel et Gilbert, 1102, t. IX, p. 237.

(4) La poliencéphalite supérieure chronique est souvent désignée sous le nom dophlalmoplégic nucléaire progressive: c'est la lésion des noyaux des régions protubéranticlle et pédonculaire.

fr>) La poliencéphalite inférieure (bulbaire) se traduit par le syndrome labioglossolaryngé.

(6) La poliencéphalomvélite (maladie de la substance grise de la moelle et du mésocéphale) se manifeste naturellement par une série de types cliniques suivant la localisation de la lésion.

(7) Voir le grand travail d'ensemble de Marina sur les paralysies oculomotricos multiples et leur rapport avec les maladies qui les déterminent, en particulier les maladies nerveuses (Leipzig et Vienne, 18%y analysé in Revue neurologique, 1898, p. 170.

438 CUÀPITRE QUATRIÈME

I VI. — RESUME GEXERAL DU CHAPITRE IV ET DIAGNOSTIC GEIVERAL DU SIEGE DES LESIONS

i. Résumé anatomophysiologique.a) Appareil sensoriomotear : a) Voies centripdtes ; ^) Centres ; y) Voies centrifuges, b) Appareil sensitiTomoteur. c) Conclusions. — 2 Résumé clinique etséméiologique.

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