Voies motinces
Le nerfgmtatomoteur, nerf d'adaptation du goût ou d'accommodation gustative est surtout l'hypoglosse (XII paire) pour la langue, et aussi le glossopharyngien pour les muscles du pharynx, le facial pourlesmusclesdes lèvres, letrijumeau pour les muscles masticateurs (1).
Je supposais à ce nerf un centra sensoriomoteur dans le lobe pariétal, dans une région correspondant plus ou moins à la circonvolution de l'hippocampe. Gôrchkoff paraît avoir démontré ce centre sensoriomoteur du goût.
D'après les travaux déjà cités de cet auteur, l'excitation par le courant induit du centre cortical gustatif provoque des phénomènes moteurs du côté delà langue,des mâchoires et de l'oreille du côté opposé. De plus, après la destruction de ce centre, le même expérimentateur a suivi les dégéné-
(1) D'après Renaut, cité par Marchand (p. 75), « sous rinfluence delà mastication, la contraction du lingual détermine la compression dê^ sinus veineux compHs dans les parties de la muqueuse riches en bourgeons gustatifs. les papilles s'élèvent^ les substances sapides pénètrent mieux les rigoles et par cela môme les pores des boui^ geons : Tacuité gustative devient plus fine ».
rescenccs jusque dans les noyaux moteurs de l'hypoglosse, du glossopharyngien, du facial et du trijumeau du côté opposé).
Le centre sensitivomoteur du nerf gustatomoteur reste dans le pied de la frontale ascendante (fig. 3, p. 44), près du centre du membre supérieur.
J'ai déjà décrit plus haut (p. 59) le trajet des prolongements cylindraxiles de ce centre jusqu'aux noyaux bulbaires (neurone moteur inférieur).
Les prolongements cellulifuges de ce neurone moteur inférieur vont (pour Thypoglosse) émerger du bulbe au niveau du sillon préolivaire et constituent le nerf de la XII paire qui va passer par le trou condylien antérieur et, décrivant une longue courbe, va aborder la langue dont il innerve les muscles.
Physiologie. — 1. Siège du goût. — 2. Modes d'action des divers corps sapides.