Lésions périphériques
Ce sont toutes les anosmies par lésion de la muqueuse olfactive intéressant le proloneurone sensoriel : telles sont certaines anosmies d'apparence congénitale, en réalité reliquats d'infections du jeune âge (grippe, diphtérie) ayant déterminé un coryza aigu, violent et prolongé ou une rhinite chronique avec destruction des cellules olfactives ; d'autres fois, c'est un traumatisme des premières années
(1) Voir Collet, loco cil., p. 48, 51, 55, 71.
de la vie. Au même groupe appartiennent certaines anosmies héréditaires, qui s'accompagnent de rhinite chronique ; certaines anosmies par polypes du nez, la muqueuse olfactive pouvant dans ces cas présenter des altérations (Reuter) qui atteignent les extrémités périphériques de l'appareil nerveux olfactif ; la plupart des anosmies observées dans Tozène, les coryzas intenses (surtout le coryza diphtérique et le coryza grippal), les coryzas ulcéreux, les sinusites maxillaires ou frontales aiguës s'accompagnant (Moitre) de lésions de la muqueuse olfactive. Certains cas d'anosmie sénile peuvent aussi dépendre de la dégénérescence des cellules de Schultze dans la sclérose de la muqueuse.
Par une action périphérique s'expliquent aussi les anosmies toxiques médicamenteuses, par insufflation nasale de poudres comme la cocaïne (avec hyperosmie transitoire, parfois, an .début: Zvvaardemaker, Nique), les sels de mercure (BicHAT, Reuter)..., par application de solutions aqueuses diverses, dépassant une certaine concentration (6 à 7 p. 1000 pour le chlorure de sodium, 5 p. 1000 pour le bicarbonate de soude, etc., Zwaardemaker), par inhalation de vapeurs odorantes ou de gaz irritants, tels que Téther (Stricker), sulfure de carbone (vulcanisation du caoutchouc: Bryce, Ross), alcools et essences (dégustateurs : Moure), gaz des égouts (vidangeurs) (1).
Dans tous ces cas par agent toxique, Taction générale et circulatoire sur les centres peut venir compliquer Faction directement locale. 11 en est de même pour les anosmies du diabète et des maladies infectieuses (grippe, diphtérie, syphilis) qui peuvent produire des névrites périphériques avec ou sans lésion de la muqueuse.
On a aussi observé des parosmics par lésion périphérique : lésion nasale (Noquet), saturnisme (Lennox Browne).
(1) FÉRÉ (Nouvelle Iconographie de la Salpélrière, 1901, p. 327) a étudié l'influence des excilalions de l'odorat sur le développement delà fatigue et de la neurasthénie.
APPAREIL CENTRAL DE l'oDORAT 521