‹ Les centres nerveuxChapitre 157 sur 208 · Sécrétion et excrétion urinaires · texte numérisé non relu

Sécrétion et excrétion urinaires

a. Sécrétion : rein (2).

L'action sécrétoire rénale ne paraît pas isolée de l'action vasomotrice.

Certains physiologistes admettent môme qu'il n'y a pas de véritable action sécrétoire (Howell, Hermann). < L'hypcrémie paralytique qui suit la section des nerfs rénaux

(1) KoiixsTAMM, Cenlralblatl fur NervenhtUkunde and Psychiatrie, 1902 {Revue neurologique, 1903, p. 209).

(2; Voir Laignel Lavastine, Uièse tilée, p. 81 A 116 et Morat, Traité cité de Morat et Doyon, t. IV, p. 549.

590 CHAPITRE SIXIÈBfE

s'accompagne d'une augmentation de ia quantité d'urine sécrétée (hydrurie ou polyurie), parfois même du passage de Talbumine et même du sang dans l'urine (Krimer^ Bra- CHET, J. MuLLER et Peipers, Vulpian). Ces nerfs vasomoteurs (et probablement aussi sécréteurs) ont leurs origines principales dans la douzième et la treizième racine dorsale (Bradford). »

La piqûre du bulbe (plancher du quatrième ventricule) au-dessus du point diabétogène provoque la polyurie et plus haut Talbuminurie. « La polyurie produite par piqûre du quatrième ventricule disparaît par section de la moelle au-dessus du douzième segment dorsal. »

Dans les expériences de Laignel Lavastine, « alors que Texcitation du crural produit la vasoconstriction des deux reins, l'excitation du splanchnique à la hauteur du onzième communicant est suivie de la vasodilatation du droit... Du côté droit, Texcitation du sympathique Ihoracique à la hauteur du onzième espace intercostal produit la vasoconstriction du rein droit... les fibres de chacun des splanchniques qui vont au rein correspondant ne passent pas par le ganglion semilunaire correspondant ».

h. Excrétion : vessie (l).

Dans Tappareil nerveux d'excrétion urinaire, je ne dirai rien de l'uretère dont les mouvements sont comparables à ceux de l'intestin.

Pour la vessie, la tension croissante de l'organe par l'urine qui s'accumule « agit comme une excitation qui remonte par les plexus hypogastrique et mésentérique à la moelle lombosacrée, par les éléments sensitifs de ces branches du sympathique, et l'excitation est réfléchie sur les nerfs moteurs vésicaux ».

La réflexion se fait dans la moelle lombaire en une ré-

(l) Voir, pour ce paragraphe, Morat, Traité cité de Moral el Doyon, l. 1\^ p. 551.

gion que nous avons déjà étudiée plus haut (p. 162) et aussi dans le ganglion mésentérique inférieur.

Les nerfs moteurs vésicaux sont en deux groupes : Tun, supérieur, quitte la moelle lombaire par les racines et les rameaux communiquants des 3®, 4® et 5* paires lombaires, croise la chaîne* du grand sympathique, traverse les trois ganglions correspondants, va vers le ganglion mésentérique inférieur et de là au ganglion ou plexus hypogastrique.

Le groupe inférieur sort de la moelle sacrée par les 2** et 3** paires sacrées, croise la chaîne du grand sympathique, évite les ganglions correspondants (avec lesquels il n'est réuni que par de grêles anastomoses), forme lenerf érecteur sacré d'EcKARo et va aussi au ganglion ou plexus hypogas- Irique.

Ces deux nerfs (nerf lombaire ou mésentérique inférieur et nerf sacré ou érecteur) ont des actions antagonistes sur la vessie (von Zeissl, Courtade et Guyon) : le premier va au sphincter et s'oppose à la sortie de Turine ; le second va au detrusor urinîiî et expulse l'urine. « Les uns et les autres sont doublés d'éléments inhibiteurs comme tous les nerfs ganglionnaires ; la répartition de ces derniers serait inverse de celle des éléments moteurs, de telle sorte que l'excitation des nerfs sacrés inhiberait le col, pendant qu'elle contracterait le corps de la vessie ; celle des nerfs lombaires inhiberait le corps, pendant qu'elle contracterait le col » (Morat).

Page 1