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Sécrétion mammaire

« De fortes excitations du système nerveux (éoiotions) provoquent, passagèrement, chez les femmes en lactation, une diminution et même une cessation de la sécrétion lactée. . .

Expérimentalement, chezlesanimaux,rexcitationde longue durée d'un nerf sensitif est toujours suivie d'une diminution considérable de la sécrétion... La section desnerfs qui vont aux mamelles diminue la sécrétion lactée. Chez la chèvre le tronc nerveux principal qui innerve la glande est le spermatique externe... L'isolement complet de la glande du système nerveux central ne supprime pas tout à fait les fonctions sécréloires de celte glande, mais les diminue seulement (1). »

B. — SKMÉIOLOGIE

I . Symptômes salivaires : a) hypersalivation ; à) hyposaliTation ; c) parasalivation. — 2. Symptômes sudoraux : a) hypersudation (hyperidrose) ; A) hyposudation ; c) parasudation. — 3. Symptômes nrinaires : a) hypercrinie orinaire (polyorie) ; b) hypocrinie nrinaire (oligurie, anarie); c) paracrinies nriaaires: a) albuminurie ; /3) phosphaturie ; y) azoturie ; i) hématurie. — 4. Symptômes lacrymaux.

L Symptômes salivaires (2).

On peut distinguer Thyper, Thypo et la parasalivation.

a. Hypersalivation, Le symptôme est constitué par Thypersécrétion et l'hyperécoulement de la salive. Il ne faut pas le confondre avec Técoulement seul de la salive (sia-

^1) DoYON, loco cit., t. 1, p. 420.

(2) Voir : Maurice Letulle, article Scilivalion A^ouweau Dictionnaire de Médecine et de Chirurgie pratiques, t. XXXH, 1882 ; Hallopeac ol Apekt, Traité élémentaire de Pathologie générale, 6* édition, 1904 ; Debove et AciiARD, loco cil., t. I, p 518; Achard et LÉvi, loco cit., t. VIII, p. 657 ; Suard» Cours de Séméiologie médicale, 1899, p. 621 ; Spring, Symptomatologie ou Traité des accidents morbides, l. ï, 1868-72, p. 53.

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lorrhée) qui peut être due î\ une gêne ou à une paralysie des lèvres ou de la déglulilion ni avec la fréquence du crachollement salivaire {ptyalisme) qui peut manquer dans rhypercrinie salivaire et se produire sans cette hypercrinie comme la pollakiurie doit être distinguée de la polyurie.

L'hypersalivation peut atteindre plusieurs litres (1) par jour et produire un amaigrissement considérable (2).

Ce symptôme s'observe d'abord dans les névroses. En 1893, KoRANYï et en 1894 Féré notent chez les épileptiques « le flux considérable desalive que peuvent sécrétercesmalades, soitau commencement des attaques, soit sous forme d'équivalents de ces accès. » L'un de ces malades était atteint d'épilepsie partielle ou corticale et Koranyi en conclut l'existence de centres corticaux de la salivation (3).

« Il est assez ordinaire, dit Sydenham, aux femmes liystériqiies de cracher durant plusieurs semaines une matièro séreuse, ni plus ni moins que si elles avaient été frottées d'onguent mercuriel. » Fabre, Féré, Gilles de la Tou- RETTE ont également signalé Thypersalivation dans Thystérie, soit comme symptôme prémonitoire des attaques, soit comme symptôme persistant pendant des semaines (4).

Lliypercrinie salivaire a été encore notée dans' la para^ lysie agitante (Vllpian et Charcot).

L'hypersalivation est très souvent d'origine réflexe. Le réflexe peut partir delà bouche, dans certaines stomatites par exemple (mercure Smith). Le plus souvent, il part de Vestomac : c'est un symptôme prémonitoire du vomisse-

(1) Trois kilogrammes et plus, alors que là quantité normale est de 1500 gram. (Bidder et Schmidt).

(2) « Wright a perdu onze livres du poids de son corps dans l'espace d'une semaine, pendant laquelle il s'était livré à ses études sur la salive » (Spring).

(3) Voir JcLEùS SouRY, loco cit.

{4) Gilles de la Tolhette, Traité clinique et thérapeutique de Vhystérie, t. H, 1895, p. 387 et t. III, 181fâ, p. 250. Voir aussi Bhis- SAiD et Brécy, Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, 1901, p. 1081.

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ment (indigestion, mal de mer, tarira stibié (1), gastrite chronique, ulcère ou cancer de Teslomac). Il peut aussi partir de Vintestin (helminthiase) et môme de rtifertcs (grossesse, troubles de la menstruation).

Comme lésion bulbaire pouvant entraîner la sialorrhée, on peut citer le tabès et la paralysie labioglossolaryngée.

On observe ce symptôme dans la paralysie du facial quand la lésion siège au-dessus dubulbCf dans Thémiplégie d'origine cérébrale. Letulle rappelle que « c'est sur un malade atteint d'hémiplégie avec sialorrhée qu'EesTEiN tenta les premières injections souscutanées d'atropine dans le but de supprimer le flux salivaire >>. Esquirol, Fodéré et d'autres ont noté le symptôme chez certains aliénés ; on Ta vu dans la paralysie générale. Plus spécialement, on peut dire qu'en général Thypersalivation accompagne les périodes d'excitation et d'agitation.

Enfin c'est dans l'hypersalivation d'origine nerveuse qu'il faut placer l'action de certains poisons comme la pilôcarpine (jaborandi) et la muscarine (amante oronge).

b. Vhyposalivation [asialief hypocrinie salivaire) est moins fréquente et moins facile à constater.

On ne peut guère la reconnaître par « l'évaluation du liquide sécrété >> mais plutôt par la sécheresse de la bouche pendue par le malade (et par le médecin qui trouve la langue pâteuse, collante), la difficulté de la déglutition, de la parole, la soif, la diminution du goût...

C'est un symptôme de la paralysie du facial, quand la lésion siège au-dessous du bulbe, mais au-dessus de l'issue delà corde du tympan. Arnold (1838), Romberg et d'autres l'ont constaté (quoique ce nesoitpas constant) : le malade se plaint alors de sécheresse dans la moitié correspon-

(1) Môme après une friction à la pommade slibiée. Griffith cité parViLLEMiN, article Salivaires (glandes) et Salive Diclionnaire en^ cyclopédique des sciences médicales^ 1878.

dante de la bouche ; il dit que Teau ne lui coule pas dans celle moitié de la cavilé buccale.

Chez certains cérébraux et aliénés, on observe ce symptôme, dans des périodes de dépression.

Enfin, il y a des poisons qui le produisent rapidement: Tatropine par exemple.

c. Le chapitre d« la ji^arosa^iva^ton n'est pas fait. Peutêtre pourrait-on y faire rentrer les cas dans lesquels la

salive change de réaction, devient par exemple acide ; ce qui permet au muguet de se développer... Mais on conteste que la salive soit jamais acide à son émission et Tacidité constatée ultérieurement serait due à la décomposition des alimenls restés dans les interstices dentaires après les repas, décomposition qui produit des acides lactique et butyrique (Claude Bernard) (1).

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