‹ Les centres nerveuxChapitre 180 sur 208 · Sécrétion intestinale · texte numérisé non relu

Sécrétion intestinale

« La section des nerfs mésentériques ou l'extirpation du plexus cœliaque provoquent l'écoulement abondant du suc enlérique (P. Budge, A. Moreau, Lauder-Brunton, Pye-Smith). Lauder Brunton et Pye-Smith interprètent ces faits en conférant aux petits ganglions inférieurs du plexus Polaire une action d'arrêt sur la sécrétion intestinale. La section, même bilatérale, du nerf grand splanchnique est compatible avec la survie de l'unimal et paraît sans effets (H. Vogt). »

Après l'ablation du ganglion stellaire, de la partie inférieure du sympathique thoracique ou du ganglion semilunaire, Onuf constate chez le chat de la diarrhée' et de la putréfaction des selles. Ces troubles digestifs sont plus marqués et plus persistants à la suite de l'extirpation du ganglion stellaire qu'après l'ablation du sympathique thoracique inférieur. Onuf en conclut que le pneumogastrique a une plus grande influence que les splanchniques sur les fonctions de l'estomac et de l'intestin.

(1) Voir : Doyon, lococil.^ t. IV, p. 333 ; Laignel Lavastine, loco cit., p. 80 et 91).

« ^excitation du bout périphérique du vague sectionné ralentit la sécrétion biliaire. L'excitation du bout central l'accélère (Arthaud et Butte, Rodriguez). La section de la moelle au cou... diminue la sécrétion de la bile. L'excitation de la moelle directement ou indirectement par voie réflexe diminue également la sécrétion de la bile. L'excitation des splanchniques, du ganglion cervical inférieur, de l'anneau de Vieussens diminue la sécrétion. L'excitation des nerfs qui entourent l'artère hépatique provoque un accroissement passager suivi d'un ralentissement secondaire (àfanasieff). La section des splanchniques active ia sécrétion biliaire, probablement par hyperémie. 11 en est de même à la suite de la section de la moelle au cou. L'excitation des nerfs sensitifs diminue la sécrétion ; de même l'excitation de la couche corticale du cerveau et l'asphyxie (Bochefontaine) (1). »

Pour l'excrétion de la bile, l'innervation vient des nerfs splanchniques et pneumogastriques par le plexus solaire et les filets qui accompagnent l'artère hépatique. D'après Arthaud et Butte, la motilité des canaux biliaires dépend, non dû sympathique, mais du pneumogastrique (2).

La piqûre du plancher du quatrième ventricule sur la ligne médiane et un peu au-dessus du nœud vital produit l'hyperglycémie et la glycosurie (Claude Bernard). La transmission se fait, non par les pneumogastriques^ mais par la moelle, le grand sympathique et les splanchniques; elle paraît vraiment excitosécrétoire (Morat et Dufourt). « Les nerfs glycosécréteurs sont contenus dans les splanchniques. Leur intégrité n'est pas indispensable à la glycosoformation » (Laignel Lavastine).

En outre de ce centre bulbaire excitateur, il y aurait des

(1) DoYON, loro rif,^ l, IV, p. ^)8. — Voir aussi Laignel Lavastine, loco cil,, p. 81.

(2) Laignel Lavastine, loco cil. , p. 105.

Grasset. Les Centres nerveux. 44

centres frénateurs dans la moelle cervicodopsale (Chauveau

et Kaufman) (1).

Page 1