‹ Les centres nerveuxChapitre 19 sur 208 · MUSCLES · texte numérisé non relu

MUSCLES

Deltoïde.

Susépineux.

Grand rond.

Coracobrachial.

Grand pectoral.

Biceps brachial.

Brachial antérieur I^ng supinateur.

Triceps brachial.

Anconé.

Grand palmaire.

Petit palmaire.

Cubital antérieur.

Cubital postérieur Long radial.

Court radial.

Sus et sousépineux, Petit rond.

Court supinateur.

Biceps.

Sousscapulaire.

Rond pronateur.

Grand palmaire.

Carré pronateur.

(1) D'après Poirier et Richer, Traité (TAnalo mie humaine de Paul Poirier, t. II, 1896.

APPAREIL SENSITIVOMOTEUR GENERAL

2. Centres hulboméduUaires supranucléaires à distribU" tion corticale ou segmentaire.

Jusqu'où se continue, dans les voies sensilivomolrices, cette distribution segmentaire des centres corticaux? Jusque dans le bulbe et la moelle, jusqu'à des centres que j'appelle supranucléaires (1) parce qu'ils sont situés audessus des centres nucléaires (neurones inférieurs) qui sont alors à distribution radiculaire ou périphérique (2).

a. La chose a d'abord et surtout été démontrée pour la sensibilité.

Chez les syringomjéliques (comme antérieurement chez les hystériques) on a décrit des anesthésies (3).scgmentaires (en brodequins» chaussettes, caleçons, gants, épaulières, etc.), limitées par une ligne perpendiculaire à l'axe du membre (4) (ligne de désarticulation ou d'amputation). On en trouve également dans la pachyméningite cervicale hypertrophique, les compressions de la moelle (mal de Pott) (5), les myélites (traumatique, transverse) et certains cas de tabès.

(l) Le mot est de Paiiinaud qui l'a appliqué à des paralvi^ies oruiomotrices que nous retrouverons et qui sont, comme siège de lésion, tout à fait comparables aux centres dont je parle ici.

<2) Voir ma communication au Congrès de Pau, à la suite du Rapport de Sano, Revue neurologique, 1904, p,881.

(3) Bhissaud {Leçons mr les Maladies nerveuses^ 1895, p. 215) cite d'abord un fait de Gilles de la Tourette et Zaouelmann (1889) et un de Parmentier (1890) de thermanesthésie.

(4) Ces anesthésies segmentaires peuvent d'ailleurs ^ivftdissoeiéea et partielles. Ainsi Debove {Leçons du mardi de Cuarcot, t. II, p. 506) et Parmentier {Nouvelle Iconographie de la Salpélrière^ 1890, p. 219) ont observé des cas de syringomyélie dans lesquels la thermanalgésie ou la thermanesthésie étaient disposées comme des bas. Bris.sal'd en cite un de Gilles de la Tourette etZAc.LT.LMANN (1889) et un de Souques (1891) également dissociés.

(5i Chipault, {Bévue neurologique^ 1896, p. 293 et Presse médicale, 1896, p. 85> a décrit des anesthésies pottiques en bottines, en bas longs (jusqu'à mi-hauteur des cuisses), en caleçon (jusqu'à l'ombilic) et une hyperesthésie jusqu'à micuisse par commotion médullaire.

BiussAui) (1), qui a créé et fait cette question entière, a très nettement montré que cette distribution segmcntairc correspond toujours à une altération médullaire de la substance grise. Je laisse de côté Thypothèse ingénieuse de la métamerie spinale : je Tai discutée ailleurs et elle n'est pas nécessaire ici. Il suffitde retenir ce groupe de faits cliniques qui prouvent Texistence, dans la substance grise de la moelle, de centres sensitifs à distribution segmentaire (2).

Dkjërlnë (3) croit au contraire qu' <« il n y a pas lieu d'admettre en clinique l'existence d'une anesthésie à topographie segmentaire, relevant d'une lésion de la substance grise centrale de la moelle épinière. » Cette anesthésie segmentaire n'existe pas plus, d'après le même auteur, dans les lésions des autres parties des centres nerveux et, quand on la rencontre en clinique, il faut toujours pensera une association d'hystérie (4).

Cela me paraît un peu exagéré. Les faits d'anesthésie radiculaire, très bien observés par Dejerine et dont je reparlerai, ne renversent pas les faits, non moins bien observés par d'au très auteurs, d'anesthésie segmentaire, avec autopsie et lésion médullaire et sans hystérie.

h. Pour la motilitéf la question des centres médullaires à distribution segmentaire est encore beaucoup plus discutée.

J'ai décrit (5) en 1899 un cas de tremblement segmen-

(1) Brissaud, Leçons sur les Maladies nerveuses^ t. II.

(2) Gilbert Ballet est arrivé, en môme temps que Brissaud, à des conclusions très analogues {Leçons de Clinique médicale, 1897, p. 399).

(3) Oejerine, Article cité du Traité de Bouchard, p. 974.

(4) Dejerine et Rocssy viennent de publier un cas dans lequel les troubles moteurs et sensitifs se rapprochaient beaucoup du type segmentaire {Société de Neurologie, 2 juin 1904, Reuue neurologique^ 1904, p. 619).

(5) Congrus des /ifiiro/ogr/a/c», Marseille, 181t9. Revue neurologique, mai 18^^ et Leçons de Clinique médicale, 4' série, p. 124.

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