Sclérose en plaques, mouvements posthémiplégiques
Au repos du sujet (parakinésie sta tique).
8. Ataxiedutonus, chorées, hémichorée posthémiplégique, chorée cérébelleuse.
10. Paralysie agitante, hémiparalysie agitante posthémiplégi que.
Nous allons les étudier successivement dans Tordre môme de ce tableau.
Désorientation par diminution on abolition de la kinesthésie. — i. Moyens d'exploration de la kinesthésie : a) notion de position des membres ou da corps au repos ; b) sensations de résistance, de poids sans sonpàsement et d'allégement; c) sensation des mouvements passifs ; d) sensation des mouvements
actifs ; sensation de poids en soupesant, de résistance sans immobiliser le membre; sensations musculaires intrinsèques: sensation de fatigue ; e) sensations kinétiques complexes ; sens stéréognosique ; f) sensations kinesthésiques oculaires ; g) sensations kinesthésiques labsrrinthiques.— 2. Valeur séméiologiqne des kinanesthésies et des hypokinesthésies ; siège des lésions : a) nerfs; b) cordons postérieurs; c) bulbe et mésocéphale ; d) région capsulothalamique ; e) écorce cérébrale ; f) centres psychiques inférieurs et supérieurs.
Ce groupe comprend réellement toutes les désorientations par diminution ou abolition des sensations génératrices de Torientation : impressions sensorielles (tactiles, visuelles, auditives) et impressions kinesthésiques.
Les anesthésies générales et sensorielles ayant déjà été étudiées dans le premier chapitre (p. 132) ou devant Tôtre dans le quatrième et le cinquième, nous n'étudierons ici que les kinanesthésies et hypokinesthésies (1).
1. Mogens d'exploration du sens musculaire, La recherche de la sensibilité kinesthésique est différente de la recherche des autres modes de sensibilité et il ne faut jamais se contenter, en clinique^ de cette dernière.
(1) Voir, pour tout ce qui suit: Paul Sollier, Archives de Neurologie, 1887, l. XIV, p. 81 ; Lamacq, Etude critique du sens musculaire, thèse de Bordeaux, 1891 ; Aba, Etude clinique des troubles de la sensibilité générale, des sens musculaire et sléréognoslique dans les hémiplégies de cause cérébrale, thèse de Paris, 189G: Cherechewsky, Le sens musculaire et le sens des attiludeSy thèse de Paris, 1897; Bour- DiCAUD DuMAY, Rccherchcs cliniques sur les troubles de la sensibilité générale, du sens musculaire et du sens sléréognoslique dans les hémiplégies de cause cérébrale, thèse de Paris, 1897 ; Verger, Des anesthésies consécutives aux lésions de la zone motrice, thèse de Bordeaux, 1897 ; Archives cliniques de Bordeaux, oclohre 1897 ; Archives de neurologie, décembre 1899 et janvier 1900 ; Archives générales de Médecine, 1900, p. 513; Victor Henri, Année psychologique, 1899, t. V, p. 399 (Bibliographie très complète); Claparède, Du sens musculaire à propos de quelques cas d'hémiataxie posthémiplégique, thèse de Genève, 1897 {Bibliographie très complète), Année psychologique, 1899, t. V, p. 65 et 1900, t. VI, p. 74 (Bibliographie très complète).
APPAREIL DE L*0H1ENTATI0N ET DE l'eQUILIBRE 2^1
Certains hémiplégiques (1) ont la sensation tactile de ma main qui touche leur membre paralysé, mais ne peuvent pas utiliser cette sensation pour orienter leur main ; ils ne savent pas où est leur propre main quoiqu'ils sentent la mienne au contact delà leur; ils localisent la sensation sur leur corps, mais ne peuvent pas la localiser dans Tespace.
Analysant ces faits, Dejerine (2) dit : « ces observations imposent la conclusion que la représentation du mouvement et de l'attitude relève surtout de la sensibilité profonde ». Surtout^ oui, mais pas exclusivemeiit. Les nerfs superficiels ne peuvent pas ne pas intervenir dans lorienialion. Seulement la différenciation se fait par les centres et par suite par les neurones de relais et leurs prolongements mis en activité.
Il faut aussi bien distinguer dans Torientation les sensations simples et les jugements coinplexes.
Ainsi le sens stéréognostique {lloiFMxyj^) ou toucher actif (Dana) est en réalité une perception et un jugement complexes. 11 faut combiner et superposer des sensibilités très diverses (superficielle, profonde, tactile, algésique, thermique, kinesthésique...) pour reconnaître un objet ; il faut percevoir le contact, la forme, les dimensions, la sensation thermique ou piquante, le poids, la consistance... Ce n'est donc pas seulement la « perception tactile de Tespace ». Toutes ces sensations perc^ues, Tesprit doit les réunir, les synthétiser, en faire un bloc ; ce bloc est rapproché des souvenirs analogues ou différents accumulés par l'expérience antérieure. Et la reconnaissance de Tobjet est, en définitive, un vrai jugement basé sur toutes ces impressions variées.
Le tableau suivant résume les sensatiotis simples d^ orientation que nous étudierons successivement.
(1) Voir spécialement mes observations VI et Vil des Maladies de Forientation et de Véquilibre^ p. 16 et 10.
l2) DEJEmNE, article cité du Traité de Bouchard^ t. IV, p. î-8'2.
CHAPITRK DEUXIEME
Tableau XIV
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