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Voies afférentes

L Les voies efférentes commencent à ces neurones corticaux d exécution et traversent le centre ovale.

Pitres (1877) a montré le rôle du faisceau pédiculofronlal inférieur gauche et Brissaud (1879) le rôle de la capsule interne (partie motrice).

(1) Krause, cilat. Castex et Barbier, Traité de Médecine el de Thérapeutique de Brouardel et Gilbert, 1900, t. VII, p. 190.

(2) Semo.n et HoRSLEY, Philosophical transactions, 1890, t. LVIIU p. 187. Citai. Dejerine.

(3) DÉJERiNE, Société de Biologie^ 1891, p. 155.

(4) Onodi, citai. Castex et Barbier, loco cit., p. 190.

(5) Voir Jules Soury, loco cit.

(6) Voir plus loin (même chapitre, B. II. 6) ce que nous disons des paralysies laryngées par lésion cérébrale bilatérale et unilatérale.

298 CHAFITUË TROISIÈME

DiDE et Weill (l)onl observé un cas qui semble prouver que les fibres laryngées infracorticales passent dans la capsule interne au niveau du genou, à la partie antérieure du bras postérieur. Semon et Horsley les avaient déjà localisées, chez le singe dans le bras postérieur de la capsule interne (2).

Les noyaux gris de la base et les noyaux bulbaires constituent ensuite un centre important de relais, où l'articulation du mot se coordonne.

Pour Bernheim (3), le pied de la 3*" frontale ne serait pas un centre, mais un lieu de passage de fibres transmettant la parole interne cérébrale à la parole articulée bulbaire. L articulation des mots se ferait ainsi par les noyaux bulbaires ayant acquis une éducation fonctionnelle spéciale et serait indépendante du cerveau, comme les autres actes moteurs complexes coordonnés par Thabitude, comme la marche, la musique, l'écriture, la préhension.

Il y a de l'exagération à déposséder ainsi complètement le centre de Broca et à ne voir que des fibres de transmission dans les divers centres polygonaux. Mais il est certain que les centres mésocéphaliques ont un rôle considérable dans Tarticulation môme du mot.

De là, les voies motrices arrivent aux noyaux du facial, du spinal et de Thypoglosse, aux cellules grises antérieures de la moelle ; et ensuite aux nerfs moteurs des lèvres, du voile du palais (4) de la langue et du larynx (pou rie langage parlé), du membre supérieur droit (pour le langage écrit).

(1) DiDE et Weill, Presse médicale, 12 juillet 1899.

(2) D'après Pitres, les lésions de la capsule interne entraînent plutôt de la dysarthrie que de l'aphasie. Voir Jean Abadie, Bévue neurologique^ 1898, p. 471.

(3) Bernheim, Rapport au Congrès de Lyon, 1894, Revue médicale de VEst, 1898, p. 210.

(1) D'après Lermoyez {Presse médicale, 1898, p. 241) le nerf du voile du palais ne serait pas tant le facial que le vagospinal 'comme pour le larynx).

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Nous connaissons le Uajel de ces fibres déjà rencontrées, sauf pour le spinal.

Le neurone inTérieur du spinal est à la partie inférieure du noyau ambigu {!). Ses prolongements vont de dedans en dehors et d'arrière en avant, sortent du bulbe par le sillon collatéral et du crAne par le trou déchiré postérieur, s'accolent (branche interne) au pneumogastrique el vont par le laryngé inférieur ou récurrent, aux muscles intrinsèques du larynx (saufle cricothyroïdien) (2).

2. Les voies afférentes vont de la périphérie aux centres corticaux de la vision (scissure calcarine) el de l'ouïe (scissure parallèle) ; nous les étudierons aux chapitres IV et V.

De là, passant ou non par l'insula, les impressions centripètes vont aux centres visuels |el auditifs des mots, décrits plus haut.

Résnmé général.

Ce résumé est tout entier contenu dans le tableau XVI de la page 300.

Dans ce tableau j'ai numéroté les centres successifs dans le sens que suit l'impression nerveuse ; cette impression part de la périphérie (à droite el en bas du tableau), arrive aux centres inférieurs de réception (I), puis aux centres mésocéphaliquGS (II), aux centres corticaux généraux (III), au centre (?) d'association de l'insula (IV), aux centres spéciaux du polygone (V), au centre mental 0 (VI) ; puis re-

(1) Petite colonne verticale de subrilance grise, en pleine forma- IJon réticulaire, allant de la partie supérieure de l'entrecroiseiniint HenailiTau niveau <le l'extrémité supérieure Uc l'olive 'Tertut).

(2) Nous verrons (cimpitre VI) que. si, comme je le dis ici, le npinafesl le nerf oocal du larynx, le pneitmoi/aulriqae en e^i le nerf respiratoire.

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