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Lésions cérébelleuses

C'est probablement par l'intermédiaire des noyaux du mésocéphale que se produisent les troubles de la parole d'origine cérébelleuse : « ils consistent en une certaine scan-

(1) Markowski, Archivfur Psychialrie und Nervenkrankheiten, 1892, l. XXIII, p.367.

(2) Sergio Sergi, Rivista di Palologia nervosa e mentale^ 1U03, t. Vin, p. ir>4 {lievue neurologique, 1003, p. 886).

(3) Lemniscus : ruban de Beil : mince lamelle blanche qui sorl du sillon entre les pédoncules cérébelleux supérieur et moyen et pénètre dans les éminences postérieures des tubercules quadrijumeaux (van Gehlciiten).

sion de la parole, les syllabes sont séparées les unes des autres et leur émission est brusque ; on a signalé aussi le nasonnement (Arndt) oula parole traînante (Menzel) (1) ». C'est de Tincoordination du langage, sorte de paraarthrie, par défaut d'équilibre dans les contractions musculaires nécessaires à. l'expression du langage (2).

Dans rheredoataxie cérébelleuse (3), les troubles de la parole sont presque constants et souvent relativement précoces. « La parole est irrégulière, c'est-à-dire que, lente d'une façon générale, elle se précipite par moments en faisant, pour ainsi dire, explosion ; d'où la dénomination de parole explosive... Bien qu'il y ait difficulté de l'articulation pour certaines lettres en particulier, labiales, palatines (Sanger Brown), les mots polysyllabiques, dont la prononciation est la plus pénible, ne sont pas mutilés.. L'émission des mots est saccadée, mais il n'y a pas de scansion proprement dite comme dans la sclérose en plaques. Quand on demande aux malades ce qui les empêche de parler comme tout le monde, certains disent que leur langue ne veut pas tourner dans leur bouche. Menzel a observé des mouvements d'abaissement exagéré de la mâchoire et des mouvements de mastication au moment où le malade allait parler. La voix... est généralement sourde, gutturale et monotone, quelquefois au point que le malade ne peut plus chanter... »

Au même groupe appartiennent les dysarthries de la maladie de Friedreïch (lésion des neurones cérébelleux inférieurs (4). « C'est un symptôme constant et précoce... La parole est lente, pâteuse, inégale (dans une môme phrase le malade dit certains mots plus vite que d'autres). La prononciation est parfois indistincte. Le trouble de la parole

(1) Thomas, thèse citée, p. 152.

(2) Sur Tanarthrie dans le syndrome cérébelleux, voir : Sergio Pansini, Riforma medica, 1901 {Revue neurologique^ 1902, p. 570).

(3) Voir LoNDE, lococit., p. 87.

(4) Voir plus haut, p. 272.

ressemble à celui de la sclérose en plaques, mais la scansion des mots est moindre ou n'existe pas ; de plus, la voix est, par moments, enrouée, bitonale. Pierre Marie écrit : celte parole ressemble à la démarche cérébelleuse ; car elle est, comme celle-ci, pesante, incertaine et titubante (1).

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