Lésions protuhérajitielles
Raymond et Artaud (3) citent trois cas de ramollissement protiibéy^antiel avec troubles delà parole : dysarthrie et paralysie de la langue, dans un ensemble clinique rappelant « jusqu'à un certain point celui de la paralysie glos-
(1) Voir plus haut, p. 177.
(2) Victor Ballet, loro cil,, p. 30.
(3) Raymond et Artaud, Archives de Neurologie^ 1884, p. 300.
solabiée ». Les lésions occupaient, dans la protubérance, la partie postérieure et interne des pyramides motrices.
Markowski (1), reprenant Tensemble de la question des troubles de la parole dans les lésions proiubérantielles, conclut : !• un foyer unilatéral gauche de ramollissement n'entraîne pas de trouble de la parole, même, s'il atteint la totalité du faisceau pyramidal ; 2® quand le faisceau pyramidal gauche est détruit dans le pont, il suffit, pour produire Tanarthrie, d'un foyer droit détruisant la partie médiane dorsale du faisceau pyramidal droit ; 3° donc, les conducteurs moteurs de la parole passent dans les deux côtés de la protubérance ; 4'* les troubles de la parole sont surtout produits par les lésions protubérantielles siégeant dans la partie médiane et dorsale de la voix pyramidale.
Sergio Sergi (2) décrit une voie motrice secondaire, voie pyramidale du lemniscus (3), qui, à la hauteur de la protubérance, passe par le lemniscus et se termine soit dans les noyaux moteurs des nerfs crâniens soit dans les noyaux moteurs des nerfs spinaux (faisceau surtout direct). Par la lésion du lemniscus principal dans le pont, on peut obtenir la destruction isolée de cette voie pyramidale du lemniscus ; ce qui détermine une hémiparésie homolatérale à la lésion et la dysarthrie, sans aucun trouble de la sensibilité.