‹ Les centres nerveuxChapitre 82 sur 208 · C : 9,^ neurone mèso · texte numérisé non relu

C : 9,^ neurone mèso

comnwjt, (droit supéi^, petil ohlifue). \

B: l' njBuronje irteso^ céphalîaue de l^lévatevu' tcenlre supnittvucléaire

VéléAiùfjt .

d'un seul cei7.

paralusve de

Vélibcdùfn dos deux ï^ux

'*-^ I njeuroite corUcai ^^ 1 detéléifaUuT des utuJit nervus *^ suspiciens.

Fig. 49. — Schéma des élévateurs (et des abaisscurs) desdeux yeux

nerf suspicions et nerf despiciens.

hémisphère, un nerf élevaleur (suspiciens) des deux yeux et un nerf abaisseur (despiciens) des deux yeux. Chacun de ces nerfs se rend à un centre supranucléaire B, qui préside encore à l'élévation ou à rabaissement conjugués des deux yeux. Là chaque nerf se subdivise et envoie un filet au noyau du même côté et au noyau du côté opposé du droit supérieur et du petit oblique de la lll paire (pour le suspiciens), du droit inférieur et du grand oblique de la lII et de la IV paires (pour le despiciens).

Le centre supranucléaire semble être à la partie supérieure

(1) JcLLs SoriiY, loco cit , p 938.

(pédonculaire) de la protubérance ou aux tubercules quadrijumeaux. Les centres nucléaires C sont connus et ont été très bien étudiés dans ces derniers temps. C'est Torigine réelle des filets de la III paire destinés au droit supérieur, au droit inférieur et au petit oblique et de la IV paire (pathétique) pour le grand oblique.

Du schéma de la figure 49 nous pouvons déduire la séméiologie.

Une lésion en a et en c ne produira rien si elle est unilatérale. Une lésion bilatérale produira la paralysie de rélévation ou de • rabaissement. Cette lésion bilatérale (unique) est facile au centre B (lésion en c) : la plupart des cas cilés plus haut de paralysie de l'élévation ou de rabaissement doivent appartenir à ce groupe. Dans Thémisphère (en a) la chose est au contraire plus difficile à réaliser. De là, rintégrîté habituelle de ces mouvements conjugués dans l'hémiplégie ordinaire (1). On pourra au contraire observer la chose dans la paralysie pseudobulbaire, due à deux foyers symétriques (je ne connais pas encore d'exemple clinique, avec autopsie, démontrant cette hypothèse).

Vraisemblablement c'est en agissant ainsi sur les centres des deux hémisphères que l'hystérie détermine le spasme ou la paralysie de l'élévation ou de l'abaissement, comme j'en ai cité des exemples ci-dessus.

Au delà du centre supranucléaire, le nerf et sa symptomatologie s'éparpillent : alors le nerf suspiciens ou despiciens n'existe plus. On aura des paralysies isolées de l'élévateur ou de l'abaisseur d'un seul œil.

(1) Dans sa thèse déjà citée, Desclaux montre que chaque hémisphère a bien une action sur les deux yeux au point de vue de l'abaissement et de l'élévation, mais que cette action est plus marquée sur l'œil opposé puisque dans l'hémiplégie ordinaire il y a le plus souvent alTaiblissement plus marqué des droits supérieur et inférieur du côté paralysé : c'est pour exprimer ces faits que j'ai introduit dans mon schéma de la ligure 49 des fibres directes qui vont de l'écorce aux centres nucléaires en évitant les centres supranucléaires.

A la fin de ce paragraphe, je mentionne, sans insister (faute de documents anatomocliniques), le nystagmus vertical qui est le tremblement (intentionnel ou au repos) des nerfs suspiciens et despiciéns.

Page 1