‹ Les centres nerveuxChapitre 81 sur 208 · TROISIÈME TYPE · texte numérisé non relu

TROISIÈME TYPE

Type FoviLLB avec

participation de

rtiémioculomo-

teur (dextrogyre

ou levogyre).

Paralysie : des membres et du facial d'un côté; d'un hémiocuiomoteur (dextrogyre ou levogyre) de l'autre.

Paralysie : des membres d ^ u n côté ; du facial et d'un hémioculomoteur (dextrogyre ou levogyre) de l'autre.

(i; PniESTLEV Schmidt, Ophîalnx. hoapiiaL Reports, 1876. p) C'est avec les symplômesderaccommodalion (§ III, B.) que nous éludiei'ons les troubles de la convei'gence.

personnels (1) : dans l'un, paralysie du suspiciens (et de la convergence) et dans Taulre, paralysie du suspiciens et du despiciens (avec paralysie de la convergence et conservation des mouvements de latéralité).

Voilà la question clinique nettement posée et le chapitre ouvert.

En 1892 et 1894, Sauvineau (2) reprend la question, cite un nouveau fait de paralysie de l'élévation et de rabaissement, avec intégrité du mouvement latéral, et parle nettement de lésion supranucléaire, lésion au-dessus des noyaux d'origine réelle, dans des centres d'association plus élevés. « Si l'on se rappelle, dit-il, que d'après les expériences d'ADAMiicK, confirmées par celles de Beaunis, les tubercules quadrijumeaux antérieurs contiennent les centres coordinateurs qui président aux mouvements associés des deux yeux, dans l'abaissement, l'élévation, le regard à droite ou à gauche, n'est-on pas tenté... de voir dans la lésion des tubercules quadrijumeaux, dans le cas de Thom- SEN, la cause de Tophtalmoplégie ? » « Les lésions supranucléaires, c'est-à-dire sur les centres coordinateurs (tubercules quadrijumeaux, etc.) produisent des paralysies des mouvements des yeux associés et conjugués ».

En 1899, Teillais (3) cite un nouveau cas analogue et en rapproche les suivants : 1. Wernicke : paralysie de l'élévation et de l'abaissement ; recroquevillement de la couche optique et des tubercules quadrijumeaux du côté droit, consécutif à un foyer de ramollissement ayant laissé une vieille cicatrice; 2. Henoch : paralysie du suspiciens ; production caséeuse dans le tubercule quadrijumeau postérieur gauche; 3. Tiiomsen(1887) : paralysie du suspiciens:

(1) Parinaud, loco cit., observation V, p. 161 et observation IV, , p. 158.

(2) Sai'vixeau, Pathogénie et diagnostic des ophtalnioptégies, thèse de Paris, 1892 et Recueil d'Ophtatmotogie, 1894, t. XVI, p. 592.

{3} Teillais, Bulletin et Mémoires de ta Société française doptitatmologie, 1899, t. XVI ï, p. 405.

400 CHAPITRET QUATRIÈME

néoplasme gommeux à la base de rcncéphale, à la naissance (les nerfs oculomoteurs, entre les corps mamillaires et les pédoncules cérébraux où la tumeur . pénétrait ; 4. Parinaud (1892) : paralysie du suspiciens (et des oculogyres latéraux) ; pas d'autopsie ; 5. Nieden : paralysie associée des muscles droits supérieurs et obliques inférieurs ; pas d'autopsie ; 6. Sghroeder (1894): paralysie du despicicns ; pas d'autopsie.

En 1900, Crouzon (1) (interne de Pierre Marie) présente à la Société de Neurologie un malade curieux dont il fait un tic d'élévation des deux jeux. Ce sujet étant entré ensuite à la Pitié, Babinski (2) le présente à son tour à la Société et en fait une paralysie de l'abaisseur. Parinaud se range à cette manière de voir et développe ses idées sur les centres mésocéphaliques supranucléaires. Gilbelt Ballet fait ses réserves sur Texislence d'une lésion organique.

L'année suivante, Pierre Marie (3) ramène encore le malade de Bicêtre, où il est revenu, et en fait de nouveau un spasme névrosique qu'il ratlache à l'hystérie. C'est alors que Parinaud soulève, comme très probable, l'hypothèse d'un siège cortical ou souscortical pour l'altération. Il rapproche de ce fait un cas de Bettremieux (Société de Médecine de Lille) et rappelant que Ballet a constaté la conservation des réflexes chez ce malade, il en tire argument pour son diagnostic de siège cortical. Babinski conserve sa première manière de voir et Brissaud, admettant avec Parinaud le siège cortical, ajoute: de là à conclure à la nature hystérique du trouble il n'y a qu'un pas.

Enfin, plus récemment, à Babinski qui demandait des

(1) CnoLîzoN, Société de Neurologie, 11 janvier 1900. Revue neurologique, 1900, p. 54.

(2) Babinski, Société de Neurologie, 7 juin 1900. Revue neurologique, 1900, p. 525.

(3) Pierre Marie, Société de ^Neurologie, 18 avril, 1901, Revue neurologique, 1901, p. 428.

nouvelles du malade Pierre Marie (1) a répondu qu'il semble marcher vers Taliénation mentale.

Dans un travail déjà cité (pour les paralysies de latéralité), Raymond et Cestan donnent un cas (observation III) de paralysie des mouvements de latéralité, d'élévation et de convergence des globes oculaires, sans strabisme permanent. Quelque temps après, ils ont publié (2) Tautopsie de ce sujet : lésion (sclérose en plaques) pédonculoprotubérantielle trop étendue et difîuse pour servir beaucoup à la localisation que nous cherchons.

Citons encore les faits sans autopsie de Poulard (3) paralysie du despiciens) etdeNocuÈs et Sirol (4) (paralysie) dususpiciens).

Depuis 1883, il s'est donc accumulé un nombre de faits cliniques suffisant pour établir Texistence du nerfsuspiciens et du nerf despiciens. Mais la documentation anatomoclinique est très insuffisante. On est donc encore réduit à des hypothèses sur le trajet de ces nerfs.

On doit d'abord supposer que, comme pour les autres oculomoteurs, le centre cortical est double : 1° centre sensoriomoteur vers le pli courbe ou autour (nous verrons dans le § III que là se place le centre de l'élévateur de la paupière supérieure, qui fait partie du suspiciens) ; c'est le centre postérieur que les physiologistes placent dans le lobe occipital (ScHiEFFER, Munk)(5); 2<* centre sensitivomoteur dans la région périrolandique, comme tous les autres centres analogues et spécialement celui du facial supérieur. Ëxpé-

(1) PiEHRE Marie, Société de Neurologie, 9 janvier 1902, Revue neurologique ^ 1902, p. 56.

(2) Raymond et Cestan, Société de Neurologie, 9 janvier 1902, Ibidem, 1902, p. 52.

(3) Poulard, Société de Neurologie, 7 février 1901, Revue neurologique, 1901, p. 158.

(4) NoGuÈs et Sirol, Société de Neurologie,? mars 1901, Ibidem^ 1901, p. 290.

(5) Voir Jules Soury, loco cil,, p. 937.

Grasset. Les Centres nerveux. â6

402 CHAPITRE QUAtRlÈME

rimcntalcment, ^Iott et Scilkffer (1) ont distingué dans cette région : a) un territoire moyen dont l'excitation détermine la déviation conjuguée simple ; h) un territoire supérieur, dont rexcitation est suivie d'une déviation latérale avec abaissement des globes oculaires ; c) un territoire inférieur, dont rexcitation provoque, avec la déviation latérale, une élévation des globes oculaires.

De ces centres corticaux A part (fig. 49), dans chaque

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