Voies setisitivomotrices des paupières
Nous connaissons les faits qui prouvent que chacun des nerfs étudiés ici a, indépendamment de son centre sensoriomoteur rétrorolandique, un centre sensitivomoteurdans la région périrolandique. A cette innervation appartiennent les réflexes (1) palpébraux d'origine non visuelle, comme les mouvements des paupières pour faire cheminer les larmes (2).
C'est ce centre antérieur qui est lésé dans les cas d'hémiplégie vulgaire avec ptosis, signalés et réunis par Miuallié.
(1) Voir plus loin p. 1(K>.
(2) Voir, plus loin, même paragraphe II, 1, 6.
Dans CCS cas (plus fréquents qu'on ne le croyait avant les travaux de cet auteur) la fente palpébrale est diminuée du côté paralysé.
Ce qui prouve que si le nerf de fermeture et le nerf d'ouverture appartiennent dans certains cas à l'appareil nerveux bilatéral d'élévation et d'abaissement des yeux, il y a aussi de chaque côté un nerf croisé d'ouverture et de fermeture correspondante un centre MniiaieVal : ce qui explique la possibilité (pour la plupart des personnes) de fermer isolément un œil ou l'autre (fig. 49 de la page 402). .
Etude des monvéments réflexes, automatiques et volontaires des paupières pour le diagaostic du siège des lésions» — i. Réflexes palpébraux ; a) Sensoriels ; b) Sensitifs. — 2. Mouvements automatiques ; occlusion des yeux dans le sommeil. — S. Mouvements volontaires bilatéraux et unilatéraux.
Les troubles dans linnervation palpébrale (paralysies et spasmes) répondent à des lésions qui peuvent siéger en un point quelconque de chacun des deux neurones corticaux (rétrorolandiques et périrolandiques)que nous venons d'étudier. Dans l'analyse clinique de ces troubles symplomatiques et pour le diagnostic de siège de la lésion génératrice il faut toujours déterminer avec soin et séparément l'état des mouvements réflexes^ automatiques eivolontaires. On peut en effet grouper sous ces trois chefs les divers mouvements que présentent les paupières.