Réflexes palpébraux
a. Réflexes sensoriels.
Les mouvements réflexes sensoriels sont ceux que les paupières exécutent sous l'influence de lalumière ou à l'approche d'un corps étranger (clignotement, clignement, réflexes d'éblouissement). L'arc réflexe est constitué par
le nerf optique comme voie centripète et les nerfs protecteurs de Tceil comme voies centrifuges. Quant aux centras de réflexion, ils siègent au niveau des eenires primaires opiiqueSf dans les noyaux gris de la base du cerveau, spécialement dans les tubercules quadrijumeaux.
En efl'et, von Monakow a vu les tubercules quaArijumeaux dégénérés en partie avec le pulvlnar et le corps ge* nouille externe après la destruction expérimentale ou clinique des voies visuelles. II a vu d'autre part la lésion d'un des tubercules quadriju meaux antérieurs évoluer sans aU tération essentielle de la vision, mais avec des troubles des mouvements des yeux et de Tinnervation des pupiHes. De plus, les anatomistes admettent dans les tubercules quardrijumeaux, outre les fibres optiques arrivant de la rétine et les fibres optiques allant à Técorce, des fibres descendantes qui « se dirigent vers la protubérance et le bulbe» se mêlent aux fibres de la bandelette longitudinale posté* rieure... et se terminent, toujours par des arborisations libres, dans les noyaux moteurs des nerfs bulboprolubérantiels... Les tubercules quadrijumeaux antérieurs deviennent ainsi le centre ganglionnaire de la voie optique réflexe » (Testut).
Plus récemment, Pavlow (1) a insisté sur les connexions établies par le faisceau tectobulbaire prédorsal entre les fibres de la bandelette optique (par le tubercule quadrijumeau supérieur) et les noyaux des oculomoteurs.
La constatation clinique de la présence ou de Fabsence de ces réflexes sensoriels dans un cas donné aura une haute valeur séméiologique pour préciser le siège de la lésion en deçà ou au delà des centres primaires optiques et des tubercules quadrijumeaux.