Appareil neiwetAx de VcLCCommodation
Les mouvements d'accommodation se passent dans le crisialUa et ont pour agent le muscle ciliaire. Ce muscle est formé de fibres radiées ou méridiennes et de fibres annulaires ou équalonales (muscle de Rouget).
Ces deux ordres défibres auraient une action analogue (3) : dans le relâchement du muscle, « le cristallin est déprimé et aplati au maximum, d^une façon purement mécanique par la tension des fibres de la zoniile de Zinn » ; Toeil est alors accommodé pour Tinfini ou plutôt pour le punctum remotum. Le muscle ciliaire, par ses deux ordres de fibres, en se contractant, relâcherait la zonule et alors le cristallin augmente mécaniquement la convexité de ses courbures etTœil est ainsi accommodé pour des objets plus rapprochés (Helmholtz) (4).
La contraction de ce muscle ciliaire est actionnée en sens inverse par Toculomoteur commun et par le sympathique : le premier entraîne la contraction du muscle et fait bomber le cristallin ; le second « produit le relâchement du muscle ciliaire, sans doute en développant une action inhibitoire dans les cellules ganglionnaires du plexus ciliaire, comme l'ont avancé Morat et Doyon ».
(l)PiLTz, Nearologisches Cenlralblaii, 1899, p. 875.
(2) Voir Frenkel, Revue de Médecine, 1896, p. 516.
(3) Voir Hedon, Précis de Physiologie, 1899, 2- édit., p. 591 et 1901 ; 3- édit , p. 607.
(4) Voir, sur les théories de Taccommodalion : Uhibr Troncoso, Annales d'Oculislique, mars 1900 {Revue neuroloijique, 1900, p. 863).
Pour les centres de ces nerfs nous pouvons appliquer ce que nous venons de dire pour les nerfs de la pupille. Notaminenl pour le centre cortical, BECHTEREwetBiEUTSKY (1) ont démontré que les centres d accommodation et les centres pupillaircs se confondent ou sont très rapprochés les uns des autres.
Les faits physiologiques et pathologiques obligent à admettre que chaque muscle droit internt^ '''^Ç^i*i outre un filet de Toculogyre du môme côté, un filet direct propre de riiémisphère opposé (fig. 50).
Fig. uO. — Double iDncrvalion du droit interne.
Ce dernier nerf part des deux centres corticaux décrits (rélrorolandique et périrolandique). Car on peut regarder une mouche qu'on sent sur le bout du nez (centre sensilivo-
(1) ^'o^ Hkïiïiterew, Moniteur russe neurologique, 1900, t. VIII, \K 2^)7 (Hernie neuroioffitjue, HK)0, p. 941). Bielitskv, Bévue russe de psychiatrie^ 190?, p. 571 [Revue neurotogique, 1903, p. 465).
APPARKIL NEKVEUX DE LA VISION Hi
moteur périrolandique) el on peut regarder un objet qu'on voit près de son nez (centre sensoriomoteu r ré troroland iqu e) .
De là, ce nerf descend dans le centre ovale, la région capsulaire, le pédoncule ; évite le centre supi*anucléaire B (qui appartient à Toculogyre, mais aboulit à un centre supranucléaire propre (1), à partir duquel l'appareil de la convergence est réellement constitué ; de là, le nerf de la convergence va au centre nucléaire C (origine réelle) et de là aux muscles droits internes, qui sont ainsi innervés chacun par les deux hémisphères et par deux nerfs différenls : Toculogyre et le convergent.
Nous verrons que la clinique met hors de doute la distinction de ces deux nerfs puisqu'ils peuvent être altérés séparément et isolément.
Réflexes de la papille. — 1. Réflexes périphériqaas (ciliaires). — 2. Réflexes non visaels (médallaires) — 3. Réflexes visuels ou lamineax (basilaires). — 4. Réflexes de raccommodation oa supérieurs (corticaux).