Réflexes périphé}nques (ciliaires
Nous avons vu que, surtout depuis les travaux de Marina, il faut considérer le ganglion ciliaire ou ophtalmique comme un premier centre périphérique important pour l'innervation pupillaire. (Vest donc un premier centre de réflexes.
L'arc de ces réflexes est tout à fait périphérique.
Le ganglion ciliaire ou ophtalmique (2), qui en forme le centre, est situé « sur la face externe du nerf optique, au fond de la cavité orbitaire, dans le voisinage du trou optique ».
(1) pARiNALi), mémoire cité des Archives de Xeurologie, p. 162. f^e centre n'est pas représenté sur la ligure 50.
{2) Van Gehuchten, Traité cité, t. II. p. 142. Bibliographie complète du rôle du centre ciliaire dans l'innervation pupillaire.
Les voies centripètes et centrifuges du réflexesont formées parles nerfs ciiiaires (branches dites elTérentes). Comme ce ganglion ne reçoit rien du nerf optique, van Gehuchten lui conteste la qualité de centre réflexe. Cela prouve que ce n'est pas un centre de réflexe visuel ou lumineux ; mais ce ganglion peut rester un centre périphérique de réflexes non visuels.
Ce même ganglion est relié aux centres plus élevés par ce que l'on appelle les branches afférentes, qui le relient « à la branche inférieure du nerf oculomoteur commun », 0 à la branche nasale du nerf ophtalmique de Willis n et aux « filets sympathiques provenant du plexus qui entoure la carotide interne dans le sinus caverneux » .
A ce groupe de réflexes périphériques doivent appartenir les réflexes étudiés par von Varady(I), qui se produisent à la suite d'une excitation de la pupille à Taide du toucher^ de la chaleur, du froid ou de rélectricité ; ceux obtenus par TcHiRKOvsKY (2) après la section intracrânienne du nerf optique et probablement aussi le réflexe pupillaire qui accompagne Tocclusion forcée des paupières (3) (Westphal, PiLTz, Galassi et Gifford).