Entonnoir; tyjjc de Santorin et d’Ialysos
4. Grand (jithos, anses à reliefs. Coiqjes jjrofondes; variétés de cratères, etc.
LES PLUS ANCIENNES GEliAMIQUES.
5. Ascos à anse; une forme tout à fait scml)lable a été retrouvée en Egypte. Les deuv figures ci-jointes l'eproduiscnt des ascos découverts à Mvcènes avant les fouilles de M. Schlieinann (i).
6. Rares exemples (raryballes corinthiens. Miicèiies^ tlg. 8o.
T^es motifs de décoration sont, outre ceux des styles de Santorin, d’Ialysos et du tvpe ancien de Mycènes tel que nous le connaissons par les tombeaux, toutes les variétés dustylc géométri((uc des îles et du style primitif d’Athènes et de Phalères que nous étudierons dans les cha[)itres suivants (2). Un seul des vases trouvés en dehors des tombeaux est au jourd’hui unique dans l’histoire de la céramique des Grecs, c’est un grand pithos dont les anses modelées représentent des tètes de vache. Sur la panse, six soldats conqjlètcment armés, peints en rouge foncé sur jaune noir. Style libre, naturel, sans caractère d’imitation, mais peu habile (3).
(1) Athènes, collection privée; lig. 34 et 33.
(2) Voy. ch. Yii et viii.
(3) Mycènes, fig. 213-214.
Cctlc peinture doit èiro rapprochée pour la technique d’un tableau peint sur un vase du deuxième tombeau. Sur un fond rougeâtre, l’ouvrier a reproduit au pinceau et eu hlaiic un animal fabuleux, sorte de grillon du genre de ceux que l’on voit sur les plaques d’or, fin remarque différentes variétés de rouge brun et de noir. My!;. Thony., pEYIIl. Cette décoration polychrome au pinceau n’est rare ni à Mycènes ni à Santorin, cüé, pi. YI ; on com¬
prend très bien qu’en se perfectionnant elle ait produit le vase que nous signalons.
On consultera avec grand intérêt pour les vases des tomlieaux les planches de MM. Furtwængler et Lœscheke. Comme détails sur lesquels je n'ai pas insisté, on remarquera : l“un ornement en forme de cœur, divisé en deux parties égales couvertes parmi quadrillé, pi. lit; 2“ des bandes jiàles ornées de taches sombres, mode de décoration qui rappelle les vases émaillés de Camiros, pl. Ill, Mns. Nap., III, pl. LI ; 3° le motif reproduit sur le vase 18 de la pl. 111, d'Ialysos, mais sans l’ornement en pointe, pl. 111, lig. 10 et 1 1 ; 4® la double bande en demi-cercle (]ue l’on voit également sur les vases émaillés de Camiros, pl. VU, lig. 30; 3“ des rubans sombres très étroits ornés de points blancs comme sur plusieurs vases des des, pl. Yll, fig. 42.
La planche II, qui reproduit un fragment d’un vase décoré de feuilles, est une des plus importantes. Les ligures d’oiseaux, données parles planches L\ et X, doivent aussi être étudiées avec attentiou.