‹ Les céramiques de la Grèce propreChapitre 34 sur 94 · CARACTKRES GÉNÉRAUX DES CÉRAMIQUES PRIMITIVES · texte numérisé non relu

CARACTKRES GÉNÉRAUX DES CÉRAMIQUES PRIMITIVES

de [)liisieui’s île.s de la ÎMédilereaiiée ; ils allèeenl aussi jusqu’à Ninivc. A parlie de eelLe éj)oque, ils domiiièreiiL sue la Phénicie; c’esl peobableineiit la date la [)lus reculée à laquelle on puisse rapporter les oljjets phéniciens qui témoignent d’une forte iniluence égyptienne. Au XÏV siècle, llainsés 11 Méiainoun eut a lutter non seulement contre les Khétas et les habitants de la Syrie, mais contre une ligne de jmu- })les qui venaient des cotes de l’Asie Mineure et (pie l’on croit pouvoir reconnaître. C’étaient des Myslens, des Lyciens, des Pisidiens, des Dardanlens. Un peu ])lus tard, sous Ménephtah, une invasion par mer menaça l’Egypte ; elle avait le caractère d’une véritable migration ; les envahisseurs attacpiaicnt le pays poui‘ s’y établir; ils amenaient avec eux leurs femmes et leurs enfants.

Les textes nomment les Kobous (Libyens), les Lekas (Lyciens), les Tourshas (Tyrrhéniens), des Saikalas (Sieules), les Shardanas (Sardes), les Akaïvasas (peut-être les Aehéens) ; nous n’avons pas de peine à coniprendi'e pourquoi nous retrouNons une civilisation ejui suppose une marine, à une époque reculée, dans les Cyclades et en Grèce. Il est clair aussi que, depuis le XVIP siècle, il y eut, dans cette partie de la Méditerranée, de grands mouvements de peuples qui abandonnaient leur pays et en cherchaient d’autres, des migrations comparables à celles ([lie nous voyons à la fin de l’empire romain ; enfin, de (juel([ue race ([lie fussent ces peiqilcs, ils étaient alliés des Phéniciens ou Khétas, et il est im[)ossiblc ([ue ces relations continues n’aient pas eu d’inlluence sur les progrès de l’industiâe.

La Phénicie fut conquise [mr les Assyriens au XIP siècle au tenqis de Touklat-lIabal-Asar. C’est à cette épo([ue que les motifs religieux des Assyriens durent commencer à devenir [irépondérants dans l’ornementation [ihénicienne. 11 est peu probable ([uc les relations établies entre les Khétas et Ninive au tenqis de la XVIIP dynastie aient eu à cet égard une grande influence; et même je ne crois pas ([uc cette iniluence se soit manifestée, d’une façon notable, avant l’époque où Assour-Na/âr- Ilabal soumit à nouveau la Phénicie. Le XIP siècle ne serait donc, d’après une conjecture qui est au moins très vraisemblable, qu’une date extrême. Ainsi l(!s objets de iMycènes qui ne portent pas trace de la décoration ninivite peuvent être du XIP siècle.

LES 1>I.US ANCIENNES CLIîAMlOUES.

L’('{)oqtie |)rinci[)ale des colonies {)hénlciennes est comprise entre le W'I !'■ et le \TI !'■ siècle. Le eoinmeree des Idiénieicns dura pendant tonte l’antiquité. Presque tous les objets asiaticpies que nous trouvous dans les pa\s méditerranéens v ont été apportés par leurs marchands. Nous pouvons lixer des dates extrêmes à toute décoration qui n’cst ni é"v[)tienne ni assyrienne, mais ici il v a lieu de teiiii* grand compte d’une dilTiculté : nous savons ce cpic les Plnuiiciens ont emprunté aux b^gyptiens, nous ignorons ce qu’ils ont donm'* aux Assyriens. Dcqjiiis cpielques années, la science a fait un grand pi'ogi'ès : elle a diminué la ])art d’influence (pi’il faut reconnaître à rKgvi)te sur l’art et l’industrie des pa^s grecs; elle a précisé celle de 1’ VssM-ie ; ecpeudaut il faudrait pouN oir distinguer, dans l’art assyrien, ce (pii est propi’c à 'cet art, ce qui est du aux Phéniciens, bien (pie ce dernier peuple passe, prohahlemeut avec raison, pour a\oir plus imité qu’iuMuüé. Nous ignorons ensuite si les Phéniciens n’avaient pas de modèles en Asie Mineure a\ aut les Assyriens ou plutiM nous pouvons afliriner (i priori cpi’ils eu a\ aient; les nouvelles découvertes montrent eharpie jour l’importance plus grande des industries asiatiques antérieures au \ I P siècle (i). Nous savons de pins, et très bien, que les Phéniciens possédaient un art très avancé longtemps avant le XI f' siècle, ce (pii n’est f[ue naturel |jour un peuple dont l’iiistoirc remonte au W'' siècle. Sur les bas-reliefs de Thoutmèsitl, de la XYIH'' dynastie (2), les Khétas, fraction de la population phénicienne de la Syrie, ap|)ortent au pharaon des vases cpii témoignent d’une industrie très dévelojipéc. Ce sont les formes mômes cpie la Grèce adoptera : l’olpé, l’fx^nochoé, le cratère, la coupe, l’amphore. Bien plus, dès le xm" siècle, la rosace décore ces vases ; elle paraît sur des coupes profondes à long pied et à anses. Sur ces mômes bas-reliefs, des habitants du Nord offrent au roi des vases conicpies qui reproduisent une forme fré({ucnte à Santorin comme à lalysos, PI. 1, f. 4; pl- l- l3 (3). On remarque aussi une bouteille à long

(1) Voir ch. vu cl vm, Style yéométr'Kpie ; ch. ix, Influence orientale.

(2) Hoskins, Travels in Elltiopin, Londres, LS3o. p. 228 et siiisx

(3j Sur la forme des vases Cfïyptiens et sur rornenienlalion (iiii les décore, voir chapitre ix, section lit.

CA lî A CT ÈRES C.ÉNÉRAUX DES CÉRAMKJUES PRIMITIVES.

col leiivecsc (l'i et des tètes de vache qui ea})|jcllcnt celle qui a été découverte à iMycèiies (a).

Le temple de Salomon, au début du siècle, suffit pour montrer chez les Phéniciens une induslri(> déjà florissante et qui peut donner à l’Assyrie autant C[u’elle lui emjjrunte : boutons de fleurs éj)auouis, fleurs de lis, palmes ou feullh's, bordures de grenades, chéridjins aux grandes ailes, bœufs, taureaux, colonnes de bi*on/,e avec chapiteau eu forme de Heur de lis, chandeliers d’or, or appli{pié sur les seulptures, mer de bronze, cou])es, tasses, bassins. La fal)ricatlon de c('s objets et ces motifs de déeoratlon étalent familiers aux ouvriers d’Iliram. (iet art phéulcieu, arrlsé à une assez grande perfection, ])eut expliquer (piclques objets surprenants de la colleetion de Mycènes, comme est la tète de vache en argent; mais ([u’il ail plus ou moins prêté ou emjuaiuté à rAss\ rie, eoniine nous n’a\ ons pas dans la eollection de motifs nettement assyriens, les conel usions cpie nous sommes amenés à proi)oser pour une date approximali\ e n’en sont pas ehangées.

Loinnu' l’indusliâe phénicienne avait été de bonne heure très habile, et que les produits que nous pourrions lui attribuer dans cette collection sont peu nombreux, il est aussi vi'aisendjlable <[ue nous sommes à une éporpie où les relations de ce pays n’étalent pas (uicore frétpientes avec le I^éloponnèse, et assez loin du momeut où l’Iliade a été composée : ce cpil s’accorde avec la date qui nous paraît être la plus probable. Les céramlcpies (h* Saiilorin, falysos, Mycènes et Spala s’espaceraient donc sui‘ cinq siècles environ, eu commeneant vers le \m‘' siècle, et, pour donner à noti-e théorie une précision qui rende la suite du raisonuemenl plus facile, mais dont le caractère encore hypothétique n’éehappera pas à ceux (jui nous ont lu avee attention, nous aurions, avant le xm'' siècle, Jlissarlik; au xvi®, Sanlorin; au xi\'‘, lalysos; au xiiÈ ou au xif, Mycènes, et au xL, Spala (3).

(Il Nous voyons dans cel aiT des Iribntaires (juclques types que nous ne trouvons pas en Égypte, mais les éléments communs à ce pays et aux ])euplcs vaincus sont aussi très nombreux ivoy. ch. 1x1, et il y aurait grande erreur à considérer comme exclusivement nationaux les vases qu’apportent les Kliétas.

("2) Voy. p. 00.

(3) Voyez plus loin, cli. va, vin et ix.

LES PLUS ANCIENNES CERAMIQUES

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Si on ranirnc à fjuclquc.s conclusions Iccs siin|)les les données coinpllr[nccs et conli^adieloires cjui résnllcnt des li’aditions lép^cndaiecs des rirecs, on esl, je crois, l'oreé d’adineltre un eerlain nombre de faits ([ui sont M'ais d’iiiu' façon générale, sans que nous en puissions bien connaîlre ni le détail ni la date précise.

Aussi loin f(ue nous remontions, lions voyons aux origines de l’iiistoire grecque, telle (pic les (Jirces la racontaient, une population dominante (jui est connue sous le nom de Pélasges et à laquelle sont mêlées des races très différentes. Ces Pélasges ont riiabitudc de la mer, jiuisqu’ils vont s’établir dans les îles et qu’ils passent plusieurs fois d’Europe en Asie. Ijcur marine est positivement citée comme la plus ancienne qui ait dominé sur ecs mers. Us sont étroitement unis aux Tvrsènes, (pii étaient bons marins, et C[ui vinrent s’établir en Etrurie. Ea siqirématie des Pélasges est snceessivement comballue pai' les Thi ’aees, (pii ont aussi une marine, par les Plnuiieicns et par la race heliéni(pic(i). r^es auteurs grecs donnent un certain nombrede dates. Nous suivons celles de Callima(pie et d’JA'atoslbène, en ne tenant pas compte des dilfércnces ([uand elles sont légères. T.,a jiremière appai'ition des Phéniciens en Grèce, dont nous sachions répo([uc, est du siècle, avec Panaüs ; Cadmus est jilaeé à la lin du xiv‘' siècle ou au début du xm' . Ils |iersonnllient les relations de eommerec (jiic la Phénicie eut alors avec la Grèce, mais non une oeimpation du pays. L’arrivéi' des Hellènes vers le meme temps substitue une race nouvelle aux Pélasges. Ce fait est du xv*" ou du xin® siècle. A cette épof[ue domine dans l’Archipel une marine carienne et phénicienne, à coup sur asiatique. Elle est remplacée par la thalassoeratie erétoise (pi’institue iMinos, ou du

(I) Voir les lexles principaux, réunis par M. dWrbois de Jubainville : Les premiers habitants de VEurapc, liv. I, cb.iv; liv. II, ch. viii.

CAIIACTEHES GÉNÉHAUX UES CÉUAMKJUES l'HIM ITI VES.

moins elle partage la mer avec elle (i). Pendant ce temps, la Grèce

continentale s’organise et s’agite.

L’ex[)édition qui est connue sous le nom de guerre de Troie appartient au xii" siècle. Kllc est suivie dans la Grèce })ropre du retour d’un certain nombre, de ])eu|)les ([ui en avaient été chassés ; c’est la dernière époque de changements profonds; a[)rès ces agitations, les diverses tribus de la race grecque sont désormais définitivement fixées dans les pays qu’elles occuperont durant toute la période classique. La grande expansion des colonies, (pii a commencé après le retour des Iléraclides, va couM'ir de villes nouvelles toutes les cotes de la Méditerranée. Nous arrivons à l’histoire jiositive; le cycle des légendes est terminé.

Ce récit est d’accord avec ce (pie nous sa\ons par les témoignages égyptiens. Il est éxident (pie toute l’époipie ([ui s’étend du xm'' au xiv*" siècle fut remplie par de grandes migrations de jjeuples ipie nous retrouvons mentionnées sur les monuments de Thoutmès 1 1 1 et de Ménephtah. On voit dans ces récits le nom des Tyrsèiies ; il ne serait pas surprenant (pi’on y reconnût celui des Pélasgcs, bien (pic sur ce point il y ait encore doute. Les iuscri|)tions de l’ivgyjitc racontent, au jioint de vue d’une histoire nationale, des faits dont les traditions greeipics ont conservé le souvenir sous d’autres ra|)[)orts ; mais les faits sont les mêmes et s’exjilicpient par l’état di' la (îrèce et des cotes d’Asie. C’est aussi a[)rès le xvii“ siècle, à la suite de l’expulsion des Ilvksos et de la coiKpiète de la Phénicie parl’Egyide, cpie la marine phénielcnue dut prendre une plus grande importance. Ici encore la tradition n’est pas contredite par les témoignages jjositlfs. Le caractère maritime de ces premières populations, telles (pic les peignent les légendes, est celui-là même (pie permettrait de deviner une ornementation qui lyqiroduit de préférence des coipiillagcs et des poissons.

11 est remaiapiable ([ue Thucydide ramène toute l’iilstoirc de la Grèce primitive à celle des marines (pil ont dominé sur les Gyclades. Ouand Diodore, dans un catalogue (pie nous connaissons par IGisèbe, énumère les puissances maritimes (jui se sont succédé dans les Jiays grecs, il se fait sans doute l’écho de témoignages anciens et autorisés. Il cite d’abord

(1) Thucydide, 1, 3 et suiv.

LES PLUS ANCIENNES CÉRAMIQUES

les Pélasges et les Lydiens, puis les Thraees et les Phrygiens, enfin les Uhocliens, les Cypriens, les Phéniciens et les Egyptiens, quatre noms qui désignent surtout la marine phénicienne, et il montre bien que les plus anciennes populations de la Grèce étaient maritimes (i).

Si nous n’avions que les textes des historiens, nous devrions placer les objets de jMycènes avant l’éj^oque où l’industrie grecque commence à montrer les qualités que les siècles suivants porteront à la perfection, alors que les jiopulations sont encore dans un perpétuel mouvement, et certainement avant le retour des Jléraclides. Nous devrions chercher une date aussi rajiprochée qu’il est possible de l’époque où la civilisation grecque \a être si profondément modifiée, et il nous serait difficile d’en trouver avec vraisemblance une autre que le xiif ou le xif siècle.

A ce moment, la race grecque est affranchie et sûre d’elle-nième ; elle est maîtresse de l’avenir. L’efflorescence de la poésie ionienne va se produire et nous donner l’Iliade. Avant le retour des Héraclides, au temps de Pélops et d(' Minos, une l'ace active, déjà puissante, enrichie ]iar le commerce, instruite par ses rapports a^ec les étrangers, occupe le Péloponnèse. Pour Thucydide, ([ue nous suivons de jiréférencc, la royauté d’Argos est alors [iréjiondérante et sa force vient jirincipalcmcnt de ce qu’elle règne sur un grand nombre d’îh.-s. Pélops avait fondé cette monarchie; il était ^cnu de Lydie en Grèce au xiii'' siècle apportant de grandes lâchesses au milieu de populations indigentes. Ses suceesscurs augmentèrent cette jniissance qui, au temps d’Agamemnon, exerçait une suprématie incontestable sur la Grèce continentale.

Il serait tout à lait téméraire de ramener à des foianules troj) précises les conclusions que nous pourrions proposer ; les découvertes datent seulement d’hier, la part de l’inconnu reste encore considérable; mais, des six chapitres qui précèdent, il résulte, croyons-nous, que sui* les points généraux l’étude même des monuments, les témoignages orientaux et les traditions grecques sont d’accord. Nous avons essayé de démontrer que ces siècles longtemps légendaires entrent désormais dans l’histoire positise, et de marcpier sinon les caractères pi'ineipaux de chacun d’eux.

(1) CtesicC fragmenta, lid. Uidot, p. 179. jMai, EusetAi /^amp/tlll chronicomun canuimm libri duo, p. 168-1(59, ^99, 303, 31 1, 313.Diodore, éd. Didot, t. I, p. 316.

CAliACTEHES GKNEKAUX DES CERAMIQUES PRIMITIVES.

tout au moins quelques-uns de ees caraetères. Si nous sommes vérilablement dans la bonne a oie, il faudra peu de temps pour (pie eette partie de la seienee arch(‘oloi>ique s’enrichisse, se complèle et arrive à des résultats de jour en jour plus importants.

On voit facilement (picls sont les pays où il faut cspéi'cr faire les plus importantes découvertes. La Cirète n’est encore représentée dans nos musées (pic par quelques rares exenqjlaircs. Ciette île n’a jamais fait l’olqet de fouilles importantes. Gomme Rhodes et Chypre, elle doit cependant nous fournir un jour les |)bis précieux documents pour l’histoire des premières industries grcc([ues. Taxs faits légendaires réunis autour des noms de Minos et de Dédale sont acceptés par un esprit aussi judicieux que Thueytlide ; cette puissance maritime à la fois asiatique et grecque, cet essai d’une organisation régulière où l’esprit hellénique domine beaucoup jilus rpi’à Chypre, seront certainement commentés t(jt ou tard à l’aide de doeuments positifs. On peut croire (pi’il en sera de même de la Lyeie, de la Phrygie de Midas, de la T^ydic de Tantale et des Pélopldes, surtout des villes occupées par les Minyens dans ladrèee du Nord, l^eur trésor à Orchomène indique, comme celui d’Atréc à jMycènes, un lieu où les fouilles seront fructueuses. Tous ces pays doivent donner des objets semblables; tous ont eu à liien des égards une civilisation commune; mais il est d’un grand intérêt de le prouver |)ar l’identité des systèmes décoratifs, de compléter la liste des centres où se rencontrent les types que nous \enons d’éludicr, de montrer que ces styles ont été plus nombreux encore e,t plus variés et par suite d’en mieux marquer l’origine et la smmession.

Dans cette complexité infinie des légendes grecques, rien n est compréhensible si nous n’admettons pas une sorte d’unité générale de l’histoire primitive, que les héros vivent dans la Grèce projire et dans les Cyclades, ou que les cijtes de l’Asie .Allneure soient le théâtre de leurs exploits. Séparer l’Asie maritime de la Grèce est impossible, si loin que nous remontions dans le passé. Que l’émigration des Ioniens, postérieure à la guerre de Troie, soit ou non un retour d’une fraction de la race dans une patrie primitive, que les Pélasges ne soient (jue des Hellènes plus anciens ([ue les autres, ou qu’ils diflèrcnt des Grecs comme

LES PLUS ANCIEMNES CERAMIQUES.

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ceux-ci dirrcraieut des Lalins, cl meme beaucoup davautage, la partie orientale de la Méditerranée n’est qu’un lae, un peu plus grand que la Projmutide, traversé dès le début de l’histoire dans tous les sens par <lcs peuples qui les uns sont frères, les autres dans des rapports aussi étroits que 'sariés et qui subissent tous plus ou moins l’action des grands empires asiatiques et des Phéniciens. Ce (jue la légende nous fait entrevoir, rarcliéologic le démontre et ])ermctlra de le préciser.

Nous attachant aux gi’andes lignes, aux faits i)rincij)aux, nous n’avons pas voulu insister sur des indices très remarquables (pd uc sont indiqués que par des documents rares; nous n’avous pas cru que le catalogue des faits fut assez comj)let, l’analvse des détails assez sure, pour autoiâscr dès maintenant des conel usions précises sui* des (piestions particulières. T.,’avenir aura ]»lus de liberlé. IjCS prlnei})es de décoration ont, en archéologie, la même ’salcur (pic les racines primitives dans l’étude comparée des langues; ils permellcnt de suivre les rap[)orts, les lilialions, de remonter aux origines ; à certains jours, ils rétablissent une partie effacée de l’iiistoire. Ceux ([ui ont lu avec soin les catalogues qui précèdent ont reconnu à ees é]:)orpies légendaires des motifs qui ont vécu jusqu’au iv“ et iiC siècle dans l’art le plus achevé ; ils en ont vu d’autres qui, associés à des décorations originales chez différents peuples, prouvent que des civilisations considérées à bon droit comme tout à fait distinctes à l’époque de leur comj)let développement ont cependant subi au début une influcucc commune. C’est dans cette voie (pic l’arcliéologic arrivera aux résultats les plus importants, à mesure (pic les documents deviendront plus nombreux, et telle est aussi la raison ])our laipicllc les catalogues les plus détaillés et les jdus précis, si minutieux (ju’ils puissent paraître, sont la base nécessaire sans laquelle toutes les études de cet ordre ne pourraient cpic nous égarer.

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