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Ôrnement en forme d’S; ruban formant une suite d’S

Les vases sont décorés de zones régulières, qiielc[uefois divisées en inéto|)es, et remplies de divers ornements toujours placés avec .syméti'ic. Pour j)rendre un exemple, sur une grande amphore du musée de Lcyde (2), on trouve successivement, en partant du haut du col à la partie supérieure, une bordure de traits verticaux Irois par trois, une bande plate de couleur unie, une zone de postes, une bande plate de couleur unie, une zone occupée par une grecque, une seconde série de |)Ostes cntr(' deux rubans unis, une vaste métope divisée en deux, ornée à la partie supérieure de cinq triangles, à la ])artie intérieure d’une grecque et cantonnée à droite et à gauche de deux métopes secondaires, qui portent symétriquement (3) les deux métopes supérieures une étoile à (piatre rayons, les deux métopes inférieures un échiquier. Au-dessous, bande de postes; sur la seconde partie du vase, deux rubans triples, cl entin, près du |)led, un ruban double.

Sur un vase ovi forme de iMilo, conservé à Sèvres (4), la décoration est plus simple. Llle se conq)Ose de trois larges métopes, séparées jjar une double bande décorée de lignes brisées et de losanges, et portant au milieu une croix enfermée dans cin(| cercles concentriques. Au-dessus et au-dessous des métopes, rubans symétriques cl dents de loup. Une grande amphore ou pithos, à anses courtes et horizontales, rapportée de Santorin au Louvre par i\I. de Ccssac est encore inédite. La principale décoration est formée de l'oues à quatre rayons, entourées de cercles et cantonnées de points ; les métojms sont séparées par des rubans chargés de chevrons.

11 faut insister ici sur un des caractères que nous avons déjà indi- (jués, le goût et le soin avec lesquels sont combinés des éléments très simples. Le progi-ès sur les céramiques antérieures est considérable, non seulement pour la forme des récipients, mais pour le système dé-

(1) Conze, ouvr. cité, pl. I, fig. I.

("2) Conze, ouvr. cité, pl. I, lig. 1.

(3) Exemples de métopes, lig. 17 et 19.

(i) Brongniart et Hiocreux, Musée céramique de Sèvres, pl. XIII, lig. 10.

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coratif. l.,’c\ccutioii est aussi beaucoup plus habile ; la symétrie évite la dureté; les bandes sont ornées sans être chargées; la profusion n’arrive [)as à êfrc choquante et la variété des motifs concourt au bon effet de l’ensemble.

Bien que le principe géométrique domine tout à fait, on trouve quelquefois, même sur des exemplaires qui apparliennent à l’époque la plus pure, des formes animales, deux oiseaux de petites proportions se faisant face(i), une suite d’oiseaux marchant (2), un cheval, un bouc, un oiseau dans une métope, un oiseau et un cerf tombant sur les palt(‘s

de devant; cette dernière attitude paraît avoir été préférée par les potiers de ce tenqjs cpii la donnent aussi à la chèvre et au bouc (3).

Si nous comjKirons ce style à ceux que nous avons vus précédemment, nous constatons quelques ressemblances, mais les différences sont beaucoup plus sensibles. Les formes s’éloignent de celles de Santorin, d’Ialysos et de îMycènes. Les principes sont du même ortlrc, mais le progrè a été très grand. Presque tous ces vases peuvent être regardés comme des cxeioples anciens et cependant déjà précis de lyi)es qui seront adoptés par l’époque classique. On remarquera les vases 05 0ïdes à col élevé; cette forme se trouve à llissarlik; nous la verrons à Chyjire. L’usage des anses très petites rappelle les aj)pendices de suspension, aussi bien par les dimensions que par la place qu’elles occupent. Les vases du style géométrique, bien ([u’annonçant déjà la période florissante de la céramique, gardent encore la mar([ue de très anciennes influences que nous devons signaler, sans qu’il soit possible d’en suivre l’histoire.

L’ornementation diffère tout à fait de celle de Santorin ; elle n’a de commun avec lalvsos que les enroulements et les postes. I^e style géométrique de Mycènes se compose des mêmes éléments, mais beaucoup moins variés. On a vu à Mycènes la croix, les chevrons, les cercles, les cercles et les points, le cercle entourant une sorte de rosace, l’étoile, le méandre formé de lignes courbes. Les rapports sont évidents ; mais ces éléments se sont développés, ils sont maintenant plus nombreux.

(I) PI. V, (if’'. 16.

(“’) PI. V, (ig. 17, 18 et 27.

(3) Coii/.e, ()UC7\ cité, pl. VII et YlII.

STYLE ÜÉOMÉÏIUOUE.

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mieux disposés et surtout beaueoup plus agréables à l’œil. Il y a donc parenté; il n’est pas nécesaire de supposer qu’il y ait influence directe et immédiate; du reste, les princij^es que les nouveaux vases n’admettent pas restent très nombreux. 11 sut'Iira de remarquer que les inotHs végétaux ont disparu et de rappeler la pieuvre, la pourpre, que nous avons rencontrées fréquemment dans les céramlipies précédentes et que maintenant les potiers ne dessinent plus que par très rares exceptions.

11 est évident ipic ces vases sont postérieurs à ceux que nous avons [)lacés avant eux ; il est aussi certain qu’ils ne subissent ])as l’influence du style asiatique tel qu’il est connu par l’art phénicien du x" siècle, du style qui a produit l’ornementation appelée jusqu’ici, dans les études céramiques, orientale ou eorinthlenne. Se fondant sur ce dernier fait, quelques savants ont récemment ex[)Osé, sur le style géométrique, une théorie qui était laite j)Our séduire bcaucoiij) d’esprits. D’une part, disent-ils, le style géométrique est antérieur à l’influence orientale en (irèce, d’autre part il se retrouve identiipie, sur bronze et sur terre cuite, dans une grande partie de rEurojic, en Italie à Chlusi, à Géré, à Yillanova, à Sesto-Calendé ; en Allemagne à Ilallstadt; en Hongrie, en Danemark, en Suède et même en France. Ce style, que nous voyons en Grèce et dans ecs pays, y a été apporté d’un centre commun; l’intlucnce orientale n’a rien à y prétendre, puisque, dès qu’elle paraît sur les œuvres grecques, elle présente des caractères tout différents. 11 n’est donc pas asiatique, il est aryen, indo-européen, pélasglque et il représente, par opj)ositlon à l’industrie orientale, la jdus ancienne forme d’ornementation adoptée par les ancêtres de notre race. Dès lors, il est facile d’indiquer les grandes voies par lesquelles il a été transporté de l’Asie centrale aussi bien dans la vallée du Danube et la Scandinavie que dans les Cyelades et en Italie ; nous l’ctrouvons ainsi le j)assé de la plus vieille industrie et de ses inigi’ations. Un tel système est séduisant; il doit surtout frap|)er les personnes qui s’occiqicnt de ce ipi’on a[)pelle l’antiquité préhistorique, sans avoir des notions précises sur l’antiquité classique. Tel n’est certes pas le cas de M. Conze ipii, le })rcmier, a exj)osé cette théorie en lui donnant toute l’autorité de sa sclcnee et de son talent; mais il ne pou\ait connaître, eu 1870,

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les découvertes de Sanlorin, d’Talysos et de Mécènes. Depuis son ])reiiîier mémoire, il a modifié un système (ju’il reconnaît être beaucoup trop exclusif. Le comte J. (1. Loucstabile, (pii a ensuite développé la même théorie, a évidemment été séduit [)ar les explications (pi’elle paraissait donner de toute une classe de monuments d’origine italienne (pi’il connaissait mieux que personne et (|u’il ne jiouvait faire rentrer dans aucun système précis (i).

Dans cette théorie, il faut distinguer deux jjarlies ; D rexistenee d’un style commun à des objets trouvés dans des pays très différents et [U'obablcmcnt d’épocjues aussi différentes ; 2" l’origine de ce style. Pour la première partie, AI. Conze et le comte Conestaliile ont rendu un réel service ; leur démonstration reste entière ; sur le second point, noirs ne pouvons admettre leurs conclusions. Il est d’abord tout à lait certain (|ue le style géométrique du ty[)e des îles n’est pas la jjremière ornementation que l’ou constate aux origines dans les pays grecs : la décoration ^égétale est tout au moins aussi ancienne, et (piand on parle de vingt siècles avant notre ère |)Our la prédominance du style linéaire, nous pouNons dire sans hésiter (pi’à cette dat(‘ et aux épocpics suivantes, au temps di' la première civilisation de Santorin, di* l’industrie de Alycènes et de Spata, b* potier décorait ses (einres de leuilles et di‘ plantes. Ainsi la partie capitale de la théorie est inadmissible.

Or. si l’ornementation linéaire n’est |)as la plus ancienne de toutes, avant le style oriental, on voit combien le reste du système va être dilficile à soutenir. Kn cflct, voici en Grèce la décoration ^égéLale, même les représentations d’animaux marins; c’est au milieu de cette industrie (pi’il va falloir faire iulcr\enir tout d’un coiqi le style linéaire des Aryens ; mais ce style ne jiourrait recevoir le nom d’aryen ou de pélasgi(pie (pic s’il était établi (ju’il est le jiremier style que nous connaissions dès la joins haute antl(juité joour les joays grecs où, à cette date, la jiojmlation était aryenne. Ce n’est là (ju’une hvjiothèse; elle est reconnue fausse; je ne vois jilus aucune manière de démontrer la vérité du système.

( 1) Sovra (lue dischi iti hronzo anlicD-ilalici dcl musco di J^entçjia e socra l'arte onieiiienla/e /tri initira in Itrdin e in ahre parti di Eurnpa. Turin, ISTi. Yoyo/. aussi IlclbifC. Annali, 1H7,), ]). 221-2.d3; Conzo, Letlern a If. Helhig. Annnü, 1HT7. Furtwa'uuler, Annali, 1880, p. HS.

.Milchhœfer, Anfænge der Knnst in Griechcnland. 1883, p. 3 cl 12.

STYLE GÉOxMÉïRIOUE.

J1 faut remarquer que le caractère pélasgique et aryen de rorneinenlation géométrique n’est démontré par aucun témoignage positif. Tout au plus quelques raisons tirées de la langue prouvent-elles que les Aryens connaissaient les tissus avant leur séparation ; or, comme ce style, dit-on, procède de l’imitation des étoffes, on peut croire (pi’il a été conuu des Aryens. On voit la fragilité d’un tel argument. Nous savons mal ce que sont les Pélasges ; il n’est même pas sur qu’ils soient de pure race aryenne. Nous n’avons aucun renseignement précis ni sur leur art, ni sur leur industrie. Il y a grand danger à Introduire dans l’arelîéologle des formules qui paraissent être nettes et qui, au fond, ne cachent que des idées vagues ; pour appliquer le nom de peuples particuliers à un système de décoration, ici <*t dans bien d’autres cas, au moins faudrait-il se demander si on sait bien ce que sont ces peuples, si on peut citer uu objet de quelque valeur qui leur appartienne avec certitude. Ainsi nous sommes en droit d’exiger qu’on nous expose ce qu’on peut savoir de cet art })rétendu des 7\rycns primitifs et des Pélasges ; et, jus(pi’à ce que cette démonsti'atlou soit faite, nous pouvons refuser créance à cette théorie. Je ne voudi'ais pas tomber dans les défauts dont j’étudie les consé(|ucnces ; on remarquera avec (pielle prudence nous avons réservé les questions d’origine dans les chapitres précédents ; nous avons dit ce qui était matériellement certain, rien de plus; tout ce (pil n’est j)as d’une vérité positive incontestable n’a été donné (jiie comme hypothèse. Cependant il est surprenant que les auteurs de la théorie du style géométi'lque n’aient pas remarqué qu’ils s’aventuraient beaucoup en déclarant (pie ce style n’était ni oriental ni phénicien. Ils n’en peuvent rien savoir avec certitude. Nous connaissons la décoration orientale du x*^ siècle ; cpii jieut affirmer qu’il n’y en ait pas eu une autre? L’(;spacc est long du xx® et du xvb siècle au x“. Je crois (pi’il est difficile de maixpier exactement dans la collection de iMycènes la jiart (pi’a eue l’Orient à l’ornementation de tant de bijoux de style géométricjue ; imj)0ssible de dire cpie cette })art est nulle; impossible de montrer où elle commcmîc, où elle s’arrête; la question est réscrNéc.

Les antl([uités de la Pabylonic et de la Chaldée commencent à peine à être découvertes et étudiées. Nous a\ons longtem|is été réduits aux cylindres et aux i)icrrcs gravées cpil suffiraient pour em])êcher les archéo-

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logues cl aflirnier c|iie les premières civilisations tic la vallée du Tigre et de l Euphrate ont ignoré le style géométricjue. Ces {)ays ont eu de bonne heure des industries très avancées. La statuette de bronze d’une canéphore du temps du roi Koudourmapouk au Louvre, probablement antérieure au x\f siècle, et contemporaine de la XVIIl' dynastie égyptienne, en est la preuve (^i). Les merveilles dont le Louvre vient de s'enrichir grâce à de Sarzec, cette série de statues d’un art si original (d si {niissant, nous montrent avant l’épocjue ninivite une civilisation tlorissante cpii de toute évidence avait un style décoratif. Ce stvle nous est encore j)cu connu, mais il existait et nul ne peut dire d’avance tous les caractères (ju’il présentera le jour où une série complète de documents nous permettra de l’étudier en détail.

Ici, comme en toufe cpiestion, il est des raisons ch' bon sens dont il tant tenir compte. L’industrie de l’Asie était évidemment llorissant<' longtemjcs avant celle de la Crèce; les Asiatic[ucs avaient une marine; ils visitaient la Grèce ; les races cpii ont peuplé ce pavs avaient été en ra|)poi't avec eux de très bonne heure clans leurs migrations. C/est une loi cpic le pcuj)le le plus avancé inilue sur celui cpii l’est le moins ; cl, sans pouvoir donner de preuve d’une complète rigueur scientiticpie, il (vst naturel, en attendant, de ne pas nier cpi’une part assez grande |)uissc être laite à rinilucnce des Phéniciens et d’autres jicuples asiaticpics clans la partie de la décoration de ÎMv'cènes cpii est due à l’industrie locale. 13eaucoup des motifs de cette décoration marcpicnt simplement jiour nous une étape du style géométriipie.

Pour une épocjue relativement récente, les preuves ont un caractère ({ui oblige encore à plus de réllexion et de réserve. Sur les (•ou|)cs du palais de Nimroucl, on trouve une ornementation cjui se rap[)rochc sensiblement du style géométricpie (v>). On y remaripie les triangles, les j)yraniiclcs, les chev rons, les cercles, les étoiles, les croix, surtout l’usage des zones, la répétition des memes motifs, l’emploi des métopes. Les chevrons juxtaposés sont si fréupicnts à iNinive cpi’ils ont été considé-

il ) Longpéricr, Mvsée Najioléon ///, pl. I. Statues rapportées de Suse en titiO par Assour- Dani-Pal; elles avaient été portées de Babylone à Suse, 1635 ans auparavant, par un roi d’Elam, donc au xxiii® siècle. Perrot, Ilisluive de rArt, t. II, p. 37.

(2) Voyez chapitre ix et pl. V.

STYLE GEOMETRIQUE

rés comme un des signes caractéristiques des monuments du règne d’Assour-Nazir-Habal (i). Ce sont là de ces rapprochements auxquels tout archéologue sera sensible, et la vue même des originaux fournira encore une preuve de plus, en permettant de saisir une ressemblanee toute générale qui vient de la parenté même des styles.

!M. Conze et le comte Conestabilc signalent des rangées d’oiseaux aquatiques ; des zones tout à fait semblables se trouvent sur les coupes ninivites {2) ; elles sont traitées, comme dans le style géométrique, avec une régularité de convention et une entière monotonie. Les oiseaux aquatiques se voient sur d’anciennes coupes de travail égyptien; le méandre, la grecque primitive ne sont pas rares en Egypte. On arrive à se demander s’il y a un seul élément du style géométrique (pii ne soit pas connu par les monuments les plus anciens de l’Oi-ient : nous sommes loin, comme on le volt, des Pélasges et des Ary ens(3).

I^es poteries peintes d’origine phénicienne ou assyrienne sont encore très peu nombreuses ; de plus, nous n’avons pas toujours des renseignements précis qui nous jiermettent de proposer une date pour de simples fragments. Cependant, qu’on examine au British àluseum les morceaux ([ui ont été rapportés de Kouyoundjik et de Nimroud, en particulier ceux qui proviennent des fouilles de i8y4 ! Y verra des principes cjul sont ceux memes du style géométrique, des bandes circulaires encadrant des zones de cercle, des cercles concentriques, des volutes, des hachures, des zigzags, des cpiadrlllés, des zones de points entre deux lignes, des figures rectangulaires, enfin des oiseaux passant en longue série (4).

Tous ces motifs sont ceux des vases que l’on trouve en Grèce; le procédé pour appliquer la couleur et l’aspect général sont les memes, les teintes ne sont pas différentes. Le Louvre possède queh[ues fragments de Gaza, de Kherbet Fouquouar et de El-Rarak ; ils sont décorés

(1 j Longperier, Musée Napoléon 1/1 , pl. VU.

(•2) Exomplos d’oiseaux passant d’après une coupe ninivile, pl. V, lig. lit, d’animaux passant, sur une coupe de même origine, fig. .'i et 10. Voyez chap. ix, sect. 11.

(3) Voir plus loin le chap. ix, sect. 111, de la part de l’Égypte dans le style asiatique.

(4) Poteries de Nimroud au Urilish Muséum. Fragment de la panse d’un vase; terre grise peu dill'érente de celle de Chypre; handes bistres et séries de cercles concentriques. — Frag-

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d’api-ès les principes du style géométrique primitif, de rubans et de petites ligues, de triangles s’appuyant sur des bandes, de lignes courbes. Les poteries de Nimroud sont plus importantes; l’antiquité paraît en être plus certaine. Il est bien à souhaiter que ces exemples deviennent plus nombreux et que nous sachions dans quelle mesure le style géométrique a été appliqué à la décoration des vases dans les pays sémitiques (i).

Je ne donne cette opinion que comme une vraisemblance ; mais, si on remarque que quelques-uns de ces vases paraissent être imités de modèles en métal, — ce qu’indique la faiblesse des pieds et des anses, — que la décoration qui les recouvre peut très bien être prise de vases de bronze travaillés au repoussé et à la pointe; si on ajoute que tous ces éléments de décoration n’étaient pas inconnus à l’Orient, que le commerce des Phéniciens à une date reculée est incontestable, et toutes les considérations du même ordre que nous avons exposées, on sera porté à croire qu’il est impossible de nier à priori l’influence de l’industrie phénicienne ou du moins asiatique sur les origines et les développements du style géométrique très particulier que nous étudions en ce moment.

ment; tresse très soignée; au centre de chaque nœud, point rouge entouré d'un cercle blanc; c’est rornementation d’un grand nombre de vases grecs; volutes.

Fouilles de Kowjoundjik (1874).

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