‹ Les cercles agricoles dans la province de Québec [microforme]Chapitre 4 sur 22 · EE, | D · texte numérisé non relu

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‘ Qu'est-ce qui pourrait empêcher les cultivateurs de nos paroisses de faire une légère souscription entre eux pour l’achat de petii = bibliothèques composées de livres à la fois instructifs et amusants ? Objectera-t-on les frais que ferait encourir une telle acquisition ? Mais que de dép-nses inutiles ne font pa< tous les jours même les économes ! Que les habitents de nos campagnes mettent moins de vanité dans leurs habits, moins de luxe sur leurs voitures, :t il leur sera bientôt permis de créer «es biblicthèques de paroisses, qui ne manqueront pas d’avoir le meilleur effet sur l'esprit et le cœur de leursenfants. Pou quai encore ne furmera:t-on pas des associations dans nos campagnes, associations dot les membres se réumraient cle temps à autre pour entendre. une lecture sur l’histoire du Canada, par exemple, sur les beaux erts ou les arts industriels, sur la scienc: agricole avant tout ? Je dis sur la science agricole avant tout ; en effet, dans les pays constitutionnels, chacun est tenu d’avoir sa marotte politique ; celui-c1 tient pour la confedération, celui là pour l’annexion ; l'un veut le renouvellement du traité de réciprocité, l’autre je ne sais trop quoi... Toutes ces grandes questions politiques n’ont, à mes yeux, qu'une importance secondaire : et à cent coud-es au ‘i-ssus d'elles je p'ace ma marotte à moi, qui est l’art agricole et la colonisation.”

« À notre avis, dit le Journal d'Agriculture, les cercles ont une mission toute tracée. Ils ‘doivent d’abord servir de trait d'union entre leurs membres, leur permettant d'obtenir plus facilement et à meilleur marche, par l'association, tout ce dont ils ont besoin : grains et graines de semence, instruinents et animaux amélibrés, etc. etc. Les ce:cles peuvent aussi faciliter grandement les entreprises pub iques

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d'utilité générale, telles que les fromageries, les beur. reries, les fabriques de sirop de sorgho et même ceiles de sucre de betterave.”

De son côté, la Gazette des Campagnes disait dans le numéro du 27 décembre 1877 :

“ Que les cultivateu”s fassent partie des cercles agri-oles que l’on ‘\oudrait établir dans toutes nos paroisses, en tenant à honneur d'être au nombre de ces cultivateurs qui voudraient ne former qu’une seule famille, dans le but de s’instruire mutuellement, au moyen de réunions fréquentes, pendant nos longu-s soirées de l’hiver. C’est en conversant avec ceux qui s'occupent d'agriculture que l’on s’instruit. Les enfants, voyant que leurs parents ne laissent perdre aucune occasion de s’instruire, en apprécieraient davantage l'importance.

La culture de nos champs n'est-elle pas la première, la ylus utile des industr'ies ? Eh bien ! groupons- nous, comme un seul homme,autour de ceux qui voudraient la voir prospérer.

Nous le savons, un grand nombre de cultivateurs dénigrent ces associations, et bien souvent nous avons entendu dire: A quoi servent ces cercles agricoles ? le plus grand nombhre da ceux qui y appartiennent ne font pas mieux que nous ; l'agriculture sans cela a p'ogressé ; si ous pouvions depenser autant d'argent qu’eux pour améliorer nos terres, bien sûr que noux les battrions d’un grand bout ; il y a autre chose là-dessous : ils voudraient parvenir, en travaill.nt à faire passer des lois à la Chambre pour obtenir des places ! Ces cultivateurs sont assurément trop défiants à l’égard de ceux qui ne leur voudraient que du bien,

Voilà l'obstacle que nous avons à rencontrer de la part de ceux que, en toute sûreté, nous pouvons appeler routiniers.

Quand nous aurons réussi à démontrer par des faits l'importance de ces associations, elles deviendront pour ces cultivatenrs obstinés une nécessité.”

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