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L'enseignement de l’agriculture dans les écoles est considéré comme un des moyens les plus efficaces pour répandre le goût de l’art agricole. On se plaint partout de ce
ue les populations rurales désertent leur oyer pour émigrer aux Etats-Unis. Il est
| prabapre que si les cultivateurs trouvaient
leur portée un plus grand nombre d’écoles dans lesquelles leurs eafants pourraient recevoir un enseignement spécial à leur
1 profession, ils en profiteraient volontiers ;
et les jeunes gens prendraient plus de goût à suivre la condition de leur père. L’agriculture y gagnerait doublement, et nous n'aurions pas ce triste spectacle d’enfants dédaignant de se faire agriculteurs par une fausse honte qu’on ne saurait trop
| condamner.
Le cercle sera l’école où chaque membre viendra puiser les connaissances qui lui manquent : il y sera à la fois élève et maitre, et par conséquent rien d’humiliant dans le rôle qu'il sera appelé à y jouer. IL n’est pas de cultivateur qui ne connaisse quelque bonne pratique où il excelle : chez l'un, c’est le soin intelligent de la laiterie, qui lui procure un rendement double de celui de son voisin; chez un auire, c’est l'industrie domestique ; chez un troisième, c'est le soin des clôtures et des pâturages, qui lui sauve une grande perte de temps et lui permet l’engraissement plus rapide du bétail: Et combien d’autres pratiques utiles qui se trouvent chez l’un et font défaut à
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l’autre. Et voilà comment, par l’échange réciproque de connaissances, le cultiva-
teur sera dans le cercle à la fois élève et maitre.
Il serait trop long de rapporter tous les témoiguages favorables à l'établissement des cercles agricoles. Depuis près de vingt | ans, la presse s’est occnpée de cette question, sans y attacher teutefois toute l’importance qu'elle aurait dù. Nous pourrions citer, cependant, les paroles de plusieurs de nos | agronomes les plus distinguéset d'écrivains | qui ont travailié à faire progresser l’agri- | culture ; mais le cadre restreint de cet | ouvrage nous oblige à ne mentionner que | les témoignages qui vont suivre.
| Dans une visite faite en juillet 1877, par |
plusieurs délégués de la Chambre d’agriculture, à l’école de S:e-Anne la Pocatière, | M. Louis Lévesque, président de ce comité, fl conseillait aux cultivateurs de cette paroisse | s d'établir un cercle agricole. “ Afin de rendre “| efficace, disait-il, votre désir de travailler à | promouvoir la cause agricole par une bonne | culture, l'union, (le cercle) est un puissant | moyen pour en arriver à ce but.”
1l M. le docteur Hubert Larue, qui a écrit il de si bonnes choses sur l’agriculture, disait
LL * en 1867 :