LB JO(KK Y-CLUB
Avant de gravir i< s marches du superbe escalier, véritable monument qui rappelle les plus beaux modèles , arrêtons- nous un instant à notre droite, devant la niche de velours rouge ou s'assied Isabelle, la bouquetière du Jockey-Club. Sa niche représente assez bien les tonneaux de ravaudeuse que Watteau a esquissés dans ses croquis à la sanguine. Isabelle n'est pas à son poste, nous pouvons soulever les fougères mouillées destinées à oonserver leur fraîcheur à ses roses et à ses violettes.
Kn face de nous, appuyée au mur, se dresse une balance de luxe, joujou de sportsman qui a suivi la bonne fortune du cercle. Ix>rd Seymour, M. de Vau blanc, M. de Morny, M. de Walewski et autres sportsmen s'y sont assis alors qu'ils se préparaient à courir dans les staeple-chases.
A mi-étage, à notre gauche, s'ouvre une porté donnant accès à un salon en entre-sol, destiné à recevoir les visiteurs qui viennent demander les membres du cercle, aucun étranger ne pouvant pénétrer dans les salons du Jockey.
Nous voici maintenant dans la salle d'attenU, une vraie salle des gardes, où se tient la livrée. D*-
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vant nous s'étend une longue galerie doublant la profondeur du local, s'éclairant sur la cour et communiquant à tous les salons. Cette galerie, décorée de grands tableaux donnés par des membres du cercle, contient deux cent cinquante portraits-cartes de sociétaires du Jockey et des exemplaires photographiés d'une odyssée comique en un nombre illimité de dessins. C'est l'histoire d'un chasseur commentée à la pointe d'un crayon spirituel, par un membre du cercle, M. le marquis de Mun.
Toutes les salles dont les fenêtres donnent sur la rue Scribe ont leur entrée par cette galerie, excepté la première, la plus éloignée du boulevard, qui n'a pas un accès direct ; c'est le temple d'Harpocrate, regardé par les Anglais comme le dieu du whist ; elle est réservée à la grosse partie. Trois salons successifs, dont deux destinés au jeu, s'étendent entre ce dernier salon et celui qui forme pavillon circulaire. Ces salons sont meublés de fauteuils et de chaises de cuir rouge; les tables de jeu y sont nombreuses et peuvent réunir des centaines de joueurs; les fonds sont blancs sans la moindre ornementation ; tout le luxe est dans la proportion de l'étage et ses dimensions monumentales ; toutes les cheminées sont surmontées de glaces sans tain qui permettent devoir d'un salon ce qui se pause dans la pièce la plus éloignée.
Ll JOCEBY-CLUB Mi
Nous ne sommes plus séparés du salon ovale que par une salle destinée à la lecture des journaux et des revues, où tout ce qui s'imprime et tout ce qui se lit figure surdes tables de lecture.