‹ Les cercles de Paris, 1828-1864Chapitre 26 sur 69 · LE BETTING-ROOM · texte numérisé non relu

LE BETTING-ROOM

Suivons toujours parallèlement au boulevard, nous entrons dans le betting-room, salon spécialement réservé au sport. Ici, tout nous parle de courses; voici des livres spéciaux, des revues spéciales, des emblèmes, des attributs, des portraits de jockeys célèbres, des groupes équestres; c'est un coin de l'Angleterre; les tableaux représentent les derby, les exploits célèbres.

Les deux grandes aquarelles qui décorent les deux panneaux du fond sont de M. le baron Jules Finot, un véritable artiste, qui serait une célébrité

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du pinceau s'il n'était une célébrité du sport. — M. Delaïuarre a contribué aussi à décorer cette salle; il y est représenté par plusieurs bonnes toiles; ses tableaux ont surtout une valeur réelle par la connaissance de la construction du cheval. Il ne faut pas conlondre le comte Delaïuarre avec M. Delaïuarre de la Patrie, jiii lut l'un des membres de la fondation, et donna plus tard sa démission de membre du Jockey. Le comte Jaubert, qui vient de mourir, a fait don au cercle d'une Scène de jeu exécutée par lui; elle décore le salon de la grosse partie.

M. de Ualleroy, dont tout le monde connaît le talent et qui s est fait une belle place parmi les artistes militants, fait aussi partie du cercle. Je dois citer encore, parmi les artistes membres du Jockey, M. Chevandier de Valdrôme, représenté par une grande toile placée dans la longue galerie d'entrée.

Un tableau d'Alfred de Dreux, un beau bronze donné par M. de Morny, et représentant Wert- Australian, son célèbre cheval, complètent la décoration. Un plus expert que moi aux choses du sport, M. Chapus t par exemple, pourrait vous dire si le cheval auquel on a décerné l'honneur du bronze est le même que West Austral ian qui a défrayé les chroniques il y a quelques années, gagna aux

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courses d'Epsom un million en 1852, six cent mille francs en 1853.

Ce cheval, appartenant à M. Bowes, qui fat un moment directeur-propriétaire des Variétés, fut vendu par lui moyennant 125,000 francs, avec cette curieuse réserve : L'ancien propriétaire devra toucher 15,000 francs sur chacun des nouveaux paris gagnés par le cheval. — On prétend que la seule campagne de 1854 rapporta 30,000 francs de bénéfice à l'ex-propriétaire.

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