ARTICLE XIII
De la Bénédiction à la fin de la MeSse^ et dû der-^ nier Evangile.
ii4. Le Prêtre incliné médiocrement (i), posant les mains jointes sur le bord de l'autel, dit tout bas : Placeat tibiy sancta TrinitaSy etc. La prière finie, il pose les mains étendues sur l'au-
(l) Quoique la Knbriqae, qui est à la tête du Missel, porte ^apîte inclinato, cependant le Manuel des Cérém, Rom. Bona- ▼ent. etc, fondés snr la Rubrique de la suite du Canon, qui met seulement incUnatus, veulent que le Prêtre s'incline médiocrement. Gela parait en effet plus convetiabic, parce que dans les lintres cas où il faut poser les mains sur Ifautel, la Rubrique prescrit an moins ane inclination médiocre.
DE LA MESSE fiASSS. 6S'
tel, le baise au milieu ; et s'étant redressé (2), i^ lève les yeux au ciel, en élevant au même moment les mains, qu'il rejoint aussitôt devant la poitrine, et dit en même temps à voix haute : Benedicat vos omnipotens Deus ,• à ce dernier mot, il in* cline la tête vers la croix, et tout de suite se tourne par la droite vers les assistants. Alors, mettant la main gauche étendue sur la chasuble, au-dessous de sa poitrine, avec la droite il bénit le peuple par un seul signe de croix, en disant tout haut et lentement, Pater ^ etFiliuSj ^ et Spiritus sanctus. Pour donner cette bénédiction convenablement et avec grâce, il étend la main droite, ayant tous les doigts unis ensemble, et le petit doigt tourné vers les Fidèles : puis tirant sans précipitation une ligne droite de ses yeux à sa poitrine, il dit Pater et Filius; il remonte en droiture sa main à la hauteur des épaules, et coupe la première ligne par une ligne transversale de gauche à droite, en disant et Spiritus sanctus ; enfin il rejoint les mains.
n5. Après la Bénédiction, le Prêtre, achevant le cercle, va par sa droite au coin de l'évangile, où étant arrivé, il dit tout haut, les mains jointes, tourné obliquement comme au premier Evangile, Dominus "vobiscum : ensuite, posant la main gauche sur l'autel, il sépare des autres doigts, qui demeurent étendus et unis ensemble, le pouce de la main droite, avec lequel il fait un signe de croix, ou sur le carton de l'Evangile, ou sur Tautel : après quoi, mettant la main gauche au-dessous de la poitrine, il fait avec le même pouce
(2) Komsée senl veut ijae le Prêtre joigne les mains ayant qae de les élever.
àrçit un êigaù de croix «ur son front^ un sur sa }>ottpbe) ^t un sur sa poitrine ; en même temps il di( Initium ou SequenUa^ etc. S'il récite un autre Evangile qu^ celui de «aint J«an (3), il pose la main gauchit et fait le signe de croix sur le livre, ^oaime au premier Evangile, ci^-dessus n. 57.
1 16. h& Prêtre, tourne un peu vers le coin de Vauteï^ lit tout haut l'Ëvangils. A ces noots Et Ferbum paro factum est^ restant tourné de la même manière, il fait une génuflexion, ayant les mains étendues ei appuyées sur laatej. Il se relève ^n disant et habitauit in nobis^ et achèye î'JSvangile au coin de 1 autel. S'il a lu l'^lvangile 4m» le laisse], il ferme le livre de la main droite, gomme il a été dit ci«>dessus p, ni: et la tranj^be regarde alors, non le calice, mais le coin de
ÏWU^l (4).
1 17. Lorsque TEvangile est achevé (5), le Pré* tre va, les mains jointes, au milieu de l'ai^tel, qù Hyai)^ fait une simple incUpatùon à la croix, il prend de la main gauche le calice par le nœud, met 1a droite sur la bourse, et aussitôt se tour* ^nt sur h droite en se relirant un peu du côté
(3) Oi| ait an antre Erangile que eehii de saint Jean, anx J4fifiêê9 4«« Fétfs qsi tombent le Dlmandie, on nn joar de ^érh? |^rfvilé|[iée ^j$nt an PvniigilB pf^^f^r^ gnV *l^» ^S^* lines ayec son Homélie ppnr dernière ^eçpn. Il ffat excepjttpf îiçs églises oh Ton célèbre deox graod^Messes, Fane du Dimai^- «be on de la Férié, et l'antre de la Péte ; car alors on dit anx 4tBa% ^fiMe9 r^vangile In prinàipio.
(4)GayaBtDs^ B^uUlry, le Dir^ttoHo^ et aatres, le marqvpot aÎDi»!, en faisant obdervrr qu'il n'y a ici aacnn mystère, er qu'on n*a égard qi^'à la bienséance, en se servant de la main droite. Roiusêeseol est d'an avis contraire.
(5) C'est alors senlemeot qae le Servant doit éteindre les cîerces, comme la Rubriqne .le ^it (tit, i ^. p, (5), et jaon pendant Ta récitatioâ de l'Evaagile. La ftnbriqne de Pa.ri? ^X jànssi tp^f expresse à cet égard. Voy, part. ai. cap. a. art. i. n. 107.
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de l'évangile, pour ne pas tourner tout à fait le dos à la croix, il descend au bas de Tautel : là il fait une inclination profonde (6) à la croix, ou bien une génuflexioil (7) si le saint Sacrement est dans le ^Jjernapl.e. Après qif'i} $'es|: relevé, il reçoit son bonnet du Servant, se couvre, et retourne à la sacristii» avec gravité et modestie, en récitant le Cantique Benadicite (8). En arrivant à la sacristie il s'incline yers la croix, comme il a fait en partant (9).
11$. Il quitte ensuite les ornements, dans Tordre inverse à celui dans lequel il les a pris, et baisant c^ma. qu'il a baisés au commencement. ;En6n, sans s^arrêter ^ parler avec qui que ce soit, il ya &ire »ix^ action de grâces. S'il a pris les ornements SUT l autel, il les y dépose de même et au coin .de lej^angile, aussitôt qu il a récité TËvan» gile de saint ^ean, sans revenir auparavant au milieu de lautel.
1 19, lie Prêtre doit, après la M^sse, plier proprement les ornements, surtout s'il n y a personne qui soit chargé de le faire, comme il arrive dans les paroisses de la campagpe. Il s'accoutumera aussi à repUsser chaque fois l'aube dont il s'est servi, et À serrer le tout dans une arrapire. Gela contribue autant à la conservation qu'à la propreté des ornements.
(ô)QaoS(}iie la'Rabriqtie oe parle qae d*Qtie inclination de tétf » Gavantos Baaldry, Bonavent. «t beatioonp d'aaties prescrivent one inclination profonde, comme en arrivant à Fautel.
(7) A Paris, il fiiit la prostration à deux genoux.
(8) Plusieurs Prêtres pieux récitent le Te Deum an lieu du Cantique Benedicite; et Quarti, Bonavent. etc. disent qu'il n'y a aucun péché, parce que la Rubrique n'est que directive. La Rubrique de Paris ne prescrit point le Cantique Benedicite; mata Pusage eàt d« réciter le Tè Deum en revenant de l'àuteL
(9) Voy, la note i du n. a4 ei-de^sa^, pftg. f s.
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