ARTICLE XV
De ce qu'on doU omettre aux Messes des Défunts.
i38. Le Prêtre omet le Psaume Judiea avec le GlonaPatn: après Innomme Patris, etc. il commence par 1 Antienne Introibo ad altareDà, et
'7,?i?*" P»" cette WnédioUoD, il ftnt .'y conformer. '
DE LA MESSB BASSE. 8l
aussitôt que le Servant a réponàn jidDeum^ etc. il dit tout de suite Adjutorium nostrum, etc. en faisant le signe de la croix;. puis il récite le Confiteorj et ce qui suit à l'ordinaire.
139. Â rintroïty il ne fait pas le signe de la creix sur lui ; mais ayant posé la main gauche sur le Missel, ou sur rauteL(i)9 il fait de la droite un signe de croix en l'air, comme s'il bénissait le livre. Au lieu du Gloria Patri, après le Psaume, il répète Requiem œternam^ etc. Il ne dit point Gloria in excelsis,
i4o. Après avoir récité Manda cor meum^ etc.
il omet Jubé Domine y et Dominas sity etc. A la fin de l'Evangile, il ne baise point le livre, et ne dit, ni Per ei^angelica dicta j ni le Credo.
14 1* En disant l'Oraison Deas qui kumanœ sulstantiœj il ne fait point de signe de croix sur l'eau. A la fin du Psaume Lavabo^ il omet Gloria Patriy sans rien dire à la place.
i42. A Vjignus Deiy au lieu de miserere nobis, il dit les deux premières fois dona eis requiem; à la troisième, au lieu de dona nobispacem^^ il dit dona eis requiem sempitemam : et tient pendant ce temps-là les mains jointes devant lui, sans les appuyer sur l'autel, ni se frapper la poitrine.
143. Il omet la première des Oraisons avant la Communion, Domine^ JesuChriste^ quidixisU Apostolis^ etc.
i44* A 1^ fio, au lieu élite Missa est^ ou Benc" dicamus Domino^ il dit» tourné vers l'autel, Re* quiescantinpaçey toujours au pluriel. Après avoir récité l'Oraison Placent tibi^ il baise l'autel, suivant l'usage; et, sans donner la bénédiction,
(1) Décret da 7 septembre i8c6; d. 4^76, ad ^%,
Sa les céHéMOKIES
quand lilême il aurait distribué la Gottimtitlibhy il va tout de stiitë àti coin de Févangile, où après Dominas vobiscum^ il dit l'Évangile In principio^ à Fordinaire, et jamais d'autre à sa place.
145. Il est bon de faite observer que, toutes les fois qu'à la Messe des Défunts oh tie dit qu'une seule Oraison, on dok dire la Prose Dies irœ; et cela a lièii t ® le jour de la Commémoration de tous les Défunts ; n^ le jour de la mort et de l'inhumation ; 3° les troisième, septième et trentième jours après l'enterrement, ainsi qu'au premier anniversaire; ces jours sont appelés /?nWfe^/^^ pour les Défunts (a).
ARTICLE XVL
De la Messe en présence du saint Sacrement exposé.
i46. Le Prêtre s'habille à la sacristie, et ne doit jamais prendre les ornements sur l'autel. Dès qu'il est entré dans le sanctuaire ou dans la chapelle où est exposé le saint Sacrement, il se découvre aussitôt qu'il l'aperçoit, et s'il porte le calice, il donne son bonnet au Servant. Arrivé à l'autel, s'il tient son bonnet, il le donne au Servant, et se met à deux genoux sur le pavé, pour adorer le saint Sacrement (i); et il répète la même chose avant de commencer la Messe.
i47* Etant motité à l'autel, il posé le calice du
(a) Esposîzione dette sacré Cerim, cap. 4. n. 10. (i) A Paris, il se met A genoax sur le pins bas degré; et ^e même à la fin ^e la Messe.
D£ t MESSfi BASSE. 83
côté de î evaiîgile, et fait une génuflexion : ce qu'il observe pendant la Messe, toutes les fois qu'il arrive au milieu de l'autel, ou qu'il le quitte, ou qu'il se tourne vers le peuple.
î48. Pour venir au détail, le trêtre fait la génuflexion,
Ajirés àvoil* arrangé le calice et le corporal sur l'alitel, avant que d'aller ouvrir le Missel;
Etant revenu au milieu dé l'autel, avant qiiè de descendre ;
Etant remonté à l'autel, avant et après Oramus tûy Domine^ etc. ;
Avant que de dire le Kyrie eleison ;
Toutes les fois qu'il se tourne vers les assistants pour dire Dominus vobiscum^ et ensuite lorsqu'il s'est retourné vers le milieu de l'autel.
149. il faut ici observer trois choses, i^ Si le Ptêtre est déjà au milieu de l'autel, avant que de , se tourner pour dire Dominus ^vobiscum ou Orate fratres\ il baise d'abord l'autel, fait ensuite la génuflexion, et se tourne vers l'assemblée ; mais s'il vient d'un des côtés de l'autel au milieu, il fait en arrivant là génuflexion, puis s'étant relevé il baise l'autel, et se tourne pour le Dominus vohiscum. 1^ Lorsqu'il dit Dominus vobiscum^ ou autre chose semblable, après là génuflexion il ne se tourne qu'à demi vers les assistants, s'éloi-
fnarit un peu du milieu de l'autel, du côté de évangilej pour ne point tourner le dos au saint Sacrement : étant revenu au milieu, il fait une autre génuflexion. 3<> Il fait vers le saint Sacrement toutes-les inclinations qu'il devrait faire vers la croix. S'il y a quelquie génuflexion marquée dans l'Epître ou dans l'Èvarigile, il k fait aussi vers le saint Sacrehieîit; mais il demeure tourné
84 l'Es CÉRÉMONIES
vers le livre pour les inclination^ qui sont prescrites pendant rÉvangile.
i5o. Il fait encore la génuflexion, avant et après le Munda cor meum ;
Après rÉvangile, lorsqu'il est arrivé au milieu de l'autel ; -
Après Voblation de l'hostie, avant que d'aller mettre le vin et l'eau dans le calice; et étant de retour au milieu de l'autel, avant l'oblation du calice.
I Si. Il en fait une avant que de partir pour se laver les mains. Pour cette fonction, il doit être entièrement hors de l'autel, au coin de l'épître, le visage tourné vers le peuple; et il est attentif, en se rendant à cette place, de ne tourner en aucune manière le dos au saint Sacrement. Revenu au milieu de l'autel, il fait la génuflexion.
iSa. Il en fait une autre avant Orate fratres; et alors, au lieu de faire le tour entier, il revient
Sar le même côté, et fait de nouveau la génuexion.
i53. Après avoir pris la purification, ayant fait la génuflexion, il prend des deux mains le calice, va au coin de l'épître recevoir l'ablution des doigts en posant le calice sur l'autel à l'ordinaire, sans se tourner aucunement; et étant revenu au milieu, il fait encore la génuflexion, et prend l'ablution en la manière accoutumée.
i54« Il fait aussi la génuflexion lorsqu'il a couvert le calice, avant que d'aller au coin de lepître réciter l'Antienne appelée Communion ;
Étant de retour au milieu de l'autel après la Postcommunion ;
Après Vite y Missa est.
i55. S'il faut dire Benedicamus Domino] il fiiit
DS LÀ MESSE EASSÉ. ^S
la génuflexion aussitôt après Dominus vobiscum, et dit ensuite Benedicamus^ tourné vers Tautel.
i56. Pour donner la bénédiction, il baise l'autel, dit Benedicat vos omnipotens Deus^ puis fait la génuflexion; et s'étant tourné à demi, un peu éloigné du milieu de Tau tel, du côté de l'évangile, il achève, en faisant un signe de croix, Pater^ et FiliuSy '\ et Spiritus sanctus : après: quoi il ne revient pas au milieu, mais, tout de suite, sans génuflexion, et sans tourner le dos au saint Sacrement, il va au coin de l'évangile, pour y lire l'Evangile selon saint Jean, ou autre, à rordinaire,
iSy. En commençant l'Evangile, il ne fait pas le signe de la croix sur l'autel, mais il doit le faire sur le carton ou sur le livre, ou bien seulement sur lui-même (2). A ces mots. Et Verbum caro factum est, il fait la génuflexion en se tournant un peu vers le saint Sacrement.
x58. Revenu au milieu de l'autel, avant que de
f)rendre le calice, il fait une génuflexion, et s'éoigne un peu du milieu, pour ne pas tourner le dos au saint Sacrement, en descendant les degrés de Tautel. Il se met à genoux sur Iepavé,etadore le saint Sacrement, comme avant la Messe, Ensuite il reçoit son bonnet du Servant, et en retournant à la sacristie, il se couvre à l'endroit où il s'était découvert en venant.
iSp. Quand il donne la Communion à cette Messe, il|ne change rien à ce qui est marqué cidessus, n. 122 et suiv.
(a) Espos. délie S. Cerîm, cap. 5. n. 9. Cela est conforme A b Rubrique da Missel Romain pour le dernier Evangile de 1* Messe da Jeudi saint ,à laquelle Tanteur renvoie.
ARTICLE XVIL
De la Messe en; présence d un Evêque dans son Diocèsç.
i6o. {1 est à propos que le caliee et le Missel soient préparés sur lautel, avant que le Prêtre y arrive, afin de ne point faire attendre le Prélat. Si) en aUapt à Vautel, le Prêtre passe devant lui, il lui fait ui^e inclination profonde, la tête découverte : mais s'il portait le calice, il ne ferait qu qnçî inclination médiocre, la tête couverte.
l6i. Etant arrivé au bas des degrés de l'autel, ou bien y étant descendu, quand il a porté le calice sur Taut^l? si VEyêque est au coin de Tépîtr^ PU yis-s^-vis du ipilieu de Vautel, le Prêtre se ti^nt debout, ducpté de l'évangile, tourné un peu vçr^ 1^ Prélat, jusqu'à ce qu'il lui fasse âifi[ne de cop:)mp;îcer (4). Alors il s'incline profondément ver3 le Prélat, et se retourne ensuite vers l'autel, restant à la même place, si l'Evêque estau milieu, ppur pe lui point tourner le dos. Il fait ensuite ou l'inclination profonde à la croix, ou la génuflexion ^u saint Sacrement, et commence la Messe.
162. En récitant le Coîifiteor^ au lieu àe^vohis fratres^ et vos fratres^ il dit tibi Pater ^ et te Pa^
(i) Il est paasé en ntage, que le Prêtre commence la Messe, dès qn'U a aalué lo Prélat. Msposiz. deiie S» Cerim, cap. ê, n. 3.
D£ LA 14£SSE BASS£. Sj
ter (2), se tournant et s'ioclinant profondément vers le Prélat.
i63. Lorsqu'il a dit OremuSy avant que de monter à Tautel, il lui Ifait une autre inclination (3), et monte ensuiteji lautel par le milie}], en disant Aufer à nobîsy etc.
164* L'Evangile 6ni, le Servant, qui doit être, en surplis, porte le livre à TEvêque afin qu'il le baise ; le Prêtre ne le baise point (4)) et omet Per evangelica dicta^ etc. (5).
i65. Le Prêtre ayant dit ^Oraison I)omine..^ qui dixisti^ ^\q^ après X^S^^^ ^^h baise l'autel, ensyite l'instrument de paix que le Seryant lui présente, et àïlPcpç teci^p%. Âlorç le Qervanç ayant fait une géauflexipp ^u çaifî^ $acren)ent, e% essuyé rinstrumeu^ je pai^, y^ le faire b^sçr 9u Prélat; aprfs qji'jl Ta hj^U^y il feiç ^^yaïîf lui unç gépiiflçxipn (6).
400. Pqu:|j' la b^ne'çliçtiqp, Ip Pjptre ayant dit Benedicg,^ vq$ omiupotens Deu^^ se tourne yer^ le Prélat, §t lui fî^it i^ne ^clination profopde> coipme. ^ïp^iiï: \yi (J^m^nder la permissipn de bémj; } pui§ ?S tpuçn^nt un peu ver^^e côté opposé,
(a) li'a/iag^ a prorala «n Erance^ de dire rtvertndissvm l?a^ ter, «jooifme la ^abncfae ne le marc^ne poinf.
(3) Le Missel'de Paris ne parle pas Àe cette inclinatioii : elle est néanmôiiLs' conveuaLlê^ si" le Prélat est placé vis-4-vis da milieo de l*ante].
(4) La Rubrique de Paris marque' que le Prêtre baise le livre après le Prélat.
(5) Qdelques Prêtres, avant l'oblation do calice, font présenter l'a burette' à l*£Yéque, afin qu'il bénisse Teau; mais le B. Alpb." de LIguori décide que l'on doit omettre cette cérémonie, qui n'est prescrite par aucune Rubrique. Le silence des amtres auteurs confirme sa décision.
(6) CSette oérémonio de la paix n'est fK>iiit ei^ w|e il Paiis.
88 tSS CEREMONIES
il donne là bénédiction, en disant, Pater^ et Filiusy •{• et Spiritus sanctus.
167. Après le dernier Evangile, restant à la même place, le Prêtre se tourne vers l'Evêque, lui feit une inclination* profonde (7), et attend à la même place que le Prélat soit parti. Mais s'il ne doit passe retirer tout de suite, le Prêtre prend lecalicé, à lordinairef, descend de l'autel, fait les saluts d'usage à la croix et au Prélat ; et s'il passe devant lui en retournant à la sacristie, il Ml les mêmes inclinations qu'en venant à l'autel.
^ 1 68. Il observe toutes les cérémonies marquées ci-dessus, quand [il célèbre devant un Cardinal en quelque lieu que ce soit, ou devant un Arcbevêque dans sa province, ou devant un autre Prélat dans un lieu de sa juridiction.
169. S'il célèbre devant un d'eux hors des lieux de sa juridiction, il dit la Messe comme à l'ordinaire, si ce n'est qu'il salue le Prélat quand il passe devant lui. Il peut aussi le saluer par une inclination médiocre avant etaprès la Messe, et lui faire présenter l'instrument de paix, si c'est la coutume. Mais on ne rend ces honneurs aux Prélats, même dans les lieux de leur juridiction, que lorsqu'ils sont revêtus des habits de leur dignité. Autrement ils sont censées là incognito^ et le Prêtre se borne à les saluer, s'il passe devant eux (8).
(7) Le Missel de Paris marque cette Inclinarîoii an moment où le Prêtre est an bas des degrés, avant de quitter l'antel. Il ajoute qae, si là Messe se célèbre deyant le saint Sacrement, le Prêtre ne fait d'inclination an Prélat, qn*à ces mots de la confession ftW Parer, tt^ te Pater, an commencement de la Messe.
(8) EsposU. S. délie Cerim. cap. 6. n. 1.
DB hà, MSSSB B4SSI!. 89
ARTICLE XVm.
Des Messes "votives.
170. On appelle voUçfe la Messe qu'un Prêtre célèbre pour satisfaire sa propre dévotion ou le vœu des Fidèles, quand elle diffère de la Messe prescrite par la Rubrique, et qu'elle ne s'accorde point avec TOfEce que TEglise récite ce jour-là. Il faut une raison légitime pour dire une Messe votive, et on ne peut en dire tous les jours (i). Chacun doit consulter sur cela le Missel et YOrdo de son Diocèse.
171. Les Messes des Défunts sont rangées parmi les Messes votives. Généralement, selon le rit Romain, les Messes de Requiem sont prohibées les Dimanches, les fêtes Doubles, les Octaves de Noël, de l'Epiphanie, de Pâques, de la Pentecôte et de la Fête-Dieu; le Mercredi des Cendres, la Semaine sainte, les Vigiles de Noël, de l'Epiphanie et de la Pentecôte.
172. Dans l'usage commun, toute Messe votive est défendue les jours où l'on ne peut dire des Messes de Requiem. Les nouveaux Prêtres, que FEvêque charge de dire trois Messes, lune
(i) Qaoiqne la Messe doive être d**ccord avec l'Officei les joars de fêtes Doables, il y a cependant nne exception poor les Samedis des Qnatre-Temps, où, en conférant les Ordres, l'£vêqne dit toujours la Messe de la Férié, et non celle du Ssint qaipent tomber ce jonr-ià. Cest un nsage ancien dans l'Eglise, sur leqnel la Congrégation des Rites, consultée plusieurs fois, a donné diyers décrets. On en trouve trois dans la Collection générale, savoir : du 11 juillet l'jZ^^àxi ai mara 1744; et du IX féçÂer 1704^ »• 394a, 4004, et 4171.
go Les CEREMoifiÈs
du Saint-Esprit, Fautre de la sainte Vierge, la troisième pour les Défunts, après leur première Messe, peuvent attendre des jours libres pour les acquitter ; mais ils y satisfont en appliquant celle du jour à Thitention qui leuf est prescrite, et disant, si la Rubrique le permet, FOraison de la Messe votive après celles qui sont de précepte ce jour-là. Il en est de même dès Messes votives que les Fidèles demandent pour un jour fixe, lorsque ce jour est empêché. On satisfait à leur intention par la Messe du jour, comme il vient d*être dit.
173. On peut célébrer une Messe dé Requiem^ le corps présent, tous les jours, excepté les fêtes Doubles de première classe et les trois derniers jours de la Semaine sainte (a). Quand il survient un enterrement ces jours-là, si on dit la Messe, on prend celle de la fête, sans ajouter d'Oraison pour le défunt.
174. Le mariage des Chrétiens est une action si importante, que PEglise a cru devoir aussi donner plus de latitude pour dire la Messe propre intitulée Pro Sponso et Sponsa^ dans laquelle se confère la bénédiction nuptiale. Le décret rendu à ce sujet, le 20 décembre 1783, a été confirmé par le tape Pie Vl, le 7 janvier 1784 ; et ce Pontife en a ordonné la publication et l'exécution dans tout l'univers catholique. En voici le texte : In célébrations nuptiarum quœ fit extra diem Dommicum^ uel alium diemfestum deprœ-
(a) Décrets da 5 juillet 1698, du 1 1 août 1 786, et da ag janvier 17^2 ; n. 332S, 3901, et ^oyi>, ad la et i3. Uq nouveau décret^ du 8 avril 180S (n. 4357, cui 1) permet de dire la messe de Bèqniem^ le- corps présent, dans les. fêtes de première classe KjfA nm sont poiat de pr^ee^e^ poarT9 ^e ce ne soit pas la f^te da titulaire.
DE LA MESSE BASSE. Ql
cept&^^eu in quo occurrat Duplex primœ vel secundœ ctassis; etiamsijiat OJficium et Missa de Festo Dupliciper annum^ swe majori^ swe minori ; dicenàam esse Missam pro Sponso et Sponsa^ in fine MissaliS post alias Missas yotivas speciaUter assignatam : in diehus 'vero Dominicis, aliisque diebmfestis^ de prœcepto^ ac Duplicibus primœ et secundœ classis^ dicendam ^se Mi$$am de Festo, . cum CommemoraMone Missœpro Sponso etSponsa (3). tin autre .décret, du a8 février 1818, eiî rappelant cehii-ci, prescrit d'observer à la sus* dite Messe les Rubriques des Messes vo tires; c està-dire d'omettre le Gloria in excelsis et le Credo, et ae dire trois Oraisons.
175. Dans les Messes votives autres que pour, lès Défunt^, oîi dit toujours ie Vsaiumejudic^ex. le Gloria Patri au Lavabo, mèpie aux MesBe;/». de. la Passion ou de la Croix, qu'on célébrerait au temps de la Passion. Mais on om^t ordins^reipent le , Gloria in excelsis (4)f excepté aux Messes de la sainte Yierge qui se cusent le saméai, à celles des Anges, et à celles des Saints
, (3) Ce décret a été inséré dans le Rituel Romain, k Tarticle du Sacremtnt de Mariage ; il est dam la Golleclion totté le n, 4^66; l'antre décret est an n. 4394»
La Rabriqne dn Missel de Paris (part.z, cap. z. art. 4« »• 9«) permet i^nssi de ^re la Mess^ propre in Nuptiiif tous les joars, excepté les Dimanchea, les Fêtes Solennelles et au-dessns, le« Doabies-Majenrs de I«{o.trq-Sei^eiu*, de la sainte Vierge et des Apôtres j.le Mercredi des Centres, .1^ qninxaine de Pâq^es^enfiit les Vigiles et les Octaves de Noël et dt la Beuttcôte.
(4) lia ItabrÎ9[ae jde Paris preaciit d'omettre an temps de 1* Passion le Psanme Judiça dans Ies^Me8se6.votivesdela Passion et de la .Croisa : On omet a^ssi le Gloria in excelsis ices Messesi, excepté ^^ temps Pascal ; m^is on le dit à tontes, les Veiiseï votives de la Trinité^ .de JKotreSaignear, da Saint-Esprif^ de la aaînte Vierf ^ et 4ea-3Bini^ et i qaelqti«aiilitf es, s«r lesqitèlies on pcnt consnlter le Missel.
g2 LES CEaEHONIBS
le jour de leur mort, qui est considéré comme quasi-FéCe (5). On le dit aussi aux Messes totiyes solennelles célébrées pour quelque cause grave (6), à moins qu'on ne se serve d'ornements violets.
176. On dit ordinairement trois Oraisons; la première est celle de la Messe votive, la seconde celle de TOffice, et la troisième celle qu'on aurait dite la seconde à la Mjdsse du jour, à moins qu'il n'y ait quelque Mémoire à faire. Quand le saint Sacrement est exposé, on en dit toujours l'Oraison, lors même qu'on n'en dit point la Messe (7^
177. Pendant 1 Avent, on dit YAlleluià et son verset aux Messes votives ; et au temps de la Septuagésime -et du Carême, on y dit le Trait ;
Suoiqu'on ne dise ni l'un ni l'autre aux Messes e la Férié dans ces divers temps^ 178X6 Credo s'omet généralement aux Messes votives, excepté aux Messes solennelles qu'on célèbre .pendant une Octave : alors on le dit à cause de cette Octave, mais point aux Messes basses (8),
(5) RoiBsée, après Gavantiu.
(6) ^r Messes yotives pro re gravi, la Gongrégation entend celles ou assbtent, oatre TETéqae avec le clergé, les magistrats et le peuple. (Dec. da 1 9 mai 1607 ; n. ao4. ad 14O Mais la yè* tare et la profession religieose ne sont point comptées parmi les causes graves qni antorisendent la eontnme d*y chanter une Messe yotiye du Saint-Esprit, un jour de Dimanche ou de fè^e Double, et la Congrégation veut qu'on détruise entièrement nn tel abus. (Décr. du a4 juillet i683 { n. ao6o, àd 5.) Les Rubricaires donnent la même décision touchant les premières Messes des nouveaux Prêtres, et ceUes de la cinquanlîème année. Jtit, sacr, ad usum Diœces, Meehlin,
(7) F'or. la note 6 du n.JPr, ci-dessus pag. a 4'.
(8) Suivant It Rit-Parisien^ on dit le Crido «dx M«afe» ^tCo^
DE ZiA MESSE BASSE. ^3
179. Si la Messe votive a une Préface propre, on la dit; sinon on dit la Préface commune, ou bien celle du Temps, ou d'une Octave, s'il y en a une propre à l'un ou à l'autre.
180. On peut rapporter à cet article la Messe qu'un Prêtre célèbre dans une église dont l'Office dififère du sien, et dont par conséquent la Messe aussi est différente. Par exemple, quelle Messe doit dire un Prêtre qui voyage dans un diocèse où le Missel diffère, soit pour le rit des Fêtes, soit pour le jour auquel elles sont fixées ?
181. Celui qui dit la Messe dans une église, le jour de la Fête patronale ou de la Dédicace, doit se conformer au rit de cette église par rapport à la couleur des ornements et au nombre des Oraisons. Il fait même mieux de dire la Messe qu'on y célèbre, sans faire aucune mémoire de son Office particulier, à moins que ce ne soit un Dimanche ou une Férié privilégiée dont la mémoire ne s'omet point. S il célèbre unegrand'Messe, un jour d'obligation, ou même si la dévotion attire un concours de peuple, il est obligé de suivre entièrement le rit de l'église où il la dit, sans faire attention à l'Office qu'il a récité.
182. Un Prêtre qui par dévotion va dire là Messe dans une église où l'on solennise la Fête de quelque Saint, peut en dire la Messe propre, si elle est accordée pour toute l'Eglise ; ou du Commun, si elle est particulière à cette église^
célèbre en présence da aainl Sacrement exposé, même quand ce serait la Messe de la Férié. On le dit aussi aux Messes votives de la Trinité, de Notre-Seignenr, et du Saint-Esprit; et aux MesM9 yoUT«a dea $aiat9 ^9 Von célébrerait darant ane Octaye.
g4 LES CÉRÉMONIES
Ceci est décidé, sauf quelques exceptions^ par plusieurs décrets de la Congrégation des Rites (g). Et même la coutume s'est étendue plus loin en France ; car les Prêtres les plus réguliets et les plus pieux disent la îlesse propre a un Saint le jour de sa Fête, dans 1 église où ils vont satisfaire leur dévotion envers ce Saint,
1 83. Dans les autres jours^ le Prêtre cKercnera, dans le Missel Romain ou autre, la Messe qui se rapporte le plus à celle qu'il doit dire, conformément à son Office,
1 84. Il fera très-bien, pour éviter h. bigarrure, de se servir des ornements prépares dans cette é|;lise, quoique la couleur soit différente de celle des ornements de sa propre église : et si, dans le lieu où il dit la Messe, on célèbre une fête double, il doit se conformer à la couleur de cette église, et ne peut ce jour-là y dire une Messe des Défunts en ornements noirs, quoiqu'il, n ait fait qu'un Offiêe Sèmidouble, ou même Pénal (10).
ARTICLE XrX.
Du Binage»
î85. La pratiq;uè de dire deui foi^ là Blessé en un même jour est aujourd'hui assez fréquente
(9) Voyez le Traité des SS. Mystères, ch. ja. h. 5.
(10) Tout ceci est tiré des divers décrets que la Congrégation des Rites a donnas sur cette matière, savoir ; 11 jnin 1701 4 septembre I745,.7 ™ai 1740, 29 janvier 175a j n, 3^3^. ad ? ff '^9 ^^^^' ^f^l 4o?a. ad i3; 407.4. 'a4 io et ii.— Les mêmes dispositions existent dans îc Missel de i»aris, liuérîc. part. I, cap. 5^, art. a. n. Jl.
DE tk MESSE BÂS^S. 0^
dani plusieurs diocèses de France : c'est ce <ju dti appelle binage. Il ha lieu que les Dimanches et Fêtes, et avec la permission expresse de TOrdinaire. Mais ce qui embarrassé commiiriémenl les Prêtres autorisés à biner, c'est la purification du calieé. Il nV a point de difficulté lorsque les deui Messes se disent dans la même église, parce que lé Prétrë se sert du iriême calice. Maii quand elles se célèbrent en deux différentes églises, on demandé si l'on doit purifier, et comment on purifie lé calice qui a servi à la première Messe'; et ce qu'il faut faire de l'ablution des doigts. La Rubrique n'ayant pas prévu ces deui ca^, il est naturel qu'on ne trouve rien à ce sujet dans les commentateurs. On peut seulement y rapporter ce qu'ils disent à propos des Messes de Noël.
186. Gavantus, dans ses remarquée touchant Tisblûtion des doigts à ces Siessés. part 3. tît. 9. 7î. 4> dit que si le Prêtre ne prend pas ïui-mênie cette ablution, il faut ou qu'un autre Prêtre la' prenne, oii qu'on la jette dans là piscine. Qiiàrtî, sur cette mêifié Rubrique, émet une opinion assez singulière. Posant le cas qu'un autre Prêtre doive se servir du même calice avec lequel on vient de célébrer une des deux premières Messes, il pense qu'on peut Tessuyer avec le purificatoire, et il n'y trouve aucune indécence ; siquidem^ ditil, purificatorium àd hoc munus est mstitutum, nempe adextergendum calicem à reliquus sanguinis^ vel mixtis cum vino puri/icatlonisj ut ordinà* rie contingit; vel immédiate in seipsis^ quando non adhibetur purification ut in casu nottro^ quid non est sumenaa purification Mais il lie dit pas ce qu'on doit faire de l'ablution dés doigts, parce
96 uss cÉasMomES
qu'il suppose que le Prêtre la prendra plus tard
à la dernière Messe qu'il célébrera.
187. L'Evêque dlviça en Espagne, rendant ' compte au saint Siège ae l'état de son diocèse, consulta en même temps sur ce que devait faire un Prêtre, obligé, les Dimanches et Fêtes, de célébrer la Messe avec le même calice, dans deux églises différentes et fort éloignées l'une de l'autre. Il dit, dans sa relation, que ce Prêtre, à la première Messe, essuyait le calice avec de l'étoupe, puis l'emportait à l'autre église ; mais . que lui éyêque, dans sa visite, avait ordonné qu'on se pourvût d'un second calice, afin d'éviter l'irrévérence qu'il voyait dans cette pratique ; et il demande comment le Prêtre purifiera le calice avec lequel il a célébré dans ta première église. La Congrégation des Rites renvoya l'examen de cette difficulté à un théologien, lequel ayant donné son ^vote^ la même Congrégation, après avoir mûrement pesé les motifs sur lesquels s'ap-
Suie le théologien, réprouve l'usage de deux caces, comme nouveau dans l'Eglise, et veut qu'on se serve du même pour les deux Messes, selon cç que pratiquent, les Missionnaires dans les pays infidèles ; et pour l'exécution elle adopte l'avis du même théologien, qui est ainsi conçu : Le Prêtre, sans purifier le calice à la première Messe, mettra [par-dessus la patène et la pale, comme on fait à la Messe de la nuit de Noël; puis le couvrant du voile, qu'il attachera tout autour, il laissera le calice à l'autel sur un corporal, à défaut de tabernacle. U l'emportera en son temps pour la seconde Messe, à laquelle il se conduira comme à la troisième Hes'se du jour de Noël. Le décret est du 16 septembre z8i5, n, 4365.
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iSS. Le Missel de Paris, dans les Rubriques, kVariicle de DefectibuSj cap. 3. art. 3. n. 5, donne pour règle au Prêtre qui bine, de mettre, à l'ordinaire, du vin dans le calice pour la purification, de verser ensuite ce vin dans le vase destiné à recevoir l'ablution des doigts, et d'essuyer le calice avec le purificatoire. Après la Messe, le Prêtre de'posera ce vase dans un lieu convenable, mais non pas dans le tabernacle, et il prendra cette ablution avec celle de la Messe du jour suivant. Si néanmoins il ne devait pas célébrer le lendemain dans la même église, il verserait le tout dans la piscine. — La Rubrique du Missel deVersailles, i83a, prescrit au Prêtre d empqrter cette ablution dans un vase convenable, pour la prendre avec celle de la Messe qu'il va célébrer dans l'autre église; et de ne la verser dans la piscine, que s'il est dans l'impossibilité absolue de 1^ transporter.
lég. Le cas du binage est prévu aussi dans quelques R«Ituels. Ce cas étant assez fréquent dans le diocèse de Langres, M. de La Luzerne,, dans ses Instructions sur le Rituel^ publiées en 1790, prescrit au Prêtre qui devra biner, « de ne » point mettre, à la fin de sa première Messe, Tab- » lution dans le calice, mais de purifier ses doigt& » sur un vase particulier, et de jeter ensuite cette » ablution dans la piscine. Il n'essuiera pas non » plus le calice ; il le placera dans la sacristie, sur » un corporal, le couvrant non pas d'une pale, » à l'ordinaire, mais d'un purificatoire, pour nion- » trer qu'il n'a pas été purifié. Le Prêtre qui dira » la Messe ensuite avec le même calice, se gardera » de l'essuyer avant d'y mettre le vin et l'eau. » ( Du sacrifice de la Messe^ art. 5. n. 471- 6^ ) —
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Le Rituel de Belley^ i83o, porte simplement cjuc € le Prêtre doit mettre les deux ablutiohs ddns I un vase propre, et les consumer après la se- » conde Messe, ou un autre jour. » (3* part, de VEuchar. tit. 4» sect. 11, n. 5.)
190. On trouve encore des règles sur cette matière, dans les Statuts de plusieurs diocèses. M. de Mazenod, évêque de Marseille {^Décrets de 1827, art. 5), veut que le Prêtre « reçoive » dans le calice une plus grande quantité de vin » pour lablution que pour la consécration, et » qu'après avoir fait passer ce vin tout autour de » la coupe, il le verse dans un vase préparé à » cet effet, par le côté du calice par lequel il aura » pris le sang précieux. Ce vase doit être en ma- » tière plus solide que le simple verre, propre, » et bien fermé, et ne servir à aucun usage pro- » fane. Le Prêtre prendra ces ablutions lé len- » demain sans plus de retard, de peur qu elles ne » se corrompent, i — On lit dans les Statuts donnés en 1829, par M. d'Astros, évêque de Bayonne : « Les Prêtres qui binent se muniront » d'une fiole de verre épais ou de cristal, et d'^un » petit entonnoir, aussi de verre s'il est possible, » pour verser les ablutions de la première Messe, » au calice dans la fiole, et les consommer avec » celles de la seconde Messe. * {Art, 102.) — Ceux de Nîmes, publiés en ï835, par M. de Chaffoy, portent que < si le Prêtre doit célébrer » la deuxième Messe sur le même autel, il ne pu-
* rifiera point le calice, mais le laissera sur le » corporal, ou bien le mettra dans un lieu dé- » cent et sûr, couvert de Ja p.ilène, de ïa pale et » du voile ; puis il recevra l'ablution des doigts
* dans un vase d'argent, de verre ou de pôrçe-
f laine, destiné à ce seul usase,, çt prendra cett^ » ablution avec celle de la secondé Messe. Maïs » si c'est un autre Prêtre qui doit dire la Messe » dans le même calice, alors celui qui bine y fera^ » mettre plus de vin pour lablution que pour la » consécration; et après avoir fait passer ce vin » tout autour de la coupe, il le versera dans lesus- » dit vase par le même endroit par lequel il a pris, » le précieux sang. Ce vase, bien couvert, demeu- » rera sur l'autel; et si le Prêtre célèbre le len- » demain sur le même autel,' il prendra cette. » ablution, sinon il la laisser^ sur Tautel jusqu'à » ce que le vin soit corrompu^ et alors il le jett,era » dans la piscine. » (De Eudiarist. Annotât. 6^1 pag. 42.) — Enfin \es Statuts du diocèse delBordeaux^ donnés en i836 par Ml le cardinal de.
Cheverus, prescrivent au Prêtre « d'emporter » les ablutions de la première Messe pour les » prendre à la seconde, s'il n'aime mieux revenir » les prendre dans la semaine; mais jampis i| ne » doit' les jeter dans la piscine. » ( t)u service (livirij art, 42.)
ICI. Dans les diocèses où le Missel ^t le Ijlituel il 'ont rien prescrit, les Prêtres peuvent employer un des moyens indiqués ici. Mais le parti
je^er ^^ns la piscine l'ablution, da^s laquelle peuvent se trouver des ps^rçiçlieg des saj^^ntis»; espèces : car il faudra néçessair^mept y jet§rl'eau qui aura servi à nettoyer la fiole ou autre vase, et il paraît difficile qu'il n'y spit. pas resté encore quelque parcelle. Au reste, les Prêtres ïib ' doivent point trouver étrange que l'on peri^ette
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de verser les ablutions dans la piscine^ puisque^ jusqu'au douzième siècle, c'était une pratique assez générale, que le Prêtre, après la communion, se lavât les doigts dans un calice autre que celui de la Messe, ou même dans un bassin ; et on jetait cette ablution dans la piscine, où Ton. versait aussi quelquefois le vin qui avait servi à purifier le calice. Le cardinal Bona et d'autres auteurs font une mention expresse de cette coutume, et rapportent que dans tes églises des monastères, il y avait au coin de l'autel une piscine^ appelée aussi Lavatorium^ au-dessus de laquelle le Prêtre se lavait les doigts avant de prendre la purification du calice (i).