‹ Les cérémonies de la messe basse: exposées selon les rubriques du MisselChapitre 3 sur 45 · ARTICLE PREMIER · texte numérisé non relu

ARTICLE PREMIER

ObêervaUpns générales sur les cérémonies de la Messe.

Les cërëmonies, par rapport aux Prêtres qui célèbrent la siiinte Messe, peuvent se ranger en plusieurs classes, savoir : les inclinations du corps ; la disposition des mains, et celle des

Eieds ; la direction des yeux; et les inflexions de i voix.

S I*"^. Des inclinations du corps,

I. On distingue quatre sortes d'inclinations : Tinclination simple ou de la tête; celle dès épaules, qu'on appelle médiocre; Tinclination profonde ; et la génuflexion.

L^inclination simple ou de tête se fait en baissant un peu la tête par devant; et même, pour y mettre plus de grâce, il faut baisser aussi tant

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spit peu les épaules. Plusieurs auteurs (i) distinguent trois inclinations de tête : celle qu on fait au saint Sacremefiti è la€iioix^ mu nom de Jésus j celle que l'on fait au nom de Marie, et celle qu'on fait au nom.de;s Saints ou du Pape; la prentSèïW àok iHre phis ^itie fue la seconde, et celle-ci plus que la troisième. Il n est pas trop facile, dans la pratique, d observer ces différences. a. L'im)Kfmtion xnéêiocte consiste à baissertm peu plus ia tête et les épaules, tu courbant le corps à demi seulement. Elle tient le milieu entre Finolination <le tête et la profonde.

3. Dans Tinclination profonde le corps doit être courbé de telle manière, que le Prêtre, ayant les bras pendanta, pit toucher ses genoux avec les mains. Pour faire convenabbment cette inclination, .ainsi que la précédente, il £suU aloigner un peu les pieds de lautel .avant de la commencer, surtout quand on doit baiser lautel.

4. Dans tous les endroits où la fUibriqsue marque simplement que le Prêtai fait la génuflexion, cela s'entend toujours de celle x{u'on fait d'un seul genou (2). Pour la faire avec décence, il faut, en tenant le corps droit, incliner un peu la tête, et plier en même temps ju^u'à terre le genou droit, de manière qu'il vienne se placer à côté du taloa gauche (3). Quand le

(i) Mératiy Booavent. Komsée, etc.

(•) Qaaad ou doit mettre à terre les deojs genoQz, la Babfî^ae le marque : c'est ce qu'on appelle aassi piostmtion. Alors le Prêtre tient les maina jointee devait la poitrine, et non pas étendues sar Tantei.

(S) Bonavcnt. eiKoaMéedisciit qu'il faut avoir ia tétedit^te. I# Manuel 4as Cérém, Ronmme» dowie la règUquA Ton tc«c« huy et qui estifénéralfoient 9}>ieaTéeMi Ff ancsf.

DE LA mm^sM eAS6£. 3

Prêtre est à lautel, il doit, avant d« fléchir le genou, reculer tm peu le pied gauche, et poser les mains étendues sur lautel jusqu'au poignet.

$ IL De la désposiUon, des mains ^ et des pieds.

5. On compte sept différentes positions des mains pendant la Messe.

La première est de les tenir jointes devant soi, un peu au-dessous de la poitrine. Alors on a le pouce droit crmsé sur le pouce gauche (excepté depuis la consécratian jusqu'à lablution); les autres doigts sont joints et étendus, tle sorte qu'il n'y ait entre eux aucun intervalle, et les coudes s'appuient légèrement contre les hanches*

6. La secondti consiste à les poser jointes sur 1 autel. En ce cas, les mains restent comme il est dit n. 5. Seulement le bout des petits doigts, toujours unis aux autres, touche le devant ou la corniche de l'autel, même après la consécration (4), et les autres doigts sont appuyés sur l'autel par leur extrémité.

7. La troisième consiste à les étendre pour les élever, soit qu'on les joigne tout de suite, soit qu'elles demeurent étendues. Il faut d'abord, en séparant les mains, les tenir droites, sans fléchir le poignet, et ne les baisser en aucune manière, mais, après qu'elles sont séparées, les élever jusqu'aux épaules.

(4) Gavantos, Lobner, et beaacotip d'aatres le coiiclaent <3e ce passage de la Rtibiiqfie» tit. fv. d. i, où, après avoir d^erit la ««nière de poser les maifts jointes «ar Tautel, comme il est inanivé ici» eÛe ajoate : fute omniu 5SMpsa obscrvantiir, akm rnanus juncue super altare ponuntur. La CoDgrégation des Rites s'est explic^née dans le métfie ses», le 7 septembre i S 1 6 ; n, 53^76. utf 3^.

4 LES CÉRÉMOIVIES

8. La quatrième est de les tenir en lair étendues. Pour former avec grâce cette position, le Prêtre élève les mains à la hauteur des épaules^ sans dépasser la largeur* du corps, de manière que chaque main soit en ligne droite avec le bras depuis le coude, qui reste appuyé contre la hanche, ne courbant point du tout le poignet, les paumes tournées 1 une vers l'autre, les doigts étendus et unis ensemble, excepté qu après la consécration le pouce et l'index sont séparés des autres et joints entre eux par le bout.

g, La cinquième consiste à les poser étendues sur l'autel. Avant la consécration la paume des mains touche la nappe, et le corporal après la consécration.

10. La sixième est de les tenir Hinies et étendues sur le calice et l'hostie; ce qui n'a lieu qu'une seule fois dans le Canon de la Messe.

Les paumes regardent l'autel, et le pouce droit est croisé sur le gauche par -dessus les mains.

11. La septième a lieu quand l'une des mains est occupée à faire le signe de la croix, ou autre chose, et que l'autre demeure en repos. La règle générale pour le signe de la croix, est que si le Prêtre le fait sur lui ou sur les assistants, il met la main gauche au-dessous de la poitrine ; puis avec la droite, tout à fait étendue, il tire de son front à sa poitrine une ligne perpendiculaire, qu'il termine au-dessus de sa main gauche; il coupe cette première ligne en travers par une autre qu'il trace de l'épaule gauche à la droite ; enfin il rejoint les mains. Quand il fait le signe de la croix sur lui, la paume de sa main est tournée vers son visage. Quand il le fait sur les autres, ou qu'il bénit quelque cbose^ le petit

doigt de sa main droite regarde les personnes ou les objets qu'il bénit. Si le Prêtre fait quelque signe de croix ou bénédiction sur l'autel, ou s'il tourne les feuillets du livre, son autre main ne doit point rester suspendue en l'air ; mais il l'appuie sur l'autel, à moins qu'elle ne soit occupée en ce même temps à tenir le pied du calice ou autre chose semblable. Lorsque les signes de croix se font sur le Missel, la main gauche doit être étendue sur ce livre.

12. Pour former régulièrement les signes de croix sur le calice et l'hostie conjointement, le Prêtre, ayant posé sa main gauche sur l'autel, tire avec la droite une ligne, d'environ six pouces (5), depuis le milieu de la pale jusqu'au-dessus de riiostie, sans baisser aucunementUa main sur l'hostie, le* petit doigt étant tourné vers la pale, comme il est dit n. 1 1. Il reporte ensuite sa main dans la même direction, jusqu'à ce que le petit doigt soit arrivé au bord antérieur de la pale, et coupe la première ligne par une ligne transversale de gauche à droite, sans excéder la largeur de la pale : puis, s'il ne doit pas aussitôt étendre les mains, il revient au point du milieu de ce signe de croix, où la main gauche doit se trouver alors pour se réunir à l'autre. Les signes de croix sur le calice et sur Thostie sépai ément, ou sur la burette, etc. se font de la même manière, excepté que ces signes ne doivent pas excéder deux à trois pouces. La Rubrique exige encore que le Prêtre joigne les mains avant de commencer les signes de croix.

(5) Toas les Rabricaires, après Gavantos, donnent poar mesure de ce signe de croix la longaenr de la paume, des mains, f^oy, ci-après^ l*art. xxi. n. 43»

6 LXa C£KÉ«OKI£S

i3'. Potir ce qiû regwde ks pieds, le Pré^e, quand i] est debout et statîoanaire, tient les talions joints Tun à lautre. Avant de monter à Fautel, il commence par reculer un peu Tun des deux pied», et il po&e le bout de l'autre sur le degré, en élevant en même ttîmps le genou : de cette manière il ne risque point de déchirer soa aube. En allant et venant le long de l'autel, il marche toujours directement devant lui, en sorte qu'il tourne entièrement le côté, et jamais la fiioe, même à demi, vers l'autel. Pour se rendre avec plus de facilité au lieu où il tend, il peut avaBC^r le pied droit le premier, s'il va au coin de l'épître; et le gauche, s'il va du coin de l'épkre au milieu de l'autel, ou du milieu au coin de 1 e- Tai^ile. Par ce moyen, il arrivera à chaque coin en trois ou quatre pas, qu'il allongera plus ou moins suivant la longueur de l'auteT.

S III. De la direction desyeiix^ et des inflexions delà voix,

i4* Quand la Rubrique prescrit de lever les yeux au ciel ou à la croix, il n'est pas nécessaire pour cela de renverser la tête en arrière^ il suffît de k lever tant soit peu. Dans les endroits où elle marque que le Prêtre doit avoir le» yeux arrêté» sur le saint Sacrement, il ne faut pas incliner la tète, à moins que la Rubrique ne l'exige. Il est encore important de faire observer que toutes les fois que le Prêtre se tourne vers les assistants, il convient qu'il ait les yeux modestement baissés, sans regarder qui que ce soit,

i5. Par rapport à la voix, la Rubrique indique

D£ LA lerCSSË BÂSSB» 7

trois iiïflexïOîïs : ^oit hatrte, mëdmcre, et basse. Le Prêtre prorrotïce les choses qui se disent à voix bsrsse, cïe manière qu'il s^entende lai-même, sans que les assistants puissent rentendre. Pour les choses qu'il dort dire tout haut, ri faut q^u'il parle intelligiblement. et distinctement, dune voix grave et uniforme, qui puisse être entendue de ceux qui sont prés de l'autel, et les porter à la piété, sans cependant parler trop haut, afin de ne pas interrompre les Prêtres qui célébreraient en niême temps dans le même lieu. Le ton de voix médiocre tient le milieu entre la voix haute et la basse : il doit être assez élevé pour que les* assistants les plus proches entendent ce que dit le Prêtre.

Ces notions générales une fois données, nous n'y reviendrons plus en décrirant les cérémonies particulières de la Messe.

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